Édition originale du Congrès de Vérone, ouvrage politique de Chateaubriand qui provoqua « une espèce de scandale diplomatique ». Le précieux exemplaire offert par l’auteur à Edmond de Cazalès, fondateur du journal politique ultra-royaliste Le Conservateur et proche de Chateaubriand. Il porte l’envoi suivant de la main de l’auteur : « A Monsieur de Cazalès…. Hommage de l’attachement sincère et de la reconnaissance, Chateaubriand ». 2 volumes in-8 de: I/ (2) ff., III, 488 pp.; II/ (2) ff., 467 pp. Demi-basane, dos à nerfs orné de filets dorés, tranches jaspées, faux-titres conservés. Reliure de l’époque. 209 x 130 mm. Chateaubriand, François-René Vicomte de. Congrès de Vérone. Guerre d’Espagne. Négociations : colonies espagnoles. Paris, Delloye, 1838. Édition originale du Congrès de Vérone, ouvrage politique rédigé par Chateaubriand alors qu'il était ministre des Affaires étrangères et « dont l’importance a fini par apparaître » (Clouzot). Clouzot, 66 ; Carteret, I, 163 ; Talvart, III, Dacier, 194 ; Vicaire, II, 289 ; Sabin, 539. Le précieux exemplaire offert par l’auteur à Edmond de Cazalès, fondateur du journal politique ultra-royaliste Le Conservateur et proche de Chateaubriand. Il porte l’envoi suivant de la main de l’auteur : « A Monsieur de Cazalès…. Hommage de l’attachement sincère et de la reconnaissance, Chateaubriand ». « L’ouvrage sur le Congrès de Vérone et la guerre d’Espagne n’est pas seulement le récit précieux et authentique d’une part très honorable de la carrière politique de l’auteur : c’est un monument d’histoire diplomatique et un récit plein de verve » (A. F. Villemain). « Destiné à présenter dans son véritable jour la politique étrangère de la Restauration, le « Congrès de Vérone » fut une espèce de scandale diplomatique en Europe. Le premier étonnement passé, ce livre fit une impression vive sur les esprits éclairés. L’intérêt du sujet, le nom et le talent de Chateaubriand, populaire dans toutes les opinions, le faisaient pénétrer partout » (A. Nettement, Histoire de la littérature française, I, p.278). Précieux exemplaire conservé dans ses reliures de l'époque. Il est enrichi d'un envoi de la main de l'auteur « A Monsieur de Cazalès…. Hommage de l’attachement sincère et de la reconnaissance, Chateaubriand ». Association intéressante lorsque l’on sait que le journal politique fondé par Edmond de Cazalès, le Conservateur, était l’organe du Parti de l’ordre et que le Congrès de Vérone marque l’apogée de la carrière ulta-ryaliste de Chateaubriand. Magistrat, Edmond de Cazalès (1804-1876) s’était lié avec les zélateurs du catholicisme libéral. Il siégea comme député à l’Assemblée Nationale Constituante de 1848 à 1849 et à l’Assemblée Nationale législative de 1848 à 1851. Partisan du parti de l’ordre, Edmond de Cazalès fut le co-fondateur du Conservateur, journal politique ultra-royaliste dont Chateaubriand serait l’un des principaux rédacteurs.
Reference : 18718
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Delloye Brockhaus et Avenarius | Paris Leipzig 1838 | 13.3 x 21.5 cm | 2 volumes reliés
Édition originale. Reliures en demi veau vert Empire, dos lisses éclaircis ornés de motifs décoratifs romantiques dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliures romantiques de l'époque. Quelques petites rousseurs, une tache de décoloration sur une garde blanche du premier volume. * Chateaubriand est l'un des plénipotentiaires au congrès de Vérone, et fait décider l'invasion de l'Espagne révolutionnaire, malgré l'opposition de l'Angleterre. Le congrès de Vérone (1822) fut une conférence internationale dans le cadre de la « politique des congrès » de la Sainte-Alliance, dans le cadre de la politique de gestion anti-libérale de l'Europe suite au congrès de Vienne. Il y fut entre autres décidé l'intervention de la France contre les libéraux espagnols. L'ouvrage renferme par ailleurs des pages fameuses sur Waterloo, les portraits de Louis XVIII et du tsar Alexandre, la dernière visite à Charles X. Ces pages semblent détachées des Mémoires dont elles constituent un chapitre méconnu. Le R. P. Bertier de Sauvigny fait observer en effet que le Congrès de Vérone n'a plus jamais été publié séparément et qu'il se trouve omis dans nombre des éditions collectives. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Édition originale de ce « texte dont l’importance a fini par apparaître ». Paris chez Delloye et Leipzig chez Brockhaus et Avenarius, 1838. 2 volumes in-8 de : I/ (2) ff., III pp., 488 pp. ; II/ (2) ff., 476 pp., (2) ff. Qq. ff. brunis dans le tome 2. Demi-veau aubergine, dos lisses ornés, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 208 x 125 mm.
Édition originale de ce « texte dont l’importance a fini par apparaître ». Vicaire. Manuel de l’amateur, I, 289 ; Carteret, I, 163 ; Sabin 12252. « Texte dont l’importance a fini par apparaître, c'est en effet une partie, et non négligeable, des ‘Mémoires d'Outre-tombe’ ». (Clouzot, p. 66) Châteaubriand le publia en 1838 pour justifier devant l’opinion publique son activité de ministre des Affaires étrangères. On y retrouve le style éblouissant de l’écrivain, la verve du polémiste, l’imagination du poète. L’ouvrage contient de nombreux passages des Mémoires d’Outre-tombe, Chateaubriand ayant hésité longtemps à réintégrer ce texte dans son œuvre majeure. « This book is by no means void of interest; it is really written with great cleverness; and although somewhat affected, and very much filled with egotism, as all such works must indeed be from their very nature, yet it is lively, and full of original pieces, in support of the author’s statements respecting the important transactions in which he was engaged. Of the three parts into which it is divided, -the Congress of Verona, the Spanish War, and the Spanish Colonies, - the two first are by far the most interesting; and it is to the matters relating to them that we shall feel it necessary to direct the reader’s attention”. (The Edinburgh Review: Or Critical Journal, vol. 67, p. 587). « Ce que l’ambassadeur révèle du congrès de Vérone, des vœux, des incertitudes et des craintes de tant de ministres et de tant de rois ; les confidences qu’il a cru pouvoir faire au public en avancement d’hoirie sur l’histoire, tant de tableaux si grands par les illustres acteurs qu’il met en scène, si chétifs et si petits par leurs passions, tout cela est fait pour inspirer à la France une sorte d’immense orgueil d’elle-même. Ce livre aura pour effet de révéler au dernier des cabinets de lecture ce que les hommes politiques savaient seuls, l’universelle terreur qui s’attachait aux moindres mouvements de la France, alors qu’elle respirait pour la première fois, à peine dégagée de l’étreinte d’airain des deux invasions ». (Revue des deux mondes, 1838, II, p. 478) « On sait qu’à Vérone, en 1823, le Congrès des souverains d’Europe souleva un problème voisin de celui du Congrès de Vienne et de la Sainte-Alliance ; comment empêcher la propagation et le triomphe des idées de liberté d’indépendance nationale. Il s’agissait en particulier d’intervenir en Espagne pour rétablir sur le trône le roi Ferdinand VII. L’éclat de cette œuvre, des raisonnements et des péroraisons qu’elle contient, est soutenu par une langue chaude et colorée, où la raison d’État se fond avec les considérations personnelles. » (Laffont-Bompiani). Exemplaire bien complet de la liste des souscripteurs à la fin du second volume. Bel exemplaire conservé dans son élégante reliure de l’époque.
Fort vol in8, demi cuir, 23x16cm, frottements, très bel état intérieur, 476pp. Paris chez Delloye et Leipzig chez Brockhaus et Avenarius, 1838. Edition Originale ref/299
Chateaubriand attribuait une grande importance à cet ouvrage , dans lequel il souhaitait témoigner avant sa mort en faveur de la Restauration et des Bourbon. Il expose la médiocrité de la politique étrangère de Louis-Philippe et montre comment la Restauration avait permis à la France de revenir au premier rang en Europe, après les désastres de 1814-1815. Il fait une place particulière à la guerre d'Espagne de 1823, dont le principe fut arrêté au congrès de Vérone de 1822. A Vérone, en 1823, le Congrès des souverains d Europe souleva un problème voisin de celui du Congrès de Vienne et de la Sainte-Alliance : comment empêcher la propagation et le triomphe des idées de liberté d indépendance nationale ? Il s agissait en particulier d'intervenir en Espagne pour rétablir sur le trône le roi Ferdinand VII.
Paris, Delloye & Leipzig, Brockhaus et Avenarius, 1838. 2 vol. in-8, III-488 pp. + 476 pp., demi-basane havane d'Ottmann, dos à nerfs orné de filets dorés, pièces de titre et de tomaisons noires (quelques minuscules épidermures, petites et pâles rousseurs).
Rare édition originale de cette biographie politique. Dans son avertissement, l'auteur différencie ses Mémoires et le présent ouvrage en précisant qu'il n'avait jusqu'ici évoqué sa vie politique et que sa vie littéraire était déjà bien connue et qu'"à la tombe le reste". Dans ce récit à la première personne (du pluriel et du singulier de façon interchangeable), Chateaubriand expose les détails de son implication dans le Congrès de Vérone et la guerre contre les libéraux d'Espagne, après la Révolution espagnole de 1820. Lorsque les débats s'ouvrent le 20 octobre 1822, il est Ambassadeur de France à Londres mais vise le poste de ministre des Affaires étrangères. Le ministre d'alors, Montmorency, a lui aussi assisté au Congrès et obtenu de l'alliance de la France à l'Autriche, la Prusse et la Russie ce qui lui valut d'être forcé à la démission. Chateaubriand reprend le titre et s'engage dans la guerre contre l'Espagne ainsi que les négociations concernant ses colonies restantes. En effet, son but est d'asseoir la Restauration des Bourbons et d'empêcher la propagation de la flamme révolutionnaire en Europe. Il est également critiqué pour son action à droite et à gauche et rédige le présent ouvrage pour justifier son action politique a posteriori. Le livre ne connut pas le succès à sa parution en dépit de son importance historique, politique et biographique et ce, malgré les petits arrangements avec la réalité que Chateaubriand y a parfois semé. Il comprend une listes des actionnaires de la Société pour l'acquisition des Mémoires et Oeuvres inédites de M. de Chateaubriand et le catalogue de l'éditeur en fin du second volume. Vicaire, II, 289; Clouzot, 66: "Texte dont l'importance a fini par apparaître, c'est en effet une partie, et non négligeable, des Mémoires d'Outre-tombe."; Sédouy (Jacques-Alain de), "Le Congrès de Vérone de Chateaubriand" in Revue des Deux Mondes, juillet 2014, pp. 101-109 [en ligne]. Ex-libris héraldique des Harcourt, de la bibliothèque du château de St Eusoge, propriété de la famille. * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.
Paris, Delloye, 1838. 2 vol. in-8, III-488 p. + 476 pp., broché, couverture originale imprimée (couvertures et marges empoussiérées, petits manques et déchirures marginaux, 1er vol. débroché)
Édition originale rare dans son aspect broché d'origine. Dans son avertissement, l'auteur différencie ses Mémoires et le présent ouvrage en précisant qu'il n'avait jusqu'ici évoqué sa vie politique et que sa vie littéraire était déjà bien connue et qu'"à la tombe le reste". Dans ce récit à la première personne (du pluriel et du singulier de façon interchangeable), Chateaubriand expose les détails de son implication dans le Congrès de Vérone et la guerre contre les libéraux d'Espagne, après la Révolution espagnole de 1820. Lorsque les débats s'ouvrent le 20 octobre 1822, il est Ambassadeur de France à Londres mais vise le poste de ministre des Affaires étrangères. Le ministre d'alors, Montmorency, a lui aussi assisté au Congrès et obtenu de l'alliance de la France à l'Autriche, la Prusse et la Russie ce qui lui valut d'être forcé à la démission. Chateaubriand reprend le titre et s'engage dans la guerre contre l'Espagne ainsi que les négociations concernant ses colonies restantes. En effet, son but est d'asseoir la Restauration des Bourbons et d'empêcher la propagation de la flamme révolutionnaire en Europe. Il est également critiqué pour son action à droite et à gauche et rédige le présent ouvrage pour justifier son action politique a posteriori. L'ouvrage ne connut pas le succès à sa parution en dépit de son importance historique, politique et biographique et ce, malgré les petits arrangements avec la réalité que Chateaubriand y a parfois semé. Il comprend une listes des actionnaires de la Société pour l'acquisition des Mémoires et Oeuvres inédites de M. de Chateaubriand et le catalogue de l'éditeur en fin du second volume. Vicaire, II, 289; Clouzot, 66: "Texte dont l'importance a fini par apparaître, c'est en effet une partie, et non négligeable, des Mémoires d'Outre-tombe."; Sédouy (Jacques-Alain de), "Le Congrès de Vérone de Chateaubriand" in Revue des Deux Mondes, juillet 2014, pp. 101-109 [en ligne]. Voir photographie(s) / See picture(s) * Membre du SLAM et de la LILA / ILAB Member. La librairie est ouverte du lundi au vendredi de 14h à 19h. Merci de nous prévenir avant de passer,certains de nos livres étant entreposés dans une réserve.