Paris Editions du Capitole 1928; Gr.in-8, demi-cartonnage entoilé, pièce, de titre. Portrait de Gide par Riess en frontispice.
Excellent état.
Ides et Calendes 1947 collection Le Théâtre complet de André Gide. in8. 1947. Broché couverture rempliée avec boitier. 8 volume(s).
Éditions Corrêa Paris 1948 220 pages in8. 1948. broché. 220 pages. Cet ouvrage est une anthologie des 'Essais' de Montaigne sélectionnés et commentés par André Gide. Il propose une introduction à la pensée de Montaigne notamment sur l'amitié et la composition des Essais suivie d'extraits choisis pour donner envie de lire l'œuvre complète
Ides et Calendes 1951 119 pages in12. 1951. broché. 119 pages. Ce volume rassemble deux textes autobiographiques d'André Gide : 'Nunc manet in te' un récit poignant sur sa relation conjugale difficile et la découverte posthume du journal de sa femme Madeleine suivi d'extraits de son propre 'Journal intime' offrant un regard complémentaire sur sa vie et sa pensée
Bon état
Flammarion 1941 non paginé pages in8. 1941. broché. non paginé pages. La Guirlande des années est un ouvrage publié en 1941 par Flammarion richement illustré de 25 planches en couleurs d'après des miniatures médiévales et des livres d'heures. Il réunit des textes de quatre grands auteurs français - André Gide Jules Romains Colette et François Mauriac - chacun associé à une saison (Printemps Été Automne Hiver)
État correct coiffes usagées intérieur propre
Gallimard 1929 253 pages in12. 1929. Reliure Editeur avec jaquette. 253 pages. Roman d'André Gide publié en 1914 et qualifié par l'auteur de 'sotie' (satire). L'intrigue délibérément décousue croise les destins de personnages comme Amédée et Lafcadio autour d'une fausse nouvelle orchestrée par l'escroc Protos : l'enlèvement supposé du pape Léon XIII séquestré dans les caves du Vatican et remplacé par un imposteur. L'œuvre explore les thèmes de la manipulation de la culpabilité de la liberté et de la responsabilité culminant avec un crime gratuit commis par Lafcadio
Bon état jaquette usagée intérieur propre
Le club francais du livre 1960 218 pages in8. 1960. reliure editeur. 218 pages.
coiffe supérieure abimée intérieur en très bon état
Grasset / Aventures 1992 287 pages in8. 1992. broché. 287 pages. Ce livre est le deuxième tome de la série 'Le Temps accompli' de Claude Mauriac. Il se compose exclusivement de son journal intime de l'année 1938. L'auteur y analyse comment la France les intellectuels et le monde ont vécu les derniers instants avant la Seconde Guerre mondiale établissant un parallèle entre cette période et l'époque contemporaine
Très bon état
Mercure de France 1949 284 pages in12. 1949. broché. 284 pages.
Très bon état exemplaire non coupé
André Sauret Éditeur 1958 226 pages in8. 1958. Broché couverture rempliée avec boitier. 226 pages.
Très bon état
Philippe Jaccottet Jean Blot Jérôme Prieur Henri Droguet Raymond Prunier André Gide Jean Schlumberger Pascal Mercier Marc Guyon Paul de Roux René Swennen Richard Blin Pascal Commère René Jacquelin
Reference : 4764
(1991)
nrf 1991 128 pages in8. 1991. broché. première édition. 128 pages. Il s'agit du numéro 465 de la Nouvelle Revue Française (NRF) une publication littéraire prestigieuse contenant probablement des contributions de Philippe Jaccottet poète et écrivain suisse. Le numéro présente vraisemblablement un mélange de textes littéraires poétiques et critiques
Très bon état
Le club du meilleur livre 1954 139 pages in8. 1954. reliure editeur pleine toile. 139 pages.
Très bon état
Famot 1977 259 pages in12. 1977. reliure editeur. 259 pages. edition FAMOT
Très bon état
N° 1 - Février 1952 - Cahiers trimestriels - Administrateur : Wladimir De Goghnieff - in-8 Broché - 102 pages
Papier légèrement jauni - Déchirure avec manque de papier sur la moitié supérieur du dos - intérieur propre - non massicoté
Paris, Société du Mercure de France, 1902. In-12 de 257-[3] pages, demi-maroquin bordeaux, dos à 4 nerfs orné de fleurons et du titre dorés.
Édition originale de l’une des oeuvres les plus significatives de Gide, qui « consacra son originalité et sa maîtrise aux yeux du public lettré » (En français dans le texte, n°330). "Pourquoi je tire l'Immoraliste à trois cent exemplaires?... Pour dissimuler un tout petit peu ma mévente" nota Gide dans son Journal, le 8 janvier 1902.Exemplaire sur beau papier vergé d'Arches (unique tirage à 300 exemplaires), agrémenté d'un envoi autographe signé "à... son ami, André Gide", mais l'ami en question a mis un grand soin à effacer son nom. Il s'agit de Maurice Quillot,condisciple de Pierre Louÿs à Janson-de-Sailly en 1888-1889 avec Marcel Drouin et Maurice Legrand, le futur Franc-Nohain. Louÿs présenta ses nouveaux amis à Gide et tous les cinq contribuèrent à Potache-Revue, petit journal farceur fondé par Quillot. En 1892 Quillot publia "Le Traité de la Méduse" (qui était dédiée à André Gide) et un roman, "L’Entraîné". Puis il dut quitter Paris et ses rêves de gloire littéraire pour aider son frère dans l’administration d’une laiterie située à Montigny près de Dijon. C’est là que Gide fit un bref séjour chez Quillot en juillet 1892. Deux ans plus tard Gide donnera une généreuse aide matérielle à son ami pour renflouer son entreprise alors en difficulté. En 1897 Gide lui dédia "Les Nourritures terrestres". Le dernier ouvrage de Quillot fut "La Fille de l’homme" (Fontemoing, 1914), roman préfacé par Pierre Louÿs. Né le 14 novembre 1870 à Draguignan, Maurice Quillot mourut le 29 février 1944 à Dijon.Au verso de la page de garde se trouve le tampon de la bibliothèque de Lugné-Poe. En français dans le texte, n° 330; Talvart & Place, VII, 42; Naville, 46; André Gide & Henri de Régnier, Correspondance 1891-1911. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTs UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
Paris, Administration Spéciale des Funérailles, 1880, 1 1 feuillet.
Paul Gide, né à Uzès, descendant d'une austère famille huguenote, qui cultivait le souvenir des Dragonades et l'esprit de résistance. Il est le père de l'écrivain André Gide.Noms et familles citées: Gide, Rondeaux, Démarest, Granier, Briançon, Femvick, Widmer, Comte et comtesse de Flaux, Pascal, le Pasteur Salles, Fabre, le Pasteur Guillaume Granier, Nouguier, la Baronne de Feuchères, Farret de la Mairie, Dufresne, Prétavoine, Joly de Bammeville, Maurenq de Bammeville, Join-Lambert.
Belle lettre au pote carcassonnais Franois-Paul ALIBERT, ami de longue date d'Andr Gide qu'il avait rencontr en 1907. Gide fera ...limpossible pour venir passer prs de toi quelques jours, fin Octobre. Que ne puis-je te retrouver plus tt ! Ce petit voyage en auto et t merveilleux, et hier je dlibrais, examinant si je ne pouvais te rejoindre Toulon ou Marseille... Mais je me dois dabord Cuverville... pour rejoindre son pouse.Revenant une discussion antrieure, il prcise : ...Jespre que tu ne tes pas mpris : au-del ne voulait pas dire au dessus . Je nai jamais eu la prtention de dominer la situation . Simplement, la vie continuant, jai pass outre ; et, une fois doubl cet affreux cap des temptes, ne me suis plus jamais senti tout fait le mme quauparavant. Depuis, je te lai dit, il me semble que je ne fais plus que semblant de vivre et la mort ne me fera plus tomber de bien haut...Il enchane : ...Je dois voir Malraux ces jours-ci [...]. Ce que tu me dis de notre prjug classique me ravit, et de ce besoin de ne rien dire que par rticence. Oui, cest exactement contre cela que je me retourne aujourdhui. Mais toute ta lettre mexalte et chauffe blanc mon dsir, mon besoin de te revoir...En post-scriptum, il ajoute : ...Je tai fait adresser Carcassonne un Contes damour des Samouras [de Saikakou Ebara, traduit en franais pour la premire fois en 1927 par Ken Sato]... Il lui signale une ...amusante coquille dans tes Jeux deaux de la Villa dEste [...]. Au lieu dAmintas de Tasse, par mimtisme sans doute, tu as mis Amyntas...Enfin : ...Excellent tout ce que tu dis de dAnnunzio...Gide note dans son Journal la date du 30 octobre 1927 : Je nai pas un ami avec lequel je me sente plus parfaitement mon aise, cest--dire avec qui je doive prendre moins de prcautions pour parler .Franois-Paul Alibert (n Carcassonne, 1873-1953) est un pote, crivain et dramaturge. Proche des potes du renouveau noclassique l'aube du XXe sicle, il se rclamait de l'cole romane et de Jean Moras. Fr.-P. Alibert publia son premier recueil de posies L'arbre qui saigne , en 1907, l'anne o il rencontra Andr Gide. Ce dernier resta son ami pendant quarante ans. Gide organise chaque anne un voyage dans le Midi avec Alibert au cours duquel les deux amis partagent leurs dcouvertes littraires et leur got pour les amours " corydoniennes ". Entre temps, les deux hommes changent une trs riche correspondance (publie en 1982). Son ?uvre compte une quarantaine de titres auxquels on peut ajouter deux rcits rotiques. Il fut plac par ses contemporains la hauteur de Paul Valry. Retrait de ladministration en 1933, Alibert va se consacrer au Thtre de la Cite, le thtre antique de Carcassonne, dont il devient en 1930 le directeur.Bibliographie : Correspondance dAndr Gide et de Franois-Paul Alibert : 1907-1950 , dition tablie, prsente et annote par Claude Martin (Lyon, Presses universitaires de Lyon, 1982) ; celle-ci recense plus de 400 lettres de Gide Franois-Paul Alibert.
Paris NRF Gallimard 1972-1989 Quatorze forts volumes in-8 brochés, couverture bleue, série complète du numéro 1 au numéro 14. Quelques dos légèrement insolés, néanmoins bel ensemble.
Tome 1: Les débuts littéraires d'André Walter à l'Immoraliste; Tome 2: Correspondance André Gide - François Mauriac (1912-1950); Tome 3: Le Centenaire; Tomes 4 à 7: Les Cahiers de la Petite Dame (1918-1951); Tome 8: Correspondance André Gide - Jacques-Emile Blanche (1892-1939); Tomes 9 à 11: Correspondance André Gide - Dorothy Bussy (juin 1918-janvier 1951); Tomes 12 et 13: Correspondance André Gide - Jacques Copeau (décembre 1902-octobre 1949); Tome 14: Correspondance André Gide - Valery Larbaud (1905-1938). La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
9 janvier 1918, [Cuverville]. L.A.S.[à André]; 3 pages in-12 (170 x 108).
Lettre adressée à l’écrivain belge André Ruyters (1876-1952) ami de Gide et l’un des six pères fondateurs de La Nouvelle Revue Française, alors en poste (depuis 1916) de secrétaire du délégué du ministre français de la guerre à Londres. Il est l’auteur d’un texte intitulé Les Marginalia de Stendhal publié dans le numéro de novembre 1909 de La Nouvelle Revue Française, peut-être doit-on voir un lien avec la mention de Gide "Ci-joint une lettre pour le Stendhal..."André Gide y évoque un prochain voyage en Angleterre : "Je travaille ferme et ne me permettrai le voyage en Angleterre cet été (et pour y rester assez longtemps je présume) que si j’ai suffisamment de besogne derrière moi. "Il se trouve alors à Cuverville, et travaille à l’un de ses ouvrages les plus controversés: Corydon. Essai dialogué ayant pour thème l’homosexualité et la pédérastie, Corydon ne sera publié sous le nom de l’auteur qu’en 1924 après deux timides tentatives clandestines. L'année 1918 est une année clé dans la vie de Gide; il partira bien en angleterre au mois de juillet jusqu'en octobre avec Marc Allégret dont il est éperdument amoureux. Dans son Journal Marc Allegret évoque, durant cette escapade anglaise, de nombreuses rencontres avec André Ruyters.Cette liaison et plus précisément ce voyage seront à l'origine de la séparation de Gide et de son épouse Madeleine comme il le dévoile dans Et Nunc Manet in te, texte rédigé après la mort de sa femme : " Madeleine a détruit toutes mes lettres. Elle vient de me faire cet aveu. Elle a fait cela, m'a-t-elle dit, après mon départ pour l'Angleterre. Oh ! je sais bien qu'elle a souffert atrocement de mon départ avec Marc ; mais devait-eIle se venger sur le passé ?... C'est le meilleur de moi qui disparaît et qui ne contre-balancera plus le pire. Durant plus de trente ans, je lui avais donné (et je lui donnais encore) le meilleur de moi, jour après jour, dès la plus courte absence. Je me sens ruiné tout d'un coup. Je n'ai plus coeur à rien. Je me serais tué sans effort. " (Et nunc Manet in te, 21 novembre 1918).A la fin de la lettre Gide donne son sentiment sur l'ouvrage de Joseph Conrad Under Werstern eyes. Ainsi pour lui, ce roman "dont les premiers chap. sont passionnants, devient assez décevant par la suite..." Gide et Ruyters avaient avait eu un petit différent à propos de la traduction de Gide de Typhon de Joseph Conrad paru en juin 1918.
André Gide - Lettre dactylographiée signée à Thierry Maulnier - Racine - 1945 Lettre dactylographiée signée d'André Gide, adressée à Thierry Maulnier, datée du 10 Juillet 1945 à Paris. Rédigée sur un feuillet de papier vélin. André Gide y remercie Thierry Maulnier pour l'envoi de son ouvrage Lecture de Phèdre (paru initialement en 1943). Gide y expose son goût de jeunesse pour la critique littéraire (citant Quintilien) et se livre à un commentaire direct du travail de Maulnier. Gide fait preuve d'une grande franchise, reprochant à Maulnier un style "trop bien écrit", l'usage de "mots rares et haut-gradés où de vulgaires troupiers suffiraient", ou encore l'abus du verbe "abolir". Toutefois, il conclut sur un éloge concernant l'analyse que fait Maulnier du célèbre "silence de Racine", qu'il juge d'une importance capitale. Le document comporte de petites corrections typographiques et un ajout manuscrit ("apparition") de la main de Gide. Dimensions : 21 x 27 cm État : Bel état de conservation. Voir photos pour plus de détails. Nombre de pages : 1 page Envoi soigné dans un emballage rigide et étanche.
Charles Gide. Lettre autographe signée, 1882 Économiste et enseignant français Lettre autographe signée de Charles Gide, oncle d'André Gide, datée du 24 Janvier 1882 à Montpellier. Rédigée à l'encre noire sur un double feuillet de papier vergé filigrané. Professeur à la Faculté de Montpellier depuis peu, Charles Gide sollicite des renseignements précis sur la législation suisse. Bien que n'ayant pas de relations directes avec son correspondant, il invoque avec tact la mémoire de son frère, Paul Gide (1832-1880, éminent juriste et père d'André Gide), espérant que les liens passés entre les deux hommes favoriseront une réponse. Dimensions : 13,4 x 21 cm État : Très bel état de conservation. Nombre de pages : 4 pages
Paris Gallimard 1976 2 vol. broché 2 vol. in-8, brochés, couvertures à rabats, 1034 pp., portrait-frontispice, index. Édition originale. Un des 58 exemplaires numérotés sur vélin pur fil Lafuma-Navarre, en excellent état.La relation de Gide et de Ghéon (1875-1944) est littéralement coupée en deux. La première partie correspond à une phase de complicité amicale et littéraire quasi fusionnelle, qui se nourrit de leur même appétit sexuel. Ghéon et Gide seront des compagnons de virées à la recherche de partenaires, allant jusqu’à partager leurs amants. Il n’était pas étonnant dès lors que L’Immoraliste soit dédié à ce « franc camarade ». La devise de Ghéon « Beaucoup, de tout, deux fois » dit l’exubérance d’un homme enthousiaste, dont l’énergie porta Gide. Leur correspondance nous fait entrer dans l’intimité de Gide dont elle embrasse toute la vie littéraire jusqu’en 1915, Ghéon étant un critique avisé au Mercure de France avant de participer activement à l’aventure de La NRF.Mais leur histoire commune se brise durant la Première Guerre mondiale quand Ghéon se convertit et abjure sa vie passé. La perte de cet ami fut douloureuse. Dans une lettre du 9 mai 1920, Ghéon prend acte : « Hélas ! Mon pauvre vieux, comment veux-tu qu’un certain silence n’ait pas tendance à s’établir une fois pour toutes entre nous ? Nous ne vivons plus sur le même plan. Ne pouvant plus pécher, je me tais. Le Ghéon que je fus et que tu regrettes, je l’abomine ; c’est peu dire, je le vomis. » (p. 972) Ghéon se consacra ensuite à une littérature religieuse édifiante, à mille lieux de Gide...Curieusement, c’est à un prêtre du lycée Stanislas qu’il revint de publier cette correspondance, aussi sulfureuse qu’abondante : plus de 850 lettres ! Ghéon les avait conservées pour servir d’exemple : « mes malheureux frères (...) sauront d’où je suis sorti, où je suis entré et je sèmerai en eux un grain d’espoir qui se lèvera » (p. 129). Au décès de Ghéon en 1944, Gide ravive le souvenir du compagnon que Dieu lui avait confisqué, concluant : « Rien dans ma vie, et peut être aussi dans la sienne, ne fut égal ou comparable à cette première amitié. »
Paris Mercure de France 1903 1 vol. Relié petit in-12, plein maroquin à gros grain vert sapin, dos lisse, bordure intérieure de même maroquin encadrée d'un quadruple filet doré, double filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tête dorée, couverture bleu conservée, non rogné, étui bordé (M. Albinhac), 206 pp.Édition originale [Naville 48]. Tirage unique à 120 exemplaires sur vergé d'Arches non justifiés, celui-ci enrichi d’un envoi autographe signé à Gabriel Frizeau, daté « Bordeaux, avril 1905 », au moment où Gide, en voyage dans le Sud-Ouest, rencontre ce viticulteur et collectionneur, ancien camarade de classe de Francis Jammes. Comme ce dernier, Frizeau venait de se convertir au catholicisme sous l’influence de Claudel dont les drames mystiques et l’ardeur avaient eu raison de ses doutes. Ex-libris Exbrayat. Dos légèrement passé sur cette bonne reliure janséniste.Poursuivant sa méthode d’interprétation des Saintes Écritures, Gide relit le Premier Livre de Samuel où Saül, premier roi d’Israël, reçoit la prophétie que son fils Jonathan ne lui succèdera pas. La Bible dit qu’après avoir tué Goliath de sa fronde, David revint victorieux « et Jonathan fit alliance avec David, car il l’aimait comme son âme ». Mais Gide noue le drame autour d’une seconde passion sensuelle que Saül, pris de jalousie, éprouverait à son tour pour David. Abandonné de Dieu et assailli par ses démons, le vieux roi offre alors au jeune homme sa couronne. A la fin de l’acte III, au son de la harpe du berger, il met à nu son âme brûlante « qui s’élance – de mes lèvres – vers toi – David – délicieux » (p. 144).Aventure au long cours, la pièce parut d’abord en fragment dans La Revue Blanche en 1898. A Paul Valéry qui s’étonnait du rôle assigné à David, Gide répond le 22 octobre 1898 : « David n’est là que pour figurer le drame intime qu’est tout vice : accueillir, aimer ce qui vous nuit. » La pièce ne sera finalement créée qu’en 1922 au Vieux-Colombier avec Jacques Copeau dans le rôle-titre. Maria Van Rysselberghe a rapporté la réplique de Léautaud aux commentaires d’un « grincheux » présent dans la salle : « Il faut vraiment ne pas avoir deux sous de vice, pour ne pas admirer cela. Et puis, savez-vous ce que c’est de ne pas avoir deux sous de vice ? Et bien c’est être idiot » (Cahiers de la Petite Dame, tome I, p. 133). A Mauriac lui reprochant son interprétation tendancieuse de la Bible, Gide répondra dans une lettre éclairante le 1er juillet 1922 : « 1° Je ne pense pas que l’histoire de Saül se puisse expliquer autrement (...) 2° Je tiens les livres saints, tout comme la mythologie grecque (et plus encore) d’une ressource inépuisable, infinie, et appelés à s’enrichir sans cesse de chaque interprétation qu’une nouvelle orientation des esprits nous propose. » Gide, qui était si soucieux qu’on ne le mésinterprète, pouvait aller loin en besogne quand il s’agissait des autres !