Bayoune [Bayonne] : de l'emprimerie de Paul Fauvet Duhard, 1776. « LE CHEF-D'OEUVRE DE LA TYPOGRAPHIE BAYONNAISE »
In-8° (220 x 157 mm), [2] pl. - 284 pp - [8] pp. de table numérotées iii-x, cartonnage à la Bradel, demi-maroquin rouge à coins, dos lisse orné (reliure de l'époque). Édition originale de ces traductions et adaptations de 106 fables de La Fontaine en vers gascons, désignée par Vinson comme « le chef-d'oeuvre de la typographie bayonnaise ». Elle est ornée d'un titre gravé -- armes de la ville de Bayonne, figures allégoriques et cartouche -- et d'un portrait frontispice de La Fontaine, le tout gravé sur cuivre par Noël Le Mire d'après Jean-Michel Moreau (le portrait de l'auteur est gravé d'après Hyacinthe Rigaud). Exemplaire grand de marges, sur beau papier, à l'image de celui de Béraldi (hauteur égale : 209 mm) ; il est par ailleurs bien complet de la table, absente de certains exemplaires, et du lexique « Dictiounnariot gascoun é frances » comprenant 460 mots et expressions ; il s'agit du premier dictionnaire s'intéressant au gascon de Bayonne. Ces « traductions » gasconnes sont d'une fidélité toute relative : le texte d'origine est en effet librement augmenté, et comprend parfois d'amusants éléments de localisation. Le corbeau porte ainsi dans son bec un fromage « Deüs de Lanne, ardoun coum ûe lue » (« de ceux de Lanne, rond comme une lune » traduction d'Émile Ruben). D'autres fables, se prêtant selon Ruben au « dévergondage gascon » ont gagné en piquant : « Les héros d'Homère sont des gens bien élevés comparativement aux personnages de ce conte-fable » (p.13) ; « Je n'ose traduire. Passons vite. » (p. 15). La paternité du recueil fait débat : sont généralement cités comme possibles auteurs François Batbedat (mécène bayonnais qui finança l'édition), Lesca, Daretche (un capitaine d'infanterie, ou Jean Darreche, bourgeois bayonnais, ou encore l'abbé Jean Darretche), Despourrins... On connaît en tous cas une dizaine de manuscrits des poèmes prédatant pour certains l'édition originale, ce qui pousse Jules Vinson à conclure en faveur « d'un travail multiple, qui s'est prolongé pendant un certain nombre d'années, auquel plusieurs personnes ont pris part ensemble ou séparément, et dont M. Batbedat, qui a fait les frais d'impression, a été l'âme, le centre et pour ainsi dire le gérant responsable » (p. 246). Bibliographie : DAGOUASSAT, J.-Robert. Introduction à l'édition en fac-simile des Fables causides. 1980 ; RUBEN, Émile. De quelques imitations patoises des fables de La Fontaine. 1861. pp. 10-15 ; VINSON, Jules. "Le chef-d'oeuvre de la typographie bayonnaise" in Mélanges de linguistique et d'anthropologie, 1880. Brunet 3, 756 ; Cohen 304. Légère mouillure en pied à quelques feuillets.
Citadelles & Mazenod 1993 318+318 pages in-4. 1993. Cartonnés toilés sous emboîtage. 2 volume(s). 318+318 pages. Cet ouvrage regroupe l'intégralité des 245 fables de Jean de La Fontaine illustrées par les 275 planches en couleurs de Jean-Baptiste Oudry peintre de Louis XV. L'édition publiée chez Citadelles & Mazenod est une version complète et richement illustrée de ce chef-d'œuvre du patrimoine français
Très bon état
LA FONTAINE (Jean de) ; HOOGHE (Romeyn de, ill.) ; EISEN (Charles, ill.)
Reference : 1094
Paris ; id. : Adolphe Delahays ; [s.n.], 1858 ; 1858. UN PROTOTYPE D'ÉDITION ILLUSTRÉE PAR LES SUITES GRAVÉES ANCIENNES
2 vol. in-12° (165 x 106 mm), [3] ff. - [1] pl. - ci pp. - [1] pl. - [1] f. - 257 pp. - [87] pl. + [1] f. - [222] pp. numérotées de 259 à 480 - [52] pl., cartonnage à la bradel, demi-veau rouge estampé d'un quadrillage, dos lisse orné, tranches naturelles, non rognée en gouttière et en queue (Reliure de l'époque). Édition non illustrée, truffée de pages de titre imprimées sur papier filigrané « T. DE LA RUE & Cie » ainsi que de 2 célèbres suites de gravures pour les Contes. Cet exemplaire unique pourrait avoir été établi en vue d'un projet d'édition illustrée. On y trouve : Une copie en contrepartie de la suite de 59 gravures réalisée par Romeyn de Hooghe pour la première édition collective et première illustrée des Contes, parue chez Henry Desbordes à Paris en 1685. Gravures découpées avec titre du conte contrecollées sur feuillets blancs. Suite complète, avec le frontispice portant le titre « Contes de Mr. La Fontaine enrichis de taille-douce ». Seule illustration contemporaine de ces récits licencieux, la suite de De Hooghe est considérée comme un chef d'oeuvre. Une copie en contrepartie de la suite des 81 gravures (seconds frontispices et vignettes in-texte non-compris) réalisées par Charles Eisen pour l'édition dite « des fermiers généraux » (Amsterdam [Paris], 1762). La figure illustrant « Le cas de conscience » apparaît en 2 versions, l'une « couverte » (sexe de l'hermaphrodite censuré) et l'autre « découverte ». La plupart des gravures de cette seconde suite, non-signées, semblent être issues de la contrefaçon « assez jolie » de 1777 (Cohen I 571-572). 5 d'entre elles, signées « Boily », « C. Boily » ou « Boily sculp » semblent provenir de la contrefaçon d'Amsterdam, 1764 (Cohen I 571), jugée comme la plus réussie. D'autres gravures portent les signatures « Binel 1763 » (« La courtisane amoureuse »), « Milcent sc » (« A femme avare galant escroc », « Le Magnifique ») ou encore « Balibeth [?] » (« La coupe enchantée »). Un portrait de l'auteur gravé par Ingouf Junior d'après Hyacinte Rigault (1778). Deux culs de lampe imités des culs de lampe de Chouffard pour l'édition des Fermiers généraux, découpés et rapportés. Soit 141 planches et deux culs de lampe. Provenance : Victor Diancourt (1825-1910) : ex-libris gravé à la devise " Eligere Colligere Legere " contrecollé au contreplat supérieur. Bibliophile, homme politique et écrivain, Victor Diancourt fut maire de Reims, sénateur de la Marne et président de l'Académie de Reims. À sa mort, la plus grande partie de ses livres furent légués à la bibliothèque municipale de Reims. Toutefois, près de 16 000 volumes disparurent en 1917 dans l'incendie de l'Hôtel de ville, où ils étaient entreposés. Les quelque 3000 ouvrages survivants firent en 2016 l'objet d'une exposition organisée par la Bibliothèque municipale de Reims (" Le goût des livres : Victor Diancourt, collectionneur champennois "). Quelques frottements. Un cahier décalé, gravure imitée de De Hooghe pour "On ne s'avise jamais de tout" légèrement rognée, quelques rousseurs.
Paris : F. Didot, an XII (1804). AVEC UN LONG POÈME SUR LE THÉ
In-18° (145 x 89 mm), [4] ff. - 133 pp. - [1] f., basane brune, dos à 4 faux-nerfs orné, décor de filets dorés et roulette à froid sur les plats avec un décor central estampé à froid, roulette sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées (reliure légèrement postérieure). Édition originale, tirée à petit nombre, de ce recueil de 8 pièces poétiques publiées anonymement par Nicolas Fontaine de Cramayel. En plus de deux discours et de stances sur le traité de Lunéville, l'ouvrage comprend un long poème didactique sur le thé (30 pp.), « végétal précieux, arbuste salutaire ». Après avoir dressé une description quasi-botanique du théier, le poète prodigue ses conseils pour la culture et la cueillette (il défend notamment aux ouvriers de consommer de la chair d'animaux « de peur qu'un sang grossier circulant dans vos veines / d'atomes corrupteurs ne charge votre haleine »). Les vers suivants sont consacrés à la torréfaction et au travail de « roulage » ; quelques considérations sur la céramique japonaise entrent en jeu. L'auteur rapporte une légende sur l'origine du thé, évoque ses bienfaits hygiéniques, puis peint avec attendrissement la scène d'un salon français où la boisson est préparée, selon ses préconisations, avec du lait et du sucre. Le poème se conclut par une ode à Napoléon et à la suprématie navale de la France. Fils de fermier général, Jean-François (dit Nicolas) Fontaine, marquis de Cramayel, fut introducteur des ambassadeurs à Versailles, puis préfet du Palais sous le Consulat, et enfin en 1804 maître des cérémonies de l'Empereur. Au 16 novembre de l'année précédente, Napoléon et Joséphine avaient signé en qualité de témoins l'acte de naissance de la fille des époux Cramayel, prénommée... Napoléone Joséphine.. Provenance : Ex-libris manuscrit à la première garde : Borret François Ferdinand du village du Mont, 1842. Ex-libris moderne " Christian Lagarde " sur papier jaune collé à la première garde blanche. Bibliographie : Quérard VII, 54. Légère mouillure au plat supérieur.
G. Charpentier 464 pages in-12. Sans date. Demi-Cuir titré au dos en lettres dorées. 464 pages. Gravure en frontispice
Etat correct. Reliure en assez bon état avec des frottements. Intérieur avec des rousseurs éparses et la dernière page défoliée (table alphabétique)
Paris : Cheû lés messieurs Didot (Firmint Didot frères, fils et Cie), s. d. (1858). UN RECUEIL DE FABLES ET CONTES EN PATOIS SAINTONGEAIS AGRÉMENTÉS D'UN IMPORTANT VOCABULAIRE
In-12° (196 x 121 mm), 72 pp., demi-basane rouge, dos lisse orné à froid, couverture imprimée illustrée conservée (reliure postérieure, fin du XXe siècle). Troisième édition, en grande partie originale, tirée à très petit nombre (25 ex. selon le Bulletin du bouquiniste, n°245, 1867) dont quelques-uns sur papier de Chine ou de couleur de ce recueil de fables et contes en patois saintongeais. La Bibliographie de la France l'annonce dans son bulletin du 5 février 1859 et l'attribue par erreur à Vallery-Radot, bibliothécaire du Louvre, dédicataire de l'oeuvre. Revue et augmentée, elle contient 18 pièces dont 12 nouvelles ainsi qu'un vocabulaire (pp. 56 à 70) dont plusieurs sont des traductions ou adaptations libres des fables de la Fontaine. Elle est illustrée de deux vignettes in-texte pour « Le Louc et l'ignâ » (répétée sur la 4e de couverture) et « La Cigale et l'feurmit ». Cette dernière est particulière car en fait de cigale, c'est bien un criquet qui est représenté... L'erreur fût corrigée dans la 4e et dernière édition qui ajouta par ailleurs deux autres gravures pour « L'Ajace embobelinée dan dés piume de pahon ». Il y eu 4 éditions de cet ouvrage, tirées à très petit nombre, et donc toutes aussi rares les unes que les autres. La première parut chez les Didot en 1849 sous le titre Fables en patois charentais (Dialecte du canton de Jarnac). Elle se compose de 4 fables et d'un petit glossaire en 21 pages. La deuxième, Noveau fabeulier jarnacoès, qu'at été compousé lindi venant à hier peur l'ebaudissement d'ine Saintongeoèse in p'tit feugnon, chez les mêmes en 1852 contient 6 fables en 35 pages. Celle qui porte au titre la mention de « troisième édition, revue et augmentée » en est en fait la quatrième et dernière. Annoncée comme « imprimée sur papier de couleur et ornée de gravures sur bois » chez les mêmes en 1859 (annonce du 20 aout, JGIL, 48e année, 2e série, n°34) elle s'intitule Recueil de fables et contes en patois saintongeais et présente pour la première fois la traduction française en regard et 3 nouvelles pièces qui en portent le total à 21 en 128 pages. Elle supprime par contre le vocabulaire. Toutes ces éditions présentent une évolution du texte avec des variantes significatives. Jean-Henri Burgeaud des Marets, docteur en droit, linguiste, poète et écrivain, premier traducteur de Mickiewicz, précurseur du régionalisme, ami du prince-philologue L.-L. Bonaparte, avait aussi réuni une bibliothèque patoisante de la plus grande importance. Provenance : Alain-Joël Taveneau (non identifié), La Rochelle, avec son ex-libris imprimé au contreplat supérieur. Bibliographie : Bibliothèque patoise de M. Burgaud des Marets - 630, 631, 2537 ; Beaulieu, Vie et travaux de Burgaud des Marets - 22, Rupella, Millon, 1928 et Fables et contes en patois saintongeais, id., ibid., 1930. Mouillure angulaire marginale, quelques rousseurs.
1979 109 pages in-8. 1979. broché. 109 pages. Photographies en noir de Jean-Claude Fontaine
Bon état
Paris Libraires Emler Frères 1828 486 pages in-8. 1828. relié. 486 pages. - 3ème édition revue corrigée et augmentée. 2 Volumes In-8 (229x151 mm) LVIII-305+486 pages. Livres reliés Demi-Cuir marron Dos lisses ornés de filets et motifs dorés avec pièces de titre et de tomaison Tranches jaspées. Avec un nouveau commentaire littéraire et grammatical par Charles Nodier. Ouvrage orné de 12 gravures en noir hors-texte. Reliures en très bon état général. Intérieurs avec des rousseurs parfois importantes. Poids : 1340 gr
Paris chez Pillet 1817 508 pages in-8. 1817. relié. 508 pages. In-8 (206x133 mm) VIII-508 pages. Livre relié Demi-Cuir Dos lisse orné de motifs dorés avec pièce de titre. Tome I seulement (manque le tome II).Avec un portrait en noir de l'auteur en frontispice et 15 gravures en noir.Reliure en assez mauvais état frottée avec les coins émoussés et une charnière fendillée. Intérieur satisfaisant bruni avec des rousseurs éparses. Poids : 630 gr
Monte-Carlo Editions du livre in-4. Sans date. cartonné. (années 1930). Petit In-4 oblong (242x320 mm) non paginé. Cartonnage illustré avec dos toilé bleu. Illustrations en couleurs de Dandelot. Cartonnage en bon état général bien que frotté. Intérieur un peu sali avec quelques petites coupures proprement scotchées. Poids : 310 gr
Paris Librairie de l'enfance et de la jeunesse (chez P.-C. Lehuby) 452 pages in-8. Sans date. relié. 452 pages. ( 5ème édition - Milieu XIXème). In-8 (218x138 mm) VIII-452 pages. Livre relié Demi-Cuir à coins Dos à cinq faux-nerfs. Illustrées de 20 grands dessins en noir par Bouchot gravés par Trichon. Reliure en bon état avec une petite tache au dos. Intérieur sali avec des griffonnages des coupures scotchées et des mouillures aux dernières pages. Poids : 640 gr
Jules Tallandier (Librairie illustrée) 1906 315 pages in-4. 1906. Demi-Chagrin grenat Dos orné de motifs dorés Plats de la couverture conservés Tranche supérieure dorée. 315 pages. 1ère édition. 310 Compositions dont 85 en couleurs par Benjamin Rabier
Etat correct. Reliure un peu frottée. Papier un peu jauni avec peu de rousseurs
Flammarion 1952 136 pages in-4. 1952. Cartonné/Jaquette. 136 pages.
Etat correct. A noter des coupures à la jaquette en bordures inférieures sinon cartonnage et intérieur propres
Les Fables de La Fontaine en «édition princeps » sont : Le Renard anglois, Le Renard et les Poulets d'Inde, Le Philosophe Scite, Le Rat, le Corbeau, la gazelle et la tortue, Le Fou et le sage, L'Eléphant et le singe de Jupiter, La Folie et l'amour et Le Singe. Superbe exemplaire «Labedoyère», cité par Brunet, relié en maroquin rouge ancien de Derome le jeune de l’édition princeps, inconnue de Tchemerzine et Rochebilière, des fables de La Fontaine paraissant dans ce volume. Amsterdam, 1690. La Fontaine (1621-1695). Esope en belle humeur, ou derniere traduxion, et augmentacion de ses Fables. En Prose, & en Vers. Amsterdam, Antoine Michils, 1690. In-12 de 360 pp. et (4) ff. «Les pages 1 à 14 ne sont pas chiffrées. P. 1, frontispice : Ésope récite ses fables au milieu de la campagne, en s'accompagnant d'une sorte de vielle qu'il tient sous le bras droit et qu'il actionne de la main gauche. Les animaux l'entourent et un singe, près de lui, porte un bâton, terminé par quatre ailes de moulin à vent, autour duquel s'entoure une banderole portant ces mots : Esope en belle humeur. Dans un cartouche, en bas de la gravure, se lisent ces vers: Venez à la leçon, jeunesse vive et folle, Ésope en belle humeur vous appelle, à l'Écolle; Les Bestes autrefois parloient mieux que les gens, Et le siècle n'a point de si doctes régens. p. 3, titre en deux couleurs, à la Sphère, pp. 5 à 14, préface, pp. 15 à 16, Vie d'Esope, pp. 17 à 360, Fables, 4 ff., Censure de l'ordinaire.» (Rochambeau). Maroquin rouge, triple filet, dos lisse orné de filets pleins et perlés, tranches dorées sur marbrures. Reliure attribuable à Derome le jeune. 149 x 87 mm. Edition princeps de toute rareté, inconnue de Tchemerzine et Rochebilière, des fables de La Fontaine paraissant dans ce volume imprimé en 1690. Elles seront publiées la première fois sous le nom de La Fontaine dans le cinquième et dernier volume de la première édition collective en l’année 1694 soit quatre années plus tard, imprimée et corrigée sous sa direction, et considérées par les bibliographes comme paraissant pour la première fois. Ces fables de La Fontaine en «édition princeps » sont : Le Renard anglois (p. 275), Le Renard et les Poulets d'Inde (p. 284), Le Philosophe Scite (p. 288), Le Rat, le Corbeau, la gazelle et la tortue (p. 295), Le Fou et le sage (p. 298), L 'Eléphant et le singe de Jupiter (p. 301), La Folie et l'amour (p. 336) et Le Singe (p. 351). L’édition est illustrée d’un frontispice et 155 superbes gravures sur bois non signées. Regravées pour l'édition de 1700, elles seront alors signées Jacobus Harrewijn (On a monté en tête une gravure intitulée Les Fables d'Esope Phrygien, édition de Claude Carteron en 1687?). De La Fontaine, le censeur Momus raconte dans la postface(4ème feuillet après la page 360): « La Fontaine me pria d'ajouter que la pluspart des fables qui entroient en ce nouvel ouvrage n’avoient pas été imprimées avec celles qui avoient paru sous son nom puisque la fantaizie lui étoit venue de faire ces dernieres à la vue de l’aprobacion que le public donnoit aux premieres.». Et dans la préface, feuillet A6: «mais pour ne point contrister La Fontaine qui a si heureusement travaillé sur les Fables, on fut d’avis d’y joindre, quelques-unes de ses plus belles.» La Fontaine, ayant emprunté à quelque autre, Esope ou Phèdre, un « sujet », son acte créateur consiste dans l'invention d’une forme, et c'est par là qu'il se montre et qu'il se fait le très grand artiste complet qui se donne ses conditions, se trouve ses moyens, et tend toujours plus sûrement vers l'état de pleine possession et d'équilibre de ses forces. Ce progrès se voit dans ses recueils successifs de Fables (1668-1678-1694). La forme par lui créée est d'une souplesse extraordinaire. Elle admet tous les tons du discours, passe du familier au solennel, du descriptif au dramatique, du plaisant au pathétique, et ménage ces modulations à tous les degrés qu'il faut, selon l'ampleur ou la minceur du thème à mettre en œuvre. Un des succès les plus heureux de cette liberté d'exécution se manifeste dans la combinaison inattendue de l'observation la plus fine et la plus juste des allures et des caractères des animaux, avec les sentiments et les propos humains qu'ils doivent affecter d'autre part. C'est une remarque devenue banale que celle du traitement de l'apologue en comédie - parfois très petite comédie, mais toujours d’une vie et d’une vérité admirables. Il arrive que ce petit théâtre sur lequel le montreur présentait, agitait et faisait parler les marionnettes à plume et à poil, s'élargisse tout à coup et retentisse d'accents lyriques de la plus haute résonance. Mais tout ceci n'a été possible que par la vertu de cette forme poétique qui est et qui demeure l'incomparable création de La Fontaine. C'est au système des « vers variés» que nous faisons allusion. La Fontaine nous apprend à connaître la vie, à ne pas être dupes ; il nous enseigne la prudence ; il nous corrige de travers ridicules ou odieux ; il montre que nous avons intérêt à ne pas nous laisser aveugler par la vanité, l'ambition, la cupidité. Combien les contemporains goûtèrent La Fontaine, les nombreuses éditions des Contes et des Fables l'attestent (pour les Fables, 37 éditions en vingt-sept ans, de 1668 à 1695), et les éloges venus des milieux les plus divers : Mme de Sévigné, Bussy-Rabutin, Chapelain, Baillet, Perrault, Bayle, La Bruyère, Cureau de La Chambre lui-même. Fénelon, grand admirateur des Anciens, le compare, c’est tout dire, à Térence et à Virgile. « La Fontaine n'est plus! II n'est plus, et avec lui ont disparu les jeux badins, les ris fôlatres, les grâces naïves et les doctes Muses…». Rév. J-P. C. La traduction d’’Esope en belle Humeur’ est l’œuvre de l’historien flamand J.C. Bruslé de Montpleinchamp, qui se fit aider de Furetière et de La Fontaine. Les quelques volumes contenant des fables de La Fontaine en édition originale sont recherchés des bibliophiles. Ainsi deux exemplaires de l’édition infiniment moins rare des «Ouvrages de prose et de poésie des sieurs de Maucroy et de La Fontaine», Paris, Claude Barbin, 1685, 2 tomes, in-12 avec 10 fables de La Fontaine en première édition, furent-ils respectivement vendus: . 7500 € relié en simple veau à la vente J. Guérin en 1988, il y a 33 ans, . 14000 € relié en maroquin de l’époque il y a 25 ans (Paris, Juin 1996, n°120). Magnifique exemplaire cité par Brunet relié en maroquin rouge ancien de Derome le Jeune provenant de la bibliothèque Labedoyère de l’une des plus rares éditions originales présentant des Fables inédites de Jean de La Fontaine.
Adonis est un poème épique que l’auteur composa en 1658 pour Nicolas Fouquet. Edition originale rarissime en maroquin de l’époque de «l’œuvre poétique la plus remarquable de Jean de La Fontaine».«L’œuvre poétique de La Fontaine comprend (pour ne compter que ce qui compte) quelques compositions, dont l’’Adonis’ est la plus remarquable; un roman mêlé de vers, ‘Les Amours de Psyché’; les ‘Fables’ et les ‘Contes’.» (Rev. Jean-Pierre Chauveau).Paris, 1669.Provenance: Marquise de Gambais, avec ex-libris armorié.La Fontaine, Jean de. Les Amours de Psiché et de Cupidon. [Suivi de:] Adonis. Poëme.Paris, Claude Barbin, 1669.In-8 de (12) ff. et 500 pp. Plein maroquin rouge, encadrement de filets dorés sur les plats, dos à nerfs très finement orné avec notamment la fleurette dorée, coupes décorées, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 170 x 110 mm.Edition originale rarissime en maroquin de l’époque de «l’œuvre poétique la plus remarquable de La Fontaine».Tchemerzine, III, 878-879; Rochambeau, p.591 n°1.«Les deux poèmes de La Fontaine sont ici en édition originale». «Adonis» est un des premiers ouvrages de La Fontaine, composé douze ans auparavant. «Une œuvre légère et charmante, d’une préciosité qui, par endroits, s’élève à la poésie la plus exquise».«L’œuvre poétique de La Fontaine comprend (pour ne compter que ce qui compte) quelques compositions, dont l’Adonis est la plus remarquable; un roman mêlé de vers, les Amours de Psyché; les Fables et les Contes.» (Rev. Jean-Pierre Cheveau).Les Amours de Psyché... sont dédiées à la duchesse de Bouillon, qui fut la protectrice du poète après la disgrâce de Nicolas Fouquet (1615-1680).«L’histoire d’Amour et de Psyché est sans doute l’un des mythes les plus charmants de l’antiquité et peut-être le joyau le plus pur de la poésie alexandrine».«Il y a du Racine avant Racine (en La Fontaine), préfiguré dans les vers d’Adonis». (Paul Valery).«Nous parlerons ici d’Adonis, bien que le poème n’ait été imprimé qu’en 1669. Mais, plus de dix ans auparavant, il avait été présenté à Fouquet. «Quand j’en conçu le dessein, j’avais plus d’imagination que je n’en ai aujourd’hui. Je m’étois toute ma vie exercé en ce genre de poésie que nous nommons héroïque: c’est assurément le plus beau de tous, le plus fleuri, le plus susceptible d’ornements, et de ces figures nobles et hardies qui font une langue à part…» Héroïque, il entend par là épique et mythologique. Ce poème de 600 vers, qui, étant court, «à proprement parler ne mérite que le nom d’idylle», chante les amours de Vénus et d’Adonis, d’après Ovide, avec des souvenirs de Virgile, d’Homère… et du cavalier Marin. L’auteur déclare avoir consumé dans l’embellissement de ce poème presque toute la provision de figures qu’il avait rassemblée par la lecture des Anciens et de quelques modernes.Psyché est une Œuvre charmante dont le thème pris dans Apulée, ne paraît que comme une lecture faite par un auteur supposé à trois de ses amis. Cet auteur est, sous le nom de Polyphile, La Fontaine lui-même. Quant aux autres, on veut y voir Racine, Molière et Boileau; mais la vision n’est pas distincte, et l’on discute… Mais la Préface de Psyché est à nos yeux un document de haute importance littéraire, dont le plus simple examen ruine entièrement l’idée d’un La Fontaine paresseux et négligent. Même, nous ne voyons nulle part d’aveux si nets du prix que coûte le souci de la forme, de considérations si précises sur le travail d’écrire, et sur le choix d’un «genre d’écriture» approprié à l’effet que l’on veut obtenir. Ce texte remarquable n’est pas assez connu.» (Jean-Pierre Chauveau).Selon la critique moderne reproduite en tête de cette analyse, quatre œuvres de LaFontaine comptent: Les Fables, les Contes, Adonis, Les Amours de Psyché.Adonis et les Amours de Psyché, ici en édition originale, sont rarissimes en maroquin de l’époque. Jacques Guérin n’avait pu se procurer un tel exemplaire et présentait dans sa fameuse vente du 29 mars 1984, outre les Fables et les Contes, des textes moins importants: Recueil de poésies chrétiennes, Odes pour la Paix, Poème de la captivité de Saint Malc, Le Florentin, L’Eunuque.Edition originale conservée dans son précieux maroquin rouge de l’époque.Tchemerzine ne cite que deux exemplaires reliés en maroquin de l’époque : Jules Lemaître et Lignerolles.L’exemplaire Mortimer Schiff, identique à celui-ci, fut vendu 75000 FF (11500 €) le 11 décembre 1984, il y a 37 ans. (Ref. Cent livres Précieux, n°57).Provenance: Elisabeth-Catherine Devin, marquise de Gambais avec ex-libris armorié. Clément-Charles-François de La Verdy, marquis de Gambais, seigneur de Neuville, de Raconis, etc., fils de Clément-François, avocat au Parlement, et d’Elisabeth-Jeanne Mahieu, né à Paris en 1720, devint conseiller au Parlement de Paris, contrôleur général des finances en 1763, ministre d’Etat, membre honoraire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres; il resta peu au ministère et se retira dans sa terre de Gambais, près de Montfort-L’amaury; lors de la Révolution, il fut arrêté et exécuté le 24 novembre 1793, il avait épousé le 23 août 1751 Elisabeth-Catherine Devin.
Edition originale rarissime complète du troisième volume qui présente la célèbre « Élégie pour Monsieur Foucquet » de Jean de La Fontaine. A Paris, chez Pierre Le Petit, Imprimeur et Libr. Ordinaire du Roy, 1671. Avec privilège de sa Majesté. 3 volumes in-12 de : (16) ff., 418 pp. ; (6) ff., 414 pp. ch. 424, (4) ff., correction manuscrite p. 65 ; (4) ff., 368 pp. Frontispice gravé non signé, en tête de chaque volume. Plein maroquin rouge janséniste, armoiries frappées or au centre des plats, dos à nerfs, filets or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure signée Martin Held. 153 x 88 mm.
Edition originale rarissime complète du troisième volume qui présente la célèbre « Élégie pour Monsieur Foucquet » de Jean de La Fontaine. Ce « Recueil est composé avec goût et renferme plusieurs morceaux qu’on chercherait vainement ailleurs ». (Brunet). « Fouquet, dans le moment de sa plus grande fortune, et, à ce qu’il croyait, de sa plus haute faveur, fut arrêté à Nantes le 5 septembre 1661, c’est-à-dire dix-neuf jours après avoir donné à Louis XIV et à toute sa cour une fête splendide dans son superbe château de Vaux. Les rigueurs du roi à son égard firent craindre qu’on eût le dessein de le faire périr. La Fontaine s’adresse dans cette élégie aux nymphes de Vaux ; il leur confie ses douleurs sur le malheur de son ami, et il les supplie de fléchir le roi en faveur de celui qui a embelli leurs demeures avec tant de magnificence. Cette Élégie fut publiée d’abord dans le Recueil de quelques pièces nouvelles et galantes, Cologne, 1667, in-12, t. II, p. 195 avec ce titre : Pour le malheureux Oronte ; ensuite dans les Fables nouvelles et autres poésies de M. de La Fontaine, 1671, in-12, p. 105, avec ce titre : Pour M. F. ; et enfin dans le Recueil de poésies, 1671, t. III, p. 340, avec ce titre : Pour Monsieur Fouquet. « Élégie. Pour M. Fouquet. Remplissez l’air de cris en vos grottes profondes ; Pleurez, Nymphes de Vaux, faites croître vos ondes ; Et que l'Anqueuil enflé ravage les trésors Dont les regards de Flore ont embelli ses bords. On ne blâmera point vos larmes innocentes ; Vous pouvez donner cours à vos douleurs pressantes ; Chacun attend de vous ce devoir généreux : Les Destins sont contents, Oronte (Fouquet) est malheureux. Vous l'avez vû naguère au bord de vos fontaines, Qui, sans craindre du Sort les faveurs incertaines, Plein d'éclat, plein de gloire, adoré des mortels, Recevait des honneurs qu'on ne doit qu'aux autels. Hélas qu'il est déchu de ce bonheur suprême ! Que vous le trouveriez différent de lui-même ! Pour lui les plus beaux jours sont de secondes nuits : Les soucis devorans, les regrets, les ennuis, Hôtes infortunés de sa triste demeure, En des gouffres de maux le plongent à toute heure. Voilà le précipice où l'ont enfin jetté Les attraits enchanteurs de la prospérité ! Dans les palais des Rois cette plainte est commune, On n'y connaît que trop les jeux de la fortune, Ses trompeuses faveurs, ses appâts inconstants ; Mais on ne les connaît que quand il n'est plus temps. Lorsque sur cette mer on vogue à pleines voiles, Qu'on croit avoir pour soi les vents & les étoiles, Il est bien malaisé de régler ses désirs ; Le plus sage s'endort sur la foi des Zéphirs. Jamais un favori ne borne sa carrière ; Il ne regarde point ce qu'il laisse en arrière ; Et tout ce vain amour des grandeurs & du bruit, Ne le saurait quitter qu'après l'avoir détruit. Tant d'exemples fameux que l'histoire en raconte, Ne suffisaient-ils pas, sans la perte d'Oronte (Fouquet) ? » « Ce Recueil de Poésies composé par Loménie de Brienne contient 24 pièces de La Fontaine : l’Épitre au prince de Conty, la Paraphrase du psaume XVII, dans le Tome I : l’Élégie pour Fouquet, une Ode au Roy, quatre fragments de Psyché, et 16 fables dans le tome III. L’achevé d’imprimer est du 20 décembre 1670. On trouve souvent le 3ème volume séparément. » (Tchemerzine). « Cette édition formée par Henri Loménie de Brienne ou Lucile Hélie de Brèves, suivant son pseudonyme, contient 24 pièces de La Fontaine. Au tome I, l’Épitre au prince de Conty et (pp. 413 à 418) la paraphrase du psaume XVII ; au tome II, aucune pièce ; au tome III (pp. 340 à 368), l’Élégie pour Fouquet, une ode au Roy, quatre fragments de Psyché et seize fables. – Le Tome II a le même titre que le tome III, sauf la virgule qui suit rue Saint Jacques et contient, dans les deux derniers feuillets, un privilège portant les dates du premier. Il faut reconnaître que La Fontaine y est le plus favorisé des auteurs par le nombre de ses pièces. M. P. P. Plan, dans un article du Mercure de France : Un texte non cité de La Fontaine (Tiré à part : Paris, Champion, 1903. Pièce in-8), lui attribue même la Préface du tome I. Les bibliographes semblent aussi, en disant que le tome III est rare à trouver avec les deux autres, en faire une édition séparée, ne veulent-ils pas parler plutôt du tome qui seul porte le titre de Poésies chrestiennes ? » (Rochambeau). Précieux exemplaire provenant des bibliothèques de Louis XIV (1638-1715) avec son chiffre entrelacé frappé au pied du feuillet de titre de chacun des trois volumes ; Pierre Michel Marie Double, évêque de Tarbes avec ses armoiries sur les plats ; Léopold Double (1812‑1881) ; baron Lucien Double (1848-1895) avec son ex-libris. Le baron Lucien Double (1848-1895) a été élevé au milieu des livres de la bibliothèque de Louis XIV que son père, Léopold, avait acquise en 1848. Ses deux centres d’intérêt étaient les livres de provenance royale ou princière et les livres d’une haute curiosité bibliographique (incunables, etc.). Sa bibliothèque fut dispersée à Paris en 1897.
Librairie aéronautique 1909 154 pages Paris. Grand In-8. 1909. Reliure éditeur 1er plat de la couverture conservé. 154 pages. Ouvrage illustré de 74 gravures - Récit de la traversée par Louis Blériot et conclusions de M. Paul Painlevé
Etat correct. Reliure en état correct malgré des frottements aux coins et aux coupes. Intérieur très satisfaisant avec quelques salissures éparses
Edisud 1989 244 pages in-8. 1989. Broché avec la couverture plastifiée. 244 pages. Un camp de concentration à Aix en Provence ? Avec illustrations en noir
Très bon état
Imprimerie Bouquet 1985 224 pages Auch. in-12. 1985. broché. 224 pages. Avec de nombreuses figures en noir
Bon état général
Aiaps 2001 207 pages in-8. 2001. broché. 207 pages.
Bon état
Alfred Mame et fils 1864 X-512 pages Tours. in-12. 1864. Percaline marron titrée au dos en lettres dorées. X-512 pages. 240 sujets (un pour chaque fable) et un frontispice
Etat correct. Reliure en bon état général. Intérieur avec peu de salissures
Fribourg Egloff 1947 79 pages in-8. 1947. broché. 79 pages. In-8 broché sous couverture rempliée (228x163 mm) 79 pages. Ex. n° 19 sur papier vélin (Un des 1500). Bon état. Poids : 200 gr
Paris Editeurs Masson et Cie (Société française d'ophtalmologie) 1969 542 pages in-8. 1969. broché. 542 pages. In-8 broché (240x163 mm) 542 pages. Avec de nombreuses figures en noir et tableaux dépliants. Couverture en bon état général avec quelques frottements. A noter les coins inférieurs des pages un peu cornés sinon intérieur propre. Poids : 1510 gr
Paris Nouvelle librairie de france (Coll. "Bibliothèque française") 1960 330 pages in-8. 1960. broché. 330 pages. In-8 (223x162 mm) 330 pages. Livre broché avec couverture rempliée et étui. Texte établi et annoté par Jacqueline Zeugschmitt. Bois gravés de Jadoux-Renaud. Etui un peu sali sinon très bon état. Poids : 700 gr
Masson 1995 X-234 pages in8. 1995. Broché. X-234 pages. Couverture en bon état. Des rousseurs aux tranches sinon intérieur propre. Poids : 330 gr
Etat Correct