In-8 (215 x 135 mm), demi-maroquin Lavallière, dos janséniste à 5 nerfs soulignés de filets à froid, titre doré, plats de papier marbré, tête dorée (rel. vers 1880), 394 pages, (1) feuillet blanc, faux-titre et titre compris. Paris, Imprimerie Le Normant, 1838.
Reference : 39086
Edition originale posthume, tirée à très petit nombre et non mise dans le commerce. Plusieurs pensées de ce premier recueil ne furent pas reprises dans les éditions postérieures.A la demande de la veuve, Chateaubriand choisit les "pensées" dans les carnets de son ami Joseph Joubert (1754-1824) et rédigea la préface.Secrétaire de Diderot dans sa jeunesse, J. Joubert ne publia rien de son vivant. Sa mort inspira à Chateaubriand cette confidence : "Je ne me consolerai jamais !".Hommage personnel, le recueil ne circula d'abord que parmi les amis auxquels Chateaubriand le remit lui-même. Il tira pourtant du silence une oeuvre inédite et l'inscrivit dans la tradition des moralistes français.Praticien de la notation brève, J. Joubert fut ensuite lu et commenté par Cioran, Blanchot et E. Canetti, qui le tenait pour "le plus léger, le plus délicat des moralistes français".(Clouzot, 161. Escoffier, 'Mouvement romantique', p. 294. Talvart et Place, X, 160-161.)Exemplaire offert par Chateaubriand à Edmond de Cazalès, portant la mention autographe : "Donné par M. de Chateaubriand", suivie de la signature "E. de Cazalès". Publiciste et critique catholique, il fut l'un des fondateurs du Correspondant (1829) et collabora à la Revue européenne.Très bel exemplaire, très frais, non rogné, témoins conservés, en élégante reliure de maître.
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