" Cahier douze " / Le Temps qu'il fait (1998) - In-8 broché de 264 pages - Couverture illustrée d'une photo en noir et blanc de Luc Dietrich - 2 cahiers de photos inédites ou retrouvées en noir et blanc hors texte de 8 et 16 pages - Biographie - Bibliographie - Exemplaire en très bon état
Textes de Frédéric Richaud (Présentation, Biographie) - (Etudes et preuves d'amitié) - Textes de Guy Darol - Lanza del Vasto - Christian Noorbergen, Jean-Luc Croenne - Frédéric Richaud - Claude Henri Rocquet - Michel Random - Jean-Luc Moreau, Jean-Marie Turpin - Hubert Haddad - (Luc Dietrich lu par ses contemporains) - Textes de Paul Eluard - Geneviève Lief - Jacques Madaule - Joë Bousquet - Georges Ribemont-Dessaignes - Jean de Boschère - (L'homme) - Textes de Daniel Cunin - Arnaud de Mareüil - Jean Dietrich - Geneviève Lief - Jacques Baratier - Yahne le Tournelin - Lanza del Vasto- (Correspondances) - Textes de Jules Supervielle - Jean Paulhan - Jean Giono - René Daumal - Philippe Lavastine.
120 p., in-8 ou in-4 comprenant 18 cartes postales et 2 télégrammes. Divers lieux, 1938 - 1944, certaines enveloppes conservées. Très importante correspondance de Luc Dietrich avec Philippe Lavastine, s'étendant de la rencontre des deux hommes en octobre 1938 jusqu'à la mort de Dietrich en 1944. Quelques lettres sont enluminées de collages d'éléments végétaux et de dessins originaux à l'encre ou aux crayons de couleur de Luc Dietrich. Seulement huit de ces lettres ont été publiées dans la monographie Luc Dietrich parue en 1998 aux Éditions du Temps Qu'il Fait, sous la direction de Fréderic Richaud, toutes les autres sont inédites. Nous nous bornerons à donner quelques extraits&& Philippe-Ie-silencieux, allons troubadour a la manque, envoie-moi quelques mots d'écrits par parchemin-postal (intermédiaire de pieds de facteur). Je ne sais pas ce que je vais devenir. Je ne sais pas si ce qui va sortir de moi. Un réservoir d'huile ? Une brosse? Un lion? Un pou ? Une ARAIGNEE ? Un homme ???? (&) Mystère ? Troublant et épais mystère. De ne pas te voir ça a en quelque sorte faussé ma jactance, désaxé ma rhétorique. Je voudrais que tu m'écrives "&Je te cite. Ta lettre du 4 mars : " Et tu me parles d'identification. Ça c'est un comble. Mais tu n'as jamais compris rien à rien, mon pauvre ami. Dans l'identification, tu y es jusqu'au cou, on ne te voit plus, t'es bouffé jusqu'aux tripes, vide, nettoyé. Où qu'il est, mon ami ? Je ne Ie vois plus ? Y'en a plus ? II a encore une fois foutu le camp. II m'écrit tout le temps, mais dans ses lettres il n'est jamais là. II se promène. II bat la campagne. " T'as raison. T'étais devenu comme un compromis entre une brioche, un rossignol, un cygne, un crocodile. Voilà que je commence à faire Ie zouave. Philippe tu as raison. Je sentais que je ne te donnais plus de vraies lettres, pas les lettres que tu méritais et que je méritais d'écrire. Mais encore une fois Agathe était Ie prétexte, le coup qui ébranle plus loin l'édifice déjà lézardé. Je vais écrire sur les deux souffrances. Tu me répondras. SOUFFRANCE VOLONTAlRE : ne serait-ce pas l'acceptation de la grande, de la vraie douleur physique (dont j'ai horreur et que je ne recherche pas) ? Par exemple, une douleur fulgurante dans un membre. Aussitôt secours de l'analgésique. Si on décide de souffrir sans Ie recours d'aucune drogue, si on accepte ce supplice qui n'a rien d'une masturbation, si on décide de s'élever autour de ce bouillonnement, de se détendre, de se calmer, est-ce cela, " souffrance volontaire" ? Je reconnais que je ne recherche jamais ce genre de souffrance et que, lorsqu'elle arrive, j'essaie d'en tirer parti. D'ailleurs, quand je suis en proie à ces fortes douleurs corporelles, je suis mieux. Mes amis (je me reporte au passé et à ce que j'ai entendu) me trouvent plus ouvert, plus compréhensif, plus détendu& Je devrais faire très attention maintenant et il faudra que tu m'aides, ou plutôt que vous m'aidiez car je ne veux jamais exclure Boussik de notre amitié. J'ai reçu d'elle une lettre si gentille, si voletante et fraîche que je me suis mis à japper de rire, tout seul, comme Hitler quand il se couche après une bonne grosse blague&& En ce moment il pleut, et toute la campagne fume tant la chaleur est grande, la chaleur au ras du sol lutte avec l'eau qui tombe. Temps à pourrir le foin coupé. Ici je m'installe : les livres sont en ordre (presque) dans la bibliothèque, les parquets sont cirés. La porte-fenêtre est percée dans la chambre à coucher et l'escalier construit. L'on peut descendre dans le jardin ou fleurissent : deux lys, des campanules comme des tymballes. (&) Que d'énumérations ô mon pauvre grippe-papier. Mais je pense à toi dans la ville moite et traversée de relents urinaires et industrieux. Je veux que tu sentes que ma campagne existe, qu'elle est touffue et variée, et que je t'attends planté dans les paysages de mon seuil pour saluer ta venue. Quand comptes-tu venir ? Je pense à mon livre avec un débordement de force. J'y pense un peu comme si je l'aimais dans la chair et que je souhaitais sa présence, son plaisir, son grandissement dans l'un et l'autre. Maintenant c'est tout à fait " le sentiment de mon idée" qu'il est placé sur Ie bon chemin. Nous en parlerons. Maintenant je serai mieux à l'aise dans mes actes pour te recevoir. Je suis accablé de maniaqueries, surtout lorsque je suis chez moi, asservi par Ie désordre qui s'y trouve. Je me sentirai mieux dans une maison distribuée, parée et ordonnée selon mes gouts secrets, arrêtés& Sais-tu que j'ai terminé mon livre L'Apprentissage de la Ville ? tout à fait dernièrement ? J'ai sué, ressué et vraiment souffert l'agonie pour l'éclairer, Ie réaliser. Il a posé tous les points sur lesquels je veux peser. Il a défriché l'entrée des voies que je veux parcourir. C'est dur d'écrire un livre, tu sais. Surtout je l'ai voulu sincère. Pour la première fois - et pourtant j'étais sincère (enfin autant qu'un homme ordinaire peut l'être). J'ai découvert l'essence de la sincérité. Avec ce livre j'ai appris la vérité des vérités que vous m'avez fait entrevoir. Je te dois beaucoup Philippe. Comme je voudrais que tu Ie lises.& Daumal m'inquiète. Je serais prêt à payer beaucoup pour prolonger sa vie. (&) À bientôt Philippe. Ne m'écris pas car je te sais très occupé. Je suis encore dans les Égyptiens. J'ai un groupe solide à Marseille. J'ai du travail pour toi, je veux dire j'ai fait des choses en pensant que cela te serait utile. Quelle chance, quel bonheur de ne plus vivre comme une putain. J'ai dit Ie VRAI, j'ai FAIT LE VRAl, j'ai dit Ie Bon et je l'ai répété. Je suis en pleine Égypte de l'Ancien Empire. Je t'embrasse Philippe. Luc&
Phone number : 33 01 48 04 82 15
Beau tirage argentique d'époque représentant Luc Dietrich vers l'âge de six ans.
Un des 10 premiers exemplaires sur vergé d'Arches Paris, Denoël et Steele, 1935. 1 vol. (130 x 215 mm) de 282 p., [2] et 1 f. Broché, à toutes marges. Edition originale. Un des 10 premiers exemplaires sur vergé d'Arches (n° 5).
De son enfance malheureuse – ou plus exactement tragique – Luc Dietrich donna un récit d’une insigne beauté, qui fut en lice pour le prix Goncourt. Ce livre doit beaucoup à Lanza del Vasto, qui prit le jeune sous son aile en mars 1932. Il ne se quittèrent plus. Durant douze années, les deux hommes entretinrent une intense amitié littéraire et une correspondance suivie, concrétisée en 1942 par Dialogue de l’amitié, une magnifique conversation sur le style et l’époque qu’ils traversent. Bouleversé par la mort de René Daumal (le 21 mai 1944), Luc Dietrich décide de fuir Paris pour rejoindre sur le front un docteur de ses amis, Hubert Benoit. Pendant quinze jours, il réconforte et soigne les blessés : le débarquement approche. Le 10 juin 1944, pris dans un bombardement à Saint-Lô, il est touché au pied : une blessure légère, mais qui s’infecte. De santé fragile, Dietrich est gagné par l’hémiplégie, puis la gangrène. Il meurt le 12 août 1944, deux semaines avant la libération de Paris.
Paris Editions Braun & Cie 1936 1 vol. Broché plaquette in-8, brochée, couverture rempliée, 22 pp., portrait-frontispice et 96 numéros décrits. Edition originale de la préface et du texte de présentation par Luc Dietrich. Tirage limité à 600 exemplaires, celui-ci numéroté sur papier Ping Pong. En excellente condition.
Paris Denoël et Steele 1936 1 vol. relié in-4, cartonnage toilé beige de l'éditeur, étui, 90 p. Édition originale de ce recueil de 20 poèmes en prose sur la vie à la campagne et les animaux de la ferme, illustrée de 30 belles photographies en héliogravure par Luc Dietrich. Un des 112 exemplaires reliés en toile de lin et numérotés sur Hollande, seul grand papier. En bonne condition.
Paris Denoël et Steele 1936 1 vol. broché in-4, broché, couverture rempliée illustrée d'une vignette, non paginé (90 pp.). Édition originale de ce recueil de 20 poèmes en prose sur la vie à la campagne et les animaux de la ferme, illustrée de 30 belles photographies en héliogravure par Luc Dietrich. En bonne condition.
Textes et photographies de Luc Dietrich, 1 vol. in-8 br., Aux Editions Le Temps qu'il Fait, 1993
Bon état pour cette réédition de l'édition de 1936. On joint quelques coupures de presse '"Itinéraire d'un enfant paumé" retraçant la vie météorique de l'écrivain photographe Luc Dietrich, tué en 1944 lors du bombardement de Saint-Lô.
45 tirages argentiques d'époque, épreuves sur papier fort ou papier couché satiné (différents formats), dont certaines légendées et 15 signées au verso par Luc Dietrich à l'encre violette. Très bel ensemble.
Sans lieu., Sans nom [Jean Crès], 1931. In-8, br., 29 p., couv. rempliée.
Édition originale du premier livre de l'auteur, alors âgé de 18 ans. Le pseudonyme qu'il s'est choisi emprunte les initiales de son véritable patronyme : Raoul-Jacques Dietrich. Tirage unique à 100 exemplaires tous numérotés sur vélin alfa supérieur. Belle dédicace de l’auteur (signant de son pseudonyme) et datée de 1931.
Présentation de Luc Durtain. Sans lieu, n.e. [Jean Crès], 1931, in-8, br., 29 p., couv. rempliée. Edition originale du premier livre de l'auteur, alors agé de 18 ans. Le pseudonyme qu'il s'est choisi emprunte les initiales de son véritable patronyme : Raoul-Jacques Dietrich. Tirage unique à 100 ex. tous num. sur vélin alfa supérieur.
Phone number : 33 01 48 04 82 15
Numéro spécial 4-5 de la revue Fusée, dirigée par Christian Harrel-Courtès. Marseille, Robert-Laffont, août-septembre 1942, in-8, br., 232 pp. Ce numéro spécial consacré à la sincérité chez lécrivain tourne, suite à la publication de LApprentissage de la ville, à un numéro spécial consacré à la sincérité dans lSuvre de Luc Dietrich. Onze des trente-six textes du sommaire (soit plus dun tiers du volume) sont consacrés à lui : Lanza del Vasto, F. Lefèbvre, H. Bosco, G. Ribemont-Dessaignes, P., Eluard, J. Madaule, C. Harrel-Courtès, J. De Boschère et jen passe. On trouve aussi un important texte de Daumal également motivé par le livre de Dietrich, Lettre sur lart de mentir et aussi T. Aubrey, C. Mauron et Pierre Klossowski (sur Jouve), etc. Quelques annotations au crayon.
Phone number : 33 01 48 04 82 15
1936 Paris Denoël et Steele, 27 novembre 1936. 294x238mm, 96 pages non paginées, pleine toile de l’éditeur titré au dos et sur le plat, couverture et dos conservés.Edition originale composée de vingt textes, illustrés de trente photographies reproduites en héliogravure de Luc Dietrich.Écrivain, ami de René Daumal, disciple de Gurdjieff, Dietrich avait appris la photographies avec André Papillon.Il nous gratifie d’un livre atypique, étrange et sensible qui finit par un étonnant conte.Un des 112 exemplaire de tête (n°84) sur Hollande Van Gelder, seul grand papier. (104101)
Très bon
Phone number : +33 1 48 01 02 37
Denoël, 1955. In-12 br. Préface de Lanza Del Vasto. E.O. sur papier d'édition.
Denoël et Steele, 1936. In-4 br. Vingt textes illustrés de trente photographies de l'auteur. E.O. sur papier d'édition.
Vingt textes illustrés de 30 photographies de l'auteur. Paris, Denoël et Steele, 1936, in-4, broché, couverture rempliée ornée d'une photographie. Édition originale. Épatant envoi autographe signé à COLETTE : Pour Madame Colette qui connaît la terre cultivable, les vergers et les terres incultes Luc Dietrich.
Phone number : 33 01 48 04 82 15
Paris : Denoël, 1966. Un volume 14x22,2cm broché sous couverture illustrée à rabats, de 442 pages. Exemplaire en bon état.
Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
Paris, Les Francs-Bibliophiles, 1950. in-4 ; 206 pp-[5] ff, en feuilles, couverture imprimée et rempliée, chemise et emboïtage de l'éditeur.
36 eaux-fortes originales d'Auguste Gaudin, dont un frontispice, 6 hors-texte et 29 in-texte. Tirage unique à 160 exemplaires numérotés sur vélin de Lana. Exemplaire enrichi du menu illustré du dîner de la Société portant un envoi autographe signé de l'artiste, et sur une même épreuve le monotype et le contretype justifiés et signés par Auguste Gaudin, avec en plus une planche inutilisée prévue en cul-de-lampe page 58. Bel exemplaire nominatif imprimé pour Mme Colson-Blanche n° 125. Photos sur demande.
1993 Beau tirage argentique d'époque sur papier fort mat. Reproduit dans l'ouvrage "Emblèmes Végétaux" (Le Temps qu'il fait, 1993).
Paris Denoël 1951 1 vol. broché in-12, broché, non coupé, 283 pp., portrait-frontispice. Edition originale. Un des 50 exemplaires numérotés sur Chiffon d'Annonay.
2 pages in-4 à lencre noire, les chapîtres, en chiffres romains, sont dessinés à laquarelle violette. Lun des plus célèbre épisode du roman. Deux pages extraites dun manuscrit du second grand roman autobiographique de Dietrich, comportant des variantes par rapport au texte imprimé. Elles correspondent, dans la première partie du livre - La Main de sang - à la moitié du chapître IV à partir de : Le soleil reparaît, mais je grelotte de froid. Malgré tout le sang perdu je me sens liquide comme une barque percée qui fait eau... jusquà la fin du chapître VI : Des hommes venaient toujours les mêmes massommer de coups sur la tête, me percer du couteau ; à chaque battement de la pendule, replonger la lame pour la retirer avec lenteur. Je me soulevais vers le ciel jaune pour rendre ; la femme venait messuyer les lèvres, mais jy gardais une aigreur que la tisane nenlevait plus.
Phone number : 33 01 48 04 82 15
Paris Denoël 1942 Un volume in-12 demi basane fauve, dos lisse, filets dorés, titre doré, 378 pages. Légères épidermures, bon état néanmoins.
La librairie est ouverte du mardi au samedi de 9h30 à 12h30 et de 13h30 à 19h00. Commandes par courriel ou téléphone. Envoi rapide, emballage soigné.
1993 Paris, Collection Capitale, 1993, in 8° broché, 335 pages ; couverture illustrée.
...................... Photos sur demande ..........................
Phone number : 04 77 32 63 69