In-12 (183 × 117 mm) de 225-[5] pp. ; demi-basane noire, dos à faux-nerfs avec titre à l’œser rouge, plats de papier rose foncé, gardes et contregardes du même papier, couverture conservée, le dos n’a pas été préservé (reliure de l’époque).
Reference : YQV-56
Édition originale. Exemplaire sur papier d’édition. Envoi de l’auteur à l’encre noire sur le faux-titre : à Sylvia si affectueusement Georges C’est l’exemplaire de Sylvia Bataille, dont l’auteur avait divorcé en 1946 alors qu’elle partageait la vie de Jacques Lacan depuis 1938 (elle n’épousera ce dernier qu’en juillet 1953). Ce roman « athéologique » – il met en scène Robert C., un prêtre déchiré entre mysticisme et débauche, son frère jumeau libertin, Charles C., et une héroïne sadienne, Éponine – est traversé, comme tous les récits de Bataille, de références auto- biographiques. Surtout, L’Abbé C. subit la double influence de Sade et de Laure/Colette Peignot : de Sade, dont il se sépare sur le fondement moral du désir, Bataille cherchant plutôt «à penser une communauté qui fonderait la sexualité»; de Laure, qui avait reproché à Bataille: «Et tu prétends te réclamer de Sade ! Cela ne me mènera jamais à sentir la sacristie, les histoires de famille et le ménage. Tu te réclames en effet des curés catholiques. Au lieu d’un libertinage qui pourrait être une sorte de mouvement puissant et heureux même sans le crime tu veux qu’il y ait un fond amer entre nous. Tu me représentes une apparence de gosse qui sort du confessionnal et va y retourner. – Une apparence de prêtre à cochonneries. » Bataille, souligne Jean-François Louette, « écrit L’Abbé C. dans le souvenir de ces phrases de Laure, ou comme un dialogue avec celle que voici : “Il est temps d’affirmer que la religion du crime nous empoisonne tout autant que celle de la vertu”. Il décide d’assumer la figure que Laure aussi bien que les surréalistes lui prêtent, afin de montrer le sens qu’il lui donne; et la gémellité de Robert et Charles forme le moyen d’exprimer cette dualité interne, celle du prêtre et du libertin ». Autres influences détectées : celle du roman noir, notamment La Confession du pêcheur justifié de James Hogg, que Dominique Aury venait de traduire – un livre envoûtant explorant les thèmes du double et de la gémellité –, ainsi que celle, toujours présente chez Bataille, des romans de Dostoïevski. Enfin, le même Jean-François Louette évoque la figure antagoniste (« la concurrence », écrit-il) de Jean Genet, le seul écrivain, à l’époque, capable de conjuguer en un même récit les thèmes abordés par Bataille dans L’Abbé C. : le sexe, le crime, la guerre, la tra- hison. «C’est sûrement de Genet que Bataille est en 1950 le plus proche». L’auteur de Madame Edwarda n’écrivait-il pas en 1949, dans un compte rendu de la pièce Haute surveillance, ces mots qui résonnent haut et fort chez tout lecteur de Jean Genet : « Il n’est pas de morale possible à vouloir ignorer les vertus du mal » ? Marges un peu jaunies, la couverture est très légèrement tachée. Sobre et séduisante reliure de l’époque conjuguant le rouge du sang et le noir de la soutane. Provenance : Sylvia Maklès (1908-1993) et Jacques Lacan (1901-1981), puis par descen- dance. – Sotheby’s, cat. Livres et manuscrits, 15 décembre 2020, lot 86. Références : Jean-François Louette, notice, in Georges Bataille, Romans et récits, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 2004, pp. 1257-1285. – Élisabeth Roudinesco, Jacques Lacan, Paris, Fayard, 1993, pp. 172-229, passim. – Michel Surya, Georges Bataille, la mort à l’œuvre, Paris, Gallimard, 1992 (rééd. 2012), p. 176, passim.
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[LIVRES ANCIENS] - DOM CALMET (Augustin), VENCE (Abbé de)
Reference : 202003672
(1773)
Paris, Avignon, Chez Boudet & Desaint, Mérande, 1773 ; in-4, VIII-88, 140, 120, 60, 264, 56, 20 pp., reliure plein veau d’époque, dos orné à 5 nerfs, tranches peintes, (petits manques çà et là, pièce de titre à restaurer). Antoine Calmet, Dom Augustin en religion, naquit le 26 février 1672 à Ménil-la-Horgne près de Commercy, en Lorraine, au sein d’une famille modeste(son père était maréchal-ferrant). Passionné très jeune par les études, il fut un exégète et érudit lorrain du 18ème siècle, connu sous le nom de Dom Calmet, bénédictin de la Congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe. En 1728, Dom Calmet fut appelé comme abbé de Senones, la capitale de la principauté de Salm. C’est dans la grande abbaye vosgienne qu’il travailla et vécut la dernière partie de son existence, entretenant une correspondance avec de nombreux savants. Il y mourut le 25 octobre 1757. Dom Calmet a laissé une oeuvre immense. L’ouvrage le plus connu est son Histoire de Lorraine dont la deuxième édition fut écrite à Senones. C’est aussi à Senones qu’il rédigea une oeuvre à présent oubliée, une Histoire universelle en 17 volumes, à laquelle Voltaire collabora quelques jours en 1753; une Bible en latin et en français, avec un Commentaire littéral et critique sur tous les livres de l’Ancien et Nouveau Testament (Paris (1707-1716 ; 26 vol. in-4). Le Commentaire, oeuvre majeure de l’abbé de Senones, qui revenait sans cesse opérer des corrections, ou vérifier des traductions, a été reproduit à part sous le titre de Trésor d’antiquités sacrées et profanes, à partir de 1722, en 9 volumes. La réimpression de cette Histoire ecclésiastique et civile de la Lorraine, Nancy, 1728, en 1745-1757, mettra Dom Calmet aux prises avec la censure. Très bon état, complet de la planche sur les caractères phéniciens ou samaritains page 88.
Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque. Utrecht, Antoine Schouten, 1713. - Projet pour rendre la paix perpétuelle entre les souverains chrétiens, pour maintenir toujours le commerce libre entre les nations, pour maintenir toujours le commerce libre entre les nations, pour affermir beaucoup davantage les maisons souveraines sur le trône, proposé autrefois par Henry le grand. Utrecht, Schouten, 1717. 3 volumes in-12, I/ (1) portrait de l’auteur, (3) ff.., xxiv pp., 400, (10); II/ (1) gravure à pleine page, (1) f. de titre, 423 pp., (9) pp.; III/ xxxiv pp., (10) pp., 455 pp., (4) pp., 4 gravures hors-texte à pleine page dont une dépliante. Veau brun, filet à froid autour des plats, dos à nerfs richement ornés, coupes décorées, tranches marbrées. Reliure de l'époque. 165 x 93 mm.
Rare édition originale de ce qui va devenir le plus célèbre ouvrage de l’abbé de Saint-Pierre, le Projet de paix perpétuelle. L'abbé de Saint-Pierre (1658-1743) a rédigé non moins de quatre ébauches de ce texte, imprimées à petit tirage, avant de publier cet état définitif, qu'il fit donc imprimer sans nom d'auteur et sous une fausse adresse. Se situant dans le cours d'une vieille tradition pacifiste, le Projet donne des moyens géométriques d'obtenir une paix définitive. Le principal d'entre eux, anticipant les tentatives du XXe siècle en la matière, consistait en la réunion d'un congrès européen permanent, siégeant à Utrecht et composé des représentants de chaque pays. Chargé de résoudre les conflits entre membres par l'arbitrage et la médiation, il ne devait recourir à la force qu'en cas de refus d'une sentence. La présente édition édition, Utrecht, Schouten, 1713, fut complétée en 1717 d'un 3e tome. Charles Irénée Castel, Abbé de Saint-Pierre (1658-1743) est issu d'une famille de noblesse normande. Ayant reçu les ordres mineurs (1680), l'abbé de Saint-Pierre, ami de Fontenelle, est mêlé assez tôt à la vie intellectuelle parisienne. Il sera un des fondateurs du club de l’entresol, société de libre réflexion politique. Jusqu'à la fin de sa vie, il multiplie les projets de réforme sur les impôts, le système bancaire, les routes, les armées, l'assistance aux pauvres, la pédagogie, l'orthographe. « Le « Projet de paix perpétuelle, » conçu vers 1708, a eu d'abord trois ébauches imprimées successives, à petit tirage, dont une, éditée peut-être sans son aveu, est datée de Cologne, 1712, sous le titre de « Mémoires pour rendre la paix perpétuelle en Europe ». La version la plus développée paraît en 1713 (deux tomes), complétée par un volume d'éclaircissement (1717), suivi par un « Abrégé» (1729) et une dernière édition (1747). Le « Projet » expose, dans une logique toute cartésienne, les moyens de mettre fin à la guerre. Se situant dans une tradition pacifiste qui remonte à l'Antiquité, il est aussi le sursaut d'une conscience révoltée par la politique belliciste de Louis xiv. Il préconise une diète européenne, siégeant à Utrecht, composée par les représentants de chaque pays. La situation territoriale des nations participantes étant garantie, la Diète règle par la médiation et l'arbitrage des différends entre les États. L'intervention armée est seulement prévue contre tout membre de l'alliance qui ne se conformerait pas à la décision arbitrale. La modernité et la générosité de ce projet, qui avait aussi pour les États l'avantage de « procurer une diminution très considérable de leur dépense militaire », ne font aucun doute. Mais l'auteur reste attaché à une idéologie d'Ancien Régime : en témoignent son souci d'assurer aux princes dans leurs États, grâce à leur alliance, « un prompt et suffisant secours (...) contre les séditieux et les rebelles », ainsi que ses variations, d'une version à l'autre, sur les rapports à établir entre la confédération des nations chrétiennes et l'Empire Ottoman, l'une d'elles (en 1717) impliquant l'organisation d'une croisade contre les Turcs. Malgré ses limites, ce rêve pacifique stimule Jean-Jacques Rousseau qui publie en 1761 un « Extrait du projet de paix perpétuelle », assurant à l'abbé une renommée européenne. Kant a été un de ses émules, comme tous ceux qui ont voulu préparer la « Société des Nations ». Roland Desné. Ce célèbre livre constitue l’une des toutes premières tentatives d'organisation systématique de la société internationale. Ému par les souffrances engendrées par la guerre de Succession d’Espagne, l'abbé de Saint-Pierre proposait aux États de renoncer à la force et de régler leurs litiges devant une - société européenne - disposant d'une Assemblée générale et de bureaux spécialisés (pour les problèmes juridiques, le commerce…). Avec un grand luxe de détails, et beaucoup d'optimisme, l’Abbé explique pourquoi les États ont plus d'intérêt à adopter son projet qu'à le rejeter, avec des arguments que reprendront par la suite les théoriciens libéraux, notamment la paix qui favorise le commerce et les discussions sur le fonctionnement d'un système à deux ou trois acteurs. Au-delà de son aspect utopiste qu'avait déjà dénoncé Rousseau (qui, en matière d'utopie, s'y entendait mieux que personne), l'abbé de Saint-Pierre a eu une vision qui anticipe sur plusieurs points les organisations internationales du XXème siècle et fait de multiples réflexions sur la société internationale qui en font un des grands fondateurs de la théorie des relations internationales. (Hervé Coutau-Bégarie. Paris, 1987). «Cette œuvre capitale, publiée à très petit nombre d’exemplaires, est à peu près introuvable, même en édition courante. Elle constitue, avec deux siècles d'avance sur l'Histoire, le premier essai d'organisation de la sécurité collective. Les idées développées par l'Auteur, reprises d'un projet dû à Henri IV et retrouvé dans les Mémoires de Sully, furent jugées à l'époque utopiques et subversive. Elles paraissent maintenant, sur beaucoup de points, prophétiques. Elles valurent à l’auteur d’être chassé de l’Académie française et de gagner l’immortalité en la perdant. Les calamités qui accompagnèrent et suivirent les guerres de religion au XVIè siècle avaient provoqué dans les esprits une aspiration générale vers une paix définitive, aspiration qui se concrétisa dans ce qui fut par la suite appelé le "Grand Projet" de Henri IV, rapporté par Sully dans les Oeconomies Royales, publiées en 1638: un plan pour l'établissement d'une Confédération destinée à maintenir la paix au sein du monde chrétien. En 1623paraissait un livre intitulé "Le Nouveau Cynée", attribué à un écrivain dont on sait peu de choses, Emeric de La Croix, qui présentait également un plan destiné à assurer une paix perpétuelle entre les nations chrétiennes, lié à un projet de liberté totale de commerce entre les nations. Assez vagues dans leurs conceptions, ces projets n'eurent aucun retentissement à l'époque où ils furent publiés. Par contre, celui que publia Charles-Irénée Castel, abbé de Saint-Pierre eut dès sa parution une grande audience, qui se prolongea pendant le XVIIIe le XIXe et le début du XXe siècle. L'abbé de Saint-Pierre, qui avait accompagné l'abbé de Polignac au Congrès d'Utrecht en 1712, avait été témoin des difficultés qu'éprouvait la conclusion de la paix. Il forma aussitôt le projet de la rendre perpétuelle, et dressa sur le champ les articles du traité qui devait amener ce résultat important. Ce projet fut publié en trois volumes, dont les deux premiers parurent en 1713, et le troisième en 1717. Le bon abbé y démontrait que les traités de paix et d'alliance ne présentaient aucune garantie de durée, et que la paix qu'ils établissaient n'était en réalité qu'une trêve. Le seul moyen de rendre la paix permanente était de la garantir à l'aide d'institutions analogues à celles qui préservent au sein de chaque État la vie et la propriété des citoyens. II proposait donc un plan en cinq articles, qui commentait et expliquait longuement, en indiquant les moyens pratiques de les réaliser: 1°) une alliance générale et perpétuelle entre tous les souverains, sur la base des derniers traités signés. 2°) une contribution de chaque allié à la sûreté et aux dépenses de cette grande alliance. 3°) Le renoncement à jamais pour tous à la voie des armes pour le règlement des différends, et l'engagement d'avoir toujours recours à la conciliation par la médiation des grands alliés, dans le lieu de l'Assemblée Générale. L'intervention immédiate de la totalité des Grands Alliés contre tout souverain qui refuserait d'exécuter les jugements et les règlements des Grands Alliés. 5°) Le règlement à la majorité des voix, de toutes les décisions nécessaires- et importantes pour procurer à la Grande Alliance plus de sécurité et de solidité. Ce projet exposait en fait les bases morales et politiques des institutions qui, après les deux guerres mondiales, tentèrent la pacification du monde: la Société des Nations, et l'Organisation des Nations Unies, qui, toutes deux, se sont réclamées des idées de l’abbé de Saint-Pierre. Le projet de l'abbé peut donc à juste droit être considéré comme 1'utopie la plus importante qu'ait produit l'ancien régime. L’ouvrage parut en deux temps: deux volumes en 1713, c'est à dire à la fin du règne de Louis XIV, dont l'abbé de Saint-Pierre avait vivement critiqué la politique. Le tome troisième, paru en 1717, au début de la régence de Philippe d'Orléans, à l'époque où ce dernier s'efforçait de faire oublier, par de sages mesures, les misères du règne précédent, est dédicacé au Régent. Charles-Irénée Castel de Saint-Pierre, connu sous le nom d'abbé de Saint-Pierre, né le 18février 1658au château de Saint-Pierre et mort le 29avril 1743à Paris, écrivain et académicien français, est un représentant du courant des Lumières politiques favorable à des réformes impulsées par l'autorité monarchique. Il est surtout connu pour avoir pensé un monde sans guerre. Il fréquente le cercle de madame de La Fayette et celui de la marquise de Lambert, antichambre de l'Académie française et lieu de ralliement des Modernes, visite Nicole, qu'il tient en haute estime, et Malebranche. Grâce à Fontenelle, chef de file des Modernes, et à Madame de Lambert, il est élu en 1695au 8e fauteuil, en remplacement de Bergeret, et n'ayant alors encore presque rien écrit. Dans la Querelle des Anciens et des Modernes, Fontenelle plaçait ainsi l'un de ses partisans. Il continua d'être reçu dans les salons littéraires, chez mesdames de Tencin, Dupin, d'Avaray, de Coigny, de Matignon, Geoffrin, d'Aiguillon. Introduit par son disciple et ami, le marquis d'Argenson, il participe aux travaux du club de l'Entresol de l'abbé Alary fondé en 1724et publie des mémoires sur des sujets variés pour tenter de persuader le pouvoir monarchique d'impulser des réformes en faveur du plus grand nombre. Après la cessation en 1731des activités de l'Entresol, à la demande du ministre Fleury, Saint-Pierre rassemble et révise la plupart de ses écrits pour les publier en Hollande dans la série des Ouvrages de politique et de morale édité en seize volumes à Rotterdam chez Jan Daniel Beman entre 1733et 1741. À la fin de sa vie il se lie avec Madame Dupin, dont il est le mentor, tout en continuant à promouvoir la paix, y compris auprès de Frédéric II de Prusse auprès de qui il se rend en 1740. Il meurt à Paris le 29avril 1743. Précieux exemplaire conservé dans sa reliure de l’époque.
15 textes in-8, dérelié.
Ensemble formé des textes suivants :- Panégyrique de Saint Louis, roi de France, prononcé dans la chapelle du Louvre, le 25 août 1772, en présence de l'Académie françoise. Par M. l'abbé Maury, chanoine, vicaire général et official de Lombez. A Paris, chez Le Jay, 1772, 103 pp.- Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur la propriété des biens ecclésiastiques ; prononcée dans l'Assemblée Nationale le mardi 13 octobre 1789. A Paris, chez Baudouin, 1789, 42 pp.Martin et Walter, III, 23598.- Copie d'une lettre écrite par M. l'abbé Maury, aux consuls de Valreas, sa patrie, dans le comtat Venaissen. S.l., Lejay Fils, s.d. (1789), 4 pp.Martin et Walter, III,23587 "Au sujet des droits du Saint-Siège sur le Comtat Venaissin".- Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, dans la cause des magistrats qui composoient ci-devant la chambre des vacations du Parlement de Bretagne : prononcée dans l'Assemblée Nationale, le lundi 11 janvier 1790. A Paris, chez Baudouin, s.d. (1790), 46 pp.Martin et Walter, III, 23599.- Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur le droit de faire la guerre, et de conclure les traités de paix, d'alliance et de commerce. Seconde édition. S.l., 1790, 68 pp., dernier feuillet détaché.Martin et Walter, III, 23600.- Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur les finances et sur la dette publique. Dont l'état a été présenté et discuté par lui en comité des finances, le 23 et 24 juillet 1790. A Paris, de l'Imprimerie Nationale, 1790, 66 pp. Qqs mouillures.Martin et Walter, III, 23601.- Réponse de M. l'abbé Maury à M. Anson, député de la ville de Paris. A Paris, de l'Imprimerie Nationale, 1790, 16 pp.Martin et Walter, III, 23618 "Contre l'administration de Necker."- Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur l'impôt du tabac, prononcée dans l'Assemblée nationale, le lundi 15 novembre 1790. A Paris, de l'Imprimerie Nationale, 1790, 74 pp. Deux feuillets détachés.Martin et Walter, III, 23607.- Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur la souveraineté d'Avignon, prononcée dans l'Assemblée Nationale le 20 novembre 1790. S.l., De l'Imprimerie de l'Ami du roi, 1791, 96 pp.Martin et Walter, III, 23608.- Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur la constitution civile du clergé, prononcée dans l'Assemblée Nationale, le samedi 27 novembre 1790. Cinquième édition. A Paris, de l'Imprimerie de l'Ami du Roi, s.d. (1790), 78 pp., Qqs mouillures.Martin et Walter, III, 23609.- [HEBERT]. Vie privée de l'abbé Maury, écrite sur des Mémoires fournis par lui-même, pour joindre à son Petit-Carême. S.l.n.d. (1790), 16 pp.Tourneux IV, 23996 et 23997.- Le retour de l'abbé Maury aux enfers, ou le massacre de Carpentras en Avignon. S.l.n.d., (1791), 8 pp. Mouillures. (2 exemplaires).- Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur la régence, prononcée dans l'Assemblée Nationale, le 22 mars 1791. A Paris, au Bureau de l'Ami du Roi, s.d. (1791), 40 pp.Martin et Walter, III, 23611. - Opinion de M. l'abbé Maury, député de Picardie, sur l'hôtel des Invalides, prononcée dans l'Assemblée Nationale, le mercredi 23 mars 1791. A Paris, au Bureau de l'Ami du roi, 1791, 73 pp. Un feuillet détaché.Martin et Walter, III, 23612.- Lettre de l'abbé Maury, à l'incomparable demoiselle Suzette Labrousse, prophétesse périgourdine, résidante à Paris, chez Madame la Duchesse de Bourbon. S.l., De l'Imprimerie de Crapart, s.d. (1792), 16 pp.Contre Clotilde-Suzanne Courcelles-Labrousse, célèbre visionnaire.Célèbre orateur, Jean-Siffrein Maury (1746-1817) fut ordonné prêtre en 1769 à l'âge de 23 ans. Il écrivit et prononça de célèbres panégyriques qui établirent sa réputation et le firent appeler à précher à Versailles, devant le roi. En 1777, il publia son Essai sur l'éloquence de la chair, et entra à l'Académie française en 1785. Lors des Etats-Généraux de 1789, il est élu député du clergé pour la circonscription de Péronne. Farouche opposant aux idées révolutionnaires, il défendit les intérêts du clergé et de la noblesse. Il combattit avec véhémence Mirabeau et protesta ardemment contre la Constitution civile du Clergé. A la dissolution de l'Assemblée Constituante, il émigra à Coblence, puis à Rome. En 1792, il est sacré archevêque de Nicée et reçoit le chapeau de cardinal en 1794. Plus tard, rallié à l'Empire, il rentra en France en 1806, retrouva un siège à l'Académie française, fut nommé cardinal français et archevêque de Paris. La Restauration lui fera payer cher son ralliement à l'Empire, il fuira vers l'Italie où il mourra. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
Amsterdam – Londres, Chez Arské & Merckus - chez Paul Vaillant, 1764 ; in-12 (99 x 174 mm), XLVIII-218-LX-278 pp., relié plein cuir (veau), coloris naturel moucheté, dos orné de caissons et de fleurons à 5 nerfs, pièce de titre ocre rouge, tranches marbrées (coiffes usées avec manques, traces de frottement, coins légèrement usés). Antoine-François Prévost est un historien, écrivain et homme d'église français de la première moitié du XVIIIème siècle. Il est également appelé Prévost d'Exil. Après un premier noviciat chez les jésuites, il s'engage dans l'armée. Il prononce ensuite ses voeux. Après la publication d'un premier ouvrage frappé d'une lettre de cachet, il s'enfuit à Londres, où il apprend l'anglais et l’histoire de l'Angleterre. Il voyage ensuite en Hollande, où il publie. Ensuite, il retourne en France, où il termine sa vie chez les bénédictins. Le titre 'Manon Lescaut' fut jugé scandaleux, saisi et condamné à être brulé. Bon état.
P., Dentu, 1820, un volume in 8 relié en demi-toile bordeaux (reliure postérieure), 1 PORTRAIT LITHOGRAPHIE par ENGELMAN, (2), 10pp., (1), 113pp., (1)
---- EDITION ORIGINALE ---- "Cet ouvrage consiste en la reprise par l'Abbé Sicard de l'Art de faire parler les sourds muets publié par l'Abbé de l'Epée auquel il a ajouté de nombreuses notes formant un traité absolument neuf et aussi complet qu'on puisse le désirer". (Préface) ---- En français dans le texte N° 168 : "Ne pouvant plus exercer son ministère, L'Abbé De L'Epée ayant rencontré deux jeunes soeurs sourdes-muettes les prit en charge. A partir de ce moment-là et jusqu'à sa mort, toute sa vie sera consacrée aux sourds-muets. Non content de permettre aux sourds-muets de sortir de leur emmurement intellectuel et de leur silence, l'Abbé De L'Epée consacra tous ses revenus à les accueillir et à former des enseignants français et étrangers. On accourait de toute l'Europe pour apprendre sa méthode. C'est en 1776 qu'il fit paraître son ouvrage majeur, l'Institution des sourds et muets, résultat de ses recherches personnelles et de la profonde conviction qui l'habitait... A l'aide du dessin et de l'alphabet manuel, il parvint non seulement à fixer dans l'esprit du sourd-muet la nomenclature grammaticale et à exprimer les relations simples des objets, mais à créer une langue véritable. C'est ainsi que des gestes simples permettaient d'exprimer le passé, le présent et le futur des verbes. Cette langue sera reprise et perfectionnée par l'Abbé Sicard (1742-1822) qui succéda à l'Abbé De L'Epée à la tête de l'Institution des sourds-muets" ---- "The Abbé De L'Epée met two deaf girls, decided to educate them, and soon had a class of 60 devoted pupils, whom he supported and amongst whom he lived. He based his methods in those of Bonet and Amman, and was first to attach great importance to signs". (GARRISON N° 3358) ---- "L'Abbé De L'Epée went on to develop an instructional system which formed the basis of the methodology and techniques used today...". (Heirs of Hippocrates N° 920)**6349/C2