ALBERT (Henri), TINAN (Jean de), HEROLD (A.-F.), REGNIER (Henri de), VALERY (Paul), LOUYS (Pierre), LEBEY, GIDE (André), ALBERT (Henri), DELACROIX (E.), HEREDIA (José-Maria de), POINT (Armand), HERAN (Henri), RANSON (Paul), MAURIN (Charles), LEANDRE (Ch.)
Reference : 11489
Paris, Le Centaure, 1896. In-4, 156-(4)-XVI pp., reliure éditeur percaline, couverture conservée.
UN DES 50 exemplaires de luxe numérotés sur Japon impérial (n° D). En hors-texte, un elithographie d'Armand Point, une estampe en couleurs de Henri Héran, une lithographie en couleurs de Paul Ranson, et la couverture illustrée par Eugène Delacroix. Edition pré-originale pour La Soirée avec Monsieur Teste de Paul Valéry. MANQUE l'eau-forte de Besnard. * Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Bel exemplaire de ce livre rare provenant de la bibliothèque de Viollet le Duc, avec ex libris. Paris, Mamert Patisson, 1579. In-8 de (16) ff., 295 pp. et 1f.bl. Caractères romains, bandeaux, titre courants, marque d’Estienne sur le titre. Maroquin vert, double filet à froid autour des plats, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées. Niédrée. 164 x 104 mm.
Edition originale de«ce volume recherché» (Bulletin Morgand et Fatout, n°8187) dédiée à Henri III, de ce célèbre traité du grand Henri Estienne. Cioranesco, 9616; Adams, S-1786; Renouard, Estienne, 181, n°3. Cet ouvrage fut rédigé en moins de trois mois et de mémoire, sur le vif désir qu’avait Henri III de voir paraître un travail de cette sorte. Il valut à son auteur une pension de mille livres et l’intimité du roi. Henri II Estienne, surnommé le Grand, seigneur de Grière, fut typographe, philologue, érudit, auteur satirique, polémiste, grammairien de premier ordre. Les œuvres françaises d’Estienne le situent au premier rang des bons défenseurs de la langue, à la suite d'un Joachim du Bellay et d'un Estienne Pasquier. Il les dépasse même en sa ferveur d'amour pour le langage de son pays natal. Il a sur ce point une véritable doctrine. Et cette doctrine, on a pu la ramener à un syllogisme rigoureux : 1° il n'y a pas eu et il n'y aura jamais de plus belle langue que le grec, 2° or, le français est de toutes les autres langues celle qui se rapproche le plus du grec, 3° donc, le français est supérieur à toutes les langues modernes. Ce «Projet du livre intitulé De la précellence du langage françois», Mamert Patisson, 1579 est une œuvre très remarquable. Estienne ne se borne pas à recommander l'usage du français, comme l'avaient fait du Bellay, Pasquier et Ronsard, il réfute les latinistes et veut que les qualités du français lui donnent le droit de vivre, comme langue littéraire, non seulement à côté mais au-dessus du latin : « Mon intention, dit-il, n'est pas de montrer seulement que le langage françois est plus capable d'éloquence, ou capable de plus grande éloquence que les autres quand il est question de haranguer ; mais que généralement en toutes choses esquelles on s'en veut servir, on y trouve des commodités beaucoup plus grandes. » Édition originale, dédiée à Henri III par une longue épître. - Dans son combat pour la défense de la langue française, Estienne avait publié à Genève en 1578 ses Deux Dialogues du nouveau langage français italianizé. Il y stigmatisait l'utilisation abusive, à la Cour de France, des mots italiens. Condamné par le Grand Conseil de Genève, Estienne avait fui à Paris où il devait imprimer ce nouvel ouvrage, commandité par le roi, le plus détaillé et le plus complet des trois qu'il consacrait à la langue française. L'humaniste y reprend ses développements antérieurs sur la valeur du français opposé à l'italien, au latin et même au grec. À l'appui de ses démonstrations, il invoque Dante, Pétrarque, Boccace, Bembo et l'Arioste, et les Français Desportes, Baïf, Belleau, Du Bellay et Ronsard. - Renouard, Annales Estienne, p. 181, n° 3. - Schreiber, The Estiennes, 250. Une intéressante analyse amène Estienne à comparer la traduction des vers de Virgile par l'Arioste et par lui-même ; il cite cinq versions successives de différents passages pour montrer la supériorité de la langue française sur l'italienne : Il est certain qu'on les pourrait traduire en telle sorte qu'ils auroyent encore d'avantage de gravité : mais i'espere qu'on me confessera que de ces cinq celle qui en ha le moins, en ha plus que l'italienne d'Arioste. Il montre ensuite comment Ronsard entreprit de retraduire des vers de Virgile, précédemment mis en italien par 1'Arioste. C'est l'époque où Ronsard, tardant toujours, dans l'attente d'une récompense royale, à terminer sa Franciade, en faisait circuler de fragments manuscrits ; les quatorze vers reproduits par Estienne font partie des prolégomènes de cette œuvre (cf. Exposition Ronsard, Paris, Bibliothèque nationale, 1985, 11° 176). Pour montrer le glissement du sens de nombreux proverbes, Estienne analyse le remplacement successif des uns par les autres: Pour venir de Sagesse à Science, nos ancestres nous ont aussi appris à dire, Science n'ha ennemis que les ignorans. Item, Science sans Fruit ne vaut guere. Item, Il n'est thresor que de science. Ou, richesse que de science. Toutesfois ils disoyent aussi Diligence passe science. Mais aucuns auiourdhuy disent, Pacience passe Science. Parmi les proverbes ainsi examinés, nombreux sont ceux qui renseignent sur l'état d'esprit de l'époque Force n'est pas droit ; Amis valent mieux qu'argent ; Qui de ses subiects est hays, n'est pas seigneur de son pays, etc. Bel exemplaire de ce livre rare provenant de la bibliothèque de Viollet le Duc, avec ex libris. Signature de l’époque sur le titre non identifiée.
Paris, Editions d'Art Lepic, éditions du Valhermeil,éditions Dilecta, 1984 - 2012. Petit in-4 carré, cartonnage éditeur sous jaquette illustrée en couleurs (page du huitième volume collées).
* Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Bel exemplaire, complet, finement relié par Cuzin. Paris, Jehan Dallier, 1549. [Suivi de]: C’est l’ordre et forme qui a este tenue au Sacre & Couronnement de treshaulte & tres illustre Dame, Madame Catharine de Medicis, Royne de France, faict en l’Eglise Monseigneur sainct Denys en France, le X. jour de juin. Paris, Jehan Dallier, 1549. Soit 2 ouvrages reliés en 1 volume in-4 de: I/ 41 ff. (mal numéroté 37) et (1) f.bl. entre les ff. 28 et 29, 9 gravures à pleine page dans le texte dont 1 dépliante et 2 gravures hors texte dont 1 dépliante, (1) f.bl.; II/ 11 ff. Cachet de bibliothèque sur le f. de titre. Relié en plein maroquin rouge janséniste, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes, large roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée Cuzin. 225 x 155 mm.
Edition originale rare et précieuse du «plus beau livre d’Entrée des rois de France qui ait été publié» (Ruggieri, 245). Rahir Ventes, Partie 5, n°1345; Fairfax Murray, French, I, n°150; Harvard, French, n°202; Du Colombier, Jean Goujon (1949) p.67-71, planche LVI-LVII; Vinet 471; Picot Rothschild IV, 3114. «Voici une véritable œuvre d’art.» (Vinet, n°470). Relations de l’entrée solennelle à Paris d’Henri II et de Catherine de Médicis en 1549, deux ans après l’avènement du roi qui succédait à son père François Ier, mort en 1547. Le premier ouvrage décrit la cérémonie de l’entrée, le second relate le sacre de la reine, six jours auparavant, à Saint-Denis. En marquant la liquidation de la succession de François Ier, l’événement revêtait une importance politique considérable. La ville de Paris lui donna une solennité particulière, n’épargnant aucun effort pour en souligner le caractère majestueux: les décors et les édifices furent dessinés et construits sous la direction des plus grands artistes, sans doute Jean Cousin, Jean Goujon et Philibert de l’Orme. La coutume des entrées solennelles des souverains dans une ville, et principalement dans une capitale, remonte à la plus haute Antiquité et s’est poursuivie pratiquement à toutes les époques. Sauf quelques exceptions, ce n’est qu’à partir de 1515, lors de l’entrée de Charles-Quint à Bruges, que celles-ci auraient donné lieu à des relations imprimées illustrées (von Arnim, Fünf Jahrhunderte Buchillustration, p.91). Ce beau et rare livre illustré conserve le souvenir des plus belles décorations architecturales du XVIe siècle et décrit la magnificence de cette entrée royale. Le texte, attribué à Hardouyn Chauveau par une inscription ancienne dans l’exemplaire Soleinne, serait dû, selon V.L. Saulnier (Les Fêtes de la Renaissance, I, pp. 31-59), au traducteur de Serlio, de Vitruve et de l’Hypnerotomachia Poliphili, l’écrivain Jean Martin, assisté, pour les inscriptions sur les monuments, du poète Thomas Sebillet. Les onze planches sur bois, hors et dans le texte, qui décorent l’ouvrage, en partie signées d’une croix de Lorraine, ont été attribuées aux plus grands artistes, par la perfection de leur gravure et l’élégance de leur dessin, exemples parfaits du style Henri II dans son expression parisienne la plus raffinée, elles passent pour l’un des chefs-d’œuvre de l’illustration française du XVIe siècle. La question reste évidemment ouverte de savoir si ces gravures traduisent les dessins ayant servi à élever les monuments de la réception ou si elles en restituent seulement l’aspect. «Au titre, belle marque de Roffet; f.4, la Porte Saint-Denis; f.5, la Fontaine du Ponceau; f.9, l’Arc de triomphe de Saint-Jacques; f.11, un rhinocéros portant un obélisque; f.13, Portique du Chatelet; f.15, Arc du pont Notre-Dame; f.16, décoration du Pont Notre-Dame; f.19, le Capitaine à cheval, figure remarquable considérée comme un chef-d’œuvre de la gravure sur bois; entre les ff. 27 et 28, Arc de triomphe du Palais; f.38, Arc triomphal en forme de H; en hors-texte, la tribune des joutes. Cette illustration peut être attribuée avec certitude à Jean Goujon, mais la gravure décèle plusieurs mains.» (Brun, Le livre français illustré de la Renaissance, p. 179). La décoration de ces planches comporte à deux endroits au moins, au pont de Notre-Dame et à la construction flanquant le beautreillis, le monogramme de Diane de Poitiers; son emblème, le croissant, qui pourrait passer pour un motif décoratif, figure à plusieurs autres endroits, mais sur ces deux constructions son chiffre s’étale complaisamment à côté, voire à la place, de celui du roi; le texte mentionne les monogrammes au H du roi mais reste muet sur ceux de sa maîtresse, âgée de cinquante ans, qui figurait dans le cortège de la reine sous son nouveau titre de duchesse de Valentinois. La relation décrivant le sacre de la reine à Saint-Denis mentionne expressément la duchesse de Valentinois à qui fut offert, après la cérémonie, un cierge auquel estoyent attachés les dicts treize pieces d’or. L’influence stylistique de cette illustration soulève diverses interrogations: on remarque l’apparition, dans le décor de l’obélisque au rhinocéros, de hiéroglyphes français qu’on ne reverra que sept ans plus tard dans l’Orus Apollo; on a également voulu voir dans l’ornement de la cuirasse du capitaine de la garde une des origines du motif des reliures dites «à la fanfare» (cf. A. Hobson, Reliures «à la fanfare», 6 et Michon, La Reliure française, p.78). L’ouvrage est orné de 11 gravures à pleine page attribuées à Geoffroy Tory par Fairfax Murray et à Jean Goujon par Brun (Le livre français illustré de la Renaissance, page 179-180). Les quatre dernières sont marquées de la croix de Lorraine mais Geoffroy Tory était mort en 1533. Bernard (G. Tory p.303) donne une excellente description de ces gravures sur bois et cite Renouvier qui attribue le dessin à Jean Cousin et considère ce livre comme «Le chef d’œuvre de la gravure sur bois française». Au titre, belle marque de Roffet, surnommé le faucheur; les croissants et le monogramme HD, présents sur la plupart des grandes figures font référence à Diane de Poitiers, la favorite d’Henri II. «Jacques Roffet, a imprimé en 1549 une pièce très précieuse intitulée: C’est l’ordre qui a été tenu a la nouvelle et joyeuse entree que... le roy tres chrestien Henry deuxiesme de ce nom a faicte en sa bonne ville et cité de Paris le seziesme iour de iuing M.D.XLIX. Les gravures ont été attribuées à Geoffroy Tory et le dessin est digne de lui ou plutôt de Jean Cousin» (A.F. Didot. Essai sur la gravure sur bois. Paris 1863, Colonne 168). Voici la liste de ces célèbres gravures sur bois: - Feuillet 4: La Porte Saint Denis avec l’Hercule gaulois - Feuillet 5: La Fontaine du Ponceau avec Jupiter - Feuillet 9: l’Arc de Triomphe de Saint Jacques avec les armes royales - Feuillet 11: un rhinocéros portant un obélisque dont l’extrémité est imprimée sur une partie repliée - Feuillet 13: Portique du Chatelet - Feuillet 15: Arc du Pont Notre Dame - Feuillet 16: Très intéressante gravure présentant le Pont Notre Dame décoré et entièrement clos - Feuillet 19: la célèbre figure du Capitaine à cheval considérée comme un chef-d’œuvre de la gravure sur bois. -Arc de Triomphe du Palais -Arc triomphal en forme de H -En Hors texte, la tribune des joutes. «Deux autres tirages furent donnés la même année, l’un à l’adresse de Jehan Dallier avec l’emblème de Roffet, l’autre portant l’adresse de J. Dallier et sa marque.» Notre exemplaire du tirage de Jehan Dallier porte bien l’emblème de Roffet sur le titre. Un exemplaire du tirage J. Dallier fut adjugé 115000 FF (18000 €) à la vente Harth du 20 novembre 1985 (n°64) il y a 30 ans. L’exemplaire James de Rothschild appartenait à ce tirage Jacques Dallier avec sa marque sur le titre. Les planches sont en beau tirage et intactes; celle de l’obélisque est complète de sa partie supérieure. Bel exemplaire, complet, finement relié par Cuzin. De la bibliothèque du Tribunat, Paris, avec cachet sec; de la collection Otto Schäfer (OS 617, Sotheby’s Londres, 27 juin 1995, n°55).
Suffren, Pierre André de, Moris, Henri (1856-1922) ; Jurien de La Gravière, amiral
Reference : 3918
(1888)
1888 , 1888 , Paris chez Challamel et cie , Librairie Coloniale, important volume , 350 pages ; in 8 , broché, manque le premier plat , sinon bien complet avec une dedicace de mr HENRI MORIS et un envoi , photos sur demande
Ray AC3*
La grande histoire des Guerres de religion. Précieux exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle. Paris, P. Rocolet, 1657. 2 volumes in-folio de : I/ (2) ff.bl., (2) ff. y compris un portrait de l’auteur et un frontispice gravé, (14) ff., 654 pp., (1) f. de privilège, (2) ff.bl. ; II/ (2) ff.b l., (1) f., pp. 655 à 1281, 51 pp. de table, (2) ff.bl. Longue note manuscrite concernant Davila collée sur la garde du premier volume. Maroquin rouge, décor à la Duseuil sur les plats avec fleurs-de-lys aux angles, grandes armes frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurs-de-lys dans les caissons, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 365 x 248 mm.
Troisième édition, corrigée et augmentée, de la traduction française de l’Histoire des Guerres civiles de France de Davila « qui eut un grand retentissement et fut plusieurs fois imprimée et traduite en Italien, français, espagnol et latin ». Cette édition française, rare, est restée inconnue de Brunet et Deschamps. Brunet ne cite que l’édition italienne parue la même année. La première édition de cette traduction avait paru chez Rocolet en 1644. L’édition fut imprimée à petit nombre par P. Rocolet, imprimeur et libraire des rois Louis XIII et Louis XIV. Davila (Henri-Catherin), naquit, le 30 octobre 1576, au Sacco, village dans le territoire de Padoue. Il s’est rendu célèbre dans les lettres par son Histoire des guerres civiles de France. Très au fait des guerres de religion, il dit lui-même, au 9è livre de son Histoire, « qu’il était présent, en 1588, à l’ouverture des états de Blois, et si près du roi, qu’il entendit très distinctement tout son discours. » L’année suivante la reine, Catherine de Médicis, sa protectrice, mourut dès le mois de janvier, et Henri III fut assassiné au mois d’août. Malgré l’abjuration de Henri IV, la guerre civile durait encore. Davila se distingua dans plusieurs rencontres ; il eut un cheval tué sous lui au siège de Honfleur, en 1594, et fut blessé en 1597, d’un coup de pertuisane, au siège d’Amiens. La paix s’étant faite en 1598, il fut rappelé à Padoue par son père, qui y était retourné après la mort de Catherine de Médicis. Il ne cessa point de cultiver les lettres et de travailler, dans ses moments de loisir, au grand ouvrage qu'il avait entrepris. Il le fit enfin paraître en 15 livres, sous ce titre « Historia delle guerre civili di Francia di Henrico Caterino Davila nella quale si contengono le operationi di quattro re, Francesco II, Carlo IX, Henrico III et Henrico IV, cognominato il grande », Venise, Tommaso Baglioni, 1630, in-4. « Il n'y a qu'une opinion sur le mérite de Davila, considéré comme écrivain. Son style, exempt des vices qui régnaient de son temps, sans être aussi pur que celui de Guichardin, est plus serré, plus concis et brille en même temps par une admirable facilité. Sa manière de narrer, de disposer les évènements, de les enchaîner l'un à l’autre, d'introduire ses personnages, de les faire agir et parler, de décrire les lieux, les villes, les champs de bataille, les faits d'armes, les assemblées, les conseils, la conduite des négociations, n'est pas moins louable que son style. Il paraît enfin avoir pris des soins extrêmes pour connaître la vérité, l'avoir puisée dans de bonnes sources, et l'avoir dite en général avec franchise. Mais cette franchise n'a pu manquer d'être quelquefois altérée par sa position et ses relations particulières par les préjugés de son pays et de son siècle. Un italien de ce temps-là ne pouvait tenir la balance égale entre les catholiques et les protestants ; un homme qui devait la fortune de sa sœur, de son frère et le commencement de la sienne à Catherine de Médicis, à qui son prénom même rappelait qu'il lui avait été pour ainsi dire consacré dès sa naissance, ne pouvait être un juge impartial de cette reine. » (Michaud). Superbes volumes ornés d’une planche allégorique, d’un portrait de l’auteur, de vignettes et initiales, le tout remarquablement gravé sur cuivre par Grégoire Huret. Précieux exemplaire en maroquin de l’époque aux armes de la Duchesse de Montpensier, Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la « grande demoiselle », fille de Gaston d’Orléans et cousine de Louis XIV. Elle était l’héritière la plus riche de toute l’Europe. « On ne connait généralement la duchesse de Montpensier, la ‘Grande Mademoiselle’, que par le rôle un peu bruyant qu’elle joua dans les événements de la Fronde ; mais à côté de l’héroïne qui rivalisa d’exploits chevaleresques avec Madame de Longueville et la Princesse de Condé, pour s’imposer, les armes à la main, à son cousin Louis XIV, le royal époux de ses rêves, il y a une autre femme, à l’esprit délicat et tendre, éprise de littérature, passionnée pour les belles choses, et dont les livres, heureusement choisis, représentent une des collections les plus remarquables du temps. Anne-Marie-Louise d’Orléans naquit au Louvre en mai 1627. Fille de Gaston d’Orléans et de sa première femme, Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, qui mourut cinq jours après l’avoir mise au monde, elle fut élevée par une gouvernante estimable et pieuse [...] La duchesse de Montpensier était douée d’un esprit brillant. Segrais nous apprend que sa bibliothèque était le rendez-vous des artistes et des poètes et qu’on s’y réunissait à jours fixes [...] La grande Mademoiselle expira le 5 avril 1693, au palais du Luxembourg, âgée de 66 ans[...] Les livres de la duchesse de Montpensier passent rarement dans les ventes publiques et nous n’en connaissons que quelques-uns chez les amateurs [...] Tous sont uniformément revêtus de maroquin rouge... » (E. Quentin-Bauchart). Sur les 79 ouvrages lui ayant appartenu recensés par Quentin-Bauchard, 63 se trouvent aujourd’hui dans des collections publiques. Celui-ci est resté ignoré du bibliographe. Superbe exemplaire dont la reliure, d’une couleur et d’une élégance raffinée, peut être attribuée à l’atelier de Pierre Rocolet, éditeur de l’ouvrage. Il porte sur les titres et à la p. 61 du tome premier le cachet des Orléans. Provenance : Bibliothèques Radziwill (1866, n°1507), Mortimer L. Schiff (II, 1938, n°746) et Sir Abdy (1975, n°79).
Précieux exemplaire aux armes de la Grande Mademoiselle. Paris, P. Rocolet, 1657. 2 volumes in-folio de : I/ (2) ff.bl., (2) ff. y compris un portrait de l’auteur et un frontispice gravé, (14) ff., 654 pp., (1) f. de privilège, (2) ff.bl. ; II/ (2) ff.b l., (1) f., pp. 655 à 1281, 51 pp. de table, (2) ff.bl. Longue note manuscrite concernant Davila collée sur la garde du premier volume. Maroquin rouge, décor à la Duseuil sur les plats avec fleurs-de-lys aux angles, grandes armes frappées or au centre, dos à nerfs orné de fleurs-de-lys dans les caissons, coupes décorées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 365 x 248 mm.
Troisième édition, corrigée et augmentée, de la traduction française de l’Histoire des Guerres civiles de France de Davila « qui eut un grand retentissement et fut plusieurs fois imprimée et traduite en Italien, français, espagnol et latin ». Cette édition française, rare, est restée inconnue de Brunet et Deschamps. Brunet ne cite que l’édition italienne parue la même année. La première édition de cette traduction avait paru chez Rocolet en 1644. L’édition fut imprimée à petit nombre par P. Rocolet, imprimeur et libraire des rois Louis XIII et Louis XIV. Davila (Henri-Catherin), naquit, le 30 octobre 1576, au Sacco, village dans le territoire de Padoue. Il s’est rendu célèbre dans les lettres par son Histoire des guerres civiles de France. Très au fait des guerres de religion, il dit lui-même, au 9è livre de son Histoire, « qu’il était présent, en 1588, à l’ouverture des états de Blois, et si près du roi, qu’il entendit très distinctement tout son discours. » L’année suivante la reine, Catherine de Médicis, sa protectrice, mourut dès le mois de janvier, et Henri III fut assassiné au mois d’août. Malgré l’abjuration de Henri IV, la guerre civile durait encore. Davila se distingua dans plusieurs rencontres ; il eut un cheval tué sous lui au siège de Honfleur, en 1594, et fut blessé en 1597, d’un coup de pertuisane, au siège d’Amiens. La paix s’étant faite en 1598, il fut rappelé à Padoue par son père, qui y était retourné après la mort de Catherine de Médicis. Il ne cessa point de cultiver les lettres et de travailler, dans ses moments de loisir, au grand ouvrage qu'il avait entrepris. Il le fit enfin paraître en 15 livres, sous ce titre « Historia delle guerre civili di Francia di Henrico Caterino Davila nella quale si contengono le operationi di quattro re, Francesco II, Carlo IX, Henrico III et Henrico IV, cognominato il grande », Venise, Tommaso Baglioni, 1630, in-4. « Il n'y a qu'une opinion sur le mérite de Davila, considéré comme écrivain. Son style, exempt des vices qui régnaient de son temps, sans être aussi pur que celui de Guichardin, est plus serré, plus concis et brille en même temps par une admirable facilité. Sa manière de narrer, de disposer les évènements, de les enchaîner l'un à l’autre, d'introduire ses personnages, de les faire agir et parler, de décrire les lieux, les villes, les champs de bataille, les faits d'armes, les assemblées, les conseils, la conduite des négociations, n'est pas moins louable que son style. Il paraît enfin avoir pris des soins extrêmes pour connaître la vérité, l'avoir puisée dans de bonnes sources, et l'avoir dite en général avec franchise. Mais cette franchise n'a pu manquer d'être quelquefois altérée par sa position et ses relations particulières par les préjugés de son pays et de son siècle. Un italien de ce temps-là ne pouvait tenir la balance égale entre les catholiques et les protestants ; un homme qui devait la fortune de sa sœur, de son frère et le commencement de la sienne à Catherine de Médicis, à qui son prénom même rappelait qu'il lui avait été pour ainsi dire consacré dès sa naissance, ne pouvait être un juge impartial de cette reine. » (Michaud). Superbes volumes ornés d’une planche allégorique, d’un portrait de l’auteur, de vignettes et initiales, le tout remarquablement gravé sur cuivre par Grégoire Huret. Précieux exemplaire en maroquin de l’époque aux armes de la Duchesse de Montpensier, Anne-Marie-Louise d’Orléans, dite la « grande demoiselle », fille de Gaston d’Orléans et cousine de Louis XIV. Elle était l’héritière la plus riche de toute l’Europe. « On ne connait généralement la duchesse de Montpensier, la ‘Grande Mademoiselle’, que par le rôle un peu bruyant qu’elle joua dans les événements de la Fronde ; mais à côté de l’héroïne qui rivalisa d’exploits chevaleresques avec Madame de Longueville et la Princesse de Condé, pour s’imposer, les armes à la main, à son cousin Louis XIV, le royal époux de ses rêves, il y a une autre femme, à l’esprit délicat et tendre, éprise de littérature, passionnée pour les belles choses, et dont les livres, heureusement choisis, représentent une des collections les plus remarquables du temps. Anne-Marie-Louise d’Orléans naquit au Louvre en mai 1627. Fille de Gaston d’Orléans et de sa première femme, Marie de Bourbon, duchesse de Montpensier, qui mourut cinq jours après l’avoir mise au monde, elle fut élevée par une gouvernante estimable et pieuse [...] La duchesse de Montpensier était douée d’un esprit brillant. Segrais nous apprend que sa bibliothèque était le rendez-vous des artistes et des poètes et qu’on s’y réunissait à jours fixes [...] La grande Mademoiselle expira le 5 avril 1693, au palais du Luxembourg, âgée de 66 ans[...] Les livres de la duchesse de Montpensier passent rarement dans les ventes publiques et nous n’en connaissons que quelques-uns chez les amateurs [...] Tous sont uniformément revêtus de maroquin rouge... » (E. Quentin-Bauchart). Sur les 79 ouvrages lui ayant appartenu recensés par Quentin-Bauchard, 63 se trouvent aujourd’hui dans des collections publiques. Celui-ci est resté ignoré du bibliographe. Superbe exemplaire dont la reliure, d’une couleur et d’une élégance raffinée, peut être attribuée à l’atelier de Pierre Rocolet, éditeur de l’ouvrage. Il porte sur les titres et à la p. 61 du tome premier le cachet des Orléans. Provenance : Bibliothèques Radziwill (1866, n°1507), Mortimer L. Schiff (II, 1938, n°746) et Sir Abdy (1975, n°79).
1929 aux Editions du Trianon à Paris, collection des œuvres romanesques de Stendhal, 1929 in 8 (20,5 x 15,5 cm), 290 pages. Illustrations de gravures sur Bois en noir dont 15 hors-texte de Pierre Noury Broché, couverture rempliée illustrée. Tirage limité à 1975 exemplaires : 1( exemplaires sur Japon Impérial numérotés de 1 à 15 enrichis d'un dessin original et d'une suite sur Japon, 125 exemplaires sur Papier de Hollande Pannekoek numérotés de 16 à 140 enrichis d'une suite sur Hollande, 1820 exemplaires numérotés de 141 à 1960 sur Vélin Pur Fil du Marais, 15 exemplaires Hors comerce numérotés de I à XV. Exemplaire 1177 sur papier Vélin du marais. - Bon état, couverture et intérieur.
Ray A6*
1913 Librairie Scientifique A. Hermann & Compagnie . 1913. In-8 Carré. broché tres bon état. 294 pages.2e édition avec un portrait en héliogravure et une Notice par Ernest Lebon. 'Cours de la Faculté des Sciences de Paris'. Rédigé par Henri Vergne.
Ray E6*
Paris, edite' par Roger Dacosta pour le laboratoire de l'hepatrol, 1936. in-8 de 79-(2) pp.; en feuilles, sous chemise illustree rempliee, etui. illustrations en couleurs de Georges Gaudion à la manière de... Toulouse-Lautrec, Boucher, Vlaminck, Rodin et Friesz. Très bon état. avec un envoi de l'auteur
Ray J4*
P., Editions de l'Herne, 1983, 1 vol. in-4 , broché, sous couverture illustrée, de 528 pp.. Dirigé par Raymond Bellour. Iconographie et très importante bibliographie composée par François d'Argent Entretiens avec des peintres recueillis par Geneviève Bonnefoi et Alain Jouffroy - Textes inédits de Henri Michaux : "Lieux sur une planète petite" - "Le Rideaux des Rêves" - Autres textes de Michaux : "Notre pauvre reine" - "La lettre du voyageur" - "La Page Blanche" - "Tu vas être père" - "Portrait d'homme" - "Absence" - "Hommage" - "Mil neuf cent trente" - "Bettencourt : Hauts reliefs" - "Les taches".
Parfait etat Ray J4*
1976 Paris : Les Amis bibliophiles, 1976.grand format In-folio oblong, en feuilles et emboîtage de l'éditeur.Édition originale illustrée de 6 grandes gravures à la manière noire de Wolfgang Gäfgen.Le texte d'Henri Sylvestre est écrit sur 6 brochures in-8 en feuilles incorporées dans la première doublure de l'emboîtage. Les 6 gravures sont sous rhodoïd.Tirage à 150 exemplaires numérotés sur vélin de Rives, signés par l'auteur et l'artiste au colophon.Exemplaire parfaitement conservé, comme neuf
[Edité à l'initiative de Gaston Darboux et Henri Moissan] ; [avec le concours de l'Académie des sciences, Section de chimie et des principaux chimistes des différentes nations] - DARBOUX (Gaston), MOISSAN (Henri), PARIS (Gaston)
Reference : 14705
Paris : Gauthier-Villars, 1902. In-4, 188 pp., demi basane glacé carmin, non rogné, dos à nerfs. (Coiffes, mors et coins frottés, quelques paragraphes marqués au crayon).
24 planches en noir (dont un frontispice et une double). * Voir photographie(s) / See the picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Henri Floury, 1898. In-4, 107 pp. 10 pl., demi-chagrin rouge de Lambert orné d'un filet à froid, plats de chagrin noir ornés d'un filet à froid, dos long, tête dorée sur témoins, couverture illustrée conservée (petites épidermures, quelques petites taches, suite sur Chine manquante).
Édition originale de cet ouvrage relatif à la condition juive à la fin du XIXe siècle. Il est illustré d'une couverture en couleurs, 10 lithographies et 6 culs-de-lampe en noir d'Henri de Toulouse-Lautrec. Un des 355 exemplaires sur vélin d'Arches, celui-ci comportant uniquement les gravures en noir sur vélin. Cet ouvrage parait lors du second procès fait à Alfred Dreyfus pour espionnage au profit de l'Allemagne. Il a déjà subi sa dégradation et son exil au bagne de Guyane mais est ramené pour l'occasion. Quelques mois plus tôt le journal l'Aurore publie le célébrissime "J'accuse.." de Zola, journal dans lequel Clemenceau est rédacteur. Bien que le présent ouvrage ne traite pas directement de l'affaire Dreyfus, il lui est indissociable et il constitue l'un des seuls ouvrages politiques auquel Toulouse-Lautrec (lui aussi dreyfusard) a participé. Carteret, IV, 106 : "Ouvrage rare, très côté et recherché, à juste titre". Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
1924 Etudes sur l’instinct et les moeurs des insectes. Paris, Delagrave, 1924, 11 volumes in-8 reliés demi-basane marron à coins de l’éditeur, dos à nerfs ornés, pièces de titre et de tomaison, illustrés de nombreux dessins et de planches hors-texte. Le onzième volume est consacré à La vie de J.-H. Fabre, naturaliste, suivie du Répertoire général analytique des Souvenirs entomologiques par le Docteur Legros, dans la même reliure.Superbe reliure dos à nerfs et caissons décorés , tranches supérieures dorées
In-4, n.p., dos cousu, pièce de titre dorée sur tissu sur le plat supérieur, serpentes.
Ensemble exceptionnel de 62 cartes postales illustrées par Henri Boutet, montées dans un album. * Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Tériade éditeur, 1945. In-folio, 112 pp., maroquin noir de Françoise Lévy-Bauer, composition mosaïquée de box noir et havane ornée de filets havane et reproduisant le frontispice au premier plat, dos lisse, doublure de box noir ornée d'un filet doré à encadrement de maroquin noir et havane, doublure de box noir, couverture gaufrée originale et orné d'une feuille d'or également gaufrée, étui bordé de même maroquin (décharges).
Édition illustrée de 38 compositions en sanguine de Laurens gravées sur bois et tirées par Léo Schmied, certaines à pleine page. Un des 200 exemplaires sur vergé d'Arches, signé à la justification par l'artiste. D'abord tailleur de pierre puis sculpteur, l'artiste Henri Laurens est fortement influencé par Rodin et s'inscrit dans le mouvement cubiste. Il en découle un trait stylisé et sobre délimitant de grandes masses de couleurs plates. Ces bois, à pleine page, en vignette ou en culs-de-lampe représentent des scènes décrites dans le texte et des motifs à l'antique. Sans doute le plus célèbre des ouvrages d'Henri Laurens. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
BORDEAUX (Henri), FARRERE (Claude), MAURRAS (Charles), THARAUD (Jérôme et Jean), AIMOT (J.-M.), ARBELLOT (Simon), BOUTERON (Marcel), CREYSSEL (Paul), FAYARD (Jean), HAEDENS (Kléber), LAGOR (Jean-Louis), LA VARENDE (Jean de), MARTIN DU GARD (Maurice), MASSIS (Henri), PLANCHE (Henry), RITTER (Raymond), SENS (Willy de), THERIVE (André), TRUC (Gonzague), VARILLON (Pierre), VOX (Maximilien), WIRIATH (Marcel), GUITRY (Sacha), ARNOUX (Guy), JACQUEMIN (André)
Reference : 9559
Paris, Pierre Lanauve de Tartas, 1949. In-8 en feuilles, sou couverture rempliée, chemise et étui (bords de l'étui un peu frottés, sinon bel exemplaire).
Tirage limité à 193 exemplaires sur Annam, ici UN DES 10 exemplaires comportant une QUADRUPLE SUITE (Japon, Satin de Lyon, Annanm et Johannot) des 3 gravures (après 3 exemplaires uniques). Exemplaire SIGNÉ par Guitry, Farrère, La Varende, Maurras, les frères Tharaud et H. Bordeaux. * Voir photographie(s) / See picture(s). * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
1967. In-4, (32) pp. de reproducitons photographiques en noir et (4) pp. de texte (en italien), broché, couverture à rabats imprimés (couverture jaunie).
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BEN SUSSAN, BERSAUCOURT (Albert de), CHAVENON (Roland), CRISSEZ, CUVILLIER L'HERITIER, SUHAMEL (Georges), DUJARDIN (Edouard), DURTAIN (Luv), EMIE (Louis), FEDER, HERTZ (Henri), IEU (Chare), LAGAR, LARA, MAURICE (Raphael), MIRTEL (Hera), NAU (John Antoine), PRAX (Valentine), PILLEMENT (Geroges), PRAMPOLINI (Enrico), PUIG (Henri), RAMEY (Henry), ROYERE (Jean)à, RYJACK (Han), SCHILDE, SPIRE (André), VAN REES, ZADKINE
Reference : 13683
1919. In-4 oblong, (1)-122 à 156 pp., broché (couverture un peu salie, papier jauni).
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In-8, broché, couverture à rabats, non paginé, frontispice couleur, illustrations en pleine page noir et couleurs d' Henri MICHAUX. TBE in-8°.
Ray BC6*
1899 Grenoble, imprimerie Allier Frères, 1899, in-8 de (4)-20 pp. + 1 pl. h.t. ;Discourd de Henri Ferrand en prenant le fauteuil de la presidence de l'academie Delphinale (seance du 14 janvier 1898) -Qq. illustrations in-texte. Tiré à part de l'Académie delphinale.
Ray G4*
1995 Paris , 1995, format carré , 81 p., très nombreuses photographies N/B, Absolument neuf
ray armo L3
Paris, Crès, Les Maîtres du livre, (15 mai) 1911. In-16, plein box mauve, dos long, tête dorée, couverture et dos. 84 pp. comprenant, en chiffres romains : faux-titre, titre imprimé en noir et en rouge et Avertissement des éditeurs, couverture imprimée sur papier gris vert. - Première édition avec les noms des auteurs : Vicaire, célèbre pour les Emaux Bressans et Henri Beauclair, né à Lisieux (Calvados) en 1860, rédacteur en chef du Petit Journal. Cette formidable mystification renferme des poèmes : pastiches de Mallarmé (Idylle symbolique etc..), de Gautier, de Verlaine ; le Scherzo prolonge le Sonnet des voyelles de Rimbaud... etcä Deux éditions avaient paru anonymement en 1885. J. F. Jeandillou consacre évidemment un important chapitre à cet ouvrage. On trouve également une longue étude sous le titre Une mystification décadente dans A l'aube du Symbolisme (Noël Richard, Nizet, 1961 qui reproduit, avec des notes, le texte entier et la désopilante préface signée Marius Tapora). Ce volume est le premier de la fameuse collection des Maîtres du livre (sous la direction de Ad. Van Bever). Son format est beaucoup plus petit que celui des très nombreux autres volumes qui paraîtront dans cette collection (11x17cm). Il est illustré par P. E. Vibert. 615 exemplaires sur Arches, seul tirage avec 20 Japon. le notre est un exemplaire sur papier d'arches precisé HC 5 PETITE REMARQUE AU CRAYON PAPIER : le plus rare de la collection
Ray biblio cord A4*
, , 1814-1831. 19 pièces reliées en 1 vol. in-8, sommaire manuscrit sur la garde supérieure, demi-toile verte chagrinée, dos lisse orné (reliure de l'époque).
Important recueil constituant la somme des derniers combats de l'abbé Grégoire (1750 – 1831), réuni par son correspondant Alphonse Mahul avec quatre ex-dono autographes de l'auteur.Henri Grégoire, curé d'Emberménil, premier à prêter le serment constitutionnel le 27 décembre 1790, élu évêque constitutionnel de Blois, président de l'Assemblée nationale lors de la prise de la Bastille, artisan du décret abolissant l'esclavage (1794) et inventeur du mot vandalisme pour dénoncer la destruction du patrimoine révolutionnaire, fut mis à la retraite sénatoriale et chassé de l'Institut en 1814 à la Restauration. Élu député de l'Isère en 1819 comme acte de défi républicain, il fut exclu à l'unanimité de la Chambre à l'ouverture de la session, son passé de régicide présumé rendant sa présence intolérable aux ultras. Il vendit sa bibliothèque, toute pension lui ayant été supprimée, se retira définitivement à Auteuil et mourut en 1831 à quatre-vingt ans, fidèle au serment prêté à la Constitution civile du clergé, sans messe funéraire, les derniers sacrements lui ayant été administrés par l'abbé Guillon contre l'avis de sa hiérarchie. Ses cendres furent transférées au Panthéon en 1989.Provenance : Alphonse Mahul (1795-1871), ex-libris du château de Villardonnel, député de l'Aude et préfet sous Louis-Philippe, polygraphe, qui constitua ce recueil et le fit relier, avec quatre ex-dono autographes de Grégoire à son adresse.1. LAVAUD (J). Notice sur Henri Grégoire. Paris, Corréard, Brissot-Thivars, Grenoble, Falcon, 1819. In-8 de 102 pp. Edition originale.2. GREGOIRE (Henri). De la Noblesse de la peau ou du préjugé des blancs contre la couleur des Africains et celle de leurs descendans, noirs et sang-mêlés. Paris, Baudouin Frères, 1826. In-8 de (4)-75-(1) pp. Édition originale très rare. Le dernier grand texte publié du vivant de l'abbé Grégoire (1750-1831), point d'orgue d'une vie de combats contre les préjugés ; ici, le préjugé sur la prééminence de la couleur blanche doit être combattu par la raison, la religion et l'intérêt. Son abolition peut être accélérée grâce à l'influence des lois, des magistrats, du clergé et des écrivains. INED, 2142 ; a échappé à Sabin ; Work, Bibliography of the Negro in Africa and America, p. 599.3. GREGOIRE (Henri). Notice sur les singularités d'une lettre pastorale imprimé très récemment. Paris, De l'imprimerie de Baudouin frères, 1821. In-8 de 12 pp. Extrait de la Chronique religieuse, tome V, p. 532-545. Au sujet d'une Lettre pastorale de Mgr. l'évêque de Macri, vicaire apostolique… l'occasion de sa prise de possession et de son installation. Ex dono manuscrit De la part de l'auteur M. Mahul.4. GREGOIRE (Henri). Observations préliminaires sur une nouvelle édition d'un ouvrage intitulé : Histoire du Commerce homicide appelé Traite des Noirs. Sans lieu ni date (1822). In-8 de 4 pp. Edition originale. Éloge de l'ouvrage de Thomas Clarkson et de la politique abolitionniste de l'Angleterre. INED, 2144.5. GREGOIRE (Henri). Des peines infamantes à infliger aux négriers. Paris, Baudouin frères, 1822. In-8 de (4)-58-(2) pp. Edition originale. La peine de mort se révélant inefficace, ce sont des peines infamantes qu'il faut infliger aux négriers. INED, 2146. Ex dono manuscrit M. Mahul. De la part de l'auteur.6. GREGOIRE (Henri). Rapport de Grégoire à la Convention Nationale, sur le vandalisme révolutionnaire. Paris, Imprimerie Maulde et Renou, s.d. (1843). In-8 de 23 pp. Le premier des trois rapports sur le vandalisme du 14 fructidor an II, réimprimé pour le Bulletin du Bibliophile en 1843. Tourneux, III, 17721.Compte7. GREGOIRE (Henri). De la constitution française de l'an 1814, par M. Grégoire, ancien évêque de Blois. Paris, Égron, 1814. In-8 de 34 pp. Deuxième édition.8. BARRUEL (Augustin). Du principe et de l'obstination des jacobins, en réponse au sénateur Grégoire. Par l'abbé Barruel. S.l.n.d. (Paris, 1814). In-8 de 8 pp. Edition originale.9. GREGOIRE (Henri) et PIE VII. Homélie du citoyen cardinal Chiaramonti, évêque d'Imola, actuellement souverain pontife Pie VII, adressée au peuple de son diocèse, dans la République cisalpine, le jour de la naissance de Jésus-Christ, l'an 1797, traduite de l'italien par M. Grégoire, ancien évêque de Blois. Conforme à l'édition originale d'Imola. A Paris, chez Baudouin frères, 1818. Première édition française de l'Omelia del cittadino cardinal Chiaromonti, vescovo d'Imola, ora sommo pontefice Pio VII traduit de l'italien par l'abbé Grégoire. In-8 de 29-(1) pp.10. GREGOIRE (Henri). Discours prononcé à Belleville près Paris, par M. Grégoire, ancien évêque de Blois, à l'inhumation du vénérable Jean-Antoine Maudru, ancien évêque de Saint-Dié, le 15 septembre 1820. Paris, Baudouin frères, s.d. (1820). In-8 de 8 pp. Edition originale. Extrait de la Chronique religieuse. Tome V.11. GREGOIRE (Henri). Notice sur une association de prières le dernier jour de chaque mois, par H. Grégoire. (Extrait de la Chronique religieuse, t. V) ; Paris, Baudouin, 1821. In-8 de 10 pp. Édition originale.12. GREGOIRE (Henri). De l'Église gallicane dans son rapport avec le Souverain Pontife. Paris, Dondey-Dupré, 1821. In-8 de 23 pp. Extrait de la 32e livraison de l'Abeille (faux-titre). Edition originale. rendu de l'ouvrage de M. de Maistre, par H. Grégoire.13. GREGOIRE (Henri). Cruautés exercées par les Turcs sur la Nation Grecque et particulièrement sur le clergé. (Extrait de la Chronique religieuse, t. 6.). Paris Baudouin, s.d. (1821). In-8 de 6 pp. Edition originale. Ex dono manuscrit De la part de l'auteur.14. GREGOIRE (Henri). Des Garde-malades, et de la nécessité d'établir pour elles des cours d'instruction. Par M. Grégoire, ancien évêque de Blois. Paris, Baudouin fils, s.d. (1821). In-8 de 11 pp.15. GREGOIRE (Henri). Lettre aux électeurs du département de l'Isère, par M. Grégoire, ancien évêque de Blois. Paris, Baudouin frères, 1819. In-8 de 23 pp. Édition originale. Remerciements pour son élection et refus de donner sa démission.16. GREGOIRE (Henri). Seconde lettre aux électeurs du département de l'Isère, par M. Grégoire, ancien évêque de Blois. Paris, Baudouin frères, 1820. In-8 de 31 pp. Edition originale. Au sujet de son exclusion de la Chambre.17. GREGOIRE (Henri). Abdication volontaire et motivée du titre de commandeur dans la Légion d'honneur. Nouvelle édition. Paris, 19 novembre 1822. Paris, Fain, s. d. (1822). In-8 de 6 pp.18. GREGOIRE (Henri). Considérations sur la liste civile, par M. Grégoire, ancien évêque de Blois. Paris, les marchands de nouveautés, 1830. In-8 de 23 pp. Edition originale du dernier livre de l'abbé Grégoire. En novembre 1830, Grégoire exprimait sa rancoeur contre la monarchie dans son opuscule Considérations sur la liste civile, où il dénonçait les traitements que s'octroyaient Louis XVIII et Charles X : « Si, comme on le prétend, la liste civile de Charles X s'élevait au moins à 40.000.000 fr., cette somme eût suffi pour payer la présidence des Etats-Unis pendant 320 ans ». Ex-libris manuscrit « Mahul » sur le titre.19. GUILLON (Marie-Nicolas-Silvestre). Exposé de ma conduite auprès de M. Grégoire, Marie-Nicolas-Silvestre Guillon. Paris, Levasseur, 1831. In-8 de 43 pp. Edition originale.