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‎BATAILLE (Henry).‎

Reference : 5226

‎1872-1922. Dramaturge - LAZZARI (Sylvio). 1857-1944. Compositeur d origine autrichienne CARR (Albert). 1852-1938. Comdien, directeur de thtre HERMAN (Jules). 1830-1911. Fltiste, chef d orchestre. PASSIONNANTE CORRESPONDANCE CHANGE AUTOUR DE L AFFAIRE DE LA CRATION DE LA LPREUSE, TRAGDIE LGENDAIRE , SUR UN POME D HENRY BATAILLE, AVEC UNE MUSIQUE DE SYLVIO LAZZARI.‎

‎ LA MALEDICTION OU LAFFAIRE DE LA LEPREUSELa Lpreuse, est lorigine un drame symboliste, crit par Henry Bataille, qui ne sera reprsent quune seule fois, le 4 mai 1896. La pice remporte cependant un vif succs. Sduit par lSuvre, Sylvio Lazzari en compose la musique. Aprs stre engag ds 1901 faire reprsenter louvrage lOpra-Comique dont il est le directeur, Albert Carr, gn par la crudit du sujet, se rtracte. LSuvre connait alors de nombreuses tribulations. Dtermins la faire jouer, Bataille et Lazzari iront jusqu porter laffaire devant la Chambre des Dputs en 1909 o ils seront dbouts. Mais en 1912, Albert Carr, se ravisant, dcide de monter lSuvre lOpra-Comique. La premire a lieu le 7 fvrier 1912 et La Lpreuse recevra un accueil trs chaleureux.Henry Bataille - L.A.S. Mon cher ami [S. Lazzari]. Epinay Forges-les-Eaux, s.d. 8 pp. in-12 :& Carr est venu dimanche Forges-les Eaux (& ) o je suis jusqu la fin du mois pour mannoncer quil jouerait La Lpreuse la demande de Briand et quil la jouerait en Dcembre si ctait possible, cest--dire sil avait les parties graves temps (& ) mais il y a un mais important cest le rle dAliette (& ) il propose Melle Lamare 1er prix du Conservatoire de cette anne tout fait insignifiante et avec laquelle vous irez un four certain ce que dsire malgr tout Carr& Mais la cantatrice cossaise Mary Garden souhaite vivement jouer La Lpreuse or & le Cahier de la Socit des Auteurs nous donne le droit de choisir linterprte du thtre que nous voulons. Lessentiel est donc que Garden soit consentante& Sylvio Lazzari - L.A.S Mon cher ami [Jules Herman]. Ballaigues, (Suisse). 4 novembre 1906. 1 page 1/2 in 12. Mention Confidentielle : S. Lazzari prcise & Monsieur Carr ne peut reculer la Premire au del de dcembre et les tudes devront se faire sur copie (& ) Je compte donc sur votre obligeance pour vous mettre de suite en rapport avec M Carr& Henry Bataille - L.A.S. Cher ami [S. Lazzari]. Epinay Forges-les-Eaux. 24 novembre 1906. 3 pp. in-12, enveloppe :Il est & fatigu par la lettre que je viens dcrire Carr. Garden est engage jusquau 1er Janvier pour jouer 10 fois par mois son repertoire (& ) Donc comme elle accepte de jouer Lepreuse, aucun obstacle de son ct. Mais Carr veut lcroulement de la Lepreuse& Elle ira donc chez Carr & comme interprte dsigne par les auteurs. Elle est dcide tre nergique. Donc soyez chez Carr sans faute vous aussi, et le verbe haut& Henry Bataille - L.A.S. Albert Carr. S.l.n.d. 9 pages in-12. Brouillon : Bataille reproche vertement Carr davoir annonc dans la presse que Circ serait joue avant la Lpreuse. Il y voit la preuve de son peu de dsir de monter cette Suvre et den assurer le succs & Pendant un an vous lavez trane dans la boue qui nest pas retombe sur moi, mon devoir est de la dfendre& Quant au choix de Melle Lamare, il le rcuse : & depuis les pauvres dbuts de toute mdiocrit de Melle Lamare, notre rsolution tait prise (& ) Actrice de troisime plan, quelques qualits dintimit inutilisables dans le rle tragique dAliette, inexprience, dbutante (& ). La Lepreuse est un rle tragique, dramatique et de composition qui exige non seulement une artiste mais une actrice ayant lhabitude de la scne (& ). En consquence (& ) bien que vous ayez dconseill Melle Garden comme trop exotique nous la rclamons pour interprter notre Suvre. (& ) Inutile de dire que je parle au nom de Lazzari comme au mien.Henry Bataille L.A.S. Mon cher ami [S. Lazzari]. S.l., 6 novembre 1908. 7 pp. in-12, enveloppe : il rcuse le ton peu amne de la lettre de son correspondant et prcise quelques points sur le procs qui les oppose Albert Carr & Il ne sagit pas (& ) de me forcer la main. Je dois agir selon ma conscience et selon les rflexions de ceux qui ont mission de veiller sur mes intrts.(& ) Je ne veux pas, je ne peux pas lheure actuelle confier mes intrts un autre que Chenu. Sil avait jug possible de plaider& (& ). Rien dans mon amiti passe, rien dans ma position prsente ne vous autorise me parler dans les termes o vous me parlez. Ma vive sollicitude et mon attachement si sincre nont que des limites de toute raison& Henry Bataille Lettre Signe Henry Bataille en tte Mon cher Lazzari mais crite dune autre main. S.l.n.d. [lundi 16 mai]. 4 pages in-8 : il regrette vivement lintervention intempestive de Jules Herman, beau-frre de Sylvio Lazzari, intervention dont la presse, sous la plume de Willy sest fait lcho. Le dramaturge rprouve absolument lusage de lettres anonymes. & Des procds de ce genre vont vous attirer et lantipathie et lironie de la galerie& et recommande & La loyaut et la franchise avant tout !... En outre, il craint que & vu cette fcheuse et trange publicit, Ginisty [Paul Ginisty, 1855-1932, crivain et journaliste, il dirige le thtre de lOdon de 1896 1906.] va suivre le chemin de son ami Carr et refuser La Lepreuse . Ce sera ce qui pourra vous arriver de plus fcheux& Albert Carr Lettre Autographe Mon cher monsieur Bataille . S.l.n.d. 5 pp. in-12 : & il ne serait possible de songer Melle Garden pour le rle dAliette que si nous pouvions commencer ds prsent les tudes de La Lpreuse& Or, le retard des copistes et lexpiration du contrat de la cantatrice qui lempcherait dassurer plus que quelques reprsentations rendent ce choix impossible. & Jestime quil est temps, pour ma dignit et pour la vtre den finir. Jai fait avec la meilleure foi du monde (& ) tout ce qui tait en mon pouvoir pour vous donner satisfaction. Les maquettes du dcor, les costumes qui vous ont t soumis auraient d vous dmontrer que je navais pas pour but de monter votre pice dans lintention de la faire crouler . Je ne me connais pas une me aussi noire& Pour en finir, il est prt verser un ddit de 6000 frcs. Il ajoute que Mr Lazzari & pourra aller toucher ds demain lindemnit laquelle vous donne droit tous deux la rception de votre pice& Henry Bataille - L.A.S. Mon cher ami [S. Lazzari]. S.l.n.d. 4 pp. in-12 : & voici la lettre de Carr et ci-joint ce que je lui ai rpondu& annonce Bataille. Il enjoint Lazzari dcrire Carr quil sera Paris tel jour pour couter les deux interprtes proposs. De son ct, Bataille a assur Carr quil ne pouvait signer le bulletin ainsi quil avait t rdig, sans avoir consult pralablement Lazzari.Henry Bataille - L.A.S. Mon cher Lazzari . S.l., 21 septembre 1906. 8 pp. in-12 : Il conseille amicalement Lazzari de ne pas mler les journaux leur affaire. Par ailleurs, deux membres de la commission des auteurs interrogs l-dessus & ont paru dune indiffrence totale notre gard et pleins de sympathie pour Carr, prtendant que Carr avait presque tous les droits pour lui. Cest charmant& Cest pourquoi il lui suggre & dabandonner Henry Bataille momentanment et chercher un terrain dentente avec Carr quil vous proposait dailleurs lui-mme et signer pour un opra prochain avec un tour certain. Le Carillonneur me parat une excellente ide& vous vous entendriez avec Carr pour un librettiste qui lui ferait plaisir et vous pourriez avoir termin votre Suvre en un an. (& ) Soyez sr que si jentrevoyais une possibilit, une seule dobtenir des lois et des hommes autre chose quune vague indemnit (& ) je nhsiterais pas parler autrement mais je crois tre dans la vrit amicale (& ) Que si malgr cet avis vous persistez dans la lutte et faites appel aux journaux, je vous prie seulement dans lintrt dune reprsentation de la Lpreuse, dune musique de scne si cela vous va, de ne point mler La Lpreuse lEnsorcele& Et il souhaite ardemment & de vous voir sortir victorieux pour vous et votre belle Suvre de la situation cre par cet ignoble individu& JOINT : Programme de La Lpreuse reprsente le 8 mars 1913 au Thtre National de lOpra-Comique. Format in-4. Livret intitul Opinions de la presse sur La Lpreuse , regroupant les critiques et commentaires parus tant dans les journaux franais qutrangers loccasion de la cration de lSuvre le 7 fvrier 1912. Format in-4‎


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EUR250.00 (€250.00 )

‎Bataille, Georges‎

Reference : YQV-52

(1945)

‎Sur Nietzsche. Volonté de chance‎

‎In-12 (186 × 118 mm) de 284-[4] pp. ; broché, couverture imprimée.‎


‎Édition originale. Exemplaire du service de presse sur papier d’édition. Précieux volume offert par l’auteur à Sylvia Bataille et à Jacques Lacan. Il porte cet envoi de Georges Bataille à l’encre bleue sur le faux-titre : à Sylvia et à Jacques affectueusement Georges Après avoir épousé l’auteur d’Histoire de l’œil en 1928, Sylvia Bataille partagea la vie de Jacques Lacan de 1938 jusqu’à la mort de ce dernier en 1981. Bataille gardera de bonnes relations avec son ex-épouse, et fut très proche de Lacan dans les années 1940. Sur le cercle intellectuel de Georges Bataille à cette époque, fréquenté entre autres par Jacques Lacan, Michel Leiris, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, voir Élisabeth Roudinesco. Sur Nietzsche est un des livres fondamentaux de Bataille, peut-être même la clef de tous les autres. «Si toute la pensée athéologique repose en effet tout entière sur la notion de système, elle en est en même temps l’excès. Des textes comme Madame Edwarda, Le Mort, Le Petit représentent sans conteste cet excès. Le Coupable, L’Expérience intérieure, d’une certaine façon aussi. Bataille ne les a-t-il pas sciemment expurgés de ce qui justifiait cet excès à en ruiner le système ? Mais le système existe, et Sur Nietzsche, le dernier des grands livres de cette somme, le met à nu... » (Michel Surya) «À peu d’exceptions près, ma compagnie sur terre est celle de Nietzsche...», a écrit Bataille, et aussi : « Je suis le seul à me donner, non comme un glossateur de Nietzsche, mais comme étant le même que lui.» Benoît Goetz s’est interrogé sur cette «mêmeté» de Nietzsche et de Bataille, «qui n’est pas identité, dont l’origine n’est pas d’ordre mimétique... Ou si identité il y a, elle est peut-être du même ordre que celle dont parlait Deleuze : “la grande identité” de Spinoza et de Nietzsche ». Cette « mêmeté », poursuit-il, « n’est pas sans rapport avec ce que Nietzsche a nommé “éternel retour du même”, et qui n’a rien à voir, comme Deleuze l’a bien souligné, avec la très vieille hypothèse de cycles cosmiques répétitifs. À travers la répétition tout change et varie. Bataille n’est donc pas un clone de Nietzsche, qui ne réclamait ni disciples ni épigones, mais un écho. Bataille fait écho à Nietzsche. On peut nommer ce phénomène “parodie”, même si le mot n’est plus à la mode. Cela signifie qu’une pensée et une écriture, un mode de vie, un ethos glissent le long d’autres textes et d’autres pensées, au point de les épouser, comme un anneau un autre anneau, mais sans confusion aucune. Noces contre nature, celles de la guêpe et de l’orchidée. Mélodie éternelle qui se chante elle-même.» Le saut nietzschéen dont il faut faire l’expérience, consisterait, pour Bataille, «à mordre la tête du serpent de l’esprit de vengeance (pour reprendre l’image du Zarathoustra), et à se débarrasser du ressentiment contre le temps et le “il était”. C’est le fond sans fond de la pensée du retour. [...] Comme Nietzsche, Bataille est un penseur du plus grand sérieux qui se renverse en jeu et en danse. » La pensée de Nietzsche, saisie à travers le prisme de l’œuvre de Bataille, « est por- teuse d’une affirmation qui n’est affirmation que de l’affirmation, et non d’une doctrine particulière. La “doctrine” de l’éternel retour est sans contenu, à la différence, sans doute, de la doctrine de la volonté de puissance. Pour parler comme Heidegger, cette dernière énonce quelque chose concernant l’être de l’étant. La “doctrine” de l’éternel retour, la “grande pensée” n’énonce rien de tel. Elle est l’affirmation d’une manière d’être, d’une manière de l’être lui-même, qui ne comporte rien de fixe, donc rien d’étant et qui par conséquent nous emporte nous-même...» Comme l’écrit Nietzsche dans Le Gai savoir, « L’impérieux jeu du monde / mêle l’être et l’apparence / L’éternelle extravagance / Nous y mêle pêle-mêle. » (trad. de Pierre Klossowski). Marges un peu jaunies, infimes traces d’usure à la couverture. Provenance : Sylvia Maklès (1908-1993) et Jacques Lacan (1901-1981), puis par descendance. – Sotheby’s, cat. Livres et manuscrits, 15 décembre 2020, lot 86. Références : Élisabeth Roudinesco, Jacques Lacan, Paris, Fayard,1993, pp.172-229, passim.– Michel Surya, Georges Bataille, la mort à l’œuvre, Paris, Gallimard, 1992 (rééd. 2012), p. 390, passim. – Benoît Goetz, « Éternel retour de Nietzsche », in Le Portique, revue de philosophie et de sciences humaines, no 29, 2012 (en ligne).‎

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EUR3,000.00 (€3,000.00 )

‎Georges BATAILLE‎

Reference : 60699

(1943)

‎«Cela me déchire toujours de me séparer de vous.» Lettre autographe signée à Denise Rollin‎

‎s. l. s. d. [1943] | 13.50 x 20.80 cm | 2 pages sur un feuillet‎


‎Lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, 46 lignes à l'encre noire sur un feuillet, mouillure en haut à droite sans atteinte au texte. La recherche d'une maison à Vézelay est l'objet de la majeure partie de cette lettre : « J'ai déjà vu une maison et un appartement. » En 1943, Georges Bataille a le projet de louer à Vézelay une maison où le couple va s'installer avec Laurence, la fille de Georges et Sylvia, et Jean (alias Bepsy), le fils de Denise Rollin. Les amants viennent de se séparer : « Cela me déchire toujours de me séparer de vous. Hier je sentais un terrible malaise. Je n'en suis guère sorti qu'en me rendant compte que, sans doute, je ne serai pas venu pour rien et que nous devrions pouvoir nous installer ici. » Pour l'aider à faire son choix, il décrit à Denise les différents avantages et inconvénients des deux habitations : « La maison est vraiment bien avec malheureusement un inconvénient sérieux : le jardin se termine par un mur bas sur lequel Jean pourrait grimper et il pourrait tomber de l'autre côté qui est plus bas. On domine la campagne de très haut et de très loin. Le jardin est joli, l'intérieur un peu triste, un peu délabré. L'appartement n'est pas mal mais sans jardin et sans aucune vue sur la campagne. » Le couple met un grand soin à choisir l'endroit idéal pour accueillir leur famille recomposée. Il est même question de faire venir Sylvia Bataille et Jacques Lacan à Vézelay pour les y installer. L'appartement avec lequel hésite Bataille : « il n'y a rien d'autre à louer que ce que j'ai vu » est peut-être celui qu'il réserve pour Jacques Lacan et Sylvia Bataille. Bataille et son ex-épouse Sylvia s'étaient séparés en 1934 et cette dernière avait retrouvé l'amour avec le psychanalyste Jacques Lacan qu'elle épousera en 1953. Après ces considérations immobilières, Bataille s'inquiète d'un autre problème, la nourriture : « Pour le ravitaillement, c'est certainement dur mais, à tout prendre, on devrait se sortir d'affaires de façon ou d'autre. » En effet, la Seconde guerre mondiale en est à son tournant, les nazis sentant leur emprise menacée redoublent de fermeté. Couplé à une augmentation des prélèvements agricoles, il en résulte une raréfaction de la nourriture : « Je dis qu'on se tirerait sûrement d'affaire pour le ravitaillement en ce sens qu'on a de la viande à volonté. Les légumes sont difficiles à trouver. On peut peut-être avoir du lait, pas de beurre. Selon les gens, ici, si les Zervos le veulent, ils pourraient très bien nous débrouiller. » Christian et Yvonne Zervos furent des figures importantes dans la ville de Vézelay où ils achetèrent une maison de campagne en 1937. Il était l'éditeur des Cahiers d'art dans lesquels Bataille a publié et elle fut la directrice de la galerie du même nom. Au début de la guerre, ils décidèrent de s'y installer de façon permanente et profitèrent de l'isolement de la propriété pour cacher leurs amis Paul Éluard et Nusch. Le couple Zervos est donc bien installé à l'époque de cette lettre et Bataille en a été prévenu par les gens de la région : « Ils pensent que connaître les Zervos serait un grand avantage sur des gens qui viennent s'installer ici sans connaître personne. » Mais il ne semble pas avoir mis ce conseil à profit, sans doute absorbé par ses sentiments et par la rédaction de son ouvrage Le Coupable. L'installation de Diane Kotchoubey, future amante de Bataille, à Vézelay quelques temps après cette missive scellera le destin du couple Bataille-Rollin. Avant la fin de l'année 1943, Bataille quittera Denise Rollin pour sa nouvelle passion. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR3,500.00 (€3,500.00 )

‎Georges BATAILLE‎

Reference : 60684

(1940)

‎« Je songe à toi dans cette chambre et à tout ce qui arrivera là quand nous serons de nouveau ensemble.» Lettre autographe signée à Denise Rollin‎

‎Paris s. d. [3 ou 4 juin 1940] | 20.90 x 26.90 cm | 2 pages sur un feuillet‎


‎Touchante lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, 37 lignes à la mine de plomb, petite mouillure en haut à droite, sans atteinte au texte. Georges Bataille tente de rassurer sa compagne Denise Rollin?: «?Je t'en supplie. Il ne faut pas t'inquiéter, mais pas du tout.?» Elle est partie s'installer à Vézelay où Bataille la rejoindra bientôt. Il est resté à Paris où les bombardements ne perturbent en rien la vie des parisiens?: «?Tu n'imagines point à quel point les petits dégâts qu'on voit paraissent insignifiants à côté de la place intacte qu'il y a de tous les côtés. Pendant toute l'alerte, j'ai déjeuné bien tranquille avec mon chef de service de passage à Paris (il vit au front)?» Bataille n'a pas renoncé à son emploi de bibliothécaire à la Bibliothèque nationale. Tuberculeux, il n'est pas envoyé au front et il en profitera pour rédiger plusieurs textes à cette époque tels que Madame Edwarda ou Le Coupable. Plus loin, il évoque une visite?: «?Un peu après, Henri Michaux est venu me voir?» Les deux hommes avaient participé à la revue Mesures et avaient en commun d'être à part de la nébuleuse surréaliste. Il se retrouve dans leurs uvres respectives une violente indépendance et la même tension vers la spiritualité, une forme de mysticisme. Bataille avait fréquenté le séminaire dans sa jeunesse et Michaux a plaisamment dit de lui?: «?Il donne l'impression d'un séminariste sortant furtivement d'une pissotière.?» Après ces nouvelles presque triviales, Bataille se lance dans une analyse de ses sentiments?: «?Ce que tu me dis dans ta lettre, c'est pour moi ce qui délivre, c'est comme la nudité, tout ce qui se déchire entre toi et moi. Mais, encore une fois, je ne me suis jamais senti aussi près de toi.?» Il demande à sa correspondante?: «?il faut me dire tout. C'est très doux que j'aie vu où tu es, que je connaisse les chemins que tu prendras, les ponts par où tu passeras.?» La sensualité n'est jamais loin du sentiment pour l'auteur?: «?Dis-moi aussi quelle chambre tu as?: pour que je songe à toi dans cette chambre et à tout ce qui arrivera là quand nous serons de nouveau ensemble.?» De cette sensualité, et des sensualités passées, il reste les fruits que sont les enfants. Denise Rollin est partie à Vézelay en compagnie de son fils Jean, surnommé Bepsy?: «?Tu ne me dis rien de ta vie avec Bepsy [...] Bepsy est-il plus calme?: moi aussi je l'ai entendu crier dans tes bras.?» Bataille remercie Rollin?: «?Pour Sylvia je t'ai une immense reconnaissance de m'avoir aidé à changer.?» Sylvia Bataille fut la première épouse de Georges Bataille. Ils s'étaient séparés en 1934 mais ne divorceront qu'en 1946. De cette relation, pour l'auteur?: «?Il ne reste que Laurence et la nécessité d'envisager les choses sans heurt?» Laurence était la fille née de ce mariage en 1930. Elle rejoindra Bataille, Rollin et Bepsy en 1943 lorsque son père ira s'installer à Vézelay. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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EUR4,500.00 (€4,500.00 )

‎Bataille, Georges‎

Reference : YQV-59

(1966)

‎Ma mère‎

‎In-8 de [4]-205-[5] pp. ; maroquin noir, dos à nerfs orné de fers dorés dans l’esprit Belle Époque et en accord avec le cadre temporel du récit : des cercles évidés flanqués de palmettes évoquant un œil (ou orifice), doublure de maroquin rouge, gardes de suédine noire, plat supérieur de la couverture illustrée conservé, non rogné, tête dorée (Régine Deforges).‎


‎Édition originale. Le premier et le plus important des écrits posthumes de Bataille, Ma mère, est aussi son dernier roman, demeuré inachevé : un long ressassement érotique et incestueux, à la fois anachronique, répétitif, troublant, élusif, impossible – et surtout magnifiquement écrit. Un des 50 exemplaires sur vélin blanc de Lana (no 46), seul grand papier. C’est l’exemplaire personnel de Régine Deforges (1935-2014), «papesse» de l’édition érotique française, revêtu par elle d’une voluptueuse reliure en maroquin noir doublée de maroquin rouge. « Écrit en 1954 et 1955, Ma mère est le dernier roman de Georges Bataille ; publié pour la première fois en 1966, il est aussi la plus importante de ses œuvres posthumes. On lui attribue, à ce titre, une sorte de valeur testamentaire qu’il assume de fait pleinement, puisqu’il brasse la totalité des grands thèmes batailliens, dramatise nombre des réflexions théoriques de l’auteur et, par-dessus tout, explore son matériel fantasmatique le plus intime, depuis le roman familial le plus lointain jusqu’au rapport le plus immédiat à l’érotisme et à la passion amoureuse. [...] Il constitue le deuxième, et – par sa longueur – le plus important volet de cette autobiographie de Pierre Angélique qu’inaugurait, en 1941, un récit bien plus bref, Madame Edwarda. » Roman de la répétition érotique, et en cela d’une obédience toute sadienne, «Ma mère est aussi paradoxalement un romand’éducation (ou plutôt le roman d’une déséducation, si l’on se réfère à la célèbre lecture qu’en avança Mishima), et donc le récit d’une métamorphose. C’est bien sûr celle que Bataille lui-même a connue lorsque de jeune homme pieux il est devenu explorateur de la volupté souveraine, et le récit transpose nombre de traits autobiographiques : Bataille s’est longtemps senti coupable de la déchéance d’un père incompris, mort dans une ville lointaine (l’auteur avait alors l’âge de Pierre); il a nourri pour sa mère les fantasmes les plus crus, et pour Colette Peignot une passion à la fois pure et voluptueuse, comme celle qui lie Pierre à Hansi. » Cf. Gilles Philippe, op. cit. Provenance : Régine Deforges, 1935-2014 (reliure). Références : Georges Bataille, Romans et récits, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2004, notice de Gilles Philippe, pp. 1295-1311. – Michel Surya, Georges Bataille, la mort à l’œuvre, Paris, Gallimard, 1992 (rééd. 2012). Un des 50 exemplaires sur vélin blanc de Lana (no 46), seul grand papier. C’est l’exemplaire personnel de Régine Deforges (1935-2014), «papesse» de l’édition érotique française, revêtu par elle d’une voluptueuse reliure en maroquin noir doublée de maroquin rouge. «Écrit en 1954 et 1955, Ma mère est le dernier roman de Georges Bataille ; publié pour la première fois en 1966, il est aussi la plus importante de ses œuvres posthumes. On lui attribue, à ce titre, une sorte de valeur testamentaire qu’il assume de fait pleinement, puisqu’il brasse la totalité des grands thèmes batailliens, dramatise nombre des réflexions théoriques de l’auteur et, par-dessus tout, explore son matériel fantasmatique le plus intime, depuis le roman familial le plus lointain jusqu’au rapport le plus immédiat à l’érotisme et à la passion amoureuse. [...] Il constitue le deuxième, et – par sa longueur – le plus important volet de cette autobiographie de PierreAngélique qu’inaugurait, en 1941, un récit bien plus bref, Madame Edwarda. » Roman de la répétition érotique, et en cela d’une obédience toute sadienne, «Ma mère est aussi paradoxalement un roman d’éducation (ou plutôt le roman d’une déséducation, si l’on se réfère à la célèbre lecture qu’en avança Mishima), et donc le récit d’une métamorphose. C’est bien sûr celle que Bataille lui-même a connue lorsque de jeune homme pieux il est devenu explorateur de la volupté souveraine, et le récit transpose nombre de traits autobiographiques : Bataille s’est longtemps senti coupable de la déchéance d’un père incompris, mort dans une ville lointaine (l’auteur avait alors l’âge de Pierre); il a nourri pour sa mère les fantasmes les plus crus, et pour Colette Peignot une passion à la fois pure et voluptueuse, comme celle qui lie Pierre à Hansi. » Cf. Gilles Philippe, op. cit. Provenance : Régine Deforges, 1935-2014 (reliure). Références : Georges Bataille, Romans et récits, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2004, notice de Gilles Philippe, pp. 1295-1311. – Michel Surya, Georges Bataille, la mort à l’œuvre, Paris, Gallimard, 1992 (rééd. 2012).‎

Phone number : 0660877546

EUR6,000.00 (€6,000.00 )

‎Bataille, Georges‎

Reference : YQV-51

(1945)

‎L'Orestie‎

‎In-8 (212 × 140 mm) de 1 f. blanc, 86-[1] pp. et 3 ff. blancs ; broché, couverture rempliée imprimée en rouge et noir.‎


‎Édition originale. L’achevé d’imprimer est du 15 décembre 1945 ; le copyright porte la date de 1946. Tirage limité à 260 exemplaires sur papier nacré teinté, dont 175 mis dans le commerce, 25 hors commerce et 60 réservés aux souscripteurs : celui-ci, un des 175, porte le no 114. On joint : Fragment du manuscrit autographe. D’un format à peine inférieur à celui du livre, ces 9 feuillets in-8 contiennent autant de poèmes de L’Orestie, dont trois non retenus dans le recueil et un avec variantes ; encre noire ou bleue sur papier crème (6), ligné en rouge (2) ou ligné en gris (1). La poésie au risque de la folie : le célèbre recueil « antipoétique » de Bataille. Les textes qui le composent furent rédigés vers 1942. Quatre poèmes, regroupés sous le titre de «La discorde», furent publiés dans la revue Les Quatre vents, dirigée par Henri Parisot (achevé d’imprimer du 25 septembre 1945), soit moins de trois mois avant la publication de L’Orestie sous forme de livre. En 1947, l’ouvrage formera, avec les récits en prose Histoire de rats et Dianus, un triptyque publié par les Éditions de Minuit sous le titre La Haine de la poésie (la première section du volume porte d’ailleurs ce titre, deuxautres sections étant intitulées, respectivement, «Être Oreste» et «Appendice. Poèmes disparates »). La Haine de la poésie sera réédité par les Éditions de Minuit en 1962 avec un nouveau titre, L’Impossible, et une préface spécialement composée par Georges Bataille pour cette édition définitive, ordonnée différemment. Reprenant à son compte la figure tragique d’Oreste – un Oreste passé de la création poétique à la critique de la poésie, et un Oreste qui aurait perdu l’esprit –, Bataille en fait « le porte-parole (le prête-nom) pour une entreprise vraiment “post-hégélienne” où s’instaure, au-delà de la négation du “donné naturel” (opération hégélienne), la rupture qu’opère la “poésie” – comprenons : la littérature arrivée dans le domaine effroyable qui est le sien », celui de l’im-possible. À la première section, dans laquelle s’exprime «l’impossibilité où est l’écrivain d’accéder au cœur de la poésie et la nécessité qu’il sent de reformuler cette impossibilité », succède Être Oreste, au sujet duquel Gilles Ernst, que nous venons de citer, écrit : « Il faut pourtant vivre. Et assumer la folie puisqu’on ne revient pas intact de la première expérience de la poésie. Être Oreste où la “parole en vers” s’est définitivement tue, et qui est imprimé en italique pour signaler le passage au grand trouble, décrit cette seconde expérience, affreuse parce que absolument sans échappée possible. » Exemplaire de Jacques Lacan, accompagné d’une partie du manuscrit : 9 feuillets autographes contenant des poèmes du « cycle » d’Oreste. Écrits entre la fin de l’année 1942 et le début de 1943, ces poèmes manuscrits, destinés à L’Orestie de 1945, furent donc donnés par l’auteur à son ami Jacques Lacan. À cette époque, Lacan était proche de Georges Bataille, qui était toujours le mari de sa compagne Sylvia. (Georges et Sylvia Bataille, séparés depuis 1934, divorcèrent en 1946 et Sylvia n’épousa Lacan que sept ans plus tard.) Au début de l’année 1943, quand les rafles nazies s’intensifièrent, Bataille proposa même à Lacan et à Sylvia, d’origine juive, de les héberger à Vézelay, mais cette offre ne se concrétisa pas. Le cercle intellectuel de Georges Bataille, fréquenté entre autres par Jacques Lacan, Michel Leiris, Jean-Paul Sartre ou Simone de Beauvoir, a été longuement évoqué par Élisabeth Roudinesco, op. cit. Dans la préface insérée en 1961 dans la réédition de L’Impossible, Bataille déclarait : « Je ne suis pas de ceux qui voient dans l’oubli des interdits sexuels une issue. Je pense même que la possibilité humaine dépend de ces interdits : cette possibilité, nous ne pouvons l’imaginer sans ces interdits. [...] Je ne crois d’ailleurs pas que ce livre pourrait jouer dans le sens d’une liberté sexuelle invivable. Au contraire : ce que la folie sexuelle a d’irrespirable en ressort ». Propos que Michel Surya, le biographe de Bataille, commente ainsi: «Peut-on imaginer que sur ce point Georges Bataille et Jacques Lacan étaient profondément d’accord ? Il n’est pas invraisemblable que ç’ait été entre eux un sujet de conversation capital. Il ne faut pas oublier en effet qu’ils se voyaient régulièrement, entre autres à Guitrancourt, chez Jacques Lacan. » Lire la suite de la description sur le site de la Librairie Métamorphoses : https://librairiemetamorphoses.com/boutique/manuscrits-et-autographes/nom/lorestie/‎

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‎BATAILLE, Georges‎

Reference : YQV-56

(1950)

‎L’Abbé C.‎

‎In-12 (183 × 117 mm) de 225-[5] pp. ; demi-basane noire, dos à faux-nerfs avec titre à l’œser rouge, plats de papier rose foncé, gardes et contregardes du même papier, couverture conservée, le dos n’a pas été préservé (reliure de l’époque).‎


‎Édition originale. Exemplaire sur papier d’édition. Envoi de l’auteur à l’encre noire sur le faux-titre : à Sylvia si affectueusement Georges C’est l’exemplaire de Sylvia Bataille, dont l’auteur avait divorcé en 1946 alors qu’elle partageait la vie de Jacques Lacan depuis 1938 (elle n’épousera ce dernier qu’en juillet 1953). Ce roman « athéologique » – il met en scène Robert C., un prêtre déchiré entre mysticisme et débauche, son frère jumeau libertin, Charles C., et une héroïne sadienne, Éponine – est traversé, comme tous les récits de Bataille, de références auto- biographiques. Surtout, L’Abbé C. subit la double influence de Sade et de Laure/Colette Peignot : de Sade, dont il se sépare sur le fondement moral du désir, Bataille cherchant plutôt «à penser une communauté qui fonderait la sexualité»; de Laure, qui avait reproché à Bataille: «Et tu prétends te réclamer de Sade ! Cela ne me mènera jamais à sentir la sacristie, les histoires de famille et le ménage. Tu te réclames en effet des curés catholiques. Au lieu d’un libertinage qui pourrait être une sorte de mouvement puissant et heureux même sans le crime tu veux qu’il y ait un fond amer entre nous. Tu me représentes une apparence de gosse qui sort du confessionnal et va y retourner. – Une apparence de prêtre à cochonneries. » Bataille, souligne Jean-François Louette, « écrit L’Abbé C. dans le souvenir de ces phrases de Laure, ou comme un dialogue avec celle que voici : “Il est temps d’affirmer que la religion du crime nous empoisonne tout autant que celle de la vertu”. Il décide d’assumer la figure que Laure aussi bien que les surréalistes lui prêtent, afin de montrer le sens qu’il lui donne; et la gémellité de Robert et Charles forme le moyen d’exprimer cette dualité interne, celle du prêtre et du libertin ». Autres influences détectées : celle du roman noir, notamment La Confession du pêcheur justifié de James Hogg, que Dominique Aury venait de traduire – un livre envoûtant explorant les thèmes du double et de la gémellité –, ainsi que celle, toujours présente chez Bataille, des romans de Dostoïevski. Enfin, le même Jean-François Louette évoque la figure antagoniste (« la concurrence », écrit-il) de Jean Genet, le seul écrivain, à l’époque, capable de conjuguer en un même récit les thèmes abordés par Bataille dans L’Abbé C. : le sexe, le crime, la guerre, la tra- hison. «C’est sûrement de Genet que Bataille est en 1950 le plus proche». L’auteur de Madame Edwarda n’écrivait-il pas en 1949, dans un compte rendu de la pièce Haute surveillance, ces mots qui résonnent haut et fort chez tout lecteur de Jean Genet : « Il n’est pas de morale possible à vouloir ignorer les vertus du mal » ? Marges un peu jaunies, la couverture est très légèrement tachée. Sobre et séduisante reliure de l’époque conjuguant le rouge du sang et le noir de la soutane. Provenance : Sylvia Maklès (1908-1993) et Jacques Lacan (1901-1981), puis par descen- dance. – Sotheby’s, cat. Livres et manuscrits, 15 décembre 2020, lot 86. Références : Jean-François Louette, notice, in Georges Bataille, Romans et récits, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2004, pp. 1257-1285. – Élisabeth Roudinesco, Jacques Lacan, Paris, Fayard, 1993, pp. 172-229, passim. – Michel Surya, Georges Bataille, la mort à l’œuvre, Paris, Gallimard, 1992 (rééd. 2012), p. 176, passim.‎

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‎Georges BATAILLE - Pablo PICASSO - Robert DESNOS‎

Reference : 88960

(1929)

‎Collection complète en 15 numéros de la revue DOCUMENTS DOCUMENTS. Doctrines, archéologie, beaux-arts, ethnographie ‎

‎Documents | Paris 1929-1930 (nº 1 à 7, avril 1929 - décembre 1929 ; nº 1 à 8, [janvier] 1930- [octobre] 1930) | 22 x 27.50 cm | 15 volumes brochés sous coffret‎


‎Édition originale consistant en 15 numéros en 15 livraisons, abondamment illustrée de photos en noir et blanc. Bien complet du numéro spécial «?Hommage à Picasso?» (nº 3 de 1930) et de la table des matières de lannée 1929, un cahier séparé de 8 pages imprimées en noir sur papier couché et agrafées. Quelques dos légèrement insolés sans gravité, petites rousseurs en marges de certains plats. Ensemble présenté dans un coffret au dos carré lisse en maroquin bleu pétrole, portant le titre au paladium et encadré d'un filet au palladium, plats de papier décoratif bleu, contreplats doublés de daim bleu ciel, bel ensemble signé Boichot. Collection complète de cette revue mythique et non conformiste lancée par Georges Bataille, donnant une place aux «?domaines de lart et du savoir non reconnus par la culture officielle ou controversés: la littérature populaire, le jazz, le café-concert, la publicité, la vie quotidienne?» (Annie Pirabot) ainsi que objets et arts dits primitifs. Textes de Jean Babelon, Jacques Baron, Georges Bataille, Alejo Carpentier, Arnaud Dandieu, Robert Desnos, Carl Einstein, Roger Gilbert-Lecomte, Marcel Griaule, Juan Gris, Eugene Jolas, Marcel Jouhandeau, Michel Leiris, Georges Limbour, Marcel Mauss, Léon Pierre-Quint, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Zdenko Reich, Paul Rivet, Georges Ribemont-Dessaignes, Georges-Henri Rivière, André Schaeffner, Roger Vitrac, etc. Nombreuses contributions graphiques en pleine page de Hans Arp, Constantin Brancusi, Giorgio De Chirico, Alberto Giacometti, Juan Gris, Henri Laurens, Fernand Léger, André Masson, Joan Miró, Pablo Picasso, Joseph Sima, etc. * Lapproche novatrice et pluridisciplinaire de cette revue la placée parmi les plus importantes publications du siècle?: dissidente du surréalisme tyrannique dAndré Breton, Documents se veut «?machine de guerre contre les idées reçues?» selon les dires de Bataille, et concentre un grand nombre dauteurs de tous horizons membres de lInstitut, peintres et poètes ex-dadaïstes et surréalistes, philosophes.... Elle restera célèbre pour ses rapprochements très inattendus?: «?Loin de juxtaposer des documents provenant de disciplines cloisonnées, loin de sen tenir à lhabituelle subordination de limage au texte, la revue du trio accorde à la photo, au dessin ou à limage, le privilège dêtre la matière la plus originelle ou la trace la plus originale des manifestations humaines?» (Georges Sebbag). ETHNOGRAPHIE On a surtout retenu de Documents lapproche radicale de lethnographie portée par Bataille, fondée sur le matériel et détachée des considérations esthétiques et du traditionnel attrait pour lexotisme. Ces opinions novatrices constituent une première ébauche du Collège de sociologie que Georges Bataille fondera quelques années plus tard en compagnie de Michel Leiris, Roger Caillois et Jules Moncrot. Elles sont par ailleurs portées dans la revue par de nombreuses photographies de masques, pierres, et autres productions artistiques extra-occidentales (art sibérien, chinois...) mises en regard avec des uvres dart moderne, des dessins de Klee ou des peintures de Picasso. Bataille fait également appel au sulfureux Hans Bellmer, qui illustrera la célèbre seconde édition de lHistoire de lil, pour réaliser un terrifiant portrait de la déesse indienne de la destruction Kali. PHOTOGRAPHIE Laccent est notamment mis sur la photographie et parmi les plus célèbres contributions, figurent les clichés de Jacques-André Boiffard accompagnant lessai de Bataille dans le numéro 6 consacré au thème du pied, montrant différents orteils en gros plan?: «?Le sens de cet article repose dans une insistance à mettre en cause directement et explicitement ce qui séduit, sans tenir compte de la cuisine poétique, qui nest en définitive quun détournement []?» écrit Bataille en conclusion. La fascination de ce dernier pour lanormal et le destructeur se reflète également dans le cliché fétichistes et sadomasochistes de Boiffard qui capture u‎

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‎Georges BATAILLE‎

Reference : 60661

(1943)

‎«Maintenant je n'aspire plus qu'à une chose c'est à vous prouver que je n'appartiens plus qu'à vous, que je suis rivé à vous [...]» Lettre autographe signée à Denise Rollin‎

‎S. n. | s. l. s. d. [circa 1940-1943] | 20,7 x 27,0 cm | 2 pages sur un feuillet‎


‎Belle et longue lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, inédite, déchirée en cinq morceaux n'affectant pas la lecture, 34 lignes à l'encre noire sur un feuillet. Fréquentant tous les deux les milieux intellectuels et artistiques parisiens, Georges Bataille et Denise Rollin se rencontrèrent au cours de l'année 1939. Elle fut notamment l'amie de Cocteau, Prévert et Breton. Bataille la décrivit ainsidans ses carnets pour Le Coupable : «une illusion aussi fragile qui se dissiperait au moindre souci, au moindre relâchement de l'inattention.» Il reste peu de détails sur leur relation car la vie privée de Georges Bataille, particulièrement à cette époque, n'est pas tant documentée. Il apparaît dans cette lettre les sentiments profonds que Denise Rollin provoquaient chez Bataille: «Maintenant je n'aspire plus qu'à une chose c'est à vous prouver que je n'appartiens plus qu'à vous, que je suis rivé à vous [...]» L'absolu de cet amour est tel que Bataille est prêt à tout : «[...] que vous le sachiez à tel point que si je ne devais plus avoir d'autre moyen qu'une profanation pour vous le prouver, je ferais devant vous cette profanation.» Il se sent pourtant coupable: «Je ne peux pas parler de l'état auquel je suis arrivé, je suis trop agité. Je sens, j'espère que c'est absurde. J'ai honte même de tant souffrir et de vous ennuyer avec ma souffrance quand vous seule êtes malade.» L'année précédente, il avait perdu sa compagne des suites de la tuberculose. Démuni devant la maladie, il admet: «[...] moi je ne peux pas vous guérir, je ne peux même pas vous soigner [...]» Seule Denise Rollin serait capable de l'apaiser: «Tout était noir auparavant [...] ce que je souffre et que vous pouvez si facilement guérir chaque fois que vous le voudrez [...]». Abandonné aux affres de l'angoisse, Bataille admet: «Je suis tellement fou en ce moment (et de cela je veux vous parler) que je ressens comme une complicité et une perfidie de tous pour me faire mal, comme si vous vous prêtiez au jeu pour que je sois encore plus désespéré [...]» Au bord de la paranoïa, il supplie Rollin: «La seule chose dont je veux vous supplier [...], c'est de ne plus douter sans cesse de moi comme vous l'avez fait.» Il comprend pourtant: «[...] il y avait en moi et dans mon passé de quoi vous paraître insupportable [...]» Il lui offre une solution: «Ce qui m'apaiserait le plus si vous m'écriviez, ce serait que vous me disiez que vous me croyez, que vous voulez bien que je sois votre chose.» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎Georges BATAILLE‎

Reference : 60696

(1940)

‎« Comme si l'amour le plus vrai ne pouvait s'accorder qu'avec le dérangement de tout. » Lettre autographe signée à Denise Rollin‎

‎s. l. s. d. [circa 1940-1943] | 20.90 x 27 cm | 1 page‎


‎Lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, 18 lignes à l'encre noire. Lettre d'une passion amoureuse durant la guerre, Georges Bataille est à Paris où l'offensive allemande bat son plein: «[...] l'attaque allemande recommence.» Mais ce bouleversement n'atteint pas l'exaltation amoureuse de Bataille, au contraire: «Quelque fois je pense que c'est comme s'il y avait entre toi et moi quelque chose de plus violent et de plus terrible du fait que nous nous sommes trouvés au milieu d'une aussi grande tourmente. Comme si l'amour le plus vrai ne pouvait s'accorder qu'avec le dérangement de tout.» L'écriture possède une qualité presque magique d'incarnation: «En t'écrivant cela c'est comme si tout s'ouvrait de toi à moi et d'une telle façon que ce qui est vivant là pouvait se rire de tout.» Couplée à l'imagination et la force des sentiments, elle permet de vaincre l'absence: «[...] tout à coup tu es là auprès de moi, c'est comme si l'étendue était impuissante à nous séparer.» Bataille tente de rassurer sa correspondante: «Mais en aucun cas il ne faut t'inquiéter de moi. Je te retrouverai encore ce soir à neuf heures.» Il conclut sa lettre en lui demandant: «Embrasse fort la petite Laurence et dis-lui que je lui écrirai demain.» Laurence est la fille que Georges Bataille a eu avec Sylvia Bataille, sa première épouse. Elle est à l'époque de cette lettre à Vézelay avec Denise Rollin, dans cette famille recomposée qui comprend également Jean, le fils que Denise a eu avec son époux. Une preuve s'il en fallait de la liberté sexuelle et morale, encore rare à l'époque, du couple Bataille-Rollin que l'on retrouve dans les revendications de l'auteur. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎[Battle of the Little Bighorn, Bataille de Little Bighorn, Felice Orsini, Attentat contre Napoléon III en 1858, Charles Camillo De Rudio], Recueil de 9 autographes des 4 protagonistes dont Charles DeRudio qui devint officier lors de la fameuse bataille de Little Bighorn le 25 juin 1860, y survécut et dont le témoignage fut publié dès le 30 juin 1860.‎

Reference : 010941

‎[Battle of the Little Bighorn, Bataille de Little Bighorn, Felice Orsini, Attentat contre Napoléon III en 1858, Charles Camillo De Rudio], Recueil de 9 autographes des 4 protagonistes dont Charles DeRudio qui devint officier lors de la fameuse bataille de Little Bighorn le 25 juin 1860, y survécut et dont le témoignage fut publié dès le 30 juin 1860.‎

‎[Battle of the Little Bighorn, Bataille de Little Bighorn, Felice Orsini, Attentat contre Napoléon III en 1858, Charles Camillo De Rudio], Recueil de 9 autographes des 4 protagonistes dont Charles DeRudio qui devint officier lors de la fameuse bataille de Little Bighorn le 25 juin 1860, y survécut et dont le témoignage fut publié dès le 30 juin 1860. Reliés dans un volume in-8 avec une brochure du docteur Rougean, L'Attentat d'Orsini - étude de psychi-pathologie historique (Paris, Le François, 1934). L'attentat eut lieu le 14 janvier 1858. Felice Orsini (1819-1858), G Pieri (1808-1858), Charles de Rudio (1832-1910) & Antoine (Antonio) Gomez (né en 1825). Les trois premiers furent condamnés à mort le 26 février 1858 et Gomez aux travaux forcés à perpétuité. La peine de Rudio fut commuée en travaux forcés elle-aussi et il s'évada peu après alors qu'Orsini et Pieri furent exécutés le 13 mars 1858. Si on perd la trace de Gomez (probablement mort au bagne), Rudio arriva à Londres puis émigra à New-York. Il s'engagea dans l'armée et fait partie des survivants de la fameuse bataille de Little Bighorn (25 juin 1860). Son témoignage a été publié dès le 30 juin dans New York Herald. On compte ainsi : -2 autographes d'Orsini : une feuille de comptes et une L.A.S. à « M. Leveille, directeur de la conciergerie », en réalité Jean-François Lebel, datée du 2 mars 1858. -3 autographes de Pieri : une L.A.S., probablement jamais arrivée, au procureur général pour solliciter un rendez-vous, datée du 22 février 1858, et 2 reçus A.S. datés des 12 et 13 février 1858. -2 autographes de Gomez : 2 reçus A.S. datés des 9 février et 1er mars 1858. -2 autographes de Rudio : 2 reçus A.S. datés des 12 et 13 février 1858. Reliure demi-chagrin. Exceptionnel ensemble, extraordinaire même par la réunion des 4 protagonistes de l'attentat et par la présence même d'autographe d'un des protagonistes de Little Bighorn, évènement d'une importance capitale dans l'histoire des USA. ‎


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‎[SOLFERINO] (Bataille de)].‎

Reference : 1330

‎L.A.S. votre affectionn Petit d un jeune officier son pre, le colonel Rpcaud. Volta, 27 juin 1859. 8 pp. in-8.‎

‎ 27/06/1859 Cette trs longue lettre dun jeune officier du gnie, du 4me corps darme, raconte en dtail la bataille de Solferino, qui a eu lieu trois jours auparavant....Nous avons eu une terrible journe dans laquelle le 4e corps a jou un des rles les plus importants. Depuis la bataille de Magenta l'arme allie n'avait, pour ainsi dire, pas aperu les Autrichiens (...). On n'ignorait pas que l'ennemi fut encore sur la rive droite de cette rivire, mais on tait loin de s'attendre y rencontrer la plus grande partie de l'arme. Des documents officiels (...) font connatre que nous avons tenu tte et repouss 150.000 Autrichiens. (...) Le marchal de Mac-Mahon qui tait sur notre gauche vers Solferino rencontra l'ennemi en mme temps que nous vers 4 heures. Deux divisions de cavalerie places momentanment sous les ordres du Gal Niel se trouvaient un peu en arrire entre le Gal Niel et le marchal de Mac-Mahon (...). La bataille engage (...) a dur depuis 8 heures du matin jusqu' 5 heures du soir sans interruption et par une chaleur accablante. Pendant tout ce temps l'ennemi a fait des efforts considrables (...) afin de couper en deux notre arme. Des troupes fraches arrivaient constamment du cot de l'ennemi, tandis que nos bataillons rduits par le feu et par la fatigue avaient peine ne pas flchir...Il relate ensuite les diffrents mouvements de troupes, avant et pendant lassaut gnral, et en particulier les difficults du gnral Niel et laide tardive, mais dterminante, du marchal Canrobert. Ce document contient aussi une description prcieuse de laction mene par le gnral Niel aprs la droute des Autrichiens, ainsi quune vocation de la situation matrielle de larme lors de son dpart vers Volta.Rappelons que le gnral Niel (1802-1869), qui commandait justement le 4me corps darme Solferino, fut rcompens de son action dcisive durant la bataille, en tant lev la dignit de Marchal de France par Napolon III. Tmoignage rare, cette lettre est dautant plus prcieuse que son auteur fait preuve dun recul remarquable, comme le montre bien la phrase suivante, qui achve le rcit : ...cette relation de la bataille du 24 juin, quon appellera, je crois, bataille de Solferino, faite au courant de la plume par un des acteurs qui na vu quune partie de laction, est certainement trs incomplte ; elle aura cependant, je lespre, le mrite de vous intresser...‎


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‎BATAILLE (Georges)‎

Reference : 15734

(1921)

‎Ralph Webb.‎

‎ Manuscrit autographe S.l.n.d. [Paris, circa 1921]. 5 p. en 4 f. (195 x 250 mm) rédigées à l'encre violette et noire sur papier à en-tête de La Chambre des députés, recto, chemise à rabats (signée de Julie Nadot). Troisième récit connu de Georges Bataille (après Notre-Dame-de Reims et La Châtelaine gentiane). Manuscrit autographe complet et seule version manuscrite connue. ‎


‎Comme La Châtelaine Gentiane, considéré comme le premier texte produit par Bataille, Ralph Webb est écrit entre 1920 et 1922, lorsque le jeune homme est élève de l'École des Chartes. Le récit semble avoir été écrit au retour de son voyage en Angleterre : il vient d'y effectuer des recherches au British Museum sur les romans de chevalerie, avant de se rendre au monastère de Quarr Abbey, sur la côte nord-est de l'île de Wight. Bataille est, au terme de sa deuxième année à l'École des chartes, tout entier préoccupé par ce Moyen âge fantastique et religieux qu'il explore. Le récit se déroule dans un de ces « châteaux noirs » qui hanteront les fictions de Bataille : ici un manoir de la campagne du Dorsetshire, situé en face de l'île de Wight qu'il vient de visiter. Le nom de son héros, sur lequel Bataille a hésité, est Ralph Webb - avant de le nommer successivement Ralph Watson, Holborn puis enfin Webb. Tout y annonce les textes futurs qui appartiendront à ce que l'on appelle chez Bataille les « récits de mort », caractérisés par la concentration de l'action ou l'absence de description des personnages. Ralph Webb est le premier texte de l'oeuvre de fiction qui relève de ce statut. Longtemps considéré comme perdu, il sera publié pour la première fois dans l'édition des OEuvres complètes de la Pléiade, Romans et récits, en 2004. Il n'a jamais été édité sous une quelconque autre forme. ‎

Librairie Walden - Orléans
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‎DOCUMENTS (revue) - BATAILLE (Georges)‎

Reference : 33669

‎Documents. Doctrines, Archéologie, Beaux-Arts, Ethnographie‎

‎Paris, Secrétaire général : Georges Bataille. Du n° 1, avril 1929 au n° 7, décembre 1929 et du n° 1, 1930 au n° 8, 1930. Collection complète. 15 numéros en 15 livraisons in-4 brochées, sous 2 emboîtages (29,5 x 24 cm) Doctrines, archéologie, beaux-arts, ethnographie. Magazine illustré paraissant dix fois par an. Textes de Georges Bataille, Jacques Baron, Alejo Carpentier, Robert Desnos, Carl Einstein, Roger Gilbert-Lecomte, Marcel Griaule, Juan Gris, Eugène Jolas, Marcel Jouhandeau, Michel Leiris, Georges Limbour, Jacques Prévert, Raymond Queneau, G. Ribemont-Dessaignes, Georges Henri Rivière,André Schaeffner, Roger Vitrac, Georges-Henri Rivière, André Schaeffner, etc.- Nombreuses reproductions duvres dart et dobjets ethnographiques de Hans Arp, Constantin Brancusi, Giorgio de Chirico, Alberto Giacometti, Juan Gris, Henri Laurens, Fernand Léger, André Masson, Joan Miró, Pablo Picasso, Joseph Sima etc. - Photographies de Jacques-André Boiffard, Élie Lotar, etc. Complet de tous les "English supplément" dans les numéros de la première année en fin de chaque fascicule et du bulletin de souscription détachable imprimé en rouge présent dans le n°3 de la deuxième année. A part un frottement sur la couverture des 2 premiers n°, très bel état de fraîcheur.‎


Déjà Jadis - Fréjus

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‎BATAILLE (Georges)‎

Reference : 15735

(1921)

‎La Châtelaine Gentiane .‎

‎ Manuscrit autographe. Le premier texte de fiction de Bataille, offert à Eugénie Droz. [Paris ou Riom-ès-Montagnes, c. 1921]. 6 p. en 4 f. (195 x 250 mm), encre violette et noire, sur papier à en-tête de «La Chambre des Députés ». Manuscrit autographe comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. Il est enrichi d'une dédicace autographe : «à mademoiselle Eugénie Droz». Seul témoin du premier texte de fiction de l'auteur. C'est, après son texte de jeunesse sur la Cathédrale de Reims, le plus ancien écrit de Georges Bataille connu. Il est resté inédit de son vivant. ‎


‎L'univers de La Châtelaine gentiane est celui du moyen âge et de la chevalerie, thèmes au centre des préoccupations du jeune étudiant qu'est alors Georges Bataille. Il est, depuis 1919, élève de l'École des chartes et prépare sa thèse sur une édition de L'Ordre de chevalerie, un conte en vers du XIIIe siècle qui trouve dans la Première épître de Saint Paul aux Thessaloniciens. Plongé dans le texte de Léon Gautier, La Chevalerie, il souhaite dissocier l'esprit chevaleresque du christianisme. On retrouve cette idée très présente dans La Châtelaine gentiane, ce qui laisse supposer une rédaction strictement contemporaine de ces premières années d'études à l'École des chartes, influencée aussi par les voyages et recherches qu'il effectue alors, notamment à Londres et dans le sud de l'Angleterre. Plusieurs éléments des futures fictions sont déjà réunis, comme par exemple le lieu où se déroule le récit, le château de Louvres-haut, qui est le premier des fameux châteaux imaginaires et lugubres que l'on retrouvera dans bon nombre de ses romans. Ce précieux texte restera longtemps inédit, puisqu'il n'est exhumé qu'en 2004, au moment de l'entrée de Bataille dans la collection de La Pléiade. Bien qu'il y ait ici des maladresses certaines de forme, « on ne peut nier la valeur documentaire et ‘prophétique' du récit qui, en dépit de sa maigreur, constitue par son sujet même une première ébauche de ce que l'écrivain appellera 'la société de consumation des amants' ; La Châtelaine peut être lue comme l'illustration de la formule qui ouvrira en 1957 L'Érotisme, 'l'approbation de la vie jusque dans la mort' : un château isolé au milieu d'une campagne sinistre et enneigée, cadre d'une initiation à l'amour noir de la châtelaine Gentiane et de son jeune amant. Animés l'un et l'autre par des sentiments contradictoires, il sont destinés dans un sursaut de délire à se retrouver dans la mort.» (in «Notes» de l'édition Pléiade). Ce texte n'avait été communiqué aux rédacteurs de l'édition Bataille que par une photocopie et sera présenté dans la section des «Récits retrouvés», en compagnie de deux autres manuscrits de jeunesse : «Ralph Webb» et «Evariste». Intéressante provenance et dédicace : la première page porte dans l'angle supérieur droit «à mademoiselle Eugénie Droz», l'une de ses compagnes d'étude à la Bibliothèque Sainte-Geneviève. Diplômée de l'École pratique des Hautes Études, la jeune neuchâteloise crée en décembre 1924 sa petite maison d'édition, avec pour adresse le 13 avenue Félix-Faure, dans le XVe arrondissement, son adresse personnelle, avant de s'installer rue Serpente puis au 25 de la rue de Tournon, dans une maison donnée par un roi à un poète : celle que François Ier donna à Clément Marot en 1539. Rien moins que ça. L'érudite demoiselle, qui publiera rapidement plusieurs travaux de chartistes, resta à Paris jusqu'en 1947, date de son installation au 8 de la rue Verdaine à Genève ; c'est à cette dernière adresse qu'elle dirigera la fameuse maison d'édition et d'érudition qui perdure encore aujourd'hui. Eugénie Droz décède en 1976 à Genève, laissant derrière elle un héritage durable dans le monde de l'édition académique. La page de titre comporte, de la main de Bataille, quelques autres indications destinées à une future mise au propre pour publication : « 73 lignes / de 45 lettres ». Envisageait-il, dédicace aidant, de faire publier son roman chevaleresque dans la maison d'édition naissante de la jeune femme ? Document historique et fondateur. ‎

Librairie Walden - Orléans
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‎[MASSON André] - ‎ ‎BATAILLE Georges. MASSON André‎

Reference : EXE-533

‎L'anus solaire‎

‎Paris, Éditions de la Galerie Simon, 1931. Grand in-8°broché, couverture imprimée. ÉDITION ORIGINALE. Illustré de 3 pointes sèches hors-texte d’André Masson. Tirage à 112 exemplaires, un des 90 exemplaires sur vergé d’Arches, signé par l’auteur. En 1928, Georges Bataille est le secrétaire général de la revue Documents, revue qui prendra un tournant anti-surréaliste, contre le groupe de la rue Fontaine et l’idéalisme de Breton. Ce dernier consultera en 1929 d’anciens membres du groupe – dont Bataille qui pourtant n’en fit jamais partie – sur le devenir du groupe et sa réponse fut cinglante : « Beaucoup trop d’emmerdeurs idéalistes. » Ainsi peu à peu Bataille devient « le dissident en chef » du Surréalisme. Michel Leiris et André Masson avaient présenté Bataille à Kahnweiler dès 1925. Peu désireux de publier des œuvres érotiques, le galeriste n’avait pas apprécié les cinq lithographies de Masson pour Le Con d’Irène d’Aragon publié clandestinement en 1928, que Masson avait illustré très librement. L’artiste lui avait demandé son avis : «…je les trouve moins frémissantes, manquant de cette frénésie admirable de vos dessins obscènes habituels. Je les trouve même moins obscènes… ». Sur l’insistance de Masson et Leiris, Kahnweiler s’accorde avec Bataille et Masson sur la publication de L’Anus solaire. Rédigé en 1927, c’est le premier livre que Bataille publiera sous son nom (Histoire de l’œil, sera édité sous le pseudonyme de Lord Auch – Dieu aux chiottes – en 1928). Sa parution sera retardée par la crise de 1929, il ne paraîtra qu’en 1931. Plus implicites que celles de l’Histoire de l’œil, les gravures érotiques suivent donc la ligne esthétique de la maison. Les pointes sèches de Masson suggèrent des chevaux s’accouplant, sujet qu’il développe dans ses peintures à la même période. Comme annoncé à l’achevé d’imprimer, le livre n’est signé que par son auteur : Masson s’était détaché du marchand au début de l’année 1931, en acceptant l’offre plus importante d’un autre galeriste, Paul Rosenberg. Mais Masson reviendra en 1933. Skira 240 | Rauch 132 | Hugues 27 | Pompidou p. 188 | Chapon p. 285 | Saphire & Cramer 7 | Peyré 34 | Galland p. 961 ‎


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CHF5,500.00 (€6,014.87 )

‎Georges BATAILLE‎

Reference : 60697

(1940)

‎« en tout cas imposer une pareille souffrance à un homme exactement pour rien, cela devient comme une maladie, comme un délire.» Lettre autographe à Denise Rollin‎

‎s. l. [Paris] [circa 1940-1943] | 21 x 27.30 cm | 1 page‎


‎Lettre autographe de Georges Bataille à Denise Rollin, 14 lignes à l'encre noire et à la mine de plomb. Cette lettre, issue de la correspondance amoureuse que Bataille adresse à Denise Rollin durant la guerre et l'Occupation, contient en germe les sentiments qui explosent dans toute l'oeuvre de Bataille. Flux et reflux incessant d'amour et de souffrance, d'extase et de déception, de calme et d'énergie, mêlant tutoiement et vouvoiement, compliments et reproches, cette lettre ressemble à son auteur et à l'époque : « Comment pouvez-vous être assez aveugle pour ne pas voir le mal que vous me faîtes en vous laissant aller au premier caprice venu ? Que je le veuille ou non, une vie ne peut pas dépendre de caprices vides de sens. » La relation est houleuse, les deux protagonistes sont passionnés. Dans son ouvrage Le Coupable, il résume les affres de la passion amoureuse : « L'amour a cette exigence : ou son objet t'échappe ou tu lui échappes. S'il ne te fuyait pas, tu fuirais l'amour. Des amants se trouvent à la condition de se déchirer. L'un et l'autre ont soif de souffrir. Le désir doit en eux désirer l'impossible. Sinon, le désir s'assouvirait, le désir mourrait. » Ainsi Bataille, amoureux, souffre : « Je n'ai même plus le courage de vous dire ce que je souffre : en tout cas imposer une pareille souffrance à un homme exactement pour rien, cela devient comme une maladie, comme un délire. » Denise Rollin se montrait-elle cruelle ou Bataille était-il inutilement angoissé ? Toujours est-il qu'il se montre las de ces agitations : « Je ne sais pas comment j'ai trouvé moyen d'espérer malgré tout, jusqu'ici. » - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎Georges BATAILLE‎

Reference : 60698

(1940)

‎«Mais combien c'est dur de me sentir ainsi tout à coup arraché à vous, de ne plus rien pouvoir vous dire, d'être réduit à cette lettre.» Lettre autographe signée à Denise Rollin‎

‎s. l. [Paris] s. d. [1940-1943] | 13.40 x 20.40 cm | 2 pages sur un feuillet‎


‎Lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, 25 lignes à l'encre noire sur un feuillet. Première des lettres que Bataille envoie à Denise Rollin après le départ de cette dernière pour Vézelay. Bataille reste à Paris car il est employé à la Bibliothèque nationale qui ne ferme pas durant la guerre. La séparation vient de se produire mais Bataille s'empresse d'écrire : « J'ai hâte de mettre la lettre à la poste, elle vous suivra de très près, comme tout ce que je suis voudrait vous suivre partout. » Pour l'apaiser, il cherche dans les évènements des indices de bon augure : « La sirène que vous avez entendue à l'instant même où nous avons été séparés l'un de l'autre annonçait une fin d'alerte. D'abord j'ai été déprimé par une coïncidence désarmante mais quand j'ai su que c'était la fin de l'alerte je me suis pris au contraire à espérer. » Dans cet éloignement, bien qu'essentiels, les mots sont pauvres pour exprimer le désarroi de Bataille : « Mais combien c'est dur de me sentir ainsi tout à coup arraché à vous, de ne plus rien pouvoir vous dire, d'être réduit à cette lettre. » Il cherche à faire comprendre à Denise la frustration qui l'habite : « Je voudrais que cela soit si transparent entre nous et si ardent en même temps que lorsque vous toucherez ce papier ce soit comme si nous nous touchions. » Il souhaite retrouver cette proximité qu'ils ont tous les deux éprouvée : « Comme j'ai été près de vous dans la voiture tout à l'heure, presque comme jamais : je suis sûr que c'était la même chose pour vous. » - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎[BATAILLE].‎

Reference : 29656

‎Ecrits de Laure précédés de Ma mère diagonale par Jérôme Peignot. Avec une " Vie de Laure " par Georges Bataille.‎

‎ Paris, , Jean-Jacques Pauvert, 1er juillet 1971. Un volume in-8, broché, couverture rempliée 314 pp. ‎


‎Edition en partie originale des écrits de Colette Peignot qui prit le nom de Laure (1903-1938), elle fut la compagne de Georges Bataille et l'amie de Michel Leiris. Un des 100 exemplaires numéroté sur vergé Luberon alfa seul tirage en grand papier. Très bel exemplaire. Colette Peignot n'a rien publié de son vivant, en dehors de ses écrits engagés ou journalistiques. Sa renommée littéraire est posthume et tient à la double publication, en 1939 et 1943, d'une série de manuscrits sous le nom de Le Sacré et d'Histoire dune petite fille, malgré la violente opposition de son frère Charles (« je vous mets au défi de prétendre que vous avez quelque droit intellectuel ou moral sur [ces manuscrits] »16). Son uvre littéraire est donc entièrement forgée par Michel Leiris et Georges Bataille, ainsi que son nom de plume, Laure.Cette amie, écrit Leiris, avait choisi pour se dépeindre le prénom émouvant de Laure , émeraude médiévale alliant à son incandescence un peu chatte une suavité vaguement paroissiale de bâton d'angélique. (Fourbis, p. 495)En 1971, les manuscrits sont re-publiés, toujours contre la volonté de son frère Charles, par son neveu, le poète Jérôme Peignot (pour qui elle aura été une « mère diagonale », titre de la préface). À cette occasion, en prévision d'un procès qui n'a pas eu lieu (grâce à des coupes dans le manuscrit, dont témoignent les espaces laissés en blanc), une Association des amis de Laure est créée par Michel Leiris, Georges Bataille, Marguerite Duras, Jean-Paul Sartre, Michel Foucault, Claude Mauriac, Bernard Noël. Cet ouvrage fut édité contre la volonté de Charles Peignot, le frère de la jeune femme ; une bataille juridique s'ensuivit sur la question de la propriété littéraire. Photos sur demande.‎

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‎BATAILLE (Georges).‎

Reference : 55947

(1918)

‎"Les Fronts des vieux". Poème autographe.‎

‎ 1918 1 vol. broché 1 page in-4 à l'encre, vers 1918. Brouillon autographe de deux poèmes, l'un de six vers, entièrement raturé (et sans doute inachevé), l'autre de quatre quatrains en alexandrins, intitulé "Les Fronts des vieux". C'est le seul document connu attestant des recherches poétiques de Georges Bataille dans sa jeunesse, selon son biographe Michel Surya : "Il a dû exister des poèmes de jeunesse de Bataille. Un seul a pu être retrouvé parmi les papiers ayant appartenu à sa cousine Marie-Louise : 'Les fronts des vieux'. Il est inédit et, sans doute, est-ce mieux ainsi." (Georges Bataille, la mort à l'oeuvre. Paris, Séguier, 1987, p. 38)D'inspiration parnassienne, le poème décrit la physionomie des paysans auvergnats burinée par les rigueurs du climat : "Quand le vent sur la neige abattue dans la nuit / Fait un ravage rude et froid sur les plateaux (...) Rien n'est plus en son lieu qu'un front barré de rides / Fronçant des yeux riants sous le chapeau bourru (...) Fronts du paysan fruste et du paysan vieux / Dont l'âme est souvenante et le corps est cassé". Une dédicace empruntée à Beethoven et placée en exergue, "An die Fernen geliebten" (aux êtres chers éloignés), laisse penser que Bataille a composé ce poème, soit pendant sa mobilisation en 1916, soit aux premiers temps de son installation à Paris en 1918. Document unique.‎


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‎BATAILLE, Henry.‎

Reference : 20353

‎Le Beau Voyage - Poésies. Avec un portrait de l’auteur par lui-même.‎

‎ Paris: Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, 1904. Edition originale, in-12; exemplaire imprimé sur vélin teinté d’aspect très similaire au papier Japon,non mentionné dans la justification (seuls 10 ex. sur Japon et 25 ex. sur Hollande constituant le tirage de tête). [vi], 255p., [1p.]; portrait en frontispice. Reliure couvertures imprimées conservées. Avec une lettre manuscrite repliée de Bataille, écrite du 12 avenue du Bois de Boulogne à une correspondante non identifiée, bel exemplaire. Recueil divisé en trois parties (la première déjà publiée en 1895) de ma quinzième à ma trentième année, comprenant La chambre blanche, Le beau voyage, Et voici le jardin. Délicieux poèmes: Les trains rêvent dans la rosée, au fond des gares / Ils rêvent des heures, puis grincent et démarrent / J’aime les trains mouillés qui passent dans les champs. A la fois auteur, poète dramatique, et artiste peintre, Henry Bataille habitait en 1904 avenue du Bois de Boulogne en compagnie de la comédienne Berthe Bady, qui lui servit de modèle - ainsi qu’à Toulouse-Lautrec - pour certains tableaux.‎


‎EDITION ORIGINALE. En frontispice, portrait de l'auteur par lui-même lithographié en bistre. Chef d'’oeuvre poétique salué par les plus grands, de Valéry Larbaud, Gourmont à Louis Aragon. Régine Deforges avait donné en 1978 une nouvelle édition préfacée par Hubert Juin de ce recueil essentiel et pourtant oublié. """" Henry Bataille reste avant tout le poète d'un livre, Le Beau Voyage, car là, l'émotion a su être spontanée et trouver sa correspondance dans une pensée délicatement imprécise. De sa nostalgie maladive, de son angoisse, il a su exprimer le mystère secret en des paysages d'âme auxquels s'accordait son flou symboliste. En cela il a su s'éloigner du danger qui le guettait, le faux art et le sentimentalisme, pour rejoindre une sensibilité une modernité où le poète d'aujourd'hui peut, aux meilleurs moments, se reconnaître"""" R. Sabatier. Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €‎

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‎BATAILLE (Henry).‎

Reference : 840

‎N Nmes. 1872-1822 .Pote et dramaturge franais. L.A.S. Henry Bataille la comdienne Marie-Thrse Pirat. S.l.n.d. 1 page in-4. Petit manque de papier, ne gnant pas la lecture, d une trace de montage. Encre palie.‎

‎ A la fin d'une reprsentation, H. Bataille fait part son amie de son admiration ...Je sais quelle altitude vous portez cette humble figure ! Soyez-en rcompense par les applaudissements de cette salle (qui ne sera pas la meilleure : j'y ai trop d'amis) mais qui sentira passer le souffle de votre gnie. Mon cSur dami, reconnaissant, et dartiste satisfait, vous suit de loin, Thrse. Cest notre seconde bataille. La troisime ne tardera pas,- et elle sera la plus belle de votre couronne& Aprs avoir publi un recueil en vers, La chambre blanche (1895), qui obtint un certain succs, Henry Bataille se consacra lcriture thtrale. Son Suvre reste un tmoignage de cette priode quon appelle La Belle Epoque . ‎


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‎BATAILLE (Bataille).‎

Reference : 122799

(1959)

‎Le procès de Gilles de Rais. Documents précédés d'une introduction de Georges Bataille.‎

‎Paris Club Français du Livre, "Essais" 1959 1 vol. cartonné in-8, bradel toile éditeur décorée en couleurs, 360 pp., bibliographie et index. Edition originale numérotée réservée aux membres du Club. Exemplaire complet de la carte dépliante (volante). Très bon état.‎


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‎Georges BATAILLE‎

Reference : 60700

(1940)

‎«je vous écris comme un aveugle, parce qu'en me parlant comme vous le faites [...] vous me faites tomber dans une obscurité presqu'insupportable.» Lettre autographe signée à Denise Rollin‎

‎s. l. s. d. [circa 1940] | 20.90 x 26.90 cm | 2 pages sur un feuillet‎


‎Lettre autographe signée de Georges Bataille à Denise Rollin, 40 lignes à l'encre noire, 2 pages sur un feuillet. La relation entre Georges Bataille et Denise Rollin a duré de l'automne 1939 à l'automne 1943 et a laissé une courte mais passionnante correspondance. La présente lettre date des débuts de leur histoire mais laisse déjà apparaître les angoisses de Bataille?: «?Peut-être ai-je été trop heureux avec vous pendant quelques mois, même alors que l'angoisse ne tardait jamais beaucoup à interrompre, au moins pour un temps, un bonheur qui était presqu'un défi.?» Amoureux passionné, il passe de l'exaltation au doute le plus profond et offre même à sa maîtresse une potentielle échappatoire à leur relation?: «?Si vous ne pouvez plus supporter, me supporter, je vous en supplie, ne vous trompez plus?: dites que c'est moi, et non une maladresse que j'aurais pu éviter, qui est facilement réparable.?» Il se propose en tant que victime sacrificielle sur l'autel de leur amour plutôt que de vivre une histoire fade et sans saveur?: «?Comprenez-moi quand je vous dis que je ne voudrais pas que tout s'enlise, que je veux bien accepter la souffrance pour moi, plutôt que pour vous et moi une sorte de médiocrité infirme.?» Plus tôt dans la lettre, c'est à l'humour qu'il a recourt pour la distraire de ses préoccupations?: «?J'ose à peine vous faire rire en vous racontant que je maigris, que mes pantalons tombent quelquefois, parce que je n'ai pas encore pris l'habitude de serrer la ceinture au nouveau cran.?» Puis, il se refait suppliant?: «?je vous écris comme un aveugle, parce qu'en me parlant comme vous le faites quand vous me quittez ou quand vous me téléphonez, vous me faites tomber dans une obscurité presqu'insupportable.?» Avant de tenter de se raisonner lui-même?: «?il y a des moments où j'ai honte de douter de vous et d'avoir peur, ou encore de perdre stupidement la tête.?» Enfin, cerné par toutes ses incertitudes d'homme amoureux, Bataille tente de trouver du répit dans l'évocation de la famille qu'il a recomposée avec Denise et son fils Jean (alias Bepsy)?: «?Si vous m'écrivez, dites-moi comment est Bepsy, c'est la seule chose, peut-être, que vous pouvez me dire qui ne touche plus en moi un point douloureux.?» - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -‎

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‎BATAILLE (Georges)]. LAPOUJADE (Robert).‎

Reference : 114272

‎Portrait original à la mine d'argent sur parchemin (30 x 23 cm) contrecollé sur un double feuillet de papier Arches (format 38 x 32 cm) en tête duquel figure un manuscrit autographe de 32 lignes de Georges Bataille. ‎

‎ [1949] Rare portrait inédit de Georges Bataille, posant de face, les mains croisées, où sont à peine esquissés les contours du visage, pour mieux faire ressortir l'expression intense et pénétrante du regard, à la limite de la folie. Cette étonnante oeuvre sur parchemin a figuré à l'une des premières expositions de Robert Lapoujade, "Portraits d'écrivains exécutés à la pointe d'argent" (Galerie Chardin, Paris, 1949). Bataille a composé en regard de son portrait un long commentaire - lui aussi inédit - qui est une méditation sur les concepts de mort et d'absence : "Etre d'air ? de lumière ? être encore ? être c'était mourir à l'être qui n'est pas, quand la parfaite inanité de l'être qui est renonce à l'absence qui me rompt le coeur. Mais la vérité, l'absence, si tout se dissipe se révèle." Document unique et inconnu des biographies.‎


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