C'est l'ouvrage qui valut à Chateaubriand la perte de son poste de ministre, reliée avec ses célèbres Mémoires du Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1816. In-8 de vi pp., 304 pp. Pte déchirure p. 19 sans manque, mouillure pâle en haut de qq. ff. [Suivi de:] Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S.A.R. Monseigneur Charles-Ferdinand-D’Artois, fils de France, Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1820. (2) ff., ii pp., 1 portrait à pleine page, 299 pp. 3 ff. brunis. Maroquin vert, plats ornés d’un riche encadrement de double filet et roulettes dorés, dos lisse orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, gardes de tabis rose, tranches dorées. Reliure de l’époque. 205 x 125 mm.
I/ Édition originale de la plus grande rareté de ce pamphlet politique de Chateaubriand qui provoqua la colère de Louis XVIII et valut à son auteur d’être destitué de son poste ministériel. Le pamphlet fut interdit le 18 septembre 1816, les exemplaires saisis et détruits. Elle est si rare qu’elle a échappé à Vicaire et à Carteret. Avec le feuillet de titre imprimé contenant la mention «Ministre d’Etat» qui sera supprimée par la suite. « Toutes les éditions, tous les tirages de ce pamphlet exécutés chez Le Normant portent uniformément le titre ci-dessus. Elles sont toutes considérées comme éditions originales; elles furent saisies par ordre de Décazes.» (Talvart, III, 10) «Œuvre politique de François-René de Chateaubriand (1768-1848), parue en 1816 et immédiatement interdite par la police des Bourbons. L’auteur qui avait montré, notamment dans son écrit ‘De Buonaparte et des Bourbons’, son attachement à la cause des souverains ‘légitimes’ de la France, ne pouvait pas, - après les déceptions apportées par la Restauration et spécialement par la politique réactionnaire des ultra-royalistes – ne pas montrer son esprit de rébellion, en se faisant le défenseur de nouvelles idées sociales; certes, il le fit d’une manière toute personnelle, se laissant emporter par l’impétuosité de sa vision fortement égocentriste des choses. Dans ce libelle, il défend la Charte constitutionnelle, grâce à laquelle les libéraux de France avaient accueilli le retour de Louis XVIII et le début de son gouvernement. Un retour à l’ancien régime n’était plus possible. Comme ministre, l’auteur veut, dans cette publication, dire ‘la vérité au roi’; car le Conseil dont il fait partie ne se réunit malheureusement point dans le but de permettre à ses membres de faire valoir leur opinion personnelle sur les questions les plus importantes de la nation. C’est précisément parce qu’il entend défendre la légitimité, qu’il se sent le devoir d’affirmer une fois de plus la nécessité où est la monarchie d’être constitutionnelle (retour des partis, liberté de presse et autres prérogatives parlementaires). Les maux du despotisme seraient en fait pires que ceux d’un libéralisme qui, guidé sainement – à la façon anglaise, - apporterait une nouvelle gloire au roi et au pays. L’ouvrage, publié quelques jours après la dissolution de la fameuse ‘Chambre introuvable’, souleva l’indignation de Louis XVIII qui, sous l’influence de ses partisans ultra, destitua tout simplement l’auteur de son poste ministériel». (Dictionnaire des Œuvres, IV, 603). Trois mois après la publication de De Buonaparte et des Bourbons, en juillet 1814, ses relations dans la haute aristocratie et l’amitié de Madame de Duras lui avaient valu d’être nommé ambassadeur en Suède, poste qu’il ne rejoignit jamais mais dont il perçut le traitement. En avril 1815, le Roi lui permit de le suivre à Gand et l’admit au conseil « pour parler de l’intérieur». Au retour de Gand, après les Cent Jours, il devint ministre d’État, fonction honorifique mais bien rémunérée qui avait été reprise de la pratique de l’Ancien régime, et il fit partie de la première fournée de la Chambre des pairs. Mais Chateaubriand, qui sous la première Restauration avait été proche du centre et avait défendu la Charte avec éloquence et habileté dans ses Réflexions politiques d’octobre 1814, ce qui lui avait attiré la bienveillance de Louis XVIII, se rapprocha alors de la droite ultra qui venait de gagner les élections à la Chambre des députés. Il devint l’un des principaux porte-parole de ce parti à la Chambre des pairs. Il avait été révolté par l’entrée de Fouché dans le ministère et considérait que les Cent Jours avaient montré qu’il était devenu nécessaire de refonder la société française sur des bases traditionnelles. Le Roi ayant décidé de maintenir un gouvernement du centre pour des raisons tant de politique étrangère que de politique intérieure, Chateaubriand se trouva assez vite rejeté dans l’opposition au ministère et, de façon sourde, au souverain. La rupture intervint en septembre 1816, lorsqu’il publia La monarchie selon la Charte où, malgré le conseil que lui avait fait passer Louis XVIII, il critiquait le ministère Richelieu-Decazes, trop complaisant selon lui pour les « intérêts révolutionnaires», et la décision de dissoudre la Chambre introuvable. En représailles, il fut destitué de son titre de ministre d’État, ce qui l’obligea à vendre sa chère Vallée-aux-Loups. L’ouvrage est une machine de guerre dressée contre Decazes et sa politique. L’auteur dénonce la censure de la presse tout en s’attaquant au Ministère de la police générale. L’ouvrage critique sévèrement les trois Ministères de la Restauration. L’ouvrage connaitra un succès foudroyant et provoquera la colère de Louis XVIII et de Decazes qui l’interdira et fera détruire les exemplaires saisis. Chateaubriand sera rayé de la liste des ministres d’Etat et perdra ses honoraires. Les Mémoires d’Outre-tombe comportent la lettre adressée au comte Decazes par Chateaubriand le 18 septembre 1816 lorsque ce dernier apprend que son ouvrage De la Monarchie selon la Charte a été saisisur son ordre. En voici un extrait : «Monsieur le comte, J’ai été chez vous pour vous témoigner ma surprise. J’ai trouvé à midi chez M. Le Normant, mon libraire, des hommes qui m’ont dit être envoyés par vous pour saisir mon ouvrage intitulé: De la Monarchie selon la Charte. Ne voyant pas d’ordre écrit, j’ai déclaré que je ne souffrirais pas l’enlèvement de ma propriété, à moins que des gens d’armes ne la saisissent de force. Des gens d’armes sont arrivés, et j’ai ordonné à mon libraire de laisser enlever l’ouvrage. Cet acte de déférence à l’autorité, Monsieur le comte, n’a pas pu me laisser oublier ce que je devais à ma dignité de pair. Si j’avais pu n’apercevoir que mon intérêt personnel, je n’aurais fait aucune démarche; mais les droits de la pensée étant compromis, j’ai dû protester, et j’ai l’honneur de vous adresser copie de ma protestation. Je réclame, à titre de justice, mon ouvrage; et ma franchise doit ajouter que, si je ne l’obtiens pas, j’emploierai tous les moyens que les lois politiques et civiles mettent en mon pouvoir. J’ai l’honneur d’être, etc. Vte de Chateaubriand.» II/ Édition originale de ces célèbres et vibrants mémoires commandés par la famille royale à Chateaubriand en hommage au duc de Berry. Talvart, III, 19; manque à Carteret et à Vicaire. Cette biographie du duc de Berry, fils de Charles X, parut l'année de son assassinat par Louvel à la sortie de l’Opéra, rue de Richelieu, le 13 février 1820. Père de deux petites filles anglaises par un premier mariage, il les présenta à son épouse, la duchesse de Berry, sur son lit de mort. Composés « sur les documents originaux les plus précieux » (Avertissement), ces Mémoires renferment des lettres de Louis XVIII, de Charles X, du duc d’Angoulême, du duc de Berry, du prince de Condé, et un fragment de journal inédit. L’ouvrage reçut une récompense inestimable. La duchesse de Berry voulut en effet que les Mémoires fussent ensevelis avec le cœur de la victime de Louvel. Précieux exemplaire conservé dans une élégante reliure en maroquin vert finement orné de l’époque.
François René de CHATEAUBRIAND - (au comte de MARCELLUS) - Gustave STAAL
Reference : 91066
(1849)
Eugène Victor Penaud frères | Paris 1849-1850 ; 14 avril 1839 (lettre manuscrite) | 13.7 x 21.2 cm | 12 volumes reliés et une lettre signée
Édition originale rare et recherchée, exemplaire de première émission, exceptionnellement enrichie des illustrations de la première édition illustrée, publiée dans l'année de l'édition originale, comprenant 34 planches hors texte dessinées par Demoraine, Gagnier, Staal et gravées par F. Delannoy représentent "Chateaubriand et la Duchesse de Berry à Ferrare", "l'atelier de Canova à Rome", les portraits de Louis-Philippe, Madame de Staël ou encore Madame Récamier notamment. Lettre de Chateaubriand montée en tête du premier volume. Notre exemplaire est bien complet de la liste des souscripteurs et de lavertissement qui furent supprimés lorsque le solde de cette édition passa aux mains dun autre éditeur: Dion-Lambert et comprend bien la faute de pagination au tome 2: page 164 au lieu de 364. L'ensemble est enrichi d une exceptionnelle, prophétique et macabre lettre de François-René de Chateaubriand. Signée de la main chancelante de lauteur, cette lettre vraisemblablement inédite a été rédigée par son secrétaire: "Vous connaissez la main de [Hyacinthe] Pilorge que jemploye pour remplacer la mienne souffrante de la goutte"explique lauteur en guise dintroduction à la lettre. Reliures en demi chagrin vert sombre, dos lisses ornés de filets dorés et doubles caissons dorés, plats de cartonnage noir, très légers frottements sans aucune gravité sur certains plats, contreplats et gardes de papier à la cuve, reliures de lépoque. Rousseurs éparses. * "Vous connaissez la main de Pilorge que jemploye pour remplacer la mienne souffrante de la goutte. Je vais lire avec un plaisir extrême vos souvenirs [] mais moi je suis mort, absolument mort et sil me fallait écrire un mot dans un journal, jaimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. Jen ai fini avec la vie; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile [] Soyez bien sûr que personne ne prendra un intérêt plus réel et une part plus vive que moi à vos succès. Tout à vous du fond de ma tombe Chateaubriand le 14 avril 1839" Cette missive fut dictée par lécrivain à son secrétaire, qui apporta une aide précieuse à lélaboration même des Mémoires: "Demeuré au service de Chateaubriand pendant vingt-cinq ans, Hyacinthe Pilorge fut le principal artisan de la transcription des Mémoires doutre-tombe. Il avait pour mission de "mettre au propre"au fur et à mesure tout ce quécrivait ou dictait son patron. Cest à partir de sa copie que Chateaubriand pouvait ensuite se relire, puis se corriger; et lorsque la nouvelle page se recouvrait à son tour de trop nombreuses ratures, Pilorge procédait à une nouvelle mise au net. Cest lui qui exécuta en 1840 la première copie intégrale des Mémoires doutre-tombe. Ce manuscrit représenta longtemps le texte de référence. Cest alors un ensemble de plus de quatre mille pages, regroupées par livres dans des chemises de carton, et où chaque feuillet pouvait être corrigé, déplacé ou remplacé à volonté. Ce travail achevé (en 1841), le mémorialiste laissa "reposer son uvre pour quelque temps. Mais grâce à la souplesse de ce montage, les Mémoires doutre-tombe ont encore la vocation de rester une uvre ouverte, une sorte de work in progress."(BnF) Le destinataire de la lettre est lauteur de "Souvenirs"que Chateaubriand refuse ici de promouvoir. Lécrivain parle déjà depuis la tombe, presque dix ans avant sa fin: "mais moi je suis mort, absolument mort et sil me fallait écrire un mot dans un journal, jaimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. Jen ai fini avec la vie; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile". Ces magistrales lignes sont empreintes dun humour souvent rencontré dans les pages des Mémoires, quAndré Lebois appellera "lexpression sarcastique de la dérision que répand sur nos actes la certitude de la mort [] Lhumour est une armure, lultime recours qui demeure aux sensibles, aux plus vulnérables, contre le mal de vivre. René en usa comme il faisait de tout: superbe
L’exemplaire de l’abbé Aubenas, intéressante provenance pour le chef-d’œuvre de l’auteur du « Génie du christianisme ». Bruxelles, Meline, Cans et Compagnie, 1848-1850. 6 tomes en 12 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 140 pp. ; II/ pp. 141-356 ; III/ (2) ff., 180 pp. ; IV/ pp.181-374 ; V/ (2) ff., 232 pp. ; VI/ pp.233-471 ; VII/ (2) ff., 228 pp. ; VIII/ pp. 229-490 ; IX/ (2) ff., 180 pp. ; X/ pp.181-483 ; XI/ (2) ff., 212 pp. ; XII/ pp.213-516. Brochures d’origine, chemises et étuis. Brochures de l’époque. 191 x 120 mm.
Rarissime pré-originale de « l’un des textes les plus importants de la littérature du XIXème siècle. » (Clouzot). Elle est la seule édition complète dont le texte du premier volume a été publié avant l’édition de Paris. Paul Van der Perre, Les préfaçons des Mémoires d’Outre-Tombe, Bulletin du bibliophile, 1931. « Édition recherchée dont les premiers volumes ont paru avant l’édition française ». Clouzot, 66 ; En Français dans le texte, 268. Cette préfaçon est si rare que dans un article qu’il fit paraître dans le Bulletin du bibliophile de 1931, Paul van der Perre dit avoir cherché vainement cette édition sans avoir jamais pu la trouver. Chef-d’œuvre autobiographique de Chateaubriand destiné par l’auteur à n’être publié qu’après sa mort, les Mémoires d'outre-tombe, commenceront à paraître en feuilleton, trois mois après le décès de Chateaubriand, survenu en juillet 1848. « Ces Mémoires ont été l'objet de ma prédilection. Saint Bonaventure obtint du ciel la permission de continuer les siens après sa mort : je n'espère pas une telle faveur mais je désirerais ressusciter à l'heure des fantômes pour corriger au moins les épreuves... ». En juillet 1817, dans le parc du château de Montboissier, le chant d'un oiseau réveille en lui des souvenirs de jeunesse : « Je fus tiré de mes réflexions par le gazouillement d'une grive perchée sur la plus haute branche d'un bouleau. A l'instant, ce son magique fit reparaître à mes yeux le domaine paternel; transporté subitement dans le passé, je revis ces campagnes où j'entendis si souvent siffler la grive... ». « L’Œuvre et la personnalité de Chateaubriand (1768-1848) dominent tout le XIXe siècle littéraire. Il était né, dit Barbey d’Aurevilly, comme Napoléon, avec une étoile sur la tête, et quand celle de l’empereur pâlit et s’éclipsa, la sienne resta lumineuse. Chateaubriand eut l’admiration, l’influence, les yeux du monde fixés sur lui et une minute dans le gouvernement de son pays. Et, chose prodigieuse, il resta poétique. Une nouvelle manière de sentir et de penser, de s’exprimer et de comprendre date de Chateaubriand. Il ouvrit l’ère du Romantisme. » (Talvart). Œuvre unique au style d’une extraordinaire variété écrite en plein romantisme, Les Mémoires sont façonnés de cette alchimie subtile mêlant le réel à l'imaginaire, l'investigation psychologique aux admirables portraits et aux descriptions de paysages qui sont parmi les plus belles de toute notre littérature. Séduisant exemplaire de cette très rare pré-originale du chef-d’œuvre de Chateaubriand conservé dans ses brochures d’origine. Provenance : Bibliothèque de l’abbé Aubenas, avec ex-libris manuscrit sur les couvertures de chaque volume. Ad. Aubenas était le neveu de l’abbé Bonnefoi qui publia en 1784 « De l’état religieux, son esprit, son établissement et ses progrès ». « Il y traite avec profondeur et courage diverses questions que l’opinion publique à la veille de la révolution de 1789 devaient ne pas accepter avec faveur et qui, peut-être, comme le dit Ad. Aubenas, son neveu, ont fait naître chez M. de Chateaubriand l’idée de son génie du christianisme » (C. F. H. Barjavel, Dictionnaire historique, biographique et bibliographique, I, p.17).
François-René de CHATEAUBRIAND, Joseph FIÉVÉE, Marie-Barthélémy DE CASTELBAJAC, le comte O’MAHONY, le vicomte DE BONALD, l’Abbé DE LAMENAIS, VILLÈLE, Charles-Marie D’IRUMBERRY DE SALABERRY, etc.
Reference : LCS-18520
Le Conservateur a cessé de paraître en 1820, afin de protester contre le projet de loi sur le rétablissement de la censure. Paris, Au bureau du Conservateur, chez le Normant Fils (Rue de Seine), 1818-1820. 6 volumes in-8 de 632, 656 (erreur de pagination entre 93 et 113 - sans manque - conforme aux autres exemplaires), 624, 640, 632 et 640 pages (déchirure en marge de la p. 31 sans manque de texte). Pleine basane racinée, dos lisses finement ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, haut des charnières et deux coiffes frottées. Reliure de l’époque. 200 x 123 mm.
Rare tirage unique et complet de ce périodique «ultra-royaliste» dont Chateaubriand fut le chef de file. Face au succès du journal libéral La Minerve, le parti royaliste ne voulait pas rester désarmé et ses membres décidèrent donc de la création d’un journal qu’ils nommèrent Le Conservateur. Ensemble bien complet de tout ce qui a paru de ce périodique ultra-royaliste dirigé par Chateaubriand et quelques amis liés à la cause monarchique. Soit au total 78 livraisons imprimées d'octobre 1818 à mars 1820. La devise de ce journal est imprimée en exergue de chaque page de titre : "Le Roi, la Charte et les Honnêtes Gens". Cet organe réunit d'octobre 1818 à mars 1820 les meilleures plumes du parti des ultras : le cardinal de la Luzerne, l'abbe de Lamennais, le duc de Fitz-James, le marquis d'Herbouville, le comte de Salaberry, les vicomtes de Bonald et de Castelbajac, Genoude, Berryer fils, etc., Les auteurs dénonçaient principalement la politique du gouvernement d'Armand Emmanuel du Plessis de Richelieu puis celle d'Elie Decazes, accusés de défendre des intérêts révolutionnaires mettant en péril la Charte de 1814. Dans ses Mémoires d'Outre-tombe, Chateaubriand estime que la «révolution opérée par ce journal fut inouïe : en France, il changea la majorité dans les Chambres ; à l'étranger il transforma l'esprit des cabinets». Il rencontra à la fois un vif succès de presse mais aussi d’opinion puisqu’il eut un impact notable sur le public. Le journal fut tiré à trois mille exemplaires lors des premières livraisons, puis il oscilla entre sept mille et huit mille cinq cents à partir de novembre 1818. Il cessa de paraître, lorsque la censure fut rétablie en février 1820 à la suite de l'assassinat du duc de Berry. Cette résolution fut annoncée aux souscripteurs par une lettre de Chateaubriand achevant la 78e et dernière livraison. «En résumé, c'est dans ce recueil justement célèbre, foyer ouvert à tous les regrets, à tous les ressentiments à toutes les exagérations des ultras, qu'il faut surtout chercher la politique royaliste pendant les dix-huit mois qu'il vécut. À sa dissolution, quelques-uns de ses rédacteurs, en tête desquels était Lamennais, fondèrent Le Défenseur, journal religieux, politique et littéraire. 1er mars 1820-11 oct. 1821. 6 vol. in-8°. Cette nouvelle feuille devint le champion ardent, passionné et pour ainsi dire officiel de la philosophie de Lamennais. Il y eut pour collaborateurs MM. de Bonald, Saint-Victor, Genoude, le cardinal de la Luzerne, Lamartine, etc.» (Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française etc., pp. 338-340). «Quant à nous, nous ne craignons rien. Nos principes sont ceux de la religion, de l'ordre et de la justice : tôt ou tard nous triompherons avec ces principes. La vérité renversera toujours l'édifice de l'erreur et du mensonge. Partout où le paganisme avait placé ses faux dieux, le ciel envoya un destructeur ; chaque temple païen vit un Barbare armé à ses portes. La Providence n'arrêta la torche et le levier que quand la race infidèle fut changée : alors une croix s'éleva sur les monuments, et tout fut dit.» (Chateaubriand, extrait du Conservateur). Exemplaire de qualité en reliure de l’époque.
Ladvocat | Paris 1826-1831 & 1824 & 1838 | 13 x 21.50 cm | 36 volumes reliés
Première édition collective, en partie originale, de loin la plus importante et la plus recherchée (cf Clouzot), Chateaubriand ayant remanié et revu une grande partie de ses uvres. Dans cet ensemble apparaissent également en édition originale plusieurs textes dont Les Natchez, Le Dernier Abencérage, Le Voyage en Amérique, Moïse (placé en fin du XXIIè volume et qui fait souvent défaut). Chaque volume est illustré d'un frontispice de Charles Thompson. Reliures en demi chagrin bleu marine, dos à cinq nerfs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve. Quelques rousseurs. Il est joint à ces uvres complètes, en reliures uniformes, un volume intitulé uvres diverses (volume relié dans lequel ont été regroupés plusieurs brochures politiques en édition originale), Le Congrès de Vérone (2 volumes parus chez Delloye en 1838), Essai sur la littérature anglaise et Paradis perdu, de Milton, tous les deux parus chez Gosselin en 1839). Dans le volume intitulé uvres diverses, précieux envoi autographe signé de François-René de Chateaubriand à monsieur (Henri) Bayart sur la page de faux-titre de «La nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille». Cet envoi datant des dernières années de l'écrivain est adressé à Henri Bayart (1825-1892), filleul de la duchesse de Berry et frère de Sophie-Josèphe Bayart, une amie intime de François-René et de son épouse. Les Chateaubriand et la famille Bayart nouèrent des liens d'amitié et d'affaires au moment des Cent-Jours et restèrent proches jusqu'à la fin de leur vie. Ces légitimistes voués corps et âme à la cause bourbonnienne tentèrent d'ailleurs l'impossible pour faire nommer l'écrivain gouverneur du jeune comte de Chambord, prétendant au trône de France. Lorsqu'il rédige cet envoi, probablement vers 1843, Chateaubriand est au crépuscule de sa vie politique et d'écrivain ; proches du comte de Chambord alors en exil en Angleterre, les Bayart tentent à nouveau d'intercéder en faveur de Chateaubriand et envoient sans succès Henri Bayart prier le dernier descendant des Bourbons de convier le vieil écrivain à sa suite. Rare et bel ensemble établi en reliure uniforme, comportant de nombreuses éditions originales et enrichi d'un précieux envoi autographe. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
s. l. s. d. [vers le 25 septembre 1812] | 15.50 x 19.50 cm | une page sur un double feuillet
Billet autographe de François René de Chateaubriand, 12 lignes à l'encre noire sur un double feuillet , adressé à madame Amédée de Duras se réjouissant de sa meilleure santé. Une déchirure avec manque inhérente au fait que le cachet a été rompu pour faciliter la lecture du billet. "Mde de CH[ateaubriand]. me dit de vous répondre: si je meurs, madame, ce sera à vos pieds le matin. Non pas à midi, mais à trois heures et demie. Je me porte à merveille chez ma soeur. Que cela ne soit pas vous, mais mde de Lévis qui m'ait vu perdre ma longue barbe er mon mouchoir turc. Ne venez pas, vous ne devriez pas venir. Mde de Ch[ateaubriand] est inconsolable... " * Chateaubriand écrit à Claire de Duras, l'une des femmes les plus importantes de sa vie, fille unique du Girondin comte de Kersaint et cousine par alliance de Natalie de Noailles, maîtresse de l'écrivain. Confidente et bientôt rivale du grand amour de Chateaubriand, Madame Récamier, elle fut la figure de proue de sa cohorte d'admiratrices et tomba sous son charme dès leur première rencontre au château de Méréville en avril 1808. La duchesse à la beauté ingrate fut vite éconduite par l'écrivain qui était encore sous l'emprise de Madame de Noailles. Elle conclut néanmoins avec lui un accord amical et fut des années durant une sur attentive, une amie prévenante et la première lectrice de nombre de ses uvres, notamment Le Dernier Abencérage, inspiré de ses amours avec la comtesse de Noailles. De son côté, la duchesse s'arrangea tant bien que mal de cette amitié platonique malgré sa passion dévorante pour Chateaubriand, qui fut l'objet de son roman à succès Ourika, contant l'amour tragique et impossible d'une jeune Africaine pour un Français. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
chez Ladvocat | à Paris 1826 -1831 | 12.50 x 21 cm, longueur totale de la série 89 cm | 32 volumes
Première édition collective des uvres de François-René de Chateaubriand, chaque volume étant orné d'un frontispice gravé par Charles Thompson et représentant une jeune femme assise sur une pierre gravée "Chateaubriand, uvres complètes" et contemplant l'horizon. L'auteur a contribué largement à la publication de cette édition par l'organisation de l'ensemble et par l'écriture de nouvelles préfaces pour tous les textes. Ainsi qu'il l'écrit lui-même ces préfaces sont davantage des morceaux d'autobiographie que des préfaces. Reliure en demi veau brun Restauration strictement d'époque. Dos à nerfs orné de 2 fers à froid, de roulettes en queue et tête et sur les nerfs. Pièces de titre et de tomaison de veau brun. Manque en queue du tome 4. Tome 5 bis, manques aux mors en tête, épidermure en queue. Tome 5 ter, mors supérieur fendu en tête, accident en tête avec manques, coiffe de queue élimée. Epidermures en queues des tomes 9 et 10. Tome 11, épidermure en queue avec petit manque. Tomes 18 et 19, épidermures en queue. Tomes 23, 24, 27 et 28, épidermures en queue. Tête du tome 28 frottée. Supplément au tome 22 frotté. Hormis quelques rares piqûres, ensemble superbement frais sur un beau papier vergé (mais souvent rousseurs sur les gardes). Belle série comportant de minimes défauts de cette importante première édition collective des oeuvres de Chateaubriand. L'ensemble se décompose comme suit : -Essai sur les révolutions, en 2 volumes. T1 et 2. 1826. -Mélanges historiques, en 1 volume. T 3. 1827. -Etudes historiques, en 4 volumes. T 5, 5 bis, 5 ter. 1831. -Voyages en Amérique, en 2 volumes. T 6 et 7. (avec seconde tomaison 1 et 2). 1827. -Itinéraire, en 3 volumes. T 8, 9 et 10 (avec seconde tomaison 1 à 3). 1826. Erreur du relieur dans le tome 2, la seconde partie commence à la p. 17, et le début de cette seconde partie se trouve relié plus loin, à la fin de cette partie. -Génie du christianisme, en 5 volumes (seconde tomaison de 1 à 5). 1826 - 1827. -Atala, René etLe dernier Abencerage, en 1 volume. 1826. -Les Martyrs, en 3 volumes (seconde tomaison de 1 à 3). 1826. -Les Natchez, en 2 volumes (il s'agit de la première édition de cette oeuvre de jeunesse de Chateaubriand). 1826. -Mélanges littéraires, en 1 volume. 1826. -Mélanges et poésies, en 1 volume. 1828. -Discours et opinions, en 1 volume. 1826. -Mélanges politiques, en 2 volumes (seconde tomaison 1 à 2). 1826 et 1828. -Polémique, en 1 volume. 1827. -De la liberté de la presse, en 1 volume. 1828. -Table, en 1 volume. 1831. (non coupé) - Appendice au 22e volume, sans tomaison. Moïse. 1831. Entre les premières libraisons par souscriptions et les dernières, il s'écoula un an, et suivant la date où fut faite la commande des oeuvres il pouvait s'écouler davantage, il va donc presque de soi que les volumes ne portent pas toujours les mêmes dates, l'éditeur puisant dans ses stocks et réimprimant pour honorer les commandes, ainsi les dates s'étendent t-elles de 1826 à 1831. Pour exemple, les deux tomes constituant les Mélanges littéraires sont pour le premier de 1826 et pour le second de 1828... Ex-libris aux armes du XIXe d'un baron., 2 lévriers flanquant l'écu - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris 14 mars 1827 | 16.20 x 19.30 cm | trois pages et demi sur un bifeuillet
Lettre autographe signée de François-René de Chateaubriand, datée de sa main du 14 mars 1827, 3 pages et demi à l'encre noire sur un bifeuillet, adressée à Michel-Augustin Varcollier. L'écrivain s'adresse ici au mari de sa filleule, Atala Stamaty-Varcollier, la première à porter le prénom de l'héroïne du roman qui le propulsa sur la scène littéraire en 1801.Chef de la Division des Beaux-Arts de la Préfecture de la Seine, Michel-Augustin Varcollier sert d'intermédiaire pour Chateaubriand dans l'entreprise d'aménagement des abords del'Infirmerie Marie-Thérèse, grand projet de sa femme Céleste,qui se donne pour mission d'accueillir les prêtres âgés et les nobles devenues veuves à la suite de la Révolution française. "Voilà, Monsieur, un billet de Madame de Chateaubriand pour M. de Chabrol c'est pour l'inviter à se trouver au conseil de Marie-Thérèse qui aura lieu mercredi prochain 21 du courant à 2 heures. M. de Chabrol avait eu la bonté de proposer vendredi de cette semaine mais il a été impossible de réunir MM. les Conseillers. pour ce jour-là. Ayez, Monsieur, la bonté d'expliquer cela à Monsieur de Chabrol. [...] J'ai obtenu, Monsieur, que le préfet de Police la permissionde placer des palissades le long de murs mitoyens. Maintenant il me faut une permission de M. le Préfet de Paris pour planter dans l'enceinte de ces palissades. Je vais faire comme si je l'avais déjà, car le temps de planter est venu. Je ne doute point de la continuation de l'obligeance de M. le Préfet. Il y a encore, pour achever les travaux de la treillesur mon petit boulevart [sic] à donner deux couchesde peinture auxbarrières. Je me recommande à M. de Fresnes pour l'achèvement de ce grand ouvrage. Je dois le remercier ainsi que vous, Monsieur, de toutes les bontés qu'on a bien voulu avoir pour moi." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Paris 22 juin 1827 | 15.30 x 19.60 cm | un feuillet
Lettre autographe signée de François René de Chateaubriand adressée à M. Beaudesson, notaire à Paris, datée par l'auteur du 22 juin 1827. Deux pages à l'encre noire sur un feuillet. Signature manuscrite du destinataire de la lettre en partie inférieure de la seconde page. Discret plis transversaux. Missive partiellement publiée dans la Revue d'histoire littéraire de la France, Volume31, 1924, p. 347. Chateaubriand répond à un scrupuleux lecteur qui lui avait signalé des erreurs dans les citations de textes qui composent son Génie du Christianisme. "Je me suis fait Monsieur, une loi de ne rien changer au texte de mes anciens ouvrages, afin que ceux qui les ont achetés autrefois ne soient pas obligés de les racheter aujourd'hui. De là il est arrivé, que j'ai laissé aux différentes personnes chargées de revoir les différents textes le soin de corriger les fautes d'impression. Et mes devoirs à remplir à la chambre des pairs m'ont encore empêché ces derniers temps, de surveiller les épreuves. Je vous remercie Monsieur, de votre intérêt : j'avertirai M. Ladvocat, et s'il le faut, des cartons seront faits et envoyés aux souscripteurs. J'ai l'honneur d'être, Monsieur, avec toute la reconnaissance possible, et la considération la plus distinguée Votre très humble et très obéissant serviteur Chateaubriand" - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Édition originale de ce « texte dont l’importance a fini par apparaître ». Paris chez Delloye et Leipzig chez Brockhaus et Avenarius, 1838. 2 volumes in-8 de : I/ (2) ff., III pp., 488 pp. ; II/ (2) ff., 476 pp., (2) ff. Qq. ff. brunis dans le tome 2. Demi-veau aubergine, dos lisses ornés, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 208 x 125 mm.
Édition originale de ce « texte dont l’importance a fini par apparaître ». Vicaire. Manuel de l’amateur, I, 289 ; Carteret, I, 163 ; Sabin 12252. « Texte dont l’importance a fini par apparaître, c'est en effet une partie, et non négligeable, des ‘Mémoires d'Outre-tombe’ ». (Clouzot, p. 66) Châteaubriand le publia en 1838 pour justifier devant l’opinion publique son activité de ministre des Affaires étrangères. On y retrouve le style éblouissant de l’écrivain, la verve du polémiste, l’imagination du poète. L’ouvrage contient de nombreux passages des Mémoires d’Outre-tombe, Chateaubriand ayant hésité longtemps à réintégrer ce texte dans son œuvre majeure. « This book is by no means void of interest; it is really written with great cleverness; and although somewhat affected, and very much filled with egotism, as all such works must indeed be from their very nature, yet it is lively, and full of original pieces, in support of the author’s statements respecting the important transactions in which he was engaged. Of the three parts into which it is divided, -the Congress of Verona, the Spanish War, and the Spanish Colonies, - the two first are by far the most interesting; and it is to the matters relating to them that we shall feel it necessary to direct the reader’s attention”. (The Edinburgh Review: Or Critical Journal, vol. 67, p. 587). « Ce que l’ambassadeur révèle du congrès de Vérone, des vœux, des incertitudes et des craintes de tant de ministres et de tant de rois ; les confidences qu’il a cru pouvoir faire au public en avancement d’hoirie sur l’histoire, tant de tableaux si grands par les illustres acteurs qu’il met en scène, si chétifs et si petits par leurs passions, tout cela est fait pour inspirer à la France une sorte d’immense orgueil d’elle-même. Ce livre aura pour effet de révéler au dernier des cabinets de lecture ce que les hommes politiques savaient seuls, l’universelle terreur qui s’attachait aux moindres mouvements de la France, alors qu’elle respirait pour la première fois, à peine dégagée de l’étreinte d’airain des deux invasions ». (Revue des deux mondes, 1838, II, p. 478) « On sait qu’à Vérone, en 1823, le Congrès des souverains d’Europe souleva un problème voisin de celui du Congrès de Vienne et de la Sainte-Alliance ; comment empêcher la propagation et le triomphe des idées de liberté d’indépendance nationale. Il s’agissait en particulier d’intervenir en Espagne pour rétablir sur le trône le roi Ferdinand VII. L’éclat de cette œuvre, des raisonnements et des péroraisons qu’elle contient, est soutenu par une langue chaude et colorée, où la raison d’État se fond avec les considérations personnelles. » (Laffont-Bompiani). Exemplaire bien complet de la liste des souscripteurs à la fin du second volume. Bel exemplaire conservé dans son élégante reliure de l’époque.
27 volumes, formats et éditions diverses, constituant 26 titres différents (biographiques ou critiques) sur CHATEAUBRIAND. 1. CHATEAUBRIAND par A. Bardoux. 2. CHATEAUBRIAND par Georges Painter. 3. Catalogue exposition du centenaire CHATEAUBRIAND 1948 à Paris. 4. CHATEAUBRIAND AU PAYS DE SES ANCETRES. Catalogue d'exposition 1968-1969. 5. MADAME DE CHATEAUBRIAND Catalogue d'exposition 1990. 6. LA MAISON DE CHATEAUBRIAND Catalogue d'exposition. 7. SUR LES PAS DE CHATEAUBRIAND EN EXIL par P. Christophorov. 8. LA VIEILLESSE DE CHATEAUBRIAND par Durry. 9. CHATEAUBRIAND par Ed. Biré. 10. CHATEAUBRIAND 98 livre de l'exposition Bretagne. 11. Giraud. LA VIE ROMANESQUE DE CHATEAUBRIAND. 12. CHATEAUBRIAND OU L'OBSESSION DE LA PURETÉ. 13. LATREILLE: CHATEAUBRIAND Etudes biog. Et litt - Le Romantisme à Lyon. 14. LA CONVERSION DE CHATEAUBRIAND. 15. RENÉ DE CHATEAUBRIAND UN NOUVEAU ROMAN. 16. Vinet. CHATEAUBRIAND. 17. Lescure. CHATEAUBRIAND. 18. Maurois. CHATEAUBRIAND. 19. LES DERNIERES ANNES DE CHATEAUBRIAND par Ed. Biré. 20. Clément. CHATEAUBRIAND POLITIQUE. 21. Beau de Loménie. LA CARRIERE POLITIQUE DE CHATEAUBRIAND. 2 TOMES. 22. F. Sieburg. CHATEAUBRIAND (english) . 23. LE CHEVALIER DE CAUD, EPOUX DE LUCILE DE CHATEAUBRIAND. 24. L'AMBASSADE ROMAINE DE CHATEAUBRIAND. 25&26. (Articles sur CHATEAUBRIAND dans 1 volume par Ed. Biré. & dans 1 volume de Revue des sciences Humaines. Nombreux autres ouvrages disponibles de/sur Chateaubriand. Etat divers, de mauvais à bon, vendus en état d'usage.
1859-1862 À Paris, chez Furne et Cie, 1859-1862.
12 volumes in-8 (22,5 cm x 14,5 cm), demi-veau gris (reliure de l’époque), dos à nerfs orné de motifs dorés, pièce de titre brune, pièce de tomaison verte, [4]-683-1 bl ; [6]-xxxix-1 b.-.711-1 bl. ; xvi-600 ; [4]-lxxv-1 bl.-484 ; [4]-666 ; [4]-732 ; [4]-638 ; [4]-541-1 bl. ; [4]-588 ; [8]-513-1 bl ; [4]-714 ; [4]-634 pages (complet). Claires rousseurs. Bon état. Nouvelle édition illustrée de 12 frontispices ainsi que de 20 gravures hors-texte par Alfred Johannot. François-René, vicomte de Chateaubriand (1768-1848) écrivain, mémorialiste et homme politique français. Auteur majeur de la première moitié du 19e siècle, aujourd’hui surtout connu pour ses Mémoires d’outre-tombe, François-René de Chateaubriand a tour à tour été courtisan, voyageur, penseur, romancier, ministre, ambassadeur, journaliste, pamphlétaire et mémorialiste. À l’en croire, il aurait été non seulement témoin, mais surtout acteur central des grands événements de l’histoire de France, de la fin de l’Ancien Régime à la révolution de Juillet 1830. Un rôle sans doute quelque peu exagéré, pour celui qui reste avant tout dans les mémoires comme l’un des plus grand écrivain du romantisme français, dont le style souvent nostalgique et introspectif se double d’un regard affûté sur la société de son temps. Agréable exemplaire.
Edition originale des Martyrs, conservée dans son élégante reliure de l’époque Paris, 1809. Chateaubriand, F. A. de. Les Martyrs, ou le triomphe de la religion chrétienne. Paris, Le Normant, 1809. 2 volumes in-8 de: I/ xxiv pp., 414; II/ (2) ff., 403 pp, (1) f. d’errata, 10 pp. de catalogue. Reliés en demi-veau fauve de l’époque, dos lisses ornés de vasques à l’antique et de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, tranches mouchetées. Reliure de l’époque. 195 x 121 mm. Edition originale de ce chef-d’œuvre. Carteret, Le Trésor du bibliophile, I, p.162; Escoffier, Catalogue d’une bibliothèque représentant le mouvement romantique, p.48; Clouzot, Guide du bibliophile, p.63; Lhermitte, Recueil bibliographique des principales éditions originales de la littérature française, p.154; Vicaire, Manuel de l’amateur de livres du XIXe siècle, I, 184. «Ouvrage rare et recherché en reliure du temps.» (Carteret). « “Les Martyrs” furent attaqués dès leur parution pour des raisons politiques; la peinture de l’Empire romain parut être une critique du régime, d’où les réticences des critiques. Ceci ne devait pas empêcher Chateaubriand d’être élu l’année suivante à l’Académie française, où il ne prit d’ailleurs pas séance, n’ayant pas accepté les corrections qu’on lui demandait de faire à son discours de réception. Le succès de l’ouvrage auprès du public fut énorme: “Les Martyrs” furent non seulement appréciés de l’élite, mais ils devinrent un livre populaire et exercèrent une durable influence. Il fit mieux connaître l’Antiquité, encore ignorée du grand public, et suscita un renouveau d’intérêt pour la Grèce et pour Rome; surtout il eut le mérite d’attirer l’attention sur les premiers temps de l’histoire de France. En cela, il eut une influence décisive sur la renaissance des études historiques en France. Augustin Thierry affirma plus tard que c’est la lecture de l’évocation des Francs de Pharamond qui détermina sa vocation d’historien; et l’on peut dire, sans exagération, que l’école historique française du 19ème siècle est née pour ainsi dire de ce poème.» (Dictionnaire des Œuvres, IV, p.412). Le présent exemplaire est bien complet de l’errata et du catalogue à la fin du tome 2. Précieux exemplaire d’une grande fraicheur, conservé dans sa reliure de l’époque aux dos finement ornés.
1969 Paris, Bibliothèque Nationale, 1969, Petit in huit, xxviii-212 pp,planches en noir, broché, couverture illustrée d'un portrait de l'écrivain,très bon état,
Catalogue de l'exposition.
JOUBERT (Joseph), CHATEAUBRIAND (François-René, vicomte de) éditeur
Reference : 39086
In-8 (215 x 135 mm), demi-maroquin Lavallière, dos janséniste à 5 nerfs soulignés de filets à froid, titre doré, plats de papier marbré, tête dorée (rel. vers 1880), 394 pages, (1) feuillet blanc, faux-titre et titre compris. Paris, Imprimerie Le Normant, 1838.
Edition originale posthume, tirée à très petit nombre et non mise dans le commerce. Publiée, préfacée et diffusée par Chateaubriand à la demande de la veuve de l'auteur, elle réunit les réflexions consignées dans les carnets de Joseph Joubert demeuré inédit de son vivant. C'est ainsi que Chateaubriand fut le premier à le révéler au public, assurant par là même sa postérité. Plusieurs pensées de ce tirage ne furent pas reprises dans les éditions ultérieures (cf. Catalogue de l'exposition Joubert, Bibliothèque nationale de France, 1954).Proche de Diderot dans sa jeunesse, Joubert fréquenta son cercle et lui servit d'assistant lors de la rédaction de l'Encyclopédie. Il mourut le 4 mai 1824 ; dès le lendemain, Chateaubriand écrivait : "Je ne me consolerai jamais." Cette publication, conçue comme un hommage, contribua à inscrire Joubert dans la tradition des moralistes français et à assurer sa réception.Moraliste de la notation brève et fragmentaire, il fut ensuite lu et commenté par Cioran, Blanchot et Canetti, ce dernier le qualifiant de "plus délicat des moralistes français". Sur la réception moderne, voir également Thierry Clermont, préface aux Pensées, Paris, Rivages, 1994.(Clouzot, 161. Escoffier, 'Mouvement romantique', p. 294. Talvart et Place, X, 160-161.)Exemplaire offert par Chateaubriand à Edmond de Cazalès, portant la mention autographe: "Donné par M. de Chateaubriand", suivie de la signature "E. de Cazalès". Publiciste et critique catholique, Edmond de Cazalès fut l'un des fondateurs du Correspondant (1843), dans lequel il publia des textes de Chateaubriand, et collabora à la Revue européenne.Très bel exemplaire, très frais, non rogné, témoins conservés, en élégante reliure de maître.
1814-1831 In-8, cartonnage à la Bradel.
Le recueil comprend : Fragmens d'un nouvel écrit de M. de Chateaubriand, intitulé : Réflexions politiques sur quelques Ecrits du jour, et sur les intérêts de tous les Français. Marseille, Antoine Ricard, 1814. In-8 de 32 pp. Du système politique suivi par le ministère. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de 64 pp. Edition originale. Chateaubriand reprend et développe les thèmes de la Monarchie selon la Charte. Dans cette brochure dont il avait différé la parution, espérant un accord avec le gouvernement, Chateaubriand dénonce les malversations électorales et l'alliance à gauche du gouvernement. Il le met en garde contre cette politique qui exclut les royalistes et avantage les anciens révolutionnaires. Le pamphlet connut un grand succès. Talvart, 17. Proposition faite à la chambre des pairs… Paris, Dentu, 1816. In-8 de (2) ff., III, 80 pp. Edition originale. Si sa proposition fut rejetée, la brochure devait être diffusée à profusion malgré les tentatives d'intimidation de la police. Didot, imprimeur de la Chambre des pairs, s'étant récusé, c'est le libraire-imprimeur Dentu, spécialiste des brochures politiques, qui en assuma le risque. Rapport sur l'état de la France, fait au roi dans son conseil… Réfutation par M. Regnault de Warin… Paris, Plancher, juin 1815. In-8 de 62 pp. Lettre à un pair de France… Paris, Le Normant, 1824. In-8 de 88 pp. Edition originale. Importante brochure relative à l'indemnisation des émigrés qui fut l'un des grands débats de la Restauration. Talvart, 28. Lettre de M. le vicomte de Chateaubriand à Mr le rédacteur du Journal des débats. Paris, Ladvocat, 1827. In-8 de 16 pp. Opinion de M. le vicomte de Chateaubriand sur le projet de loi relatif aux journaux. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de (2) ff., 35 pp. Remarques sur les affaires du moment. Paris, Le Normant, 1818. In-8 de (2) ff., 36 pp. Edition originale. Talvart, 18. Opinion de M. le vicomte de Chateaubriand, pair de France, sur le projet de loi relatif aux finances. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de (1) f., 34 pp. Aux lecteurs. Paris, Le Normant fils, novembre 1831. In-8 de 16 pp. Edition originale. Talvart, 43B.
[Mame Frères, le Normant, etc.] - CHATEAUBRIAND, François René de
Reference : 66514
(1814)
12 vol. in-8 br. : De Buonaparte, des Bourbons et de la nécessité de se rallier à nos Princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe, Mame Frères, Et se trouve chez Le Normant, H. Nicole, Paris, 1814, 87 pp. sous couv. blanche muette [ On joint : ] Du Système politique suivi par le Ministère. Par M. le Vicomte de Chateaubriand Pair de France, Le Normant, Paris, 1817, 64 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] Remarques sur les Affaires du Moment, Chez le Normant, Paris, 1818, 36 pp. sous couv. muette[ Edition originale ] [ On joint :] Lettre à un Pair de France, [ 1ère lettre ] Le Normant Père, Paris, 1824, 44 pp. ous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] Lettre à un Pair de France,[ 2e lettre ] Le Normant Père, Paris, 1824, 88 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] De la Censure que l'on vient d'établir en vertu de l'article 4 de la loi du 17 mars 1822, Troisième édition, Le Normant Père, Paris, 1824, 44 pp. [ On joint : ] Les Amis de la Liberté de la Presse. Marche et Effets de la Censure, Le Normant Père, Paris, 1827, 32 pp. [ Edition originale ] [ On joint : ] Opinion de M. le Vicomte de Chateaubriand Pair de France, sur le Projet de Loi relatif à la Police de la Presse. Deuxième édition, Chez Ladvocat, Paris, 1827, 104-16 pp. (Prospectus des Oeuvres complètes) sous couv. imprimée [ On joint : ] De la Restauration et de la Monarchie élective, ou Réponse à l'interpellation de quelques journaux sur mon refus de servir le nouveau gouvernement, Chez Le Normant Fils, Paris, 24 mars 1831, 48 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] De la nouvelle Proposition relative au Bannissement de Charles X et de sa Famille, ou Suite de mon dernier écrit : De la Restauration et de la Monarchie élective, Le Normant Fils, Paris, octobre 1831, 155 pp. et 2 ff. sous couv. imprimée [ Edition originale ] [ On joint : ] Mémoire sur la Captivité de Mme la Duchesse de Berry, Le Normant Editeur, Paris, 1833, 121 pp. et 2 ff. sous couv. imprimée [ Edition originale ] [ On joint : ] Discours prononcé à la Chambre des Pairs par M. le Vicomte de Chateaubriand à l'occasion de la mort de M. le Comte de Sèze le 18 juin 1828, (Extrait du Moniteur de 1828), Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1861, 30 pp. sous couv. imprimée
Intéressante réunion de 12 brochures et volumes brochés dont 8 éditions originales, parmi lesquelles les deux éditions de la "Lettre à un Pair de France", à savoir celle s'opposant à la poursuite de la politique de Villèle et la second relative à l'indemnisation des émigrés. Une partie des brochures est conservée sous un étui moderne.
P., Crédit Lyonnais, 1964, in-4 carré, reliure en tissu créé par Pierre Frey, 146 pp., Luxueuse publication offrant une sélection des pages les plus évocatrices des Mémoires d'outre-tombe. Elle est illustrée de nombreuses reproductions in et hors-texte en noir et en couleurs. Préface par Maurice Mogenet et étude critique de Pierre Clarac.
bon etat, Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
Eugène Victor Penaud frères | Paris 1849-1850 | 13.7 x 21.2 cm | 12 volumes reliés
Édition originale rare et recherchée, exemplaire de première émission. Notre exemplaire est bien complet de la liste des souscripteurs et de lavertissement qui furent supprimés lorsque le solde de cette édition passa aux mains dun autre éditeur: Dion-Lambert et comprend bien la faute de pagination au tome 2: page 164 au lieu de 364. Reliures en demi chagrin noir, dos lisses ornés de doubles filets dorés et doubles caissons estampés à froid, plats de cartonnage noir, très légers frottements sans aucune gravité sur certains plats, contreplats et gardes de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures de lépoque. Rousseurs éparses. Superbe exemplaire en reliure d'époque de ce chef d'oeuvre si bien décrit par Proust : "Et quand Chateaubriand, tandis quil se lamente, donne son essor à cette personne merveilleuse et transcendante quil est, nous sourions, car, au moment même où il se dit anéanti, il sévade, il vit dune vie où lon ne meurt point." (Contre Sainte-Beuve, "Essais et articles", Paris, Gallimard, 1989, p. 651-652) - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
1820 Londres, chez Henri Colburn, 1820.
1 volume in-8, non rogné (21 x 13 cm), demi-maroquin brun (reliure moderne), dos à nerfs orné de filets, roulettes et de fleurons dorés, ex-libris contrecollé sur le contre plat de l’Abbaye Ste Marie de Maumont. vii-1bl.-388 pages (complet). Quelques pâles rousseurs éparses, mouillures et salissures marginales à quelques feuillets, parfois avec atteinte au texte sans gêne de lecture. Bon état. Nouvelle édition de cet essai publié pour la première fois en 1797. François-René, vicomte de Chateaubriand (1768-1848) écrivain, mémorialiste et homme politique français. Il est considéré comme l'un des précurseurs et pionniers du romantisme français et l'un des grands noms de la littérature française. Exemplaire portant la coquille : Chateaubriant sur le titre. Bel exemplaire.
Delloye Brockhaus et Avenarius | Paris Leipzig 1838 | 13.3 x 21.5 cm | 2 volumes reliés
Édition originale. Reliures en demi veau vert Empire, dos lisses éclaircis ornés de motifs décoratifs romantiques dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliures romantiques de l'époque. Quelques petites rousseurs, une tache de décoloration sur une garde blanche du premier volume. * Chateaubriand est l'un des plénipotentiaires au congrès de Vérone, et fait décider l'invasion de l'Espagne révolutionnaire, malgré l'opposition de l'Angleterre. Le congrès de Vérone (1822) fut une conférence internationale dans le cadre de la « politique des congrès » de la Sainte-Alliance, dans le cadre de la politique de gestion anti-libérale de l'Europe suite au congrès de Vienne. Il y fut entre autres décidé l'intervention de la France contre les libéraux espagnols. L'ouvrage renferme par ailleurs des pages fameuses sur Waterloo, les portraits de Louis XVIII et du tsar Alexandre, la dernière visite à Charles X. Ces pages semblent détachées des Mémoires dont elles constituent un chapitre méconnu. Le R. P. Bertier de Sauvigny fait observer en effet que le Congrès de Vérone n'a plus jamais été publié séparément et qu'il se trouve omis dans nombre des éditions collectives. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -