Chateaubriand Lamennais Lacordaire Bourdaloue Massillon Bossuet Bourdaloue Fléchier Massillon Lacordaire Lamennais Chateaubriand Fléchier
Reference : 138741
(1953)
Aristide quillet 1953 492 pages in12. 1953. Relié. 492 pages.
Etat Correct tranche supérieure tachée page de faux titre tachée de rousseurs
Chateaubriand Lamennais Lacordaire Bourdaloue Massillon Bossuet Bourdaloue Fléchier Massillon Lacordaire Lamennais Chateaubriand Fléchier
Reference : 215211
(1953)
Librairie aristide quillet 1953 490 pages in12. 1953. Relié. 490 pages.
Bon Etat
France Loisirs 1986 in8. 1986. Relié. Ce contenu présente François-René de Chateaubriand écrivain français du 19e siècle figure marquante du romantisme. Il mentionne ses œuvres majeures comme 'Atala' 'René' 'Génie du christianisme' et surtout 'Mémoires d'outre-tombe' et évoque une édition de ses 'Œuvres romanesques et voyages' par France Loisirs qui regroupe ses écrits littéraires dans un ordre chronologique et thématique
Bon état pages neuves intérieur propre
Furne jouvet et cie 1890 in8. 1890. Relié.
Etat Correct couverture très défraîchie ancien livre de bibliothèque étiquette sur la couverture tampons annotations couverture très défraîchie rousseurs intérieur globalement propre circa 1890
Garnier frères 1890 in8. 1890. Relié. Génie du Christianisme et défense du génie du Chrisitanisme avec notes et éclaircissements par Châteaubriand suivis des extraits critiques par M. de Fontanes - nouvelle édition revue avec soin sur les éditions originales - vignettes d'après les dessins originaux de G. Staal gravées par Fd Delannoy
Etat Correct circa 1890; couverture frottées intérieur globalement propre et clair
hachette / Classiques illusrtrés Vaubourdolle 95 pages poche. Sans date. Broché. 95 pages. avec une notice biographique des notices litteraires et des notes explicatives par fernand flutre
Bon Etat
Larousse 1934 102 pages in12. 1934. Broché. 102 pages.
Bon Etat-dos jauni-bords du dos un peu frotté
Legrand pomey et crouzet 336 pages in4. Sans date. Relié. 336 pages.
Etat Correct tranche salie haut dos frotté texte propre bords assez frottés
Desrez 1836 750 pages in4. 1836. Broché. 750 pages.
Bon Etat Pages tachées texte net
P.H. Krabbe 1852 in8. 1852. Relié.
Bon état bords frottés coins émoussés intérieurs propres ex-libris
Furne jouvet et cie in8. Sans date. Relié.
circa 1980 couverture défraîchie bords frottés ancien livre de bibliothèque étiquette sur la couverture tampons annotations couverture très défraîchie rousseurs intérieur globalement propre circa 1890
Firmin didot 1849 in8. 1849. Relié.
couverture défraîchie frottée par endroits rousseurs à l'intérieur
Belin frères 1904 in12. 1904. Relié.
couverture ternie bords frottés coins émoussés intérieur propre
Pourrat frères 1832 in8. 1832. Relié.
Etat passable dos très abîmé bords frottés intérieur taché vendu en l'état le prix tient compte de l'état
Pourrat frères 1832 in8. 1832. Relié.
Mauvais Etat dos très abîmé (manque) bords frottés intérieur taché vendu en l'état le prix tient compte de l'état
Furne jouvet et cie 1879 in8. 1879. Broché.
dos recollé abîmé tranche fanée intérieur marqué de rousseurs
Lecrivain et Toubon 1862 507 pages in4. 1862. Relié. 507 pages. édition ornée de gravures sur acier
Etat Correct ancien exemplaire de bibliothèque couverture et bords frottés intérieur uniformément jauni texte frais brochure en bon état
Crédit lyonnais 1964 in folio. 1964. Cartonné + emboîtage. illustrations en noir et blanc et en couleurs
Bon Etat emboîtage en mauvais état livre en bonne condition intérieur frais
Pourrat frères 1832 in8. 1832. Relié.
Etat passable dos abîmé bords frottés intérieur taché vendu en l'état le prix tient compte de l'état
Furne jouvet et cie 1890 in8. 1890. Relié.
Etat Correct couverture très défraîchie ancien livre de bibliothèque étiquette sur la couverture tampons annotations couverture très défraîchie rousseurs intérieur globalement propre circa 1890
Furne jouvet et cie 1890 in8. 1890. Relié.
Etat Correct couverture très défraîchie ancien livre de bibliothèque étiquette sur la couverture tampons annotations couverture très défraîchie rousseurs intérieur globalement propre circa 1890
« Offert par le vicomte de Chateaubriand à Madame d’Hautefort ». Édition originale de ce récit dramatique par Chateaubriand de la mort du duc de Berry qui expira dans ses bras. Exceptionnel exemplaire enrichi d’un envoi de l’auteur à « Madame d’Hautefort » confidente de la duchesse de Berry. In-8 de (3) ff., 299 pp. Demi-basane, dos lisse orné de fleurons et filets dorés, pièce de titre en maroquin vert, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 199 X 127 mm. Chateaubriand. Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S. A. R. Monseigneur Charles-Ferdinand D’Artois, fils de France, Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1820. Édition originale de ce récit dramatique par Chateaubriand de la mort du duc de Berry qui expira dans ses bras. Talvart, III, 10 ; Oettinger, 1729 ; Quérard, II, 152 ; Clouzot, p. 64. Exceptionnel exemplaire enrichi d’un envoi de la main de Chateaubriand « Offert par le vicomte de Chateaubriand à Madame d’Hautefort ». Le duc de Berry, deuxième fils du comte d'Artois (le futur Charles X) était sous la Restauration le chef du parti ultra-royaliste et l'espoir de la continuité dynastique des Bourbons. Il fut assassiné le 14 février 1820 par un fanatique isolé, Louvel. La biographie du duc de Berry, assassiné par un sellier du nom de Louvel qui espérait éteindre la race des Bourbons, avait été commandée par la Cour. On sait que la duchesse de Berry, enceinte au moment du meurtre, donna peu après naissance au comte de Chambord, futur Henri V, "l'enfant du miracle, en attendant qu'il devint l'enfant de l'exil ", selon le mot fameux de Chateaubriand. Intransigeant légitimiste depuis la mort du duc d'Enghien (1803), Chateaubriand le restera toute sa vie. En 1814, il publie De Bonaparte, des Bourbons et de la necessite de se rallier a nos princes légitimes qui « valut une armée aux Bourbons » selon le mot de Louis XVIII et le ministère de l'Intérieur à Chateaubriand. Mais le 13 février 1820, à l'Opera, un fanatique assassine le duc de Berry sur lequel reposaient tous les espoirs des légitimistes. Aussitôt prévenu, Chateaubriand arrive à l'Opera revêtu de son habit de pair de France et veille le corps, aux côtés de la duchesse de Berry et de Louis XVIII. Il rentre chez lui au matin, et raconte à son amie Mme de Duras : "j'ai passé la nuit au milieu de la scène, j'ai tout vu. Je l'ai entendu expirer. J'irai vous voir, mais je n'en puis plus." Dès lors, Chateaubriand se posera comme le défenseur le plus ardent des intérêts de la veuve du duc de Berry : il publie ces Mémoires ou il donne un dramatique récit de la mort du duc, mettant très clairement en cause l'un des proches de Louis XVIII, Decazes, dans ce qu'il considère être une odieuse machination politique. Il quittera ensuite le ministère des Affaires étrangères en 1824 et effectuera même un court séjour en prison pour son Mémoire sur la captivité de la duchesse de Berry. L'une des phrases de cet ouvrage devint rapidement le cri de ralliement des légitimistes : "Madame, votre fils est mon roi !". Bel exemplaire, grand de marges, conservé dans son élégante reliure du temps, enrichi d’un envoi de la main de l’auteur à « Madame d’Hautefort ». ttachée à la duchesse de Berry, Charlotte d’Hautefort fut élevée jusqu’à l’âge de six ans par sa grand-mère, la duchesse de Praslin, puis par la duchesse de Grollier. Le baron de Damas, son époux, servit en Russie, fit toutes les campagnes de l’empire et entra au service de la France en 1814 avec son grade de maréchal de camp. Il devint lieutenant général en 1815, fit la campagne d’Espagne en 1823 où il s’empara de Figuières. Il fut nommé pair de France, ministre de la guerre, des affaires étrangères, gouverneur de S.A.R. Monseigneur le duc de Bordeaux, suivit la famille royale en exil et rentra en France en 1834. Il accepta, à la demande de Villèle, le portefeuille des Affaires Etrangères, en remplacement de Châteaubriand, le 4 août 1824. Il s'y distingua par la réorganisation des consulats. Madame d’Hautefort fit partie des amies proches de la duchesse de Berry qui consolèrent celle-ci à la mort de son époux ; elle sera sa compagne de captivité en 1832.
Édition originale du Congrès de Vérone, ouvrage politique de Chateaubriand qui provoqua « une espèce de scandale diplomatique ». Le précieux exemplaire offert par l’auteur à Edmond de Cazalès, fondateur du journal politique ultra-royaliste Le Conservateur et proche de Chateaubriand. Il porte l’envoi suivant de la main de l’auteur : « A Monsieur de Cazalès…. Hommage de l’attachement sincère et de la reconnaissance, Chateaubriand ». 2 volumes in-8 de: I/ (2) ff., III, 488 pp.; II/ (2) ff., 467 pp. Demi-basane, dos à nerfs orné de filets dorés, tranches jaspées, faux-titres conservés. Reliure de l’époque. 209 x 130 mm. Chateaubriand, François-René Vicomte de. Congrès de Vérone. Guerre d’Espagne. Négociations : colonies espagnoles. Paris, Delloye, 1838. Édition originale du Congrès de Vérone, ouvrage politique rédigé par Chateaubriand alors qu'il était ministre des Affaires étrangères et « dont l’importance a fini par apparaître » (Clouzot). Clouzot, 66 ; Carteret, I, 163 ; Talvart, III, Dacier, 194 ; Vicaire, II, 289 ; Sabin, 539. Le précieux exemplaire offert par l’auteur à Edmond de Cazalès, fondateur du journal politique ultra-royaliste Le Conservateur et proche de Chateaubriand. Il porte l’envoi suivant de la main de l’auteur : « A Monsieur de Cazalès…. Hommage de l’attachement sincère et de la reconnaissance, Chateaubriand ». « L’ouvrage sur le Congrès de Vérone et la guerre d’Espagne n’est pas seulement le récit précieux et authentique d’une part très honorable de la carrière politique de l’auteur : c’est un monument d’histoire diplomatique et un récit plein de verve » (A. F. Villemain). « Destiné à présenter dans son véritable jour la politique étrangère de la Restauration, le « Congrès de Vérone » fut une espèce de scandale diplomatique en Europe. Le premier étonnement passé, ce livre fit une impression vive sur les esprits éclairés. L’intérêt du sujet, le nom et le talent de Chateaubriand, populaire dans toutes les opinions, le faisaient pénétrer partout » (A. Nettement, Histoire de la littérature française, I, p.278). Précieux exemplaire conservé dans ses reliures de l'époque. Il est enrichi d'un envoi de la main de l'auteur « A Monsieur de Cazalès…. Hommage de l’attachement sincère et de la reconnaissance, Chateaubriand ». Association intéressante lorsque l’on sait que le journal politique fondé par Edmond de Cazalès, le Conservateur, était l’organe du Parti de l’ordre et que le Congrès de Vérone marque l’apogée de la carrière ulta-ryaliste de Chateaubriand. Magistrat, Edmond de Cazalès (1804-1876) s’était lié avec les zélateurs du catholicisme libéral. Il siégea comme député à l’Assemblée Nationale Constituante de 1848 à 1849 et à l’Assemblée Nationale législative de 1848 à 1851. Partisan du parti de l’ordre, Edmond de Cazalès fut le co-fondateur du Conservateur, journal politique ultra-royaliste dont Chateaubriand serait l’un des principaux rédacteurs.
édition_originale
C'est l'ouvrage qui valut à Chateaubriand la perte de son poste de ministre, reliée avec ses célèbres Mémoires du Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1816. In-8 de vi pp., 304 pp. Pte déchirure p. 19 sans manque, mouillure pâle en haut de qq. ff. [Suivi de:] Mémoires, lettres et pièces authentiques touchant la vie et la mort de S.A.R. Monseigneur Charles-Ferdinand-D’Artois, fils de France, Duc de Berry. Paris, Le Normant, 1820. (2) ff., ii pp., 1 portrait à pleine page, 299 pp. 3 ff. brunis. Maroquin vert, plats ornés d’un riche encadrement de double filet et roulettes dorés, dos lisse orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, gardes de tabis rose, tranches dorées. Reliure de l’époque. 205 x 125 mm.
I/ Édition originale de la plus grande rareté de ce pamphlet politique de Chateaubriand qui provoqua la colère de Louis XVIII et valut à son auteur d’être destitué de son poste ministériel. Le pamphlet fut interdit le 18 septembre 1816, les exemplaires saisis et détruits. Elle est si rare qu’elle a échappé à Vicaire et à Carteret. Avec le feuillet de titre imprimé contenant la mention «Ministre d’Etat» qui sera supprimée par la suite. « Toutes les éditions, tous les tirages de ce pamphlet exécutés chez Le Normant portent uniformément le titre ci-dessus. Elles sont toutes considérées comme éditions originales; elles furent saisies par ordre de Décazes.» (Talvart, III, 10) «Œuvre politique de François-René de Chateaubriand (1768-1848), parue en 1816 et immédiatement interdite par la police des Bourbons. L’auteur qui avait montré, notamment dans son écrit ‘De Buonaparte et des Bourbons’, son attachement à la cause des souverains ‘légitimes’ de la France, ne pouvait pas, - après les déceptions apportées par la Restauration et spécialement par la politique réactionnaire des ultra-royalistes – ne pas montrer son esprit de rébellion, en se faisant le défenseur de nouvelles idées sociales; certes, il le fit d’une manière toute personnelle, se laissant emporter par l’impétuosité de sa vision fortement égocentriste des choses. Dans ce libelle, il défend la Charte constitutionnelle, grâce à laquelle les libéraux de France avaient accueilli le retour de Louis XVIII et le début de son gouvernement. Un retour à l’ancien régime n’était plus possible. Comme ministre, l’auteur veut, dans cette publication, dire ‘la vérité au roi’; car le Conseil dont il fait partie ne se réunit malheureusement point dans le but de permettre à ses membres de faire valoir leur opinion personnelle sur les questions les plus importantes de la nation. C’est précisément parce qu’il entend défendre la légitimité, qu’il se sent le devoir d’affirmer une fois de plus la nécessité où est la monarchie d’être constitutionnelle (retour des partis, liberté de presse et autres prérogatives parlementaires). Les maux du despotisme seraient en fait pires que ceux d’un libéralisme qui, guidé sainement – à la façon anglaise, - apporterait une nouvelle gloire au roi et au pays. L’ouvrage, publié quelques jours après la dissolution de la fameuse ‘Chambre introuvable’, souleva l’indignation de Louis XVIII qui, sous l’influence de ses partisans ultra, destitua tout simplement l’auteur de son poste ministériel». (Dictionnaire des Œuvres, IV, 603). Trois mois après la publication de De Buonaparte et des Bourbons, en juillet 1814, ses relations dans la haute aristocratie et l’amitié de Madame de Duras lui avaient valu d’être nommé ambassadeur en Suède, poste qu’il ne rejoignit jamais mais dont il perçut le traitement. En avril 1815, le Roi lui permit de le suivre à Gand et l’admit au conseil « pour parler de l’intérieur». Au retour de Gand, après les Cent Jours, il devint ministre d’État, fonction honorifique mais bien rémunérée qui avait été reprise de la pratique de l’Ancien régime, et il fit partie de la première fournée de la Chambre des pairs. Mais Chateaubriand, qui sous la première Restauration avait été proche du centre et avait défendu la Charte avec éloquence et habileté dans ses Réflexions politiques d’octobre 1814, ce qui lui avait attiré la bienveillance de Louis XVIII, se rapprocha alors de la droite ultra qui venait de gagner les élections à la Chambre des députés. Il devint l’un des principaux porte-parole de ce parti à la Chambre des pairs. Il avait été révolté par l’entrée de Fouché dans le ministère et considérait que les Cent Jours avaient montré qu’il était devenu nécessaire de refonder la société française sur des bases traditionnelles. Le Roi ayant décidé de maintenir un gouvernement du centre pour des raisons tant de politique étrangère que de politique intérieure, Chateaubriand se trouva assez vite rejeté dans l’opposition au ministère et, de façon sourde, au souverain. La rupture intervint en septembre 1816, lorsqu’il publia La monarchie selon la Charte où, malgré le conseil que lui avait fait passer Louis XVIII, il critiquait le ministère Richelieu-Decazes, trop complaisant selon lui pour les « intérêts révolutionnaires», et la décision de dissoudre la Chambre introuvable. En représailles, il fut destitué de son titre de ministre d’État, ce qui l’obligea à vendre sa chère Vallée-aux-Loups. L’ouvrage est une machine de guerre dressée contre Decazes et sa politique. L’auteur dénonce la censure de la presse tout en s’attaquant au Ministère de la police générale. L’ouvrage critique sévèrement les trois Ministères de la Restauration. L’ouvrage connaitra un succès foudroyant et provoquera la colère de Louis XVIII et de Decazes qui l’interdira et fera détruire les exemplaires saisis. Chateaubriand sera rayé de la liste des ministres d’Etat et perdra ses honoraires. Les Mémoires d’Outre-tombe comportent la lettre adressée au comte Decazes par Chateaubriand le 18 septembre 1816 lorsque ce dernier apprend que son ouvrage De la Monarchie selon la Charte a été saisisur son ordre. En voici un extrait : «Monsieur le comte, J’ai été chez vous pour vous témoigner ma surprise. J’ai trouvé à midi chez M. Le Normant, mon libraire, des hommes qui m’ont dit être envoyés par vous pour saisir mon ouvrage intitulé: De la Monarchie selon la Charte. Ne voyant pas d’ordre écrit, j’ai déclaré que je ne souffrirais pas l’enlèvement de ma propriété, à moins que des gens d’armes ne la saisissent de force. Des gens d’armes sont arrivés, et j’ai ordonné à mon libraire de laisser enlever l’ouvrage. Cet acte de déférence à l’autorité, Monsieur le comte, n’a pas pu me laisser oublier ce que je devais à ma dignité de pair. Si j’avais pu n’apercevoir que mon intérêt personnel, je n’aurais fait aucune démarche; mais les droits de la pensée étant compromis, j’ai dû protester, et j’ai l’honneur de vous adresser copie de ma protestation. Je réclame, à titre de justice, mon ouvrage; et ma franchise doit ajouter que, si je ne l’obtiens pas, j’emploierai tous les moyens que les lois politiques et civiles mettent en mon pouvoir. J’ai l’honneur d’être, etc. Vte de Chateaubriand.» II/ Édition originale de ces célèbres et vibrants mémoires commandés par la famille royale à Chateaubriand en hommage au duc de Berry. Talvart, III, 19; manque à Carteret et à Vicaire. Cette biographie du duc de Berry, fils de Charles X, parut l'année de son assassinat par Louvel à la sortie de l’Opéra, rue de Richelieu, le 13 février 1820. Père de deux petites filles anglaises par un premier mariage, il les présenta à son épouse, la duchesse de Berry, sur son lit de mort. Composés « sur les documents originaux les plus précieux » (Avertissement), ces Mémoires renferment des lettres de Louis XVIII, de Charles X, du duc d’Angoulême, du duc de Berry, du prince de Condé, et un fragment de journal inédit. L’ouvrage reçut une récompense inestimable. La duchesse de Berry voulut en effet que les Mémoires fussent ensevelis avec le cœur de la victime de Louvel. Précieux exemplaire conservé dans une élégante reliure en maroquin vert finement orné de l’époque.
JOUBERT (Joseph), CHATEAUBRIAND (François-René, vicomte de) éditeur
Reference : 39086
Paris, Imprimerie Le Normant, 1838. In-8 (215 x 135 mm), demi-maroquin Lavallière, dos janséniste à 5 nerfs soulignés de filets à froid, titre doré, plats de papier marbré, tête dorée (rel. vers 1880), 394 pages, (1) feuillet blanc, faux-titre et titre compris.
Edition originale posthume, tirée à très petit nombre et non mise dans le commerce. Plusieurs pensées de ce premier recueil ne furent pas reprises dans les éditions postérieures.A la demande de la veuve, Chateaubriand choisit les "pensées" dans les carnets de son ami Joseph Joubert (1754-1824) et rédigea la préface.Secrétaire de Diderot dans sa jeunesse, J. Joubert ne publia rien de son vivant. Sa mort inspira à Chateaubriand cette confidence : "Je ne me consolerai jamais !".Hommage personnel, le recueil ne circula d'abord que parmi les amis auxquels Chateaubriand le remit lui-même. Il tira pourtant du silence une oeuvre inédite et l'inscrivit dans la tradition des moralistes français.Praticien de la notation brève, J. Joubert fut ensuite lu et commenté par Cioran, Blanchot et E. Canetti, qui le tenait pour "le plus léger, le plus délicat des moralistes français".(Clouzot, 161. Escoffier, 'Mouvement romantique', p. 294. Talvart et Place, X, 160-161.)Exemplaire offert par Chateaubriand à Edmond de Cazalès, portant la mention autographe : "Donné par M. de Chateaubriand", suivie de la signature "E. de Cazalès". Publiciste et critique catholique, il fut l'un des fondateurs du Correspondant (1829) et collabora à la Revue européenne.Très bel exemplaire, très frais, non rogné, témoins conservés, en élégante reliure de maître.