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‎[CHAR René]. ‎

Reference : 11405

‎SALUT À RENÉ CHAR.‎

‎ Supplément au n° 76 de la revue marseillaise SUD, paru après la mort de René Char, avril 1988. Plaquette in-8° agrafée. 20 pages. E.O. Propre. ‎


‎Textes - surtout des poèmes - en hommage à René Char de Max Alhau, Gabrielle Althen, Simon Brest, Yves Broussard, Pierre Dhainaut, Jean Digot, Hughes Labrusse, Jacques Lepage, Daniel Leuwers, Jacques Lovichi, Benito Pelegrin, Gaston Puel, Jacques Phytilis, Dominique Sorrente, Jean-Max Tixier, André Ughetto. Sur les deuxième et troisième plats sont reproduits sept dédicaces autographes de René Char à certains de ces poètes régionaux. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR20.00

‎[CHAR René]. CHAR Marie-Claude. ‎

Reference : 10356

‎PAYS DE RENÉ CHAR.‎

‎ Flammarion. 2007. In-4° broché. Jaquette illustrée. Documents et photographies à chaque page. 260 pages. E.O. ‎


‎Très bon état. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR32.00

‎[CHAR René]. BERNARD Roger. ‎

Reference : 12933

(1945)

‎MA FAIM NOIRE DÉJÀ. Préface de René Char.‎

‎ 1945 Editions des Cahiers dart. 1945. Plaquette in-8° brochée. Portrait photographique de Roger Bernard en frontispice. Photographie hors texte (dans les gorges dOppedette, le lieu où Roger Bernard fut fusillé). 30 pages. E.O. (pas de grand papier). Peu courant. Très bon état. ‎


‎ /// Ouvrage réédité par Pierre Seghers en 1976 (on le rencontre plus fréquemment dans cette réédition). René Char évoque (avec une sobriété qui nest pas, dordinaire, sa principale qualité - effet peut-être dune émotion vraie) le souvenir de ce jeune poète qui lutta, comme lui, dans la Section des Atterrissages et des Parachutages. Tombé aux mains des soldats allemands, le 22 juin 1944, lors dune mission de liaison, il refusa de parler et fut fusillé. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR70.00

‎CHAR René. ‎

Reference : 12934

(1974)

‎LE MONDE DE LART NEST PAS LE MONDE DU PARDON. Préface de Jacques Dupin.‎

‎ 1974 Maeght, éditeur. 1974. In-folio en feuilles sous emboîtage de léditeur. 19 illustrations hors texte. 120 pages. E.O. Exemplaire du tirage ordinaire. [100 vélin de Lana]. En parfait état. ‎


‎ /// Ce livre est un recueil de textes issus du dialogue de René Char avec ses « alliés substantiels », peintres et sculpteurs, parus de 1934 à 1972. Les textes de René Char sont accompagnés de reproductions de peintures, dessins, gravures et lithographies de Georges de La Tour, Paul Klee, Wassily Kandinsky, Valentine Hugo, Max Ernst, Jean Villeri, Balthus, Georges Braque, Henri Matisse, Jean Hugo, Nicolas de Stael, Victor Brauner, Louis Fernandez, Madeleine Grenier, Pierre Charbonnier, Joan Miró, Wifredo Lam, Reichek, Pablo Picasso, Zao Wou-Ki, Vieira Da Silva, Alberto Giacometti, Arpad Szenes, Sima, Boyan, Pierre-Andre Benoit. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR500.00

‎Harrouard Annette Char René Char René‎

Reference : 78227

(2004)

ISBN : 2914614756

‎La danse du buffet : Ou La Méprise‎

‎Editions de l'Officine 2004 298 pages 20x15x3cm. 2004. Broché. 298 pages.‎


‎french édition - légères marques de lecture et/ou de stockage mais du reste en très bon état . Expédition soignée sous blister dans une enveloppe à bulles depuis la France‎

Démons et Merveilles - Joinville

Phone number : 07 54 32 44 40

EUR13.00

‎[BRAQUE Georges]. [CHAR René]. ‎

Reference : 4442

‎GEORGES BRAQUE - CATALOGUE DE L'UVRE GRAPHIQUE ORIGINAL. Estampes, livres illustrés. Table synoptique et thématique. Catalogue établi par Edwin Engelberts. Précédé de " Cinq poésies en hommage à Georges Braque " par René Char.‎

‎ Genève. Cabinet des Estampes. 1958. In-4° broché. Couverture rempliée illustrée. En frontispice, portrait photographique de Braque par Mariette Lachaud. Non paginé [52 pages]. Couverture illustrée d'une composition inédite de Georges Braque, reproduite en six couleurs par Roth & Sauter. Tirage limité à 1.500 exemplaires numérotés. ‎


‎Exemplaire débroché mais très propre. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR85.00

‎[BRAQUE Georges]. [CHAR René]. ‎

Reference : 4447

‎GEORGES BRAQUE - RENÉ CHAR. Avant-propos de Georges Blin.‎

‎ Bibliothèque Littéraire Jacques Doucet. 1963. Grand in-8°, reliure pleine percaline rouge, couverture conservée. 58 pages. ‎


‎Très propre. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR45.00

‎[CHAR René]. ‎

Reference : 4461

‎EXPOSITION RENÉ CHAR. Avant-propos de Jacques Dupin.‎

‎ Fondation Maeght. 1971. Grand in-8° broché. Nombreuses illustrations. Non paginé [182 pages]. ‎


‎Très propre. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR37.00

‎[CHAR René]. VEYNE Paul. ‎

Reference : 9156

‎RENÉ CHAR EN SES POÈMES.‎

‎ N.R.F. 1990. Grand et fort in-8° broché. 536 pages. E.O. (pas de grand papier). ‎


‎Bon état. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR18.00

‎[CHAR René]. GUERRE Pierre. ‎

Reference : 9525

‎RENÉ CHAR.‎

‎ Rome. Botteghe Oscure. 1952. Grand in-8° broché. 30 pages. E.O. 1/1.500 du tirage ordinaire. [50 Fabriano / 1.500 ordinaires]. Envoi autographe signé de Pierre Guerre. ‎


‎Très propre, pages non coupées. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR50.00

‎[CHAR René]. GREILSAMER Laurent. ‎

Reference : 11880

‎L'ÉCLAIR AU FRONT. " La Vie de René Char ".‎

‎ Fayard. 2004. Grand in-8° br. Couverture photographique. 24 planches hors texte. 558 pp. E.O. ‎


‎Bon état. Exemplaire de Jean-Jacques Pauvert comportant son cachet d'ex-libris. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR15.00

‎CHAR (René)‎

Reference : 27648

(1975)

‎Faire du chemin avec.... Couloir aérien‎

‎ Deux manuscrits autographes S.l.n.d. [Les Busclats, 1975]. 24 + 5 f. (245 x 170 mm), sur Roma Fabriano, dans un carnet relié de demi-veau bleu. Manuscrits autographes de deux oeuvres parmi les plus significatives de la dernière période du poète. ‎


‎Faire du chemin avec est... un texte que Char publie en 1976, et qu'il intégrera trois ans plus tard dans Fenêtres dormantes et portes sur le toit (Gallimard, 1979). Une oeuvre, crépusculaire et puissante, qui porte sur la folie des hommes et la beauté des choses. Le texte a été composé dès 1972, comme l'indiquent les deux manuscrits préalablement connus, donnés à Anne Reinbold, sa compagne d'alors, reliés par Georges Leroux, sur commande de Char. Ils sont aujourd'hui dans deux collections privées - l'un étant en vente publique en 2014 (Artcurial, 16 avril 2014, n° 334), avant que nous le présentions à l'exposition Supplément d'âme consacrée à René Char, en 2015, à Lourmarin. René Char se fit néanmoins établir un troisième manuscrit, celui-là définitif et mis au propre, pour sa gouverne, que nous présentons aujourd'hui - et jusqu'ici inédit : le poète l'a soigneusement composé et rédigé, d'une large plume à l'encre de chine noire, sur un papier d'exception : le Fabriano Roma - Michelangelo, un papier vergé 100% coton que le poète réservait à ses plus précieux manuscrits. Daté de 1975, il reprend l'intégralité du texte qui sera publié l'année suivante, dans un libelle - au sens premier de « petit livre » -, « tout en feuilles, sans couverture, comme un discours de Saint-Just à la Convention », en dira-t-il. Car le texte dénonce aussi, tel un pamphlet, les « utopies sanglantes du XXe siècle » : ces fragments disent « le sentiment d'impuissance et la nostalgie d'un temps où l'action politique était encore possible. Temps du maquis bien sûr, temps des Matinaux, temps des ‘dieux hagards' que sont Baudelaire, Melville et Van Gogh » (in Dictionnaire Char, p. 235). À la suite de ce texte, René Char en ajoute un second - qui sera lui aussi intégré à Fenêtres dormantes - : Couloir aérien. C'est le souvenir d'une promenade avec son ami Georges Duthuit, en 1948, dans le parc des Névons, près de L'Isle-sur-Sorgue. Un texte, là aussi capital, en parfait contrepoint du premier. « La nature et nous souffrons des mêmes maux, creusons les mêmes désaveux, répugnons au chaos. La nature et nous recelons la substance d'une même allégresse. Cependant que le rêve se glisse hors du rêve et s'empresse à distance dans ce monde brûlé, nous épargnons nos richesses pour un prochain désastre. Ah ! si bien se comprendre et si peu s'entraider. (...) Si le monde est ce vide, eh bien ! je suis ce plein. Une rose sans personne. Une rose pour verdir. (...) Quelques débris de neige serrent le coeur sans le glacer. Le temps reste à la neige. » Le titre du premier sera repris pour la première exposition majeure consacrée au poète, en 1990, à la Grande chapelle du Palais des papes d'Avignon : « René Char. Faire du chemin avec ». Il donnera également son titre au catalogue et au film de Richard Copans, réalisé en 1992, consacré à René Char et ses « alliées substantiels », ses amis les peintres. À cette date, Char a collaboré avec les plus grands : Braque, Picasso, Miro, Giacometti, Nicolas de Staël, jusqu'à Zao-Wou-Ki. Avant lui, un dernier artiste sera de son cheminement : Alexandre Galperine. Né en 1937 dans la colonie russe de Boulogne-Billancourt, il fréquente l'École des Beaux-Arts et les Ateliers de la Ville de Paris puis intègre l'atelier d'Henri Goetz (successeur d'André Lhote). Il s'installe en Provence où il fréquente René Char, de 1974 à 1988. De cette amitié naît une oeuvre graphique exclusive et multiple, en proximité des deux hommes. Galperine composera pour Char plusieurs manuscrits enluminés, et enrichira ses dernières oeuvres de petites images aussi poétiques que délicates. C'est à lui que René offrira in fine ce manuscrit, quelques mois avant sa mort, en 1988, en témoignage de leur amitié. Le manuscrit de Faire du chemin avec... pourra alors rejoindre les deux exemplaires que, douze ans auparavant, René Char lui avait offert, au moment de l'édition publiée : - le tirage de tête : seulement 50 exemplaires imprimés. Char offre ici l'exemplaire n° 49 à Alexandre Galperine ; - l'édition courante, qu'il dédicace à son ami avec cet envoi : « Pour Alexandre, sur toutes les routes de son souffle. R.C. » Une photographie originale des deux hommes, ensemble dans le jardin de la maison de Char, « Les Busclats », à L'Isle-sur-Sorgue, est ajoutée, ainsi qu'un dessin original de Galperine, en page de titre ; une délicieuse composition à la gouache d'un paysage, formant une allée bordée d'un grand arbre avec deux personnages cheminant, signé et daté ‘AG 76' par l'artiste. Ces plaquettes sont imprimées par la fameuse « imprimerie Union » de Louis Barnier. René Char en sera un familier pendant près d'un demi-siècle, depuis Le Marteau sans maître paru aux Éditions Surréalistes en 1934, jusqu'à la fin des années 1970. On y recense entre autres La bibliothèque est en feu (1956), Lettera Amorosa (1963), L'Effroi la Joie (Au vent d'Arles, 1969), Se rencontrer paysage et Contre une maison sèche (1975 et 1976) et enfin, toujours en 1976, ce Faire du chemin avec. Le manuscrit de René Char est composé sur le papier « Roma » vergé des papeteries Fabriano, l'un des papiers d'excellence du fabricant italien, au filigrane qui reproduit, en bas à gauche, l'inscription C.M. Fabriano, enfermant l'image d'un loup allaitant deux jumeaux dans un ovale et l'inscription ROMA. Ce magnifique papier est fabriqué dans les plus belles traditions du moulin Fabriano, datant du début de la fabrication de papier européen au XVe siècle. Ce papier fait main est particulièrement adapté pour les éditions de luxe et prisé des artistes pour les pastels, le fusain et le dessin. Il est neutre en termes de pH, ce qui garantit son inaltérabilité dans le temps et est exempt de chlore. ‎

Librairie Walden - Orléans
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Phone number : 09 54 22 34 75

EUR5,000.00

‎CHAR (René)‎

Reference : 26846

(1928)

‎Les Cloches sur le coeur.‎

‎ Exemplaire Armel Ferrand, avec poèmes autographes Paris, Le Rouge et le Noir, (20 février) 1928. 1 vol. (125 x 165 mm) de 63 p. et [4] f. Demi-bradel rouge à bandes, titre doré en long, tête dorée, étui bordé (reliure signée de Clara Gevaert - Claude Ribal). Édition originale. Illustrée de trois compositions à pleine page de Louis Serrière-Renoux. Un des 150 exemplaires sur papier vergé, seul tirage avec trois exemplaires sur Lafuma (n° 89). Envoi signé: «Pour mon ami Armel Ferrand, ces cloches de quatre saisons (sentimentales, sensuelles, lasses et sanguinaires) en sympathie toute amicale de René E. Char. Nîmes, 30 juillet 28». Montée en tête, une lettre autographe signée adressée à Armel Ferrand, envoyée avec l'exemplaire (1 page en 1 f. plié 100 x 135 mm) ainsi que deux poèmes manuscrits, 2 p. en 1 f. (135 x 195 mm) et 1 p. en 1 f. (160 x 160 mm). Il s'agit des poèmes «Sonatine», daté de novembre 1927, et celui des «Parallèles du coeur», sans doute. Ils sont de premiers jets, sur papier quadrillé ; les deux manuscrits sont placés en regard des poèmes imprimés. ‎


‎Imprimé à 153 exemplaires seulement, ce recueil est d'une grande rareté : René Char en détruira la quasi-totalité, désavouant cette production de jeunesse : « son titre me devint rapidement haïssable ; mais à vrai dire, derrière ce titre, c'étaient des poèmes dont je n'étais guère fier ». Le sort de ces trente-huit poèmes, écrits entre 1925 et 1927, poème de jeunesse composés entre sa dix-huitième et sa vingtième année est singulier et rude : Char ne l'évoquera plus dans sa bibliographie qu'il fera par la suite ensuite débuter avec Arsenal ! Les manuscrits de René Char de cette époque sont rarissimes et il n'existe pas de manuscrits de ce recueil - le premier de René Char - et les quelques manuscrits connus des poèmes ont été dispersés au gré des volumes. C'est à Nîmes, où René Char effectue, depuis 1927 et pour dix-huit mois, son service militaire dans le régiment d'artillerie, qu'il s'attelle à la composition du recueil. Il termine sa mise en forme à l'automne 1927 ; l'édition, à compte d'auteur, est assurée par une petite maison d'édition parisienne, qui publie une revue littéraire, Le Rouge et le Noir à laquelle Char a collaboré régulièrement entre 1925 et 1927 - l'un des poèmes des Cloches « Ravage de la Lune » y a d'ailleurs déjà paru et Char dédiera le poème « Sonatine », l'un des derniers composés (ici avec son manuscrit) à son directeur Henri Lamblin. Les volumes, imprimés sur « les presses d'Albert de Mallortie, maître-imprimeur à Roubaix », lui sont livrés en mai 1928 à Nîmes. L'édition est illustrée de 3 dessins à pleine page de Louis Serrières-Renoux, géomètre et momentanément artilleur à Nîmes, dans le même régiment de Char. Serrières-Renoux sera aussi le créateur de la couverture de l'éphémère revue Méridiens revue fondée par René Char en 1929 et qui ne connaître que 3 numéros. Les exemplaires des Cloches sur le coeur sont significatifs de l'entourage intellectuel du jeune René Char : ceux des poètes qui comme lui participent aux petites revues littéraires de l'époque. Parmi ce premier cercle poétique et amical, Armel Ferrand, qui reçoit son exemplaire avec une lettre d'importance tant elle situe le René Char de cette première époque : « Mon cher Armel, je t'envoie mes Cloches. Elles furent souvent d'amertume façonnées qu'elles sont au ventre des batailles, cette amertume même nous ne l'épuiserons jamais : nous sommes trop lâches et nous complaisons dans le mal que nous faisons égoïstement nôtre. Je souhaite de tout mon coeur qu'elles te plaisent et s'il s'en dégage un quelconque apaisement je serai comblé. À toi affectueusement. R. E. Char. » Char n'en offrira ainsi que quelques exemplaires : Jean Gleizes (Nîmes, mai 1928), Lucien Franchi (Marseille, 1928) ; Maurice Courtois-Suffit (Nîmes, mai 1928) ; Michel Rousselot (non situé, 1928, avec le manuscrit du poème « Pour une vierge », le dernier du recueil), Julien Lanoë (non situé, juin 1928) et André Cayatte (Nîmes, mai 1928) ; une seule dédicace est connue à un poète 'installé', celle à Jules Supervielle (Nîmes, mai 1928). Il offrira, plus tardivement, trois autres exemplaires : à Yves et Jeannette Tanguy (en 1946) ; à Paul Éluard (en 1947) et à Yves Breton (en 1951). Provenance : bibliothèque d'Armel Ferrand (ex-libris dessiné, en regard de la citation de William Blake). ‎

Librairie Walden - Orléans
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Phone number : 09 54 22 34 75

EUR9,000.00

‎BRAUNER Victor. [CHAR René]. ‎

Reference : 7

‎Catalogue d'exposition.‎

‎ Galerie "Le Point Cardinal". 1963. Plaquette in-8° brochée. Couverture illustrée. 36 pp. 19 planches hors texte en noir et en couleurs. E.O. du poème de René Char ("Visage de semence"). ‎


‎ /// Très propre. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR38.00

‎CHAR René. [LAM Wifredo] ‎

Reference : 10

‎DE LA SAINTE FAMILLE AU DROIT A LA PARESSE‎

‎ Galerie "Le Point Cardinal". 1976. Plaquette brochée in-8° à l'italienne. 16 pages (non paginées). E.O. tirée à 775 ex. numérotés. 1/600 sur vélin. ‎


‎ /// Etat neuf. Ce texte sur Wifredo Lam accompagna la présentation du livre de René Char illustré par Wifredo Lam, "Contre une maison sèche", Galerie "Le Point Cardinal", au printemps 1976. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR50.00

‎CHAR René. ‎

Reference : 11105

‎POÈMES DES DEUX ANNÉES 1953-1954.‎

‎ GLM. 1955. In-8° broché. 50 pages. E.O. 1/1.450 sur vélin. [50 Arches / 1.450 vélin]. ‎


‎Pages non coupées. Bon état. ‎

Phone number : 06.10.17.78.84

EUR35.00

‎CHAR (René)‎

Reference : 28672

(1944)

‎Photographies de René Char . avec des habitants de Céreste à la Libération. ‎

‎ Hommage aux résistants et amis de Céreste Céreste, (octobre) 1944. 2 tirages argentiques noir et blanc (11,5 x 70 mm) contrecollés sur 1 carte (130 x 160 mm). Tirages originaux, légendés par René Char, au milieu des habitants de Céreste. Envoi signé au verso : « À Max-Pol Fouchet, affectueusement, René Char », avec note autographe « Céreste, basse Alpes, à la Libération, Été 1944 (retour d'Alger). » ‎


‎Le premier cliché présente René Char en blouson américain Field Jacket M-41 orné des galons de capitaine et d'un insigne en tissu de parachutiste de la R.A.F. en compagnie des Ginoux, le cantonnier du village et sa mère à laquelle, « craignant une perquisition, [il] demanda un jour [...] de cacher des codes et autres documents importants sous ses jupons » (René Char, Bibliothèque nationale, p. 76). Le poète l'a légendé de sa main : « ces trois-là se comprenaient... » L'autre photographie, prise le même jour et toujours à Céreste, le présente sous le même uniforme, parmi un groupe de villageois et de quelques gendarmes avec cette autre légende, toujours de sa main : « un rocher de braves gens ». La jeune fille qui porte une robe à carreaux et se tient au premier rang est Mireille Sidoine, la fille, âgée de onze ans, de Marcelle Sidoine-Pons, la « renarde » des Feuillets d'Hypnos en son poème 222. Ces clichés sont pris par Irisson, le photographe ami de Char, dans le but de tourner un film documentaire sur la Sap et le maquis de Céreste - un projet qui n'aboutira pas. Ces planches, René Char les offre à celui qui aura sans doute le mieux « résisté par les Lettres» à l'étranger : Max-Pol Fouchet, rencontré à l'été précédent à Alger. Ces photographies auront probablement été offertes par René Char à Max-Pol Fouchet en même temps qu'un grand portrait dédicacé au « Sourcier de Fontaine», au moment où ce dernier prépare la publication des premiers extraits des Feuillets d'Hypnos, qui paraîtront dans la revue Fontaine, en octobre 1945. Une autre épreuve identique fut offerte à Adrienne Monnier, en 1949 (Collection Pierre Leroy, 2002, n° 171) et une autre figure dans l'exemplaire Char, lettré A, des Feuillets d'Hypnos, passé ensuite dans les collections Maus puis Zara. Elle est reproduite pour la première fois dans le texte de la conférence donnée par Gilbert Lély sur René Char en 1946, à Paris. D'autres épreuves postérieures sont connues, Irisson en ayant tiré plusieurs autres à partir de 1945, dans des formats plus grands (100 x 170 et 120 x 180 mm). Char, BnF, n° 100, reproduite. ‎

Librairie Walden - Orléans
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Phone number : 09 54 22 34 75

EUR2,000.00

‎CHAR (René)‎

Reference : 18408

(1930)

‎Artine.‎

‎ Exemplaire Georges Hugnet puis Bernard Loliée, sous coffret Julie Nadot Paris, Éditions Surréalistes, chez José Corti, (25 novembre) 1930. 1 vol. (185 x 235 mm) de [44] p. Broché, sous emboîtage de Julie Nadot. Édition originale. Un des 185 exemplaires sur papier Ingres rose (n° 185). Envoi signé : « à Georges Hugnet… Quand le poème se sépare du poète… pour un autre poète avec les amitiés de René Char ». ‎


‎Paul Éluard et René Char se rencontrent à l'automne 1929 et, en plaisantant, René Char avait déclaré à Éluard que sa poésie était trop élégiaque et qu'il était le Lamartine du Surréalisme, un «Lamartine sans lame» : le nom d'Artine était trouvé et Char nommera ainsi le recueil qu'il est alors en train de préparer. Rédigé par René Char avec la collaboration d'André Breton et de Paul Éluard, le prière d'insérer s'ouvre sur cette exclamation « Femmes qu'on ne voit pas, attention ! », parue dans un journal parisien sous forme de petite annonce qui fit son petit effet puisque, le soir même, deux jeunes femmes se présentèrent chez René Char... Artine, femme rêvée ou plutôt femme de rêve éveillé, cheminera dans l'oeuvre de Char, à nouveau nommée dans Ralentir travaux, La Parole en archipel ou Sous ma casquette amarante : une superposition de deux figures, celle « d'une jeune femme morte noyée, Lola Abba» et celle «d'une jeune fille que j'avais rencontrée trois ou quatre ans auparavant, sur la pelouse d'un hippodrome, lieu fascinant entre tous, que je fréquentais comme une terre magnétique » (René Char, Sous ma casquette amarante). Les rapports entre les deux titres sont à l'évidence multiples et ces coïncidences, une manne pour les surréalistes qu'ils étaient alors. Artine marque le rapprochement, déterminant, entre Char, Breton et Éluard, auquel venait d'être dédié Arsenal. Char fera à ce dernier le plus beau des cadeaux une fois le texte publié : il lui offrira le manuscrit d'Artine, rédigé sur papier jaune. Éluard le conservera jusqu'à sa mort, avant que René Char ne le récupère et ne le garde longtemps aux Busclats. Très bel exemplaire, de remarquable provenance. Il est complet de son prière d'insérer. Il provient de la collection Régine et Bernard Loliée (Sotheby's, avril 2016, lot 134). PAB, Bibliographie des Œuvres de René Char, n° 4, p. 15. ; Sebbag, Les éditions surréalistes, 17. ‎

Librairie Walden - Orléans
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Phone number : 09 54 22 34 75

EUR2,400.00

‎CHAR (René)‎

Reference : 27553

(1928)

‎Les Cloches sur le coeur.‎

‎ Exemplaire Michel Rousselot, avec poème autographe Paris, Le Rouge et le Noir, (20 février) 1928. 1 vol. (130 x 165 mm) de 63 p. et [4] f. Maroquin taupe, dos lisse, titre doré, tête dorée, couverture et dos conservés, étui bordé (reliure signée de Clara Gevaert, titrage de Claude Ribal). Édition originale. Illustrée de trois compositions à pleine page de Louis Serrière-Renoux. Un des 150 exemplaires sur papier vergé, seul tirage avec trois exemplaires sur Lafuma (n° 61). Envoi signé : « À Michel Rousselot, homme de sac et de corde, d’une main sûre pour qu’il colle à la balle. Son ami, René Char ». Précieux exemplaire enrichi du manuscrit autographe du dernier poème du recueil, « pour une vierge », signé et daté du 10 octobre 1927, soit l'un des derniers composés à l'automne avant la composition définitive.‎


‎Imprimé à 153 exemplaires seulement, ce recueil est d'une grande rareté : René Char en détruira la quasi-totalité, désavouant cette production de jeunesse : « son titre me devint rapidement haïssable ; mais à vrai dire, derrière ce titre, c'étaient des poèmes dont je n'étais guère fier ». Le sort de ces trente-huit poèmes, écrits entre 1925 et 1927, poème de jeunesse composés entre sa dix-huitième et sa vingtième année est singulier et rude : Char ne l'évoquera plus dans sa bibliographie qu'il fera par la suite ensuite débuter avec Arsenal ! Les manuscrits de René Char de cette époque sont rarissimes et il n'existe pas de manuscrits de ce recueil - le premier de René Char - et les quelques manuscrits connus des poèmes ont été dispersés au gré des volumes. C'est à Nîmes, où René Char effectue, depuis 1927 et pour dix-huit mois, son service militaire dans le régiment d'artillerie, qu'il s'attelle à la composition du recueil. Il termine sa mise en forme à l'automne 1927 ; l'édition, à compte d'auteur, est assurée par une petite maison d'édition parisienne, qui publie une revue littéraire, Le Rouge et le Noir à laquelle Char a collaboré régulièrement entre 1925 et 1927 - l'un des poèmes des Cloches « Ravage de la Lune » y a d'ailleurs déjà paru et Char dédiera le poème « Sonatine », l'un des derniers composés à son directeur Henri Lamblin. Les volumes, imprimés sur « les presses d'Albert de Mallortie, maître-imprimeur à Roubaix », lui sont livrés en mai 1928 à Nîmes. L'édition est illustrée de 3 dessins à pleine page de Louis Serrières-Renoux, géomètre et momentanément artilleur à Nîmes, dans le même régiment de Char. Serrières-Renoux sera aussi le créateur de la couverture de l'éphémère revue Méridiens revue fondée par René Char en 1929 et qui ne connaître que 3 numéros. Les exemplaires des Cloches sur le coeur sont significatifs de l'entourage intellectuel du jeune René Char : ceux des poètes qui comme lui participent aux petites revues littéraires de l'époque : à Jean Gleizes (Nîmes, mai 1928), Lucien Franchi (Marseille, 1928) ; Maurice Courtois-Suffit (Nîmes, mai 1928) ; André Cayatte (Nîmes, mai 1928) ; Julien Lanoë (non situé, juin 1928) et Armel Ferrand (Nîmes, juillet 1928, avec deux manuscrits de poèmes poème) ; une seule dédicace est connue à un poète 'installé', celle à Jules Supervielle (Nîmes, mai 1928). Il offrira, plus tardivement, trois autres exemplaires : à Yves et Jeannette Tanguy (en 1946) ; à Paul Éluard (en 1947) et à Yves Breton (en 1951). Très bel exemplaire, enrichi d'une des pièces autographes les plus anciennes de René Char. ‎

Librairie Walden - Orléans
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Phone number : 09 54 22 34 75

EUR7,000.00

‎CHAR (René)‎

Reference : 31620

(1934)

‎Le Marteau sans maître.‎

‎ Exemplaire Georges Bataille : la plus ancienne dédicace connue de l'un à l'autre. Paris, Éditions Surréalistes, (20 juillet) 1934. 1 vol. (140 x 190 mm) de 142 p. et [1] f. Broché. Édition originale. Envoi signé : «à Georges Bataille “ Le rêveur embaumé sans sa camisole de force” R. Char». Bandeau éditeur et prière d'insérer conservés - rédigé par Tristan Tzara. ‎


‎Jusqu'alors, Seuls demeurent (publié en 1945) était le titre le plus ancien de René Char présent dans la bibliothèque de Georges Bataille, d'après l'inventaire établi en 2022 par les librairies du Sandre et Henri Vignes (La bibliothèque de Georges Bataille). Cet exemplaire du Marteau sans maître viendrait donc modifier le corpus et établir une rencontre plus précoce, de près de dix ans, fut-elle à distance et par livre interposé. Mais l'on sait avec une quasi-certitude que les deux hommes ne se voient pas pendant la guerre et ne se rencontrent - apparemment pour la première fois - qu'en avril 1945 : « j'ai finalement à me réjouir d'avoir aujourd'hui rencontré René Char » (Bataille, cité dans Dans l'atelier du poète, p. 378). Ils s'échangent à cette occasion leurs livres : Seuls demeurent et L'Expérience intérieure, avec ces envois : « À Georges Bataille, intime de l'homme abrupt dans sa prison, René Char » et « à René Char, dont tout me rapproche, affectueusement, Georges Bataille ». Le Marteau sans maître ici présenté a-t-il été offert postérieurement à sa parution (1934) à Bataille par René Char - peut-être en même temps que le Seuls demeurent ? La teneur des deux envois, « intime de l'homme abrupt dans sa prison» et « rêveur embaumé sans sa camisole de force» le laissent penser. Le choix du Marteau sans maître, comme oeuvre choisie par Char pour lui témoigner sa première période, n'est pas anodin, et des plus parlants, pour un texte qui, après Arsenal et Artine, lui tient particulièrement à coeur. « Toutes les pensées qu'il y a dans Le Marteau sans maître, je n'en parlais jamais à personne, pas même à mon intime Éluard. C'est une révolte que j'ai vécue seul sans communiquer», confiera-t-il à Paul Veyne, à un moment où il se détache d'un mouvement surréaliste dont il ne fut qu'un passager locataire. « Dès le début de l'année1933,le titre choisi est celui du Marteau sans maître puisqu'il est évoqué dans une lettre de Paul Éluard à René Char pour confirmer qu'il confie à son propre éditeur, Gaston Gallimard, la lecture du manuscrit (...). La réponse de Gaston Gallimard en mars1933est moins enthousiasteet, devant ce refus, Char va se tourner vers un éditeur déjà fortement engagé dans les publications de textes surréalistes: José Corti. Celui-ci accepte de publier aux Éditions surréalistes Le Marteau sans maître comme une édition collective en partie originale comprenant: Arsenal, Artine, L'action de la justice est éteinte et pour la première fois Poèmes militants (...) Pour la rédaction du prière d'insérer, Paul Éluard accepte tout de suite de l'écrire. Mais Char s'adresse aussi à Breton avant d'accepter en définitive le texte de Tzara: «Je suis enchanté, avec toute la gravité, l'émerveillement que ce mot renferme, de vos lignes à l'infini. Je vous demande la permission, d'accord avec Éluard, de les fixer en fait unique. Je ne vois d'aussi claire ceinture pour m'entourer nulle part, il ne faut pas mêler les diamants. Ainsi donc vous seul. Et j'en suis ravi et pour mon livre et pour le lecteur» » (Marie-Claude Char, préface au Marteau sans maître, éd. Poésie / Gallimard, 2002). Exemplaire de choix. Complet du bandeau éditeur et du prière d'insérer rédigé par Tristan Tzara. ‎

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‎CHAR (René)‎

Reference : 32335

(1930)

‎Artine .‎

‎ Un Artine reconstitué, avec passage inédit Paris, Éditions Surréalistes, chez José Corti, (25 novembre) 1930, et chez l'auteur, [1933]. 1 vol. (210 x 270 mm) de 23 f. sous chemise et étui (Devauchelle). Intéressant exemplaire composite, constitué par le poète en 1933 : « Avec toutes mes excuses pour cet exemplaire d'Artine “ reconstitué”… mais je n'en possède pas d'autre - depuis 1930 ce livre est épuisé. René Char, Paris, 18.5.1933.».‎


‎René Char a ainsi recomposé un Artine complet, à partir de défets sur papier rose des pages [1], [2], [3], [4], [5], [6], [7], [8], [10], [11], [12], [13], [14], avec la correction autographe «Jésus-Christ» rajoutée, [16], [17] et [19], et celle de «1930» ; l'ensemble est contrecollé sur papier ; René Char a ensuite recomposé à la main les titres et textes des pages manquantes, soit la page de couverture ; la page de titre ; le texte de la page [9], de la page [15] et celui de la page [18]. On trouve, intercalé en page [3], un texte de 8 lignes demeuré entièrement inédit : «L'étonnante végétation des neiges éternelles dissimulent mal dans ses branches les grands écriteaux noirs qui tentent à des heures diverses de l'existence de nous livrer les vérités inaccessibles. À l'approche du souffle une à une les lettres disparaissent. Est-ce une boucherie ?». Ce texte figure également, dans cette même version autographe, dans le manuscrit autographe d'Artine, qui sera offert à Paul Éluard - lequel rédigera, avec Breton, le prière d'insérer. Paul Éluard et René Char se rencontrent à l'automne 1929 et, en plaisantant, René Char avait déclaré à Éluard que sa poésie était trop élégiaque et qu'il était le Lamartine du Surréalisme, un «Lamartine sans lame» : le nom d'Artine était trouvé et Char nommera ainsi le recueil qu'il est alors en train de préparer. Ce sont les deux seules occurences de ce passage, dont on trouve une trace dans deux envois du poète : «à Georges Hugnet. À l'approche du souffle une à une les lettres s'éclipsent. C'est une boucherie...» «Pour José Delfau. Est-ce une boucherie ? Ces signaux fraternels, René Char, 29 décembre 1932» «À l'origine, indique Char, il y avait cette jeune fille brune venue pendant une absence de ma mère, se proposer comme servante, et qui disparut, laissant sur un papier son nom seulement, Lola Abba, nom que j'avais lu déjà en m'aidant d'une allumette, sur une croix, la nuit, au cimetière de l'Isle, dans le carré des indigents, mon ami Francis l'Élageur à mes côtés. Et je ne savais pas pourquoi il y avait, dans son apparition, dans sa disparition, le feu, la mort, la pluie fine, la vie contournante. » Ainsi Char expliquait-il par ces coïncidences, mannes d'or pour le surréaliste qu'il était alors, comment Artine était née. Femme rêvée ou plutôt de rêve éveillé, elle cheminera dans toute son oeuvre, puisqu'elle sera encore nommée dans Ralentir travaux, dans La Parole en archipel puis dans Sous ma casquette amarrante. ‎

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‎CHAR (René)‎

Reference : 32359

(1946)

‎Feuillets d'Hypnos.‎

‎ Exemplaire Marcel Grillet avec envoi Paris, Gallimard, coll. « Espoir », (20 avril) 1946. 1 vol. (120 x 185 mm) de 97 p. et [3] f. Bradel chagrin noir, titre doré en long. Édition originale. Un des exemplaires imprimés du service de presse. Envoi signé : «à Marcel Grillet, à sa vaillante compagne. De tout cœur, leur ami René Char, 3 Juin 1946». Montée en tête : lettre autographe signée (2 p. en 1 f.) datée du 29 janvier 1947 et adressé à «Marcel». ‎


‎Très belle provenance résistante, offert au couple Grillet : l'artiste peintre Ciska Grillet avait participé à la Résistance dans le maquis de Ganagobie et caché René Char. Elle fut un temps sa maîtresse avant de devenir sa fidèle confidente et amie. Femme libre, indépendante, elle fut également très proche de Nicolas de Staël. René Char défendit l'oeuvre picturale de Ciska en organisant une exposition à la Galerie Claude, rue de Seine dès juin 1949. Son compagnon, André, opérait dans la Résistance sous le nom de Marcel. A la Libération, il devint sous-préfet à Briançon. Feuillets d'Hypnos ont été écrits entre 1943 et 1944 à Céreste - lorsque le poète, « Capitaine Alexandre », était à la tête de la Section Atterrissages-Parachutages des Bases-Alpes. Il se surnommait alors « Hypnos », l'homme qui veille sur son peuple durant la nuit : son écriture fragmentaire est imposée par les exigences de l'engagement dans la Résistance : « J'écris brièvement. Je ne puis guère m'absenter longtemps », indique à la note 312 René Char qui cesse à l'été 1943 de se consacrer à Seuls demeurent pour ne plus consigner que de brèves notations sur un carnet. Une première dactylographie de 72 fragments est établie à la Libération, qu'il reprend l'année suivante : « Je me suis mis violemment au travail, écrit-il à Gilbert Lely le 17 juillet 1945. Cela s'appelle : Carnet d'Hypnos (Hypnos est un nom d'homme) 1943-1944. J'ai été assez heureux pour retrouver récemment le journal que je tenais à Céreste, enfoui à mon départ pour Alger dans un trou de mur. C'est ce journal que je vais publier [...]. Je mets de l'ordre dedans, j'abrège ou je développe suivant les cas. » Il ajoute en particulier les fragments 204 et 221 écrits à Alger à l'été 1944. Ce travail aboutit en août 1945 à une seconde dactylographie, destinée à l'imprimeur, actuellement conservée à la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet avec cette note : «Il n'existe pas d'autre manuscrit des Feuillets d'Hypnos. J'ai détruit, pour des raisons faciles à comprendre, le carnet des originaux [...] hormis un feuillet conservé comme témoin ». Albert Camus les lit dans Fontaine, où paraissent les premiers feuillets : un choc. Il souhaite les voir publier dans la collection que Gaston Gallimard vient de lui confier, «sa» collection, « Espoir ». Première lettre, première rencontre. René Char lui dédie, première levée, l'édition en volume, à l'origine de l'amitié entre les deux hommes, le recueil n'étant d'ailleurs pas sans lien avec des idées qui seront développées dans L'Homme révolté : «Nous sommes dans le nihilisme. Peut-on sortir du nihilisme ? C'est la question qu'on nous inflige. Mais nous n'en sortirons pas en faisant mine d'ignorer le mal de l'époque ou en décidant de le nier. Le seul espoir est de le nommer au contraire et d'en faire l'inventaire pour trouver la guérison au bout de la maladie. Cette collection est justement un inventaire.» Sur André Grillet, voir dans les «Feuillets», O.C., p. 191 (n° 65) ; sur la rencontre de René Char avec Ciska Grillet, voir O.C., p. 687 ; Coron (sous la dir. de) - René Char. Catalogue de l'exposition de la Bibliothèque nationale de France, 4 mai - 29 juillet 2007, Paris, Bibliothèque nationale de France / Gallimard, 2007, p. 79, n°106. ‎

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‎CHAR (René)‎

Reference : 32363

(1931)

‎L'action de la justice est éteinte.‎

‎ Exemplaire René Char, avec une lettre de Joë Bousquet, imprimé en partie en vert Paris, Éditions Surréalistes, (30 juillet) 1931. 1 vol. (225 x 280 mm) de 33 p., [2] et 2 f. Broché. Edition originale. Tirage unique a 100 exemplaires sur papier Vidalon dont 5 exemplaires de tête imprimés en vert. Précieux exemplaire d'essai avec le cahier central imprimé en vert, conservé par René Char avec une lettre autographe de Joë Bousquet qui vient de lire le receuil et lui exprime toute son admiration (1 p. en 1 f., adressée à l'adresse parisienne de Char, 35 rue Marbeuf, enveloppe conservée). ‎


‎C'est le quatrième recueil publié par ke poète : il est composé de douze poèmes (« Poème », « Sommeil fatal », «Voyageur sans tunnel», «La main de Lacenaire», «Le Fantôme de Lola Abat», «L'Artisanat», «Poètes», «L'Esprit poétique», «Les Messagers délirants de la poésie frénétique», «Les Soleils chanteurs», « L'Instituteur révoqué » et « L'Amour ») et imprimé en juillet 1931 par les imprimeurs Ducros et Colas pour le compte des Éditions surréalistes, que dirige José Corti. Il est dédié à André Breton et doit son titre à une phrase incomplète extraite de À Rimbaud (« L'action de la justice est éteinte là où brûle, où se tient la poésie, où s'est réchauffé quelques soirs le poète »). C'est, après Hommage à Sade (15 exemplaires) et Arsenal (26 puis 39 exemplaires) l'ouvrage avec le tirage le plus confidentiel identifié dans la bibliographie de Pierre André Benoit publié avant 1950. Le recueil sera repris, avec quelques corrections, dans Le Marteau sans maître, toujours chez Corti, en 1934. Il sera ensuite intégré au recueil Moulin premier. Le manuscrit ayant servi à l'impression n'est pas connu, et une version légèrement modifiée sera offerte à Marcel Fourier (Bibliothèque Marcel Fourier, Librairie Faustroll, 2022, n° 71). Rare exemplaire d'essai, qui contient le cahier central imprimé en vert (cinq exemplaires de tête le seont intégralement), que Char aura conservé dans sa bibliothèque avec la lettre que lui envoie Joë Bousquet le 18 novembre 1931, depuis Carcassonne. Ce dernier écrit à Char l'émotion que lui a procuré ces poèmes : «René Char, votre livre est d'un ton tout nouveau et je l'aime. Je sens combien l'amitié de Paul Éluard vous domine et tout ce qu'elle vous oblige à devenir. Or toutes les surprises que vous nous procuez sont des surprises heureuses. L'Action de la justice est éteinte est une oeuvre vraiment surréaliste, du très petit nombre de celles qui comblent notre attente (...). P.S : mes amitiés à Eluard.». Ce dernier aura reçu, à la fin du mois de septembre, son exemplaire imprimé en vert, dont il accuse réception à Char : « Mon cher René, quel beau livre, oui. Depuis que je le connais, depuis que je le relis, j'y suis plus attaché qu'à ma tête (...) J'aime ce livre, de beaucoup le plus étonnant que tu aies fait». Il est probable que Char et Bousquet ont fait connaissance vers 1929, par l'intermédiaire d'André Cayatte, à l'époque de la revue Méridiens qui publie les poètes du Sud et à laquelle Bousquet songea confier la publication de son premier livre, Il ne fait pas assez noir. Leur amitié resta toujours intacte, dès les premiers temps. Bousquet, à la parution de Seuls demeurent et de la réédition du Marteau sans maître, en 1945, lui écrira combien son existence lui «aura été indispensable » ; un an plus tard, dans un article consacré à Feuillets d'Hypnos dans La Gazette des lettres, Bousquet écrit encore : «Celui des hommes que j'estime le plus est aujourd'hui René Char». Cette belle lettre et l'exemplaire sont reproduits dans L'Atelier du poète (p. 156). ‎

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‎CHAR (René)‎

Reference : 20310

(1931)

‎L'action de la justice est éteinte.‎

‎ Émouvante provenance à un ami de la Sorgue, assassiné par la milice Paris, Éditions Surréalistes, (30 juillet) 1931. 1 vol. (230 x 285 mm) de 33 p., [2] et 2 f. Broché. Édition originale. Tirage unique à 100 (dont 5 imprimés en vert), celui-ci justifié à l’encre par René Char : « H.C. 1/3 ». Envoi signé : «Mon cher ami, une fois de plus j'ai plaisir à inscrire votre nom en tête de ce livre - Peut-être y découvrirez-vous en cherchant assez soigneusement un écho lointain de nos conversations, quelque chose comme une poignée de main prolongée au cours de cette vie qui nous va si mal et que nous avons peine à ne pas refuser de vivre. Entre nous c'est toujours très amicalement et si ce n'était l'âge imbécile qui nous sépare je dirais très fraternellement. René Char».‎


‎Le prière d'insérer a été contrecollé en tête de l'exemplaire masquant le nom du dédicataire : Louis Papelon. Au même, René Char avait dédicacé un exemplaire de la seconde édition d'Arsenal grâce auquel l'on apprend sa fin tragique. Le poète, récupérant l'exemplaire et l'offrant à Marcelle Mathieu en octobre 1944, y avait inscrit : «Exemplaire de Louis Papelon, ami de l'auteur, assassiné par la milice en 1943». C'est donc à un proche de l'Isle-sur-Sorgue que Char avait offert son quatrième recueil, composé de douze poèmes et dédié à André Breton, qui doit son titre à une phrase incomplète extraite du texte de René Char, À Rimbaud (« L'action de la justice est éteinte là où brûle, où se tient la poésie, où s'est réchauffé quelques soirs le poète »). René Papelon figure, en compagnie de René Char, sur la liste dressée en avril 1943 par la milice de Vichy pour les « indésirables» régionaux. Char y était cité comme ‘homme de lettres', son ami, maraîcher, « sans profession». ‎

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‎CHAR (René)‎

Reference : 29120

(1945)

‎Seuls demeurent.‎

‎ Envoi signé au couple Zervos Paris, Gallimard, (24 février) 1945. 1 vol. (185 x 230 mm) de 90 p. et [1] f. Broché. Édition originale. Un des 1 000 exemplaires sur châtaignier (n° 387). Envoi signé : « à Yvonne et à Christian Zervos, dont la Rencontre et l’amitié ajoutent une page à ce livre et un sens à son titre. De tout coeur leur ami. René Char ». ‎


‎C'est vraisemblablement par l'entremise de Paul Éluard que René Char rencontre le couple Zervos, à l'époque où les membres du mouvement surréaliste écrivent dans les Cahiers d'art de Christian Zervos. La première relation avérée remonte au moment où l'éditeur galériste obtient de Kandisky (qu'il a aidé à venir en France) une pointe-sèche pour orner en 1933 le tirage de tête du Marteau sans maître. Char ne contribuera réellement aux Cahiers d'art qu'en 1937 avec « Dehors la nuit est gouvernée ». La guerre, ensuite, les sépare. Yvonne et Christian Zervos - déchu en 1941 par le régime de Vichy de la nationalité française acquise en 1927 - se réfugient dans la ferme de La Goulotte, près de Vézelay, tandis qu'ils mettent l'appartement parisien du 40 de la rue du Bac où ils vivent depuis 1938 à la disposition de Paul et Nusch Éluard : nombre de tracts clandestins y seront imprimés dans le sous-sol. René Char, lui, ne quitte pas la Provence, sinon pour l'Afrique du Nord pendant l'été 1944 pour la préparation du débarquement de Provence. Char retrouvera les Zervos après la Libération : il n'est pas encore démobilisé qu'il devient un hôte régulier de la rue du Bac, que les Zervos réintègrent en février 1945. C'est à ce moment-là que paraît Seuls demeurent : la dédicace portée sur l'exemplaire qu'il leur offre garde l'empreinte de ce nouveau départ et de l'amitié indéfectible qui se nouera par la suite puisque, l'année suivante, Char invite les Zervos à Céreste, avant que le couple s'installe au Thor, près de l'Isle-sur-la-Sorgue, où ils préparent une importante exposition au Palais des papes d'Avignon pour laquelle Jean Vilar, sollicité par Char, leur proposera trois créations théâtrales : c'est la naissance du festival d'Avignon. « De la fin des années 40 aux années 60, Char séjourna régulièrement à La Goulotte, dont il appréciait le calme et l'environnement naturel propice à la marche comme le montre sa correspondance postée depuis Vézelay. Le 16 mai 1948, il tient à indiquer le lieu et la date au bas des deux poèmes qu'il vient d'y écrire : «Un oiseau...» et «Pénombre» [qui seront publiés dans Fureur et mystère]. Après la vente de sa propriété familiale des Névons (à L'Isle-sur-Sorgue), Char n'a plus de maison et passe les étés suivants avec Yvonne Zervos, soit dans l'Eure, soit à Vézelay » (Christian Limousin, La Maison Zervos à Vézelay, 2019). C'est à La Goulotte que Char rédigera le poème « L'une et l'autre », qu'il enverra à PAB pour en donner une édition minuscule, qui sera faite en septembre 1957. Les Zervos seront parmi les premiers invités de Char lorsque le poète achètera en 1960 les Busclats pour en faire sa nouvelle et dernière demeure provençale. ‎

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