Londres, chez Henri Colburn, 1814 in-8, VII-388 pp., demi-veau fauve, dos à nerfs (reliure à l'imitation). Qqs rousseurs.
Seconde édition après la très rare édition de Londres de 1797.L'Essai sur les Révolutions est le premier livre de Chateaubriand. Il marque d'un style nouveau les ouvrages contre-révolutionnaires ; en effet contrairement à Burke ou à Bonald, son approche n'est pas dogmatique mais se veut impartiale, comparant le cours des révolutions passés à celui de la révolution présente.Dans son analyse des causes de la Révolution, il attribue beaucoup de responsabilités à l'incapacité des ministres, à la corruption de la cour, à la faiblesse de Louis XVI et reconnaît à la Révolution des qualités, notamment dans l'idéalisme de Robespierre. Plus généralement, il condamne l'Ancien Régime incapable de résoudre les problèmes et la Révolution pour les crimes commis. Au bout du compte, l'ouvrage mécontentant tout le monde, il passera relativement inaperçu.Selon Chateaubriand lui-même, son ouvrage "est un chaos où se rencontrent les Jacobins et les Spartiates, La Marseillaise et le chant de Tyrtée ...". Pourtant dans cet ouvrage sans plan, on discernera beaucoup d'idées nouvelles et la naissance d'un des plus grands auteurs du XIXe siècle.Chateaubriand ne reconnut que deux éditions de son Essai sur les Révolutions, celle de 1797 et celle des Œuvres complètes en 1823. Il faut signaler que cette édition est également rare et qu'elle est donnée pour l'édition originale par Vicaire (II, 286). - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Paris, Le Normant, avril 1832 in-8, 46-[2] pp., broché. Manque de papier à la couverture.
Edition originale de l'un des deux mémoires composés par Chateaubriand pour la défense de la duchesse de Berry, et c'est de loin le moins courant. Il faut dire que, dans ce don remis au préfet de la Seine en faveur des malades de l'épidémie de choléra, l'écrivain avait servi d'intermédiaire et fit remettre lui-même la somme au comte Pierre-Marie Taillepied de Bondy (1766-1847, le prédécesseur immédiat de Rambuteau). Mais le préfet se vit obligé de refuser la somme, pour éviter ce que l'on appellerait aujourd'hui une récupération politique... Chateaubriand s'adressa alors directement à chacun des maires d'arrondissement (il y en avait encore seulement douze) pour leur remettre à chacun mille francs. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
27 volumes, formats et éditions diverses, constituant 26 titres différents (biographiques ou critiques) sur CHATEAUBRIAND. 1. CHATEAUBRIAND par A. Bardoux. 2. CHATEAUBRIAND par Georges Painter. 3. Catalogue exposition du centenaire CHATEAUBRIAND 1948 à Paris. 4. CHATEAUBRIAND AU PAYS DE SES ANCETRES. Catalogue d'exposition 1968-1969. 5. MADAME DE CHATEAUBRIAND Catalogue d'exposition 1990. 6. LA MAISON DE CHATEAUBRIAND Catalogue d'exposition. 7. SUR LES PAS DE CHATEAUBRIAND EN EXIL par P. Christophorov. 8. LA VIEILLESSE DE CHATEAUBRIAND par Durry. 9. CHATEAUBRIAND par Ed. Biré. 10. CHATEAUBRIAND 98 livre de l'exposition Bretagne. 11. Giraud. LA VIE ROMANESQUE DE CHATEAUBRIAND. 12. CHATEAUBRIAND OU L'OBSESSION DE LA PURETÉ. 13. LATREILLE: CHATEAUBRIAND Etudes biog. Et litt - Le Romantisme à Lyon. 14. LA CONVERSION DE CHATEAUBRIAND. 15. RENÉ DE CHATEAUBRIAND UN NOUVEAU ROMAN. 16. Vinet. CHATEAUBRIAND. 17. Lescure. CHATEAUBRIAND. 18. Maurois. CHATEAUBRIAND. 19. LES DERNIERES ANNES DE CHATEAUBRIAND par Ed. Biré. 20. Clément. CHATEAUBRIAND POLITIQUE. 21. Beau de Loménie. LA CARRIERE POLITIQUE DE CHATEAUBRIAND. 2 TOMES. 22. F. Sieburg. CHATEAUBRIAND (english) . 23. LE CHEVALIER DE CAUD, EPOUX DE LUCILE DE CHATEAUBRIAND. 24. L'AMBASSADE ROMAINE DE CHATEAUBRIAND. 25&26. (Articles sur CHATEAUBRIAND dans 1 volume par Ed. Biré. & dans 1 volume de Revue des sciences Humaines. Nombreux autres ouvrages disponibles de/sur Chateaubriand. Etat divers, de mauvais à bon, vendus en état d'usage.
Paris, Honoré Champion, 1917 gr. in-8, 16 pp., avec 2 ff. repliés de fac-similés, broché.
Tirage limité à 310 exemplaires numérotés ; celui-ci un des 300 sur papier vélin alfa.Edition originale de ces lettres qui furent présentées par Chateaubriand à la duchesse de Berry, enceinte du futur duc de Bordeaux (Henri V), par les dames de la Halle, conformément à une tradition qui remontait aux rituels des couches royales sous l'Ancien Régime. Cette publication permit en son temps d'éclaircir un des passages des Mémoires d'Outre-Tombe. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Lefèvre [Imprimerie de Fain], 1831 4 vol. in-8, demi-chagrin havane, dos à faux-nerfs ornés de filets et caissons à froid, coins en vélin vert (reliure de l'époque). Dos uniformément insolés.
Première édition séparée (l'ouvrage est en effet publié la même année dans les Oeuvres complètes données par Ladvocat à partir de 1826, où il forme les volumes IV à Vter). Cette édition ne reprend pas les frontispices de Thompson qui se rencontrent dans l'édition Ladvocat.Il s'agit un peu du dernier grand ouvrage de l'auteur, hors les Mémoires d'Outre-tombe, préparé depuis l'Empire : il avait en effet composé dès 1812 une partie des grands discours qui forment le début des Études historiques ; puis, de 1816 à 1826, il y travailla encore ; enfin, il mit à profit l'année entière qui suivit la Révolution de juillet, pour y travailler tous les jours avec opiniâtreté (Ô felix culpa !). Il s'agit sans doute du plus achevé de ses essais. Dans son principe, ce devait ainsi tracer une sorte d'histoire universelle depuis le commencement de l'ère chrétienne jusqu'à la révolution de 1789, et apparaître comme une contrepartie de l'Essai sur les moeurs, de Voltaire. Chateaubriand voulait surtout montrer l'influence civilisatrice du christianisme à travers les siècles par une série de tableaux qui, tous, avaient pour centre la France. Il ne put achever un aussi vaste plan. I. [2] ff. n. ch., 5 pp., un f. n. ch., cxlj pp., un f. n. ch., 222 pp. - II. [2] ff. n. ch., 400 pp. - III. [2] ff. n. ch., 470 pp. - IV. [2] ff. n. ch., 460 pp.Vicaire II, 288.On lit l'inscription manuscrite suivante sur les premières gardes du volume I: "Oeuvres de Chateaubriand continuées par ma bonne cousine A. Meunier. 7 janvier 1842. Cassel". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
C'est l'ouvrage qui valut à Chateaubriand la perte de son poste de ministre, reliée avec ses célèbres Mémoires du Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1816. In-8 de vi pp., 304 pp. Pte déchirure p. 19 sans manque, mouillure pâle en haut de qq. ff. [Suivi de:] Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S.A.R. Monseigneur Charles-Ferdinand-D’Artois, fils de France, Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1820. (2) ff., ii pp., 1 portrait à pleine page, 299 pp. 3 ff. brunis. Maroquin vert, plats ornés d’un riche encadrement de double filet et roulettes dorés, dos lisse orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, gardes de tabis rose, tranches dorées. Reliure de l’époque. 205 x 125 mm.
I/ Édition originale de la plus grande rareté de ce pamphlet politique de Chateaubriand qui provoqua la colère de Louis XVIII et valut à son auteur d’être destitué de son poste ministériel. Le pamphlet fut interdit le 18 septembre 1816, les exemplaires saisis et détruits. Elle est si rare qu’elle a échappé à Vicaire et à Carteret. Avec le feuillet de titre imprimé contenant la mention «Ministre d’Etat» qui sera supprimée par la suite. « Toutes les éditions, tous les tirages de ce pamphlet exécutés chez Le Normant portent uniformément le titre ci-dessus. Elles sont toutes considérées comme éditions originales; elles furent saisies par ordre de Décazes.» (Talvart, III, 10) «Œuvre politique de François-René de Chateaubriand (1768-1848), parue en 1816 et immédiatement interdite par la police des Bourbons. L’auteur qui avait montré, notamment dans son écrit ‘De Buonaparte et des Bourbons’, son attachement à la cause des souverains ‘légitimes’ de la France, ne pouvait pas, - après les déceptions apportées par la Restauration et spécialement par la politique réactionnaire des ultra-royalistes – ne pas montrer son esprit de rébellion, en se faisant le défenseur de nouvelles idées sociales; certes, il le fit d’une manière toute personnelle, se laissant emporter par l’impétuosité de sa vision fortement égocentriste des choses. Dans ce libelle, il défend la Charte constitutionnelle, grâce à laquelle les libéraux de France avaient accueilli le retour de Louis XVIII et le début de son gouvernement. Un retour à l’ancien régime n’était plus possible. Comme ministre, l’auteur veut, dans cette publication, dire ‘la vérité au roi’; car le Conseil dont il fait partie ne se réunit malheureusement point dans le but de permettre à ses membres de faire valoir leur opinion personnelle sur les questions les plus importantes de la nation. C’est précisément parce qu’il entend défendre la légitimité, qu’il se sent le devoir d’affirmer une fois de plus la nécessité où est la monarchie d’être constitutionnelle (retour des partis, liberté de presse et autres prérogatives parlementaires). Les maux du despotisme seraient en fait pires que ceux d’un libéralisme qui, guidé sainement – à la façon anglaise, - apporterait une nouvelle gloire au roi et au pays. L’ouvrage, publié quelques jours après la dissolution de la fameuse ‘Chambre introuvable’, souleva l’indignation de Louis XVIII qui, sous l’influence de ses partisans ultra, destitua tout simplement l’auteur de son poste ministériel». (Dictionnaire des Œuvres, IV, 603). Trois mois après la publication de De Buonaparte et des Bourbons, en juillet 1814, ses relations dans la haute aristocratie et l’amitié de Madame de Duras lui avaient valu d’être nommé ambassadeur en Suède, poste qu’il ne rejoignit jamais mais dont il perçut le traitement. En avril 1815, le Roi lui permit de le suivre à Gand et l’admit au conseil « pour parler de l’intérieur». Au retour de Gand, après les Cent Jours, il devint ministre d’État, fonction honorifique mais bien rémunérée qui avait été reprise de la pratique de l’Ancien régime, et il fit partie de la première fournée de la Chambre des pairs. Mais Chateaubriand, qui sous la première Restauration avait été proche du centre et avait défendu la Charte avec éloquence et habileté dans ses Réflexions politiques d’octobre 1814, ce qui lui avait attiré la bienveillance de Louis XVIII, se rapprocha alors de la droite ultra qui venait de gagner les élections à la Chambre des députés. Il devint l’un des principaux porte-parole de ce parti à la Chambre des pairs. Il avait été révolté par l’entrée de Fouché dans le ministère et considérait que les Cent Jours avaient montré qu’il était devenu nécessaire de refonder la société française sur des bases traditionnelles. Le Roi ayant décidé de maintenir un gouvernement du centre pour des raisons tant de politique étrangère que de politique intérieure, Chateaubriand se trouva assez vite rejeté dans l’opposition au ministère et, de façon sourde, au souverain. La rupture intervint en septembre 1816, lorsqu’il publia La monarchie selon la Charte où, malgré le conseil que lui avait fait passer Louis XVIII, il critiquait le ministère Richelieu-Decazes, trop complaisant selon lui pour les « intérêts révolutionnaires», et la décision de dissoudre la Chambre introuvable. En représailles, il fut destitué de son titre de ministre d’État, ce qui l’obligea à vendre sa chère Vallée-aux-Loups. L’ouvrage est une machine de guerre dressée contre Decazes et sa politique. L’auteur dénonce la censure de la presse tout en s’attaquant au Ministère de la police générale. L’ouvrage critique sévèrement les trois Ministères de la Restauration. L’ouvrage connaitra un succès foudroyant et provoquera la colère de Louis XVIII et de Decazes qui l’interdira et fera détruire les exemplaires saisis. Chateaubriand sera rayé de la liste des ministres d’Etat et perdra ses honoraires. Les Mémoires d’Outre-tombe comportent la lettre adressée au comte Decazes par Chateaubriand le 18 septembre 1816 lorsque ce dernier apprend que son ouvrage De la Monarchie selon la Charte a été saisisur son ordre. En voici un extrait : «Monsieur le comte, J’ai été chez vous pour vous témoigner ma surprise. J’ai trouvé à midi chez M. Le Normant, mon libraire, des hommes qui m’ont dit être envoyés par vous pour saisir mon ouvrage intitulé: De la Monarchie selon la Charte. Ne voyant pas d’ordre écrit, j’ai déclaré que je ne souffrirais pas l’enlèvement de ma propriété, à moins que des gens d’armes ne la saisissent de force. Des gens d’armes sont arrivés, et j’ai ordonné à mon libraire de laisser enlever l’ouvrage. Cet acte de déférence à l’autorité, Monsieur le comte, n’a pas pu me laisser oublier ce que je devais à ma dignité de pair. Si j’avais pu n’apercevoir que mon intérêt personnel, je n’aurais fait aucune démarche; mais les droits de la pensée étant compromis, j’ai dû protester, et j’ai l’honneur de vous adresser copie de ma protestation. Je réclame, à titre de justice, mon ouvrage; et ma franchise doit ajouter que, si je ne l’obtiens pas, j’emploierai tous les moyens que les lois politiques et civiles mettent en mon pouvoir. J’ai l’honneur d’être, etc. Vte de Chateaubriand.» II/ Édition originale de ces célèbres et vibrants mémoires commandés par la famille royale à Chateaubriand en hommage au duc de Berry. Talvart, III, 19; manque à Carteret et à Vicaire. Cette biographie du duc de Berry, fils de Charles X, parut l'année de son assassinat par Louvel à la sortie de l’Opéra, rue de Richelieu, le 13 février 1820. Père de deux petites filles anglaises par un premier mariage, il les présenta à son épouse, la duchesse de Berry, sur son lit de mort. Composés « sur les documents originaux les plus précieux » (Avertissement), ces Mémoires renferment des lettres de Louis XVIII, de Charles X, du duc d’Angoulême, du duc de Berry, du prince de Condé, et un fragment de journal inédit. L’ouvrage reçut une récompense inestimable. La duchesse de Berry voulut en effet que les Mémoires fussent ensevelis avec le cœur de la victime de Louvel. Précieux exemplaire conservé dans une élégante reliure en maroquin vert finement orné de l’époque.
JOUBERT (Joseph), CHATEAUBRIAND (François-René, vicomte de) éditeur
Reference : 39086
In-8 (215 x 135 mm), demi-maroquin Lavallière, dos janséniste à 5 nerfs soulignés de filets à froid, titre doré, plats de papier marbré, tête dorée (rel. vers 1880), 394 pages, (1) feuillet blanc, faux-titre et titre compris. Paris, Imprimerie Le Normant, 1838.
Edition originale posthume, tirée à très petit nombre et non mise dans le commerce. Publiée, préfacée et diffusée par Chateaubriand à la demande de la veuve de l'auteur, elle réunit les réflexions consignées dans les carnets de Joseph Joubert demeuré inédit de son vivant. C'est ainsi que Chateaubriand fut le premier à le révéler au public, assurant par là même sa postérité. Plusieurs pensées de ce tirage ne furent pas reprises dans les éditions ultérieures (cf. Catalogue de l'exposition Joubert, Bibliothèque nationale de France, 1954).Proche de Diderot dans sa jeunesse, Joubert fréquenta son cercle et lui servit d'assistant lors de la rédaction de l'Encyclopédie. Il mourut le 4 mai 1824 ; dès le lendemain, Chateaubriand écrivait : "Je ne me consolerai jamais." Cette publication, conçue comme un hommage, contribua à inscrire Joubert dans la tradition des moralistes français et à assurer sa réception.Moraliste de la notation brève et fragmentaire, il fut ensuite lu et commenté par Cioran, Blanchot et Canetti, ce dernier le qualifiant de "plus délicat des moralistes français". Sur la réception moderne, voir également Thierry Clermont, préface aux Pensées, Paris, Rivages, 1994.(Clouzot, 161. Escoffier, 'Mouvement romantique', p. 294. Talvart et Place, X, 160-161.)Exemplaire offert par Chateaubriand à Edmond de Cazalès, portant la mention autographe: "Donné par M. de Chateaubriand", suivie de la signature "E. de Cazalès". Publiciste et critique catholique, Edmond de Cazalès fut l'un des fondateurs du Correspondant (1843), dans lequel il publia des textes de Chateaubriand, et collabora à la Revue européenne.Très bel exemplaire, très frais, non rogné, témoins conservés, en élégante reliure de maître.
Phone number : 33 01 47 07 40 60
Paris, Imprimerie de Béthune et Plon, 1839 in-8, [2] ff. n. ch., 399 pp., cartonnage de papier bouteille, dos et plats ornés de décors géométriques dorés (reliure de l'époque). Coiffes légèrement rognées.
Recueil de trois textes de Chateaubriand sans grand rapport entre eux, en-dehors du titre de "Voyage". L'essentiel du texte (pp. 11-353) reproduit la première partie des Voyages en Amérique et en Italie (Paris, Ladvocat, 1827), sans les pièces liminaires.Le Voyage à Clermont reproduit le texte de Cinq jours en Auvergne ; enfin, le Voyage au Mont-Blanc était paru en 1806, peu avant le départ de l'auteur pour la Grèce.Absent de Sabin comme de Vicaire. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Le Normant fils, 24 mars 1831 in-8, 48 pp., broché sous couverture d'attente de papier bleu. Manque le dos, quelques mouillures.
Injustement oublié, ce texte de circonstance de Chateaubriand renferme cependant, sous le couvert d'une explicitation de son refus de collaborer personnellement au nouveau régime, l'exposé le plus clair de ses principes politiques.De façon générale : "On a demandé pourquoi je refusois de servir une révolution qui consacre des principes que j'ai défendus et propagés (...). La légitimité étoit le pouvoir incarné ; en la saturant de libertés, on l'auroit fait vivre en même temps qu'elle nous eût appris à régler ces libertés. Loin de comprendre cette nécessité, elle voulut ajouter du pouvoir à du pouvoir ; elle a péri par l'excès de son principe. Je la regrette parce qu'elle était plus propre à achever notre éducation que tout autre forme gouvernementale. Encore vingt années de l'indépendance de la presse sans secousses, et les vieilles générations auraient disapru, et les moeurs de la France se seroient tellement modifiées, et la raison publique aurait fait de si grands progrès, que nous eussions pu supporter toute révolution sans péril". Et encore, dans un mouvement plus égotiste bien dans son genre : "J’étais l’homme de la Restauration possible, de la Restauration avec toutes les sortes de libertés. Cette Restauration m’a pris pour un ennemi, elle s’est perdue". - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Marseille, Imprimerie de commerce d'H. Terrasson, s.d. (1823) in-12, 4 pp., en feuille.
En faveur de l'expédition d'Espagne projetée pour rétablir Ferdinand VII dans l'intégralité de ses droits : c'est le 28 janvier 1823 que Louis XVIII avait annoncé l'entreprise, et il s'agissait d'obtenir des deux Chambres les crédits nécessaires. Chateaubriand était ministre des affaires étrangères depuis le 28 décembre 1822. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, Chez Le Normant, 1818 in-8, 36 pp., broché, couv. muette.
Édition originale.Chateaubriand répond dans cette "réclamation" à des accusations de conspiration royaliste. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Paris, 1814 in-8, bradel papier crème, pièce de titre (rel. moderne). Dernier f. du second texte défraîchi (petit mque et accroc), qqs rousseurs et traces de mouillure dans les marges du troisième texte.
1/. De Buonaparte, des Bourbons, et de la nécessité de se rallier à nos princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe. Paris, Mame frères. Et se trouve chez Le Normant, H. Nicole, 1814, [6]-87 pp.Édition originale avec la variante portant le nom de Le Normant et Nicole en plus des frères Mame. Dans cette édition, le faux-titre (De Buonaparte, et des Bourbons) diffère du libellé du titre.On ne présente plus le thème ni l'influence de cet opuscule de propagande, qui a tout d'un pamphlet outrancier (cf. les premières pages sur le duc d'Enghien), mais qui entérina le ralliement d'une partie de l'opinion au nouveau souverain Louis XVIII.Escoffier, 230. Davois, I, 146.2/. Le Roi est mort : Vive le Roi ! À Paris, chez Le Normant père, 1824, 37 pp.Édition originale de cette plaquette qui célèbre la transmission de la Couronne à Charles X plus que la mort de Louis XVIII, que Chateaubriand ne portait pas dans son cœur.Escoffier, 507.3/. De la Nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille, ou suite de mon dernier écrit : De la Restauration et de la Monarchie élective. Paris, Le Normant fils, octobre 1831, 155-[1] pp. + 4 pp. (catalogue).Édition originale.Après une Lettre au chansonnier Béranger, en remerciement d'une ode qu'il lui a adressée, l'auteur s'insurge contre le projet de loi déposé par l'un des hommes-clés du parti orléaniste, Jean-Jacques Baude, et exerce toute sa verve contre "la chimère de la république".Escoffier, 889. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
François René de CHATEAUBRIAND - (au comte de MARCELLUS) - Gustave STAAL
Reference : 91066
(1849)
Eugène Victor Penaud frères | Paris 1849-1850 ; 14 avril 1839 (lettre manuscrite) | 13.7 x 21.2 cm | 12 volumes reliés et une lettre signée
Édition originale rare et recherchée, exemplaire de première émission, exceptionnellement enrichie des illustrations de la première édition illustrée, publiée dans l'année de l'édition originale, comprenant 34 planches hors texte dessinées par Demoraine, Gagnier, Staal et gravées par F. Delannoy représentent "Chateaubriand et la Duchesse de Berry à Ferrare", "l'atelier de Canova à Rome", les portraits de Louis-Philippe, Madame de Staël ou encore Madame Récamier notamment. Lettre de Chateaubriand montée en tête du premier volume. Notre exemplaire est bien complet de la liste des souscripteurs et de lavertissement qui furent supprimés lorsque le solde de cette édition passa aux mains dun autre éditeur?: Dion-Lambert et comprend bien la faute de pagination au tome 2?: page 164 au lieu de 364. L'ensemble est enrichi d une exceptionnelle, prophétique et macabre lettre de François-René de Chateaubriand. Signée de la main chancelante de lauteur, cette lettre vraisemblablement inédite a été rédigée par son secrétaire?: "Vous connaissez la main de [Hyacinthe] Pilorge que jemploye pour remplacer la mienne souffrante de la goutte"explique lauteur en guise dintroduction à la lettre. Reliures en demi chagrin vert sombre, dos lisses ornés de filets dorés et doubles caissons dorés, plats de cartonnage noir, très légers frottements sans aucune gravité sur certains plats, contreplats et gardes de papier à la cuve, reliures de lépoque. Rousseurs éparses. * "Vous connaissez la main de Pilorge que jemploye pour remplacer la mienne souffrante de la goutte. Je vais lire avec un plaisir extrême vos souvenirs [] mais moi je suis mort, absolument mort et sil me fallait écrire un mot dans un journal, jaimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. Jen ai fini avec la vie?; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile [] Soyez bien sûr que personne ne prendra un intérêt plus réel et une part plus vive que moi à vos succès. Tout à vous du fond de ma tombe Chateaubriand le 14 avril 1839" Cette missive fut dictée par lécrivain à son secrétaire, qui apporta une aide précieuse à lélaboration même des Mémoires?: "Demeuré au service de Chateaubriand pendant vingt-cinq ans, Hyacinthe Pilorge fut le principal artisan de la transcription des Mémoires doutre-tombe. Il avait pour mission de "mettre au propre"au fur et à mesure tout ce quécrivait ou dictait son patron. Cest à partir de sa copie que Chateaubriand pouvait ensuite se relire, puis se corriger?; et lorsque la nouvelle page se recouvrait à son tour de trop nombreuses ratures, Pilorge procédait à une nouvelle mise au net. Cest lui qui exécuta en 1840 la première copie intégrale des Mémoires doutre-tombe. Ce manuscrit représenta longtemps le texte de référence. Cest alors un ensemble de plus de quatre mille pages, regroupées par livres dans des chemises de carton, et où chaque feuillet pouvait être corrigé, déplacé ou remplacé à volonté. Ce travail achevé (en 1841), le mémorialiste laissa "reposer son uvre pour quelque temps. Mais grâce à la souplesse de ce montage, les Mémoires doutre-tombe ont encore la vocation de rester une uvre ouverte, une sorte de work in progress."(BnF) Le destinataire de la lettre est lauteur de "Souvenirs"que Chateaubriand refuse ici de promouvoir. Lécrivain parle déjà depuis la tombe, presque dix ans avant sa fin?: "mais moi je suis mort, absolument mort et sil me fallait écrire un mot dans un journal, jaimerais mieux être enseveli à mille pieds sous terre. Jen ai fini avec la vie?; il me serait bien doux de ressusciter pour vous être utile". Ces magistrales lignes sont empreintes dun humour souvent rencontré dans les pages des Mémoires, quAndré Lebois appellera "lexpression sarcastique de la dérision que répand sur nos actes la certitude de la mort [] Lhumour est une armure, lultime recours qui demeure aux sensibles, aux plus vulnérables, contre le mal de vivre. René en usa comme il faisait de tout?: super
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Paris 1829 | 12.7 x 19.8 cm | bifeuillet
Lettre autographe signée de François-René de Chateaubriand à Ferdinand Denois écrite à Rome et datée du 11 août 1829, 2 pages et deux lignes à l'encre noire sur un bifeuillet.Une déchirure dûe au décachetage sur la partie vierge du dernier feuillet, sans atteinte au texte. « Il faut encore, Monsieur, que je vous remercie : mon pauvre ami La Ferronays [le ministre des Affaires étrangères Auguste Ferron de La Ferronnays allait démissionner deux semaines plus tard pour raisons de santé] m'a écrit que tous ses maux sont revenus, qu'il se trouve mal deux ou trois fois par jour, qu'il ne peut songer à rentrer dans les affaires, c. Je crois que l'intérim n'en sera pas moins prolongé et que l'on gagnera ainsi la fin de la session. J'ai demandé un congé par MM. Boissy et Givré [ses secrétaires d'ambassade le diplomate et futur homme politique Hilaire-Étienne-Octave Rouillé de Boissy, et le diplomate et futur homme politique Bernard Desmousseaux de Givré], sans être tout à fait déterminé à en faire usage : cela dépendra des événements. Une dépêche télégraphique du 4 avril, venue par Toulon, m'a appris que le roi étoit fort content de la nomination du pape. Nos cardinaux se sont ralliés à moi et ont très bien marché. Le cardinal [Anne-Antoine-Jules de] Clermont-Tonnerre, qui a fait une chute, est logé à l'ambassade où je le soigne le mieux qu'il m'est possible que dira la Gazette ? [La Gazette de France, organe des ultras, était très hostile à Chateaubriand.]... » * De 1828 à 1829, pendant sa mission d'ambassadeur auprès du Saint-Siège, François-René de Chateaubriand correspond régulièrement avec le diplomate français Ferdinand Denois. Ce dernier servait officieusement d'agent du gouvernement français, « porteur de dépéches et d'instructions pour les plénipotentiaires à Rome », comme le rapporte Pierre Féret. En retour, Chateaubriand lui confie parfois ses réflexions personnelles : « que dira la Gazette ? » Cette interrogation, révélant une préoccupation de l'écrivain, fait écho à la situation politique mouvementée de la France en août 1829. En effet, trois jours avant la rédaction de cette lettre, le ministère de M. de Martignac est remplacé par le gouvernement ultra de Jules de Polignac. Sachant sa fonction menacée, Chateaubriand démissionnera trois semaines plus tard plutôt que d'en être destitué. C'est le cur lourd qu'il rentrera en France, laissant derrière lui la Ville éternelle, dans laquelle il avait trouvé une forme de paix : « C'est une belle chose que Rome pour tout oublier, mépriser tout et mourir ». De son côté, Ferdinand Denois connaît une période faste à cette époque : il est fait baron en mai, puis nommé Consul général de France à Milan en août. Lettre de François-René de Chateaubriand au diplomate français le baron Ferdinand Denois, avec qui l'écrivain échangeait régulièrement concernant sa charge d'ambassadeur à Rome. Peu après, Chateaubriand mettra fin à sa mission romaine en raison des bouleversements politiques de l'été 1829. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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L’exemplaire de l’abbé Aubenas, intéressante provenance pour le chef-d’œuvre de l’auteur du « Génie du christianisme ». Bruxelles, Meline, Cans et Compagnie, 1848-1850. 6 tomes en 12 volumes in-12 de : I/ (2) ff., 140 pp. ; II/ pp. 141-356 ; III/ (2) ff., 180 pp. ; IV/ pp.181-374 ; V/ (2) ff., 232 pp. ; VI/ pp.233-471 ; VII/ (2) ff., 228 pp. ; VIII/ pp. 229-490 ; IX/ (2) ff., 180 pp. ; X/ pp.181-483 ; XI/ (2) ff., 212 pp. ; XII/ pp.213-516. Brochures d’origine, chemises et étuis. Brochures de l’époque. 191 x 120 mm.
Rarissime pré-originale de « l’un des textes les plus importants de la littérature du XIXème siècle. » (Clouzot). Elle est la seule édition complète dont le texte du premier volume a été publié avant l’édition de Paris. Paul Van der Perre, Les préfaçons des Mémoires d’Outre-Tombe, Bulletin du bibliophile, 1931. « Édition recherchée dont les premiers volumes ont paru avant l’édition française ». Clouzot, 66 ; En Français dans le texte, 268. Cette préfaçon est si rare que dans un article qu’il fit paraître dans le Bulletin du bibliophile de 1931, Paul van der Perre dit avoir cherché vainement cette édition sans avoir jamais pu la trouver. Chef-d’œuvre autobiographique de Chateaubriand destiné par l’auteur à n’être publié qu’après sa mort, les Mémoires d'outre-tombe, commenceront à paraître en feuilleton, trois mois après le décès de Chateaubriand, survenu en juillet 1848. « Ces Mémoires ont été l'objet de ma prédilection. Saint Bonaventure obtint du ciel la permission de continuer les siens après sa mort : je n'espère pas une telle faveur mais je désirerais ressusciter à l'heure des fantômes pour corriger au moins les épreuves... ». En juillet 1817, dans le parc du château de Montboissier, le chant d'un oiseau réveille en lui des souvenirs de jeunesse : « Je fus tiré de mes réflexions par le gazouillement d'une grive perchée sur la plus haute branche d'un bouleau. A l'instant, ce son magique fit reparaître à mes yeux le domaine paternel; transporté subitement dans le passé, je revis ces campagnes où j'entendis si souvent siffler la grive... ». « L’Œuvre et la personnalité de Chateaubriand (1768-1848) dominent tout le XIXe siècle littéraire. Il était né, dit Barbey d’Aurevilly, comme Napoléon, avec une étoile sur la tête, et quand celle de l’empereur pâlit et s’éclipsa, la sienne resta lumineuse. Chateaubriand eut l’admiration, l’influence, les yeux du monde fixés sur lui et une minute dans le gouvernement de son pays. Et, chose prodigieuse, il resta poétique. Une nouvelle manière de sentir et de penser, de s’exprimer et de comprendre date de Chateaubriand. Il ouvrit l’ère du Romantisme. » (Talvart). Œuvre unique au style d’une extraordinaire variété écrite en plein romantisme, Les Mémoires sont façonnés de cette alchimie subtile mêlant le réel à l'imaginaire, l'investigation psychologique aux admirables portraits et aux descriptions de paysages qui sont parmi les plus belles de toute notre littérature. Séduisant exemplaire de cette très rare pré-originale du chef-d’œuvre de Chateaubriand conservé dans ses brochures d’origine. Provenance : Bibliothèque de l’abbé Aubenas, avec ex-libris manuscrit sur les couvertures de chaque volume. Ad. Aubenas était le neveu de l’abbé Bonnefoi qui publia en 1784 « De l’état religieux, son esprit, son établissement et ses progrès ». « Il y traite avec profondeur et courage diverses questions que l’opinion publique à la veille de la révolution de 1789 devaient ne pas accepter avec faveur et qui, peut-être, comme le dit Ad. Aubenas, son neveu, ont fait naître chez M. de Chateaubriand l’idée de son génie du christianisme » (C. F. H. Barjavel, Dictionnaire historique, biographique et bibliographique, I, p.17).
1814-1831 In-8, cartonnage à la Bradel.
Le recueil comprend : Fragmens d'un nouvel écrit de M. de Chateaubriand, intitulé : Réflexions politiques sur quelques Ecrits du jour, et sur les intérêts de tous les Français. Marseille, Antoine Ricard, 1814. In-8 de 32 pp. Du système politique suivi par le ministère. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de 64 pp. Edition originale. Chateaubriand reprend et développe les thèmes de la Monarchie selon la Charte. Dans cette brochure dont il avait différé la parution, espérant un accord avec le gouvernement, Chateaubriand dénonce les malversations électorales et l'alliance à gauche du gouvernement. Il le met en garde contre cette politique qui exclut les royalistes et avantage les anciens révolutionnaires. Le pamphlet connut un grand succès. Talvart, 17. Proposition faite à la chambre des pairs… Paris, Dentu, 1816. In-8 de (2) ff., III, 80 pp. Edition originale. Si sa proposition fut rejetée, la brochure devait être diffusée à profusion malgré les tentatives d'intimidation de la police. Didot, imprimeur de la Chambre des pairs, s'étant récusé, c'est le libraire-imprimeur Dentu, spécialiste des brochures politiques, qui en assuma le risque. Rapport sur l'état de la France, fait au roi dans son conseil… Réfutation par M. Regnault de Warin… Paris, Plancher, juin 1815. In-8 de 62 pp. Lettre à un pair de France… Paris, Le Normant, 1824. In-8 de 88 pp. Edition originale. Importante brochure relative à l'indemnisation des émigrés qui fut l'un des grands débats de la Restauration. Talvart, 28. Lettre de M. le vicomte de Chateaubriand à Mr le rédacteur du Journal des débats. Paris, Ladvocat, 1827. In-8 de 16 pp. Opinion de M. le vicomte de Chateaubriand sur le projet de loi relatif aux journaux. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de (2) ff., 35 pp. Remarques sur les affaires du moment. Paris, Le Normant, 1818. In-8 de (2) ff., 36 pp. Edition originale. Talvart, 18. Opinion de M. le vicomte de Chateaubriand, pair de France, sur le projet de loi relatif aux finances. Paris, Le Normant, 1817. In-8 de (1) f., 34 pp. Aux lecteurs. Paris, Le Normant fils, novembre 1831. In-8 de 16 pp. Edition originale. Talvart, 43B.
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[Mame Frères, le Normant, etc.] - CHATEAUBRIAND, François René de
Reference : 66514
(1814)
12 vol. in-8 br. : De Buonaparte, des Bourbons et de la nécessité de se rallier à nos Princes légitimes, pour le bonheur de la France et celui de l'Europe, Mame Frères, Et se trouve chez Le Normant, H. Nicole, Paris, 1814, 87 pp. sous couv. blanche muette [ On joint : ] Du Système politique suivi par le Ministère. Par M. le Vicomte de Chateaubriand Pair de France, Le Normant, Paris, 1817, 64 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] Remarques sur les Affaires du Moment, Chez le Normant, Paris, 1818, 36 pp. sous couv. muette[ Edition originale ] [ On joint :] Lettre à un Pair de France, [ 1ère lettre ] Le Normant Père, Paris, 1824, 44 pp. ous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] Lettre à un Pair de France,[ 2e lettre ] Le Normant Père, Paris, 1824, 88 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] De la Censure que l'on vient d'établir en vertu de l'article 4 de la loi du 17 mars 1822, Troisième édition, Le Normant Père, Paris, 1824, 44 pp. [ On joint : ] Les Amis de la Liberté de la Presse. Marche et Effets de la Censure, Le Normant Père, Paris, 1827, 32 pp. [ Edition originale ] [ On joint : ] Opinion de M. le Vicomte de Chateaubriand Pair de France, sur le Projet de Loi relatif à la Police de la Presse. Deuxième édition, Chez Ladvocat, Paris, 1827, 104-16 pp. (Prospectus des Oeuvres complètes) sous couv. imprimée [ On joint : ] De la Restauration et de la Monarchie élective, ou Réponse à l'interpellation de quelques journaux sur mon refus de servir le nouveau gouvernement, Chez Le Normant Fils, Paris, 24 mars 1831, 48 pp. sous couv. muette [ Edition originale ] [ On joint : ] De la nouvelle Proposition relative au Bannissement de Charles X et de sa Famille, ou Suite de mon dernier écrit : De la Restauration et de la Monarchie élective, Le Normant Fils, Paris, octobre 1831, 155 pp. et 2 ff. sous couv. imprimée [ Edition originale ] [ On joint : ] Mémoire sur la Captivité de Mme la Duchesse de Berry, Le Normant Editeur, Paris, 1833, 121 pp. et 2 ff. sous couv. imprimée [ Edition originale ] [ On joint : ] Discours prononcé à la Chambre des Pairs par M. le Vicomte de Chateaubriand à l'occasion de la mort de M. le Comte de Sèze le 18 juin 1828, (Extrait du Moniteur de 1828), Typographie de Firmin Didot Frères, Paris, 1861, 30 pp. sous couv. imprimée
Intéressante réunion de 12 brochures et volumes brochés dont 8 éditions originales, parmi lesquelles les deux éditions de la "Lettre à un Pair de France", à savoir celle s'opposant à la poursuite de la politique de Villèle et la second relative à l'indemnisation des émigrés. Une partie des brochures est conservée sous un étui moderne.
François-René de CHATEAUBRIAND, Joseph FIÉVÉE, Marie-Barthélémy DE CASTELBAJAC, le comte O’MAHONY, le vicomte DE BONALD, l’Abbé DE LAMENAIS, VILLÈLE, Charles-Marie D’IRUMBERRY DE SALABERRY, etc.
Reference : LCS-18520
Le Conservateur a cessé de paraître en 1820, afin de protester contre le projet de loi sur le rétablissement de la censure. Paris, Au bureau du Conservateur, chez le Normant Fils (Rue de Seine), 1818-1820. 6 volumes in-8 de 632, 656 (erreur de pagination entre 93 et 113 - sans manque - conforme aux autres exemplaires), 624, 640, 632 et 640 pages (déchirure en marge de la p. 31 sans manque de texte). Pleine basane racinée, dos lisses finement ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, haut des charnières et deux coiffes frottées. Reliure de l’époque. 200 x 123 mm.
Rare tirage unique et complet de ce périodique «ultra-royaliste» dont Chateaubriand fut le chef de file. Face au succès du journal libéral La Minerve, le parti royaliste ne voulait pas rester désarmé et ses membres décidèrent donc de la création d’un journal qu’ils nommèrent Le Conservateur. Ensemble bien complet de tout ce qui a paru de ce périodique ultra-royaliste dirigé par Chateaubriand et quelques amis liés à la cause monarchique. Soit au total 78 livraisons imprimées d'octobre 1818 à mars 1820. La devise de ce journal est imprimée en exergue de chaque page de titre : "Le Roi, la Charte et les Honnêtes Gens". Cet organe réunit d'octobre 1818 à mars 1820 les meilleures plumes du parti des ultras : le cardinal de la Luzerne, l'abbe de Lamennais, le duc de Fitz-James, le marquis d'Herbouville, le comte de Salaberry, les vicomtes de Bonald et de Castelbajac, Genoude, Berryer fils, etc., Les auteurs dénonçaient principalement la politique du gouvernement d'Armand Emmanuel du Plessis de Richelieu puis celle d'Elie Decazes, accusés de défendre des intérêts révolutionnaires mettant en péril la Charte de 1814. Dans ses Mémoires d'Outre-tombe, Chateaubriand estime que la «révolution opérée par ce journal fut inouïe : en France, il changea la majorité dans les Chambres ; à l'étranger il transforma l'esprit des cabinets». Il rencontra à la fois un vif succès de presse mais aussi d’opinion puisqu’il eut un impact notable sur le public. Le journal fut tiré à trois mille exemplaires lors des premières livraisons, puis il oscilla entre sept mille et huit mille cinq cents à partir de novembre 1818. Il cessa de paraître, lorsque la censure fut rétablie en février 1820 à la suite de l'assassinat du duc de Berry. Cette résolution fut annoncée aux souscripteurs par une lettre de Chateaubriand achevant la 78e et dernière livraison. «En résumé, c'est dans ce recueil justement célèbre, foyer ouvert à tous les regrets, à tous les ressentiments à toutes les exagérations des ultras, qu'il faut surtout chercher la politique royaliste pendant les dix-huit mois qu'il vécut. À sa dissolution, quelques-uns de ses rédacteurs, en tête desquels était Lamennais, fondèrent Le Défenseur, journal religieux, politique et littéraire. 1er mars 1820-11 oct. 1821. 6 vol. in-8°. Cette nouvelle feuille devint le champion ardent, passionné et pour ainsi dire officiel de la philosophie de Lamennais. Il y eut pour collaborateurs MM. de Bonald, Saint-Victor, Genoude, le cardinal de la Luzerne, Lamartine, etc.» (Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française etc., pp. 338-340). «Quant à nous, nous ne craignons rien. Nos principes sont ceux de la religion, de l'ordre et de la justice : tôt ou tard nous triompherons avec ces principes. La vérité renversera toujours l'édifice de l'erreur et du mensonge. Partout où le paganisme avait placé ses faux dieux, le ciel envoya un destructeur ; chaque temple païen vit un Barbare armé à ses portes. La Providence n'arrêta la torche et le levier que quand la race infidèle fut changée : alors une croix s'éleva sur les monuments, et tout fut dit.» (Chateaubriand, extrait du Conservateur). Exemplaire de qualité en reliure de l’époque.
P., Crédit Lyonnais, 1964, in-4 carré, reliure en tissu créé par Pierre Frey, 146 pp., Luxueuse publication offrant une sélection des pages les plus évocatrices des Mémoires d'outre-tombe. Elle est illustrée de nombreuses reproductions in et hors-texte en noir et en couleurs. Préface par Maurice Mogenet et étude critique de Pierre Clarac.
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Non daté - broché - A paris, Legrand, Pomey et Crouzet, Libraires-Editeurs, 48 rue Monsieur-le-Prince, 48, Près le Luxembourg - Imprimerie de Paul Dupont, Clichy - Tome XII - Nouvelle édition - Ouvrage non daté (circa 1850) - Petit in-4 (28 x 18 cm) broché - 299 pages - Quelques gravures en noir et blanc hors texte - Le livre est une édition ancienne des Œuvres de Chateaubriand, proche des premières éditions. Outre de nombreuses éditions de chacun des ouvrages séparés de Chateaubriand, il a été fait plusieurs éditions de ses Œuvres complètes, dont celle de Pierre-François Ladvocat, en 31 volumes in-8°, Paris, 1826-1831, revue par l'auteur même, qui y a joint des éclaircissements et des notes critiques, et l'a enrichie de quelques œuvres inédites, et proche de l'édition en 20 volumes chez Eugène et Victor Penaud frères, éditeurs, en 1849-1850. Il est orné de quelques gravures en noir et blanc. Ce tome est vendu seul et pourra satisfaire quelqu'un cherchant à compléter sa collection ou quelqu'un souhaitant le relier, le brochage du-dit volume étant quelque peu usé.
Etat moyen - Livre à relier - Couverture usagée, présentable mais en détérioration - Cahiers intérieurs fragiles, nécessitant une manipulation délicate
Non daté - broché - A paris, Legrand, Pomey et Crouzet, Libraires-Editeurs, 48 rue Monsieur-le-Prince, 48, Près le Luxembourg - Imprimerie de Paul Dupont, Clichy - Tome XIV - Nouvelle édition - Ouvrage non daté (circa 1850) - Petit in-4 (28 x 18 cm) broché - 285 pages - Quelques gravures en noir et blanc hors texte - Le livre est une édition ancienne des Œuvres de Chateaubriand, proche des premières éditions. Outre de nombreuses éditions de chacun des ouvrages séparés de Chateaubriand, il a été fait plusieurs éditions de ses Œuvres complètes, dont celle de Pierre-François Ladvocat, en 31 volumes in-8°, Paris, 1826-1831, revue par l'auteur même, qui y a joint des éclaircissements et des notes critiques, et l'a enrichie de quelques œuvres inédites, et proche de l'édition en 20 volumes chez Eugène et Victor Penaud frères, éditeurs, en 1849-1850. Il est orné de quelques gravures en noir et blanc. Ce tome est vendu seul et pourra satisfaire quelqu'un cherchant à compléter sa collection ou quelqu'un souhaitant le relier, le brochage du-dit volume étant quelque peu usé.
Etat moyen - Livre à relier - Couverture usagée, présentable mais en détérioration - Cahiers intérieurs fragiles, nécessitant une manipulation délicate
Non daté - broché - A paris, Legrand, Pomey et Crouzet, Libraires-Editeurs, 48 rue Monsieur-le-Prince, 48, Près le Luxembourg - Imprimerie de Paul Dupont, Clichy - Tome XVI - Nouvelle édition - Ouvrage non daté (circa 1850) - Petit in-4 (28 x 18 cm) broché - 290 pages - Quelques gravures en noir et blanc hors texte - Le livre est une édition ancienne des Œuvres de Chateaubriand, proche des premières éditions. Outre de nombreuses éditions de chacun des ouvrages séparés de Chateaubriand, il a été fait plusieurs éditions de ses Œuvres complètes, dont celle de Pierre-François Ladvocat, en 31 volumes in-8°, Paris, 1826-1831, revue par l'auteur même, qui y a joint des éclaircissements et des notes critiques, et l'a enrichie de quelques œuvres inédites, et proche de l'édition en 20 volumes chez Eugène et Victor Penaud frères, éditeurs, en 1849-1850. Il est orné de quelques gravures en noir et blanc. Ce tome est vendu seul et pourra satisfaire quelqu'un cherchant à compléter sa collection ou quelqu'un souhaitant le relier, le brochage du-dit volume étant quelque peu usé.
Etat moyen - Livre à relier - Couverture usagée, présentable mais en détérioration - Cahiers intérieurs fragiles, nécessitant une manipulation délicate
Non daté - broché - A paris, Legrand, Pomey et Crouzet, Libraires-Editeurs, 48 rue Monsieur-le-Prince, 48, Près le Luxembourg - Imprimerie de Paul Dupont, Clichy - Tome XVI - Nouvelle édition - Ouvrage non daté (circa 1850) - Petit in-4 (28 x 18 cm) broché - 264 pages - Quelques gravures en noir et blanc hors texte - Le livre est une édition ancienne des Œuvres de Chateaubriand, proche des premières éditions. Outre de nombreuses éditions de chacun des ouvrages séparés de Chateaubriand, il a été fait plusieurs éditions de ses Œuvres complètes, dont celle de Pierre-François Ladvocat, en 31 volumes in-8°, Paris, 1826-1831, revue par l'auteur même, qui y a joint des éclaircissements et des notes critiques, et l'a enrichie de quelques œuvres inédites, et proche de l'édition en 20 volumes chez Eugène et Victor Penaud frères, éditeurs, en 1849-1850. Il est orné de quelques gravures en noir et blanc. Ce tome est vendu seul et pourra satisfaire quelqu'un cherchant à compléter sa collection ou quelqu'un souhaitant le relier, le brochage du-dit volume étant quelque peu usé.
Etat moyen - Dos cassé - Livre à relier - Couverture usagée, présentable mais en détérioration - Cahiers intérieurs fragiles, nécessitant une manipulation délicate
Rare ensemble broché, avec l'avant-propos et les souscripteurs Paris, Eugène et Victor Penaud, 1849-1850. 12 vol. (140 x 220 mm). Brochés. Édition originale. Bien complet de l'avant-propos de l'éditeur, de la liste des souscripteurs et de la lettre de Chateaubriand à Delloye - et avec l'erreur de pagination tome II (p. 164 pour p. 364). Ces feuillets disparaîtront lorsque le solde de l'édition sera cédé au libraire Dion-Lambert.
Assurément l'oeuvre la plus moderne et la plus appréciée de Chateaubriand, les Mémoires sont un mélange de souvenirs de sa jeunesse bretonne, d'investigation psychologique personnelle, de témoignages historiques souvent partiaux, mais toujours passionnants. « L'oeuvre et la personnalité de Chateaubriand (1768-1848) dominent tout le XIXe siècle littéraire. Il était né, dit Barbey d'Aurevilly, comme Napoléon, avec une étoile sur la tête, et quand celle de l'empereur pâlit et s'éclipsa, la sienne resta lumineuse. Chateaubriand eut l'admiration, l'influence, les yeux du monde fixés sur lui et une minute dans le gouvernement de son pays. Et, chose prodigieuse, il resta poétique. Une nouvelle manière de sentir et de penser, de s'exprimer et de comprendre date de Chateaubriand. Il ouvrit l'ère du Romantisme » (Talvart). Rare ensemble broché. Quelques dos brunis. « Ouvrage très important, fort recherché, et très littéraire » Carteret, Le Trésor du bibliophile, I, p. 163 ; Vicaire, II, 290 ; En français dans le texte, 268. « L'un des textes les plus importants de la littérature du XIXe siècle », Clouzot, 66 ; Talvart, III, p. 16 ; Rahir, Bibliothèque de l'amateur, 366.
Première tirage, merveilleusement établi par Maylander.Exemplaire Pierre Brossette. Paris, Eugène et Victor Penaud, 1849-1850. 12 vol. (140 x 220 mm). Demi-maroquin à coins bleu nuit à long grain, dos à nerfs richement orné, tranches dorées, couvertures et dos conservés (reliure signée de Maylander). Édition originale. Exemplaire du premier tirage, complet de l’avant-propos de l’éditeur, de la liste des souscripteurs, de la lettre de Chateaubriand à Delloye et qui présente bien l’erreur de pagination au tome II (p. 164 au lieu de p. 364). Ces feuillets seront supprimés lorsque le solde de l’édition fut cédé au libraire Dion-Lambert.
Assurément l'oeuvre la plus moderne et la plus appréciée de Chateaubriand, commencée en 1809 et poursuivie sans relâche jusque dans les dernières années, la rédaction des Mémoires s'achève en 1841, mais Chateaubriand n'a cessé d'y revenir jusqu'à sa mort en juillet 1848. Publiés d'abord en feuilleton dans La Presse, ils paraissent en volumes à partir de janvier 1849. Mêlant souvenirs de jeunesse, portraits, méditations et jugements sur les événements et les figures de son temps, les Mémoires d'Outre-Tombe constituent à la fois un récit autobiographique, une fresque historique et une réflexion métaphysique. « L'oeuvre et la personnalité de Chateaubriand (1768-1848) dominent tout le XIXᵉ siècle littéraire. (...) Une nouvelle manière de sentir et de penser, de s'exprimer et de comprendre. Il ouvrit l'ère du Romantisme » (Talvart). De Barbey d'Aurevilly, qui affirma que Chateaubriand était né « avec une étoile sur la tête », à Proust qui y voyait un modèle inégalé, les Mémoires sont universellement reconnus comme l'un des textes fondateurs de la modernité littéraire et ouvrent l'ère de l'autobiographie moderne. Bel exemplaire, très frais et merveilleusement établi : il provient du Cabinet des livres de Pierre Brossette (Paris, Christie's, 2025, n° 55). « Ouvrage très important, fort recherché, et très littéraire » Carteret, Le Trésor du bibliophile, I, p. 163 ; Vicaire, II, 290 ; En français dans le texte, 268. « L'un des textes les plus importants de la littérature du XIXe siècle », Clouzot, 66 ; Talvart, III, p. 16 ; Rahir, Bibliothèque de l'amateur, 366.