Paris Librairie de Théodore Lefèvre et Cie 1887 Paris, Librairie de Théodore Lefèvre et Cie, s.d. [1887].
1 volume in-8 (21,5 x 13,5 cm), cartonnage éditeur rouge (signé Engel), tranches dorées, [4]-298 pages (corps du texte complet). Sans le catalogue parfois relié in-fine, légers frottements au cartonnage, tache aux pages 50-51 (visible sur trois feuillets), rousseurs éparses. État correct tout de même. Nouvelle édition illustrée de vingt gravures hors-texte, dont un portrait de l’auteur en frontispice. Elle comprend une nouvelle traduction française du célèbre roman de Miguel de Cervantes (1547-1616) un romancier, poète et dramaturge espagnol, qui est une véritable parodie des mœurs de l'époque et de l'idéal de chevalerie. Elle est ici réalisée par Florian, et est précisément abrégée à l’usage de la jeunesse. Agréable exemplaire.
1822 Paris, Méquignon-Marvis, 1822.
4 volumes in-8 (22,5 x 14 cm), demi maroquin rouge à coins (reliure de l’époque), dos à nerfs orné, filet doré en bordure, tranches non ébarbées, ex-libris sur les contreplats, [4]-xli-[1]-461-[1] ; [4]-529-[1] ; [4]-570 ; [4]-598 pages (complet). Reliure légèrement frottée, importantes rousseurs. État correct tout de même. Édition illustrée d’une carte dépliante et de 12 gravures hors-texte. Miguel de Cervantes (1547-1616) est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est l'auteur d'un des romans médiévaux les plus célèbres, L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, véritable parodie des mœurs de l'époque et de l'idéal de chevalerie. Sa traduction française est ici réalisée par Henri Bouchon-Dubournial (1749-1828), initialement ingénieur et mathématicien. Provenance de la bibliothèque de M. A. Tessier, architecte. Agréable exemplaire.
1884 Paris, Librairie des Bibliophiles, 1884.
6 volumes in-12 (17,5 x 11 cm), demi maroquin orange à coins (reliure de l’époque), couverture conservée, dos à nerfs joliment orné avec motifs mosaïqués, filet à froid en bordure, tranche de tête dorée, titre en rouge et noir, [4]-xxvi-[2]-265-[3] ; [4]-298-[2] ; [4]-280 ; [4]-315-[1] ; [4]-307-[1] ; [4]-295-[1] pages (complet). Quelques feuillets brunis, rousseurs éparses. État très correct. Nouvelle édition, illustrée d’un portrait de l’auteur en frontispice et de 33 gravures hors-texte, réalisées par J. Worms et gravées à l'eau-forte par de Los Rios. Miguel de Cervantes (1547-1616) est un romancier, poète et dramaturge espagnol. Il est l'auteur d'un des romans médiévaux les plus célèbres, L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche, véritable parodie des mœurs de l'époque et de l'idéal de chevalerie. La traduction française, ici éditée, fut réalisée au XVIe siècle par César Oudin (ca.1560-1625) et François de Rosset (1571-1619). Plaisant exemplaire.
Exemplaire conservé dans son vélin de l’époque. Paris, por Gilles Robinot, 1611. In-8 de (8) ff., 475 pp. (la dernière mal chiffrée 47). Vélin souple, titre manuscrit au dos. Reliure de l'époque. 160 x 107 mm.
[video width="1920" height="1080" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2024/04/CERVANTES.mp4"][/video] Première édition de Galatea imprimée en dehors de la péninsule ibérique et seconde édition, très rare de la première œuvre de Cervantès, la seule que l’on puisse espérer trouver sur le marché. L’originale de 1585 est encore plus rare que la première de Don Quichotte, parue en 1605, Cervantès étant alors un écrivain inconnu. Galatée est un roman pastoral en prose et en vers. «L’imagination de Cervantès nous offre un monde de beauté idéale qui prend le nom et le visage de Galatée: mais c’est un monde dont l’essence secrète est l’amour, inclination naturelle qui nous exalte et nous entraîne. Les bergers Elicio et Erastro, tous deux épris de la «sin par Galatea», chantent à l’envi leur amour pour la belle pastourelle, gloire du Tage, laquelle, destinée par son père à épouser un riche berger portugais, se promet au contraire à Elicio, si ce dernier l’aide à se soustraire à la volonté paternelle. Platonisme emprunté à Léon l’Hébreu, élégances à la Bembo et à la Castiglione, prédilection pour la préciosité et la complication des sentiments sont les caractéristiques de Galatée, qui est encore tout imprégnée du goût baroque. Ce livre demeura cher à Cervantès; il lui donna une place à part dans le fameux examen de la bibliothèque de Don Quichotte et annonça même, dans la dédicace des Travaux de Persile et de Sigismonde au comte de Lemos, qu’il donnerait une suite; enfin, à son lit de mort, il se promettait encore de le terminer si un miracle lui conservait la vie.» Depuis le début des relevés de ventes publiques internationales (A.B.P.C.), il n’est passé aucun exemplaire de l’édition de 1585 sur le marché et seulement un exemplaire de la seconde édition en vélin de l’époque, vendu par Sotheby’s New York en 2000. Précieux exemplaire de l’œuvre préférée de l’auteur, conservé dans son vélin de l’époque.
Précieuse et rare quatrième édition des Nouvelles exemplaires, dédiée au Comte de Lemos, gouverneur du royaume de Naples. La première avait paru à Madrid l’année précédente. Première édition parue hors d’Espagne. Bruxelles, Roger Velpio et Huberto Antonio, 1614. In-8 de (8) ff., 616 pp., pte. mouillure ds. la marge inf. d’une dizaine de ff. Vélin souple ivoire, dos lisse muet, traces d’attaches, petit manque au bas du second plat. Reliure parlante de l’époque. 172 x 105 mm.
Précieuse et rare quatrième édition des Nouvelles exemplaires, dédiée au Comte de Lemos, gouverneur du royaume de Naples. La première avait paru à Madrid l’année précédente. Première édition parue hors d’Espagne. Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires représentent le monument le plus achevé de l'œuvre narrative de Cervantès. Le recueil se compose de 12 nouvelles : « La petite gitane », «L’amant généreux », «Rinconète et Cortadillo », « L’espagnole anglaise », « Le licencié Vidriera », « La force du sang », «L’illustre servante », « Les deux jeunes filles », « Cornelia », « Le mariage trompeur », «Lecolloque des chiens », « La fausse tante ». Toutes ces Nouvelles ou Contes moraux brossent un tableau achevé de la société espagnole à la manière d’un manuel de savoir-vivre, brodé des perles rares des « entremeses », sorte de sketches alertement troussés qui évoquent avec une étrange résonance psychologique et une amère gaieté une société en dissolution. « Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici - pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantès part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s’agitait sur les places et dans les rues de l’Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l’emploi de procédés esthétiques entièrement nouveaux, dont il est l’initiateur ; grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l’évolution psychologique des personnages ; point de notations qui ne soient déduites, et toujours avec bonheur, de la situation elle-même ; la peinture est sobre, juste ; le style, brillant et précis ; la vie s’y reflète dans ses aspects multiples ; tour à tour tragique et comique ; dans certains récits où s’affrontent les instincts élémentaires de la vie - et qui comptent parmi les meilleurs, - on assiste à la naissance d'une poésie brutale et cependant jamais vulgaire ; car si rien n’échappe au regard pénétrant de l’auteur, rien non plus qui ne soit évoqué avec amertume : mais constamment ce sourire ironique, légèrement résigné, et, somme toute, bienveillant, où s’exprime un amour malheureux mais attentif des hommes. » La rareté des toutes premières éditions des Nouvelles de Cervantès est légendaire et soulignée à juste titre par les bibliographes. Brunet mentionne ainsi qu’en 1828, Salva ne connaissait qu’un seul exemplaire en Espagne de la première édition de 1613. Le bibliographe cite seulement 2 autres exemplaires. La seconde édition est considérée « comme presque aussi rare et aussi recherchée que la première». La troisième imprimée à Pampelune en 1614 présente la même rareté. Brunet répertorie ensuite cette présente édition imprimée à Bruxelles en 1614 et ne cite que 2exemplaires: les exemplaires des bibliothèques Hibbert et Heber. Précieux et bel exemplaire de cette édition précoce des nouvelles de Cervantès, de toute rareté en séduisante et rarissime reliure parlante de l’époque portant les lettres majuscules «V» en bas du premier plat et «L. D. B.» en queue du second plat.
1836 à Paris chez J.J. Dubochet et Cie. 1836 - 37. Deux volumes gd in 8. demi veau olive du temps, dos à nerfs formant caissons bien ornés de larges fers romantiques et filets dorés. T1: 1ff+1ff+1ff+1ff. orné+titre+744pp=1ff. T2: 1ff+1ff+1ff orné+titre+758pp+1ff. exemplaire relié par Duru. tranches marbrées marron époque à l'identique des gardes. bibliothèque du château de Chiron.Exemplaire en 1er tirage des illustrations. L'une des plus célèbres éditions du XIXème illustrée par 800 vignettes de Tony Johannot gravées sur bois. Exemplaire bien conforme à la description de Carteret ( T3, 136) en premier tirage avec la tête tournée vers la droite à la page 256 du T1. Il y a deux pages de titre pour chaque volume dont l'une est très ornée. sans rousseurs. gravures splendides. reliure à restaurer ( un coin absent, frottements sur le dos du Tome 1er .
Club Français du Livre - Coll. Les Portiques 1967 Club Français du Livre - Coll. Les Portiques, 622p, 1967, in-8 reliure skivertex éditeur avec rodhoïd. Bon état.
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« Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires représentent le monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantes (1547-1616). » Unique et magnifique exemplaire répertorié subsistant à ce jour de la précieuse édition de 1621 des Nouvelles, le « monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantès » (Gallimard, 1937). Cervantes. Les Nouvelles de Miguel de Cervante Saavedra. Ou sont contenues plusieurs rares adventures, et memorables exemples d’Amour, de Fidelité, de Force de Sang, de Ialousie, de mauvaise habitude, de charmes, & d’autres accidens non moins estranges queveritables. Traduictes d’Espagnol en François : Les six premieres par F. de Rosset. Et les autres six, par le Sr. D’Audiguier. Paris, Jean Richer, 1621. Suivi de : Six nouvelles de Michel Cervantes. Par le sieur d’Audiguier. Paris, Jean Richer, 1621. Soit 2 parties in-8 de 4 ff. et 350 pp., 4 ff. et 345 pp., 1 p. Vélin doré, filets dorés sur les plats, dos lisse orné, tranches dorées. Belle reliure de l'époque. 165 x 107 mm. Unique exemplaire répertorié subsistant à ce jour de la précieuse édition de 1621 des Nouvelles, le « monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantès » (Gallimard, 1937). Rius (t. 1 p. 330) et à sa suite Icaza (Las Novelas Ejemplares, 1915, 2è edicion, p.25) affirment qu’en 1638 la traduction des Nouvelles fut placée par l’Académie « entre las obras mejor escritas del idioma francés ». Les ouvrages de d’Audiguier devaient constituer l’une des sources du dictionnaire « à citations », projeté par Chapelain et l’Académie en 1638 (cf. Pellisson, éd. Livet, 1858, vol. I, p. 104). Ajoutons que Sorel, en citant la traduction des Nouvelles, parle de D’Audiguier comme d’« un de nos bons traducteurs » (Bibl. Franc., éd. de 1667, p. 261) et que selon Antonio la version de Rosset et D’Audiguier était estimée de son temps. « Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires représentent le monument le plus achevé de l'œuvre narrative de Cervantes. Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici — même dans les nouvelles du premier groupe — pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantes part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s'agitait sur les places et dans les rues de l'Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l'emploi de procédés esthétiques entièrement nouveaux, dont il est l'initiateur : grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l'évolution psychologique des personnages ; point de notations qui ne soient déduites, et toujours avec bonheur, de la situation elle-même ; la peinture est sobre, juste ; le style, brillant et précis ; la vie s'y reflète dans ses aspects multiples : tour à tour tragique et comique ; dans certains récits où s'affrontent les instincts élémentaires de la vie — et qui comptent parmi les meilleurs —, on assiste à la naissance d'une poésie brutale et cependant jamais vulgaire : car si rien n'échappe au regard pénétrant de l'auteur, rien non plus qui ne soit évoqué avec amertume : mais constamment ce sourire ironique, légèrement résigné, et somme toute bienveillant, où s'exprime un amour malheureux mais attentif des hommes. » Trad. par Louis Viardot (Garnier) et Jean Cassou (Gallimard, 1937). Les Nouvelles de Cervantes ont été beaucoup lues en France, dès leur publication. Nous pouvons citer au moins un Français, érudit de valeur, qui ne tarda pas à acheter son exemplaire de la première édition espagnole ; c'est Jacques-Auguste de Thou, mort en mai 1617. Plus tard, vers 1660 peut-être, c’est Racine qui lira les Nouvelles, en espagnol ; et Huet en possédera des exemplaires. Pour les professeurs et les amateurs d’espagnol, ce texte de Cervantes fait autorité en matière de langue. Mais ce qui nous semble bien autrement important c’est l’attitude des écrivains français vis-à-vis des Nouvelles, et leurs nombreuses allusions à celles-ci comme à un genre littéraire jusque-là inconnu en France. Les premières éditions françaises en espagnol des « Nouvelles » ou « Novelas », comptent parmi les livres les plus rares et les plus chers d’Occident. Brunet écrit à propos de l’originale espagnole de 1613 « Première édition de ces nouvelles, si rare, qu’en 1828 Salvà n’en connaissait pas un seul exemplaire en Espagne » et à propos de celle de 1614 « Seconde édition, presque aussi rare et aussi recherchée que la première ; elle est imprimée en plus petits caractères ». Quant à Deschamps, il écrit en 1876 à propos de l’exemplaire Brunet de 1613 : « Un bel exemplaire de cette édition si rare, payé jadis 5 fr. par M. Brunct, a été revendu 1,550 fr. à sa vente ; il est aujourd'hui en Amérique. », soit un prix en franc OR multiplié par 310 entre l’achat et la vente de Brunet. Les éditions françaises, tout aussi rares et fort importantes, sont les suivantes : 1614 (non vue) ; Paris, 1618 (non vue) ; 1620, 1 exemplaire à la BnF ; 1621, le nôtre, seul exemplaire répertorié ; Paris, J. Guerreau, 1623 ; Paris, 1640, in-12 ; 1662 in-12 (1 seul exemplaire répertorié).
Paris, Imprimerie des Sciences et des Arts, 1807-1808, 8 volumes, 10 X 17 cm., reliés. Pleins veaux flammés, dos long ornés, décor à la roulette sur les coupes, tranchés jaspées. Chaque tome comporte un frontispice et une gravure hors texte. Tous les volumes présentent des épidermures plus ou moins importantes, les coupes et coins plus ou moins émoussés, des manques plus ou moins prononcés sur la pièce de tomaison (voir photo) et les feuillets sont globalement propres. Tome 1 : XII-132-XX-[2]-231 pages. Un infime manque sur le plat supérieur, traces blanches sur le plat inférieur. Tome 2 : 396 pages. Epidermures sur la pièce de titre, des manques sur le plat inférieur. Tome 3 : 319 pages. Tome 4 : 366 pages. Tome 5 : 391 pages. Des manques sur les plats, pièce de tomaison quasiment absente. Tome 6 : 402 pages. Discrets manques sur les plats, et un léger manque en marge de la page 295. Tome 7 :391 pages. Tome 8 : 349 pages. Manque significatif à la pièce de tomaison. Un ensemble élégant.
Le tome 1 contient une préface du traducteur, la vie de Cervantès, une préface de l'auteur, puis son Don Quichotte. Les tomes suivants sont intégralement consacrés à Don Quichotte.
Paris Chez Jean Foüet, ruë sainct Jacques, à l'enseigne du Rosier 1620 1 vol. Relié petit in-8, plein maroquin rouge, dos à nerfs, double filet doré sur les coupes, bordure intérieure de maroquin rouge avec dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrure, coiffes guillochées (R. Petit), 8 ff. + 720 [736] pp. + 4 ff. n. ch.Très rare édition de la première partie de Don Quichotte dans la première traduction française par César Oudin.La diffusion du chef d'oeuvre de Cervantès en France au XVIIe siècle représente un cas assez singulier, puisque les deux parties publiées en Espagne, respectivement en 1605 et 1615, ont été traduites en français par deux traducteurs différents et éditées séparément. Ainsi la traduction de la première partie par Oudin donne lieu à quatre éditions successives, à Paris chez Jean Fouet, en 1614, 1616, 1620 et 1625. Quant à la seconde partie, traduite par François de Rosset, elle parait d'abord séparément à Paris, chez la veuve de Jacques du Clou & Denis Moreau en 1618. Il faut attendre 1639 pour trouver la première édition collective en français des deux parties, rééditée en 1646 et 1665, et ce n'est qu'en 1677 que Filleau de Saint-Martin retraduit l'ensemble du roman.En sa qualité de secrétaire-interprète royal, César Oudin dédie sa traduction à Louis XIII, d'autant que le jeune roi épouse en 1615 l'infante d'Espagne. On note qu'à la fin du prologue il promet au lecteur de donner prochainement une traduction du second tome, mais qui restera lettre morte... L'ouvrage est d'une très grande rareté, le CCFR ne mentionne qu'un seul exemplaire de notre édition de 1620 dans les bibliothèques publiques françaises, à la BNF.Exemplaire très bien conservé (hauteur : 160 mm) dans une fine reliure signée du 19 siècle (dos très légèrement passé).
Don Quichotte relié pour la Princesse de Lamballe, l’amie intime et dévouée de la reine Marie-Antoinette, en éclatant maroquin vert de l’époque. « Les livres de Madame de Lamballe sont en très petit nombre » (E. Quentin Bauchart, Les femmes bibliophiles de France). 4 volumes in-12, maroquin vert, triple filet doré encadrant les plats, armoiries de la Princesse de Lamballe frappées or au centre, dos à nerfs orné, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 156 x 93 mm. Cervantes. [Aventures de Don Quichotte en espagnol]. Vida y hechos del ingenioso hidalgo don Quixote de La Mancha. compuesta por Miguel de Cervantes Saavedra. Con muy bellas Estampas, gravadas sobre los Dibujos de Coypel, primer Pintor de el Rey de Françia, en quatro Tomos. Haia, P. Gosse y A. Moetjens, 1744. Don Quichotte relié spécialement pour la Princesse de Lamballe (1749-1792) l’amie intime de la reine Marie-Antoinette, vers l’année 1775 en maroquin vert avec une sélection de vingt figures d’après Coypel gravées par Folkema, Fukke et Tanje, les exemplaires ordinaires comptant un portrait et 24 figures. Don Quichotte, chef-d’œuvre de la littérature mondiale, fut écrit probablement entre 1598 et 1604. La première partie fut publiée en 1605. Dix ans plus tard, en 1615, parut une deuxième partie qui est en quelque sorte l'illustration, l'interprétation et la conclusion définitive de la première. Selon ce que Cervantès nous déclare lui-même dans le Prologue de la Ire partie, son but a été d'écrire un roman de chevalerie, capable de se détacher de tous les autres largement répandus à cette époque. « Le roman est issu, à l'origine, d'une inspiration polémique contre les livres de chevalerie dont il devait prendre tout simplement le contre-pied sous la forme d'une imitation ; mais il s'est transformé, petit à petit, en une représentation poétique et sincère d'un monde de plus en plus vaste et complexe, au sein duquel agit une force analogue à celle qui explique la vie individuelle et la vie universelle, l'histoire humaine et son devenir perpétuel. Pour Cervantès, cette force se manifeste essentiellement sous trois aspects, facettes d'un même prisme : d'un côté, la générosité et la grandeur morale de Don Quichotte ; de l'autre, le réalisme et l'égoïsme pratique de Sancho Pança ; mais ces deux modalités de l'action, apparemment inconciliables, profondément contradictoires, cèdent le pas devant le mystérieux attrait d'un idéal de beauté qui, s'il ne triomphe, du moins survit aux déceptions, donnant un constant démenti à l'affligeante réalité. Mais cet idéal, quel est-il ? La réponse ne peut être qu'obscure ; sinon que, profondément enraciné dans l'homme, le pouvoir lui a été donné de se dépasser ; et plus particulièrement pour ce qui est de Cervantès, ce dépassement se réalise dans l'œuvre d'art où il trouve un champ d'action propre à l'exercice de son talent. En face de cet univers poétique que son imagination installe dans la réalité, Cervantès est amené à éprouver un sentiment de charité qui adhère, avec une indulgence bienveillante, à toutes les formes dans lesquelles l'amour se réalise : sorte d'inspiration d'un genre naturel qui entraîne l'ensemble des hommes dans son sillage. Et même au sein de sa hâte pleine d'angoisse, c'est vers une vie contemplative qu'il nous conduit. Ainsi grâce à ce sentiment de charité, tous entrent dans le sillage lumineux des aventures incroyables de Don Quichotte : l'œuvre entière est comme enveloppée d'un sourire immatériel et translucide, qui laisse percer secrètement une inépuisable richesse d’humanité et d’expériences réellement vécues. La magie de ce sourire, en conférant au récit un caractère inimitable, a assuré à Cervantès une renommée triomphale. » Précieux exemplaire revêtu de fraîches reliures en maroquin vert vers l’année 1775 aux armes de la princesse de Lamballe, l’une des provenances les plus rares et émouvantes de l’Ancien Régime. Marie-Thérèse de Savoie-Carignan, princesse de Lamballe (1749-1792) devint veuve, à dix-huit ans. Son beau-père, qui l'adorait, en avait fait sa fille adoptive, quand Marie-Antoinette la fixa auprès d'elle en lui donnant la charge de surintendante de sa maison. Bientôt l'amitié la plus tendre unit la reine à la princesse. « La princesse de Lamballe, après avoir partagé pendant quelques jours, la captivité de la reine au Temple, fut enlevée la nuit et transférée à la Force. C’était son arrêt de mort. Elle y trouva des assassins que sa douce et poétique figure ne put apitoyer. Elle fut égorgée par les Septembriseurs, qui profanèrent odieusement son cadavre, et « comme si, dans la mort même, elle ne dût pas être séparée de celle pour qui elle mourait, trois lettres de la reine tombèrent de l'édifice de sa coiffure dans le sang. La populace battit, mutila, traîna son cadavre, la Révolution laissa pure sa mémoire. Les livres de Madame de Lamballe sont en très petit nombre et leur condition est le plus souvent médiocre » (E. Quentin Bauchart, Les Femmes bibliophiles de France). Exceptionnel exemplaire, de toute rareté, du Don Quichotte de Madame de Lamballe conservé dans ses reliures armoriées en éclatant maroquin vert de l’époque.
CERVANTES (Miguel de Cervantes Saavedra) ; MARTIN DE CHASSONVILLE (Abbé, trad.)
Reference : 488
Lausanne : Marc-Michel Bousquet & Comp., 1759. UNE DES MEILLEURES ÉDITIONS FRANÇAISES ILLUSTRÉE PAR FOLKEMA
2 volumes in-12° (166 x 100 mm), LIV - 466 pp. et [7] ff. de pl. + [1] f. - 524 pp. et [8] ff. de pl. dont une ajoutée, maroquin citron, dos à 5 nerfs orné, double filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrure (pastiche d'une reliure de l'époque exécutée dans la seconde moitié du XIXe siècle). Réimpression de l'édition de 1744 chez le même qui avait été augmentée de trois nouvelles, les précédentes n'en présentant que dix. A l'instar de celle-ci, elle est illustrée d'un portrait de l'auteur gravé par Gentot d'après Kent et de 13 hors-textes gravés en taille-douce par Aveline d'après Folkema. On a ajouté à la reliure en frontispice au tome II, un portrait de l'auteur gravé par J. P. Simon d'après Charles Dusaulchoy (Oeuvres choisies de Cervantès, Paris, Imprimerie des Sciences et des Arts, 1807). Les Novelas ejemplares sont une série de 12 nouvelles que Cervantes écrivit entre 1590 et 1612 et qui furent publiées à Madrid en 1613. L'adjectif « exemplaires » vient du fait que c'est le premier exemple en castillan de nouvelles de ce type au caractère didactique et moral inscrit dans la narration. Cervantès était fier d'être le premier auteur à écrire des nouvelles originales dans le style italien. L'auteur du Don Quixote y est parfois digne de lui. Rinconet et Cortadille (Rinconet y Cortadillo) est une satire contre les habitants de Séville ou Cervantes demeura longtemps. On distingue encore La Force du sang (La Fuerza de la sangre), la plus intéressante des douze nouvelles. Le curieux impertinent (El curioso impertinente) bien que dans le même style n'est pas issue du recueil originel mais du Don Quixote où elle s'intercale dans la première partie du roman, lu par le prêtre Pero Pérez dans le magasin de Palomèque. Provenance : " achété 155 f. à la Vente Polliot, 11 oct. 1917 ", avec fiche issue du catalogue découpée et collée en garde. Bibliographie : Rio et Rico : "Bien que la traduction soit faite avec une certaine liberté, il s'agit d'une des éditions françaises les plus recommandables des nouvelles publiée à cette époque.". Dos très légèrement assombris, feuillet L (pp. 237-238) placé entre L11 (p. 258) et L12 (p. 259).
Édition en langue originale de Don Quichotte du siècle des Lumières, ornée de 44 belles figures sur bois dans le texte. Très séduisant exemplaire conservé dans son vélin souple de l’époque. 4 tomes en 4 volumes in-8 de : I/ (1) f. bl., (16) ff., (1) f., 166 pp., 268 pp, 270 pp. (mal chif. 278), (3) ff., (1) f. bl. ; II/ (1) f. bl., (3) ff., 517 pp., (4) pp., (1) f. bl. ; III/ (10) ff., 450 pp. (mal chif. 408), (5) ff., (1) f. bl. ; IV/ (1) f. bl., (2) ff., 387 pp., (9) pp., (1) f. bl. Vélin souple de l'époque, traces d'attache, dos lisse, titre calligraphié au dos, inscriptions manuscrites et qq. taches sur les plats. Reliure de l'époque. 150 x 100 mm. Cervantes Saavedra, Miguel de. [Don Quichotte]. Vida y hechos del ingenioso cavallero Don Quixote de la Mancha. Compuesta por Miguel de Cervantes Saavedra. Nueva edicion : Repartida en quatro Tomos en octavo para la mayor comodidad : corregida e ilustrada con quarenta y quatro estampas : anadida la vida de su Autor, escrita por Don Gregorio Mayas y Siscar Bibliotecario del Rey N. S… Madrid, D. Manuel Martin, 1777-78. Viuda de Rico, 612-613 ; Rio y Rico, 74 ; Plaza Escudero, I, 48 ; Benages/Fonbuena, 54 ; Palau, 52023. Précieuse édition du Don Quichotte donnée par Manuel Martin au siècle des Lumières. Ornée de 44 figures gravées sur bois dans le texte, elle repose sur les éditions Costa 1605 et Martin, 1765. « No es texto muy común y Henrich no reprodujo su portada. Los Suñé la citan en la ficha 59, pero no habló de ella Givanel Mas, ni la cita del Río y Rico. La portada y la composición general son diferentes a las de otras ediciones.» (E. Rodriguez-Cepeda, Los Quijotes del siglo XVIII). « Hay que considerar, sin embargo, que estas impresiones son las que han universalizado la idea cervantina. Con la filosofía racionalista del siglo XVIII, la ilustración y el racionalismo fueron el mejor cobijo de la imaginería cervantina, permitiendo que un texto tan original y caprichoso proliferara en la mentalidad de los lectores con suma facilidad. Don Gregorio Mayans y Siscar hace el primer estudio sobre la vida del autor, incluido en esta obra. Mayans y Siscar no sólo es el primero, sino el que hace del Quijote un libro moderno para entender a Cervantes y el género novelístico en esa época. » (A. Sequera Victoriano, Ediciones de Don Quijote de la Mancha, impresa en el siglo XVIII). « A special type of Quixote, illustrated with woodcuts was sold in the street ; it was published by M. Martín between 1765 and 1782. This was how this most intellectual of Spanish literary text penetrated the popular culture of the period. Por todo esto se extendió con los ilustrados el alcance de la obra cervantina y la fuerza del texto abarcaba a todas las clases sociales y a todos niveles culturales ; en el XVIII empezó a ser el verdadero libro para todos. Los Quijotes con tacos de madera, hoy son muy escasos, los conjuntos de cuatro volúmenes andan casi siempre descabalados (inclusive en los catálogos y bibliotecas oficiales). Estas impressiones han sido las que más han universalizado la idea cervantina. » (E. Rodriguez-Cepeda). « Les philosophes, les encyclopédistes se font de Don Quichotte une arme contre la religion et ses ministres » (P. Mérimée, M. Bardon, Don Quichotte en France au XVIIe et XVIIIe siècles). Très séduisant exemplaire, de toute pureté, conservé dans son vélin souple de l’époque. Provenance : Bibliothèque Fernand Bertrand, avec ex-libris sur la page de garde ; présence de divers ex-libris manuscrits de l’époque « Beauvany », « Château Gonti » sur les feuillets blancs et les plats.
édition_originale reliure d'époque
Le célèbre exemplaire en vélin ivoire de l’époque des Novelas de Cervantes de 1614 de François de Béthune (1598-1678), fils du Duc de Sully, compagnon privilégié du roi Henri IV, avec sa signature autographe sur le titre. In-8 de [8] ff., 616 pp., vélin ivoire, dos lisse, traces d’attaches. Reliure de l’époque. 177 x 105 mm. Cervantes, Michel. Novelas exemplares de Miguel de Cervantes Saavedra. Dirigido a don Pedro Fernandez de Castro, conte de Lemos, de Andrade y Villalus, etc. Bruxelles, Roger Velpio et Huberto Antonio, 1614. Précieuse deuxième édition autorisée, la première imprimée hors d’Espagne, la quatrième chronologiquement, après la première donnée à Madrid, en 1613, par Juan de la Cuesta, et une contrefaçon sévillane et une pirate parue à Pampelune. Les Novelas ejemplares, publiées pour la première fois à Madrid en 1613, regroupent 12 récits originaux et expérimentaux, précédés du célèbre Prólogo de l’auteur, dans lequel il exprime sa fierté et sa satisfaction vis-à-vis de cette collection. La composition des Novelas se répartit entre les nouvelles "idéalistes" et celles "réalistes". Son influence sur le développement de la novella espagnole fut considérable, et son succès populaire important. L'ouvrage inspira les grands noms des Lettres françaises, Scarron, La Fontaine et plus tard Voltaire ou Diderot qui vouait à l'auteur castillan une véritable admiration. Elle est dédiée au Comte de Lemos, Gouverneur du Royaume de Naples. Composées entre la première et la seconde partie de Don Quichotte, les Nouvelles exemplaires représentent le monument le plus achevé de l'œuvre narrative de Cervantès. Le recueil se compose de 12 nouvelles : La petite gitane, L’amant généreux, Rinconète et Cortadillo, L’espagnole anglaise, Le licencié Vidriera, La force du sang, L’illustre servante, Les deux jeunes filles, Cornelia, Le mariage trompeur, Le colloque des chiens, La fausse tante. Toutes ces Nouvelles ou Contes moraux brossent un tableau achevé de la société espagnole à la manière d’un manuel de savoir-vivre, brodé des perles rares des « entremeses », sorte de sketches alertement troussés qui évoquent avec une étrange résonance psychologique et une amère gaieté une société en dissolution. « Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici - pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantès part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s’agitait sur les places et dans les rues de l’Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l’emploi de procédés esthétiques entièrement nouveaux, dont il est l’initiateur ; grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l’évolution psychologique des personnages ; point de notations qui ne soient déduites, et toujours avec bonheur, de la situation elle-même ; la peinture est sobre, juste ; le style, brillant et précis ; la vie s’y reflète dans ses aspects multiples ; tour à tour tragique et comique ; dans certains récits où s’affrontent les instincts élémentaires de la vie - et qui comptent parmi les meilleurs, - on assiste à la naissance d'une poésie brutale et cependant jamais vulgaire ; car si rien n’échappe au regard pénétrant de l’auteur, rien non plus qui ne soit évoqué avec amertume : mais constamment ce sourire ironique, légèrement résigné, et, somme toute, bienveillant, où s’exprime un amour malheureux mais attentif des hommes. » La rareté des toutes premières éditions des Nouvelles de Cervantès est légendaire et soulignée à juste titre par les bibliographes. Brunet mentionne ainsi qu’en 1828, Salva ne connaissait qu’un seul exemplaire en Espagne de la première édition de 1613. Le bibliographe cite seulement 2 autres exemplaires. La seconde édition est considérée « comme presque aussi rare et aussi recherchée que la première ». La troisième imprimée à Pampelonne en 1614 présente la même rareté. Brunet répertorie ensuite cette présente édition imprimée à Bruxelles en 1614 et ne cite que 2 exemplaires ; les exemplaires des bibliothèques Hibbert et Heber. Petit manque au coin supérieur droit du f. Y1 et f. Oo4. Remarquable exemplaire du fils du Duc de Sully (1559-1641), compagnon d’Henry IV. François de Béthune (1598-1678), duc d’Orval, Pair de France, Lieutenant général des armées du roi (1652), Grand-Voyer de Paris, Surintendant des Bâtiments de France.
L’admirable Don Quichotte de la Manche. Édition en partie originale, l’une des meilleures du XVIIIè siècle. Superbe exemplaire relié en maroquin vert de l’époque. Cervantes, Miguel de. Histoire de l’admirable Don Quichotte de la Manche. 6 volumes in-12. Nouvelles de Michel de Cervantes Saavedra, Nouvelle Edition. Augmentée de trois Nouvelles qui n’avoient point été traduites en François & de la Vie de l’Auteur. Enrichie de Figures en taille-douce. 2 volumes in-12. Amsterdam et Leipzig. Arkstée & Merkus,1768. Ensemble de 8 volumes in-12. Maroquin vert, roulette dorée encadrant les plats, dos lisses finement ornés de filets lisses et aux pointillés formant faux-nerfs et de fleurons dorés, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l'époque. 177 x 108 mm. Édition en partie originale, l’une des principales et des meilleures du XVIIIè siècle. « Cervantès, aux yeux d’une postérité qui n’a jamais cessé d’être émerveillée, est le créateur de deux types humains issus de la pure imagination et devenus plus vivants que nul personnage historique, au point qu’ils sont passés dans le langage courant, dans le folklore universel, et qu’ils incarnent non pas seulement un pays ou une époque, mais un monde. Il n’est pas mauvais que don Quichotte et Sancho soient désormais des fantoches dont s’amusent les enfants. Cervantès les a voulus d’abord bouffons et dérisoires. Son livre est dans son essence une critique burlesque des romans de chevalerie dont les gens de son temps étaient friands. L’admirable, c’est qu’au cours de son récit, il y a déversé, sans système, toute une expérience vitale, et une philosophie de l’existence qui pénètre jusqu’au profond du rêve et du délire. Non seulement les dialogues du chevalier et de l'écuyer sont la source d’une comédie ineffable, mais don Quichotte se penchant sur Sancho, et Sancho levant les yeux vers don Quichotte subissent l'un et l’autre une transformation intime où leur âme s’affine au contact des réalités et du songe plus fort que la vérité. On peut dire que le roman moderne dérive de cet archétype ; on peut affirmer aussi que, par cet ouvrage imprégné d’humour, Cervantès est un de ceux qui, dans ce fécond XVIè siècle, comme Montaigne, comme Shakespeare ou comme Érasme, ont mené l’enquête la plus subtile sur les arcanes de l’esprit humain. On trouve dans Don Quichotte une théorie de la connaissance aussi belle que dans La vie en un songe de Calderon. « Deux hommes de lettres, Rabelais et Michel Cervantès, s’élevèrent, l’un en France et l’autre en Espagne, et ébranlèrent à la fois le pouvoir monacal et celui de la chevalerie. Pour renverser ces deux colonnes, ils n’employèrent d’autres armes que le ridicule, ce contraste naturel de la terreur humaine » (Bernardin de Saint-Pierre) » (Jean Barbelon). Cette édition du Don Quichotte est illustrée de 31 estampes à pleine page par Fokke et Folkéma, 1 portrait d'après Kent en tête des Nouvelles, un faux-titre gravé et 6 vignettes de titre. Cette série de gravures prend sa source dans la suite des 31 estampes gravées, de format in-4, par Picard, Tanjé, Stokke et J. Van Schley d'après les dessins de Coypel, Boucher et Trémolière en 1746 et qui fixèrent pour un siècle environ l'iconographie de l'œuvre. Elles sont ici réinterprétées au format in-8. Les Nouvelles sont ornées de 13 estampes en premier tirage dessinées et gravées par Folkéma, spécialement pour cette édition en état avent la lettre. L'ensemble de ces 44 estampes forme l'œuvre la plus importante et la plus connue de l'artiste. (Cohen. Guide de l'amateur de livres à gravures, 217-218). « Né à Dokkum, en Frise, en 1692, Folkéma apprit la gravure de son père et s'établit à Amsterdam où il est mort en 1767. Son œuvre la plus connue est sa réduction in-8 des figures de Charles Coypel pour « Les Aventures de Don Quichotre », exécutées avec Fokke pour l'édition de 1768 » (Portalis, Les Dessinateurs d'illustrations au XVIIIè siècle, pp. 214-215). Exemplaire grand de marges revêtu à l’époque d’un maroquin vert particulièrement élégant.
édition_originale reliure d'époque
Magnard 2004 57 pages 23 4x1x27 4cm. 2004. Reliure editeur cartonnée. 57 pages. Don Quichotte est un roman classique de la littérature espagnole écrit par Miguel de Cervantès publié en deux parties en 1605 et 1615. Il raconte l'histoire d'un gentilhomme campagnard qui après avoir trop lu de romans de chevalerie perd la raison et décide de devenir chevalier errant accompagné de son écuyer Sancho Panza. L'œuvre explore les thèmes de l'idéalisme de la folie et de la critique sociale et est considérée comme l'un des premiers romans modernes
Très bon état
Weimar, Leipzig, Fritschische Buchhandlung, 1780-1781 5 banden, Bucheinbände der Zeit / Satz nicht vollständig / deutscher Text
Band 1,2,3,4 +5 (von 6 erschienenen Bänden) *without vignets
Paris Les Editions de France 1938 1 vol. relié in-12, demi-chagrin miel, dos à nerfs orné de fleurons dorés, tête dorée, couverture illustrée conservée (rel. Jean Raymond), 267 pp. Bel exemplaire, bien relié.
Séduisant exemplaire conservé dans son vélin souple de l’époque. Aucun exemplaire en reliure de l’époque de cette édition italienne n’est répertorié sur le marché public depuis le début des relevés. Venise, Barezzi, 1626.In-12 de (1) f.bl., (8) ff., 720 pp., (1) f.bl. Vélin souple de l’époque, dos lisse avec le titre manuscrit en tête. Reliure de l’époque.154 x 182 mm.
Première édition italienne de la plus grande rareté des Nouvelles de Cervantès.Graesse, Trésor de livres rares, II, 108 ; Inconnue à Brunet.Cette première traduction italienne est l’œuvre de Guillaume-Alexandre Clavel.Ce dernier étudie à Padoue lorsqu’il entreprend, vers 1625, une série de traductions italiennes d’ouvrages étrangers.“Composées entre la première et la seconde partie de ‘Don Quichotte’, les ‘Nouvelles Exemplaires’ représentent le monument le plus achevé de l’œuvre narrative de Cervantès.”(Dictionnaire des Œuvres, IV, p.790).Le recueil se compose de 12 nouvelles : La Spagnola Inglese, Lo Amante Liberale, Rinconetto e cortadiglio, Il Dottore Vidriera, La Forza del Sangue, Il Geloso da Estremadura, L’illustre Fregona o la fante, La Cingaretta, Le Due Donzelle, La Cornelia, Il Maritaggio Fallace, Novella e colloquio.Toutes ces nouvelles ou contes moraux brossent un tableau achevé de la société espagnole à la manière d’un manuel de savoir-vivre.“Le cadre conventionnel de la nouvelle italienne se brise ici pour atteindre un équilibre esthétique intérieur qui ne dépend plus de règles apparentes et fixes. Cervantès part de la tradition pour cueillir, au-delà de toute convention, les aspects de cette humanité qui s’agitait sur les places et dans les rues de l’Espagne de son temps. Il arrive à ce résultat par l’emploi de procédés entièrement nouveaux dont il est l’initiateur: grâce à un dialogue serré et vif, le récit progresse, sans une faille, traduisant fidèlement l’évolution psychologique des personnages; la peinture est sobre, juste; le style brillant, précis; la vie s’y reflète dans ses aspects multiples; tour à tour tragique et comique.”(Dictionnaire des Œuvres.)Séduisant exemplaire de cette rare édition originale italienne, conservé dans son vélin souple de l’époque.Localisation des exemplaires en France : 1 seul, à la Bibliothèque d’Aix-en-Provence.Cette rare édition semble absente des collections de la B.n.F. Aucun exemplaire en reliure de l’époque de cette édition italienne n’est répertorié sur le marché public depuis le début des relevés.
Paris, Guillot, 1948 ; in-folio, en feuilles sous couverture gaufrée blanc-cassé rempliée, chemise-étui orange d’éditeur, titre en rouge ; (4), 123, [124], (4) pp., 15 eaux-fortes à pleine page, en couleurs, dont le frontispice, titre sang et or avec un fleuron d’arabesques, lettrine, rosace et cartouche de l’achevé d’imprimer de style hispano-mauresque sang et or.
Premier tirage de cette belle édition, magistralement illustrée par Chimot qui sait rendre les visages à la fois vulgaires et fiers, tout à fait dans l’esprit du texte de Cervantes. Un des 70 exemplaires numérotés sur vélin de Rives crème à la forme, comprenant une suite en noir en plus de l’état définitif en couleurs présent dans l’ouvrage. Exemplaire en bel état.
In-12 (150 x 84 mm), veau brun marbré de lépoque, dos lisse entièrement orné de fleurons dorés, tranches rouges, 76, (4) pages dapprobation et privilège. Paris, veuve Laisne et Joseph Monge, 1714.
Recueil de nouvelles anonymes en vers, paru au coeur de la vogue quichottesque de 1714, année exceptionnellement fertile en textes satellites de Cervantes. La pièce maîtresse est un dialogue burlesque entre Sancho et Don Quichotte sur la mort du baudet de lécuyer. La disparition inexpliquée de lanimal entre deux chapitres de la première partie (1605), bévue célèbre que Cervantes tenta vainement de corriger, avait de longue date suscité commentaires et plaisanteries.(Bardon, 'Don Quichotte en France au XVIIe et au XVIIIe s.', p. 437-440 consacre trois pages danalyse à cette nouvelle. Palau, 256246). Rousseurs plus prononcées aux premiers et derniers feuillets. Provenance : William H. Riggs (1837-1924), collectionneur américain avec son ex-libris armorié gravé.Bon exemplaire, relié à lépoque.
Paris Club Français du Livre 1967 1 Un fort volume de format in 8° sur beau papier vélin de 4 ff. (réf.; faux titre; titre; 4 pp. (prologue); ; 624 pp. . Collection "Les Portiques", N°83. Reliure de l'éditeur en pleine basane maroquinée; titres dorés.°°
Ce volume comprends: "Cornélia"; "Rinconète et Cortadillo"; "L'Amant généreux"; "La Bohémienne de Madrid"; "Les Deux Jeunes Filles"; "Le Petit-fils de Sancho Panza"; "Le Jaloux estrémadurien"; "L'Espagnole-Anglaise"; "L'Ilustre Servante"; "La Force du Sang"; "Le Mariage Trompeur"; "Dialogue des chiens Scipion et Berganza, chiens de l'hôpital de la résurrection". Bel état. Voir les photos.
de l'imprimerie Didot l'Ainé A Paris, de l'Imprimerie de Didot l' Ainé, 1784. In-8 relié plein maroquin rouge, dos lisse très orné de filets, guirlandes et fleurons dorés, triple filets d'encadrement dorés sur les plats, toutes tranches dorées, roulette dorée sur les coupes, dentelle dorée d'encadrement sur les gardes, gardes de papier marbré. 4 + 373 + 3 pages. Les 32 premières pages contiennent une Vie de Cervantès et un apreçu des Ouvrages de Cervantès. Roman pastoral imité de Cervantès par M. de Florian, Capitaine de Dragons et Gentilhomme de S.A.S. Monseigneur le Duc de Penthièvre, des Académies de Madrid et de Lyon. Petits frottements sans gravité. Bel exemplaire.
Toutes les expéditions sont faites en suivi au-dessus de 25 euros. Expédition quotidienne pour les envois simples, suivis, recommandés ou Colissimo.
Paris Hachette 1869 2 vol. reliés 2 vol. in-folio, demi-chagrin chocolat, dos à nerfs ornés de pontillés et fleurons dorés, têtes dorées, XXIV + 586 et 636 pp. Superbe édition illustrée de 370 compositions de Gustave Doré gravées sur bois par H. Pisan. Légères mouillures à trois feuillets, mais très bel exemplaire aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, dans une bonne reliure de l'époque.
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