Tirage pour les XX, signé : le titre inaugural Paris, Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, 1897, 1900 et 1902. 3 vol. (140 x 185 mm) de 491, 552 et 301 p. Demi-maroquin à coins bleu nuit, dos à nerfs, titres dorés, têtes dorées, doubles couvertures et dos conservés, étuis bordés (reliure signée de J.-P. Miguet). Edition originale. Un des 20 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches réservés pour les XX, pour chacun des trois volumes. Ils ne sont pas annoncés à la justification de l'éditeur et viennent avant les 25 exemplaires sur Hollande (après 10 exemplaires sur Japon). Le premier volume est signé par Maurice Barrès à la justification, selon le principe des parutions de la «Société des XX».
Le Roman de l'énergie nationale constitue sans doute l'entreprise romanesque et idéologique la plus ambitieuse de Maurice Barrès du « princeps juventutis », le prince de la jeunesse ainsi qu'on surnommait Barrès alors. C'est Paul Bourget qui le premier, en 1888, dans un article au Journal des Débats, attire l'attention sur l'auteur, encore inconnu, de Sous l'oeil des Barbares. À la suite, il entreprend de composer une vaste fresque avec Les Déracinés, L'Appel au soldat et Leurs Figures : un « roman de l'énergie nationale» dans lequel il entend saisir la crise morale et politique de la France de la fin du XIXe siècle où tout se cristallise autour de la célèbre formule : « la terre et les morts ». Les tomes sont respectivement dédiés à Paul Bourget, Jules Lemaitre et Édouard Drumont. Publié en 1897, Les Déracinés demeure le volume le plus célèbre de la trilogie. Barrès y suit sept jeunes Lorrains quittant Nancy pour Paris, séduits par les promesses intellectuelles et sociales de la capitale. Mais l'arrachement au terroir natal devient peu à peu perte d'identité, dissolution morale et affaiblissement collectif : après toutes sortes de déboires et de désillusions, deux d'entre eux, Racadot et Mouchefrin, iront jusqu'au crime. Si l'un évite la guillotine grâce à la complicité d'un ami, «Racadot déraciné» sera décapité. Derrière les trajectoires individuelles des personnages se dessine une critique plus vaste : celle d'une France centralisée, « dissociée et décérébrée », dans laquelle Barrès construit son roman sur l'idée qu'un individu séparé de son milieu d'origine - sa province, ses traditions, ses morts, ses paysages, sa langue sociale - devient vulnérable et disponible à toutes les dissolutions morales ou idéologiques : une inquiétude qui trouve aujourd'hui des échos dans les débats contemporains et qui explique la permanence des Déracinés dans les débats intellectuels. Le credo barrésien s'accomplit à travers l'héritage des ancêtres, l'appartenance à une terre, une mémoire collective et une continuité historique : c'est la naissance d'un « Moi-Nation », qui irrigue toute la pensée de Barrès et qu'il prolonge dans les deux volumes qui suivront, remaniés sous l'effet des bouleversements politiques contemporains. L'Appel au soldat transpose la geste boulangiste dans une forme mêlant chronique et témoignage, tandis que Leurs Figures plonge dans les coulisses parlementaires du scandale de Panama avec une sécheresse quasi documentaire. À travers cette trilogie, Barrès cherche moins à construire un roman traditionnel qu'à établir une véritable anatomie spirituelle de la nation française. L'importance des Déracinés dans la vie intellectuelle française fut immédiate. Le roman suscita des débats passionnés, tant sur le plan politique que littéraire. André Gide, dans un article publié dans L'Ermitage en février 1898, répondit avec ironie au culte barrésien de l'enracinement : « Né à Paris, d'un père uzétien et d'une mère normande, où voulez-vous, Monsieur Barrès, que je m'enracine ? J'ai donc pris le parti de voyager. » Gide admirait pourtant la puissance typologique du roman, tout en reprochant à Barrès de sacrifier la singularité psychologique de ses personnages à la démonstration idéologique. Cette opposition résume à elle seule une part essentielle des tensions intellectuelles françaises du tournant du siècle. En 1978, le fonds Maurice Barrès est donné par Madame Paul Bazin à la Bibliothèque nationale de France. Il comprend la bibliothèque de Maurice Barrès et celle de son fils Philippe (1896-1975), qui mit sa plume au service de Charles de Gaulle et de la France libre. Barrès, qui meurt en 1923, fut l'inspirateur de plusieurs générations d'écrivains : l'hommage que lui rendit alors le jeune Léon Blum dans La Revue blanche est resté célèbre : « Je sais bien que Monsieur Zola est un grand écrivain ; j'aime son oeuvre qui est puissante et belle. Mais on peut le supprimer de son temps par un effort de pensée ; et son temps sera le même. Si Monsieur Barrès n'eût pas vécu, s'il n'eût pas écrit, son temps serait autre et nous serions autres. Je ne vois pas en France d'homme vivant qui ait exercé, par la littérature, une action égale ou comparable. » Plus tard, André Malraux célèbrera l'écrivain tout en rejetant l'homme politique : « Il était caporal en politique alors que dans le domaine de la littérature, il était général. » Rare édition dans le tirage réservé pour «Les XX» : il s'agit du titre qui vient inaugurer la collection de cette société de bibliophiles créée cette année-là par Pierre Dauze. Deux autres titres parurent en 1897 : La Canne de jaspe d'Henri de Régnier, et un illustré, Des chats, par Steinlein. La Société des XX perdurera jusqu'en 1938, publiant 159 titres dans un tirage limité aux 20 membres. Très bel exemplaire, magnifiquement établi par Miguet.
Numéro spécial de la revue "La Plume" n° 47 1891 1 vol. broché in-8, en feuilles, p. 119 à 136. Texte sur double colonne et une illustration inédite de A.-F. Cazals. Au sommaire : Maurice Barrès (La littérature du " Moi "), Anatole France (Le Jardin de Bérénice), Charles Maurras (Une réponse de Lazare le réssucité à Sénèque le Philosophe), Léon Deschamps (Les théories de Maurice Barrès appréciées par M. Ernest Lavisse), Léon Dequillebecq (Le Bonheur de mourir), etc. Couverture très légèrement passée (comme toujours, sinon intérieur très correct. Ex-libris.
P., Emile-Paul Frères, 1917, pt in-8°, 110 pp, broché, couv. papier gris avec titres en noir, bon état
Barrès publie en 1917, dans l’Echo de Paris, une série de sept articles, intitulée « En regardant au fond des crevasses » dans lesquels il apostrophe le gouvernement. Les crevasses pour Maurice Barrès ce sont toutes les « affaires » d’espionnage et de trahison en cours comme celle dite « l’affaire du Bonnet Rouge ». Barrès et le journal "L'Action Française" accusent Louis Malvy, alors ministre de l'Intérieur, de trahir la France en fournissant à l'Allemagne des renseignements militaire et diplomatiques. Pour se défendre et se disculper, Malvy provoque un débat à la Chambre des Députés. Mais il sera forcé de démissionner en septembre 1917, et une juridiction d'exception sera créée en vue de son inculpation. Barrès rapporte avec véhémence les arguments de son attaque contre Malvy à la Chambre et divers éléments à charge. — "... Nous voici arrivés à 1917, aux moments sombres de la guerre : par une suite de fautes inconcevables, les généraux vainqueurs, les hommes de la Marne et de la Somme, se trouvent écartés. Un Gouvernement faible, d'économistes, d'idéologues ; à l'offensive manquée d'avril, à la chute de tant d'espérances succède un accès de découragement, qu'aggrave une redoutable attaque par l'intérieur. C'était un pullulement de louches personnages, d'aigrefins, de figures équivoques et véreuses; des allées et venues suspectes au delà des frontières, des complaisances inquiétantes et des complicités inavouables de la Sûreté ; une presse immonde au grand jour salissait la patrie, déshonorait la gloire, bafouait l'énergie, excusait l'abandon ; il y avait des chèques saisis et rendus par ordre à des bandits, des secrets étranglés au fond d'une prison avec un lacet de soulier; c'était une entreprise de démoralisation, derrière laquelle on devinait toujours le même personnage, qui pontait sur la défaite de la patrie. Le Gouvernement hésitait. Mais il faut lire dans Barrés l'histoire de ces dix mois. Ce fut l'heure la plus critique de la guerre : on faisait la guerre sur deux fronts, – contre l'ennemi du dehors et contre l'ennemi du dedans ; contre les gaz allemands et contre le défaitisme et le pacifisme à l'intérieur. C'est dans ces moments-là que Barrés est sublime. Pudique, retenu, un peu contraint dans l'enthousiasme, la colère le rend superbe : superbe de courage, d'indignation et de mépris. Le terrible pamphlétaire, le cruel polémiste n'eut jamais plus de génie : il a des paroles qui soufflettent, de ces mots qui sont des fers rouges. Les séances de la Chambre, la suite de scènes atroces qu'il intitule : “Dans le cloaque”, “En regardant au fond des crevasses”, valent les plus belles pages de Leurs figures : ce sont les Châtiments du régime parlementaire. « J'ai, disait-il, le don de voir clair. » (...) Mais Barrés ne s'en tint pas là : il eut aussi son heure d'histoire, le jour ou il dénonça en pleine Chambre la « canaille du Bonnet rouge », et où un ministre livide, devant son réquisitoire, s'abîma comme une loque, convaincu de forfaiture. Ce jour-là, la France respira mieux..." (Pierre Troyon, Revue des Deux Mondes, 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
P., Emile-Paul Frères, 1917, pt in-8°, 110 pp, broché, couv. salie (couverture papier ivoire avec auteur en noir, titre et éditeur en rouge), bon état. Edition originale, tirage numéroté sur vélin (n° 860), non justifié
Barrès publie en 1917, dans l’Echo de Paris, une série de sept articles, intitulée « En regardant au fond des crevasses » dans lesquels il apostrophe le gouvernement. Les crevasses pour Maurice Barrès ce sont toutes les « affaires » d’espionnage et de trahison en cours comme celle dite « l’affaire du Bonnet Rouge ». Barrès et le journal "L'Action Française" accusent Louis Malvy, alors ministre de l'Intérieur, de trahir la France en fournissant à l'Allemagne des renseignements militaire et diplomatiques. Pour se défendre et se disculper, Malvy provoque un débat à la Chambre des Députés. Mais il sera forcé de démissionner en septembre 1917, et une juridiction d'exception sera créée en vue de son inculpation. Barrès rapporte avec véhémence les arguments de son attaque contre Malvy à la Chambre et divers éléments à charge. — "... Nous voici arrivés à 1917, aux moments sombres de la guerre : par une suite de fautes inconcevables, les généraux vainqueurs, les hommes de la Marne et de la Somme, se trouvent écartés. Un Gouvernement faible, d'économistes, d'idéologues ; à l'offensive manquée d'avril, à la chute de tant d'espérances succède un accès de découragement, qu'aggrave une redoutable attaque par l'intérieur. C'était un pullulement de louches personnages, d'aigrefins, de figures équivoques et véreuses; des allées et venues suspectes au delà des frontières, des complaisances inquiétantes et des complicités inavouables de la Sûreté ; une presse immonde au grand jour salissait la patrie, déshonorait la gloire, bafouait l'énergie, excusait l'abandon ; il y avait des chèques saisis et rendus par ordre à des bandits, des secrets étranglés au fond d'une prison avec un lacet de soulier; c'était une entreprise de démoralisation, derrière laquelle on devinait toujours le même personnage, qui pontait sur la défaite de la patrie. Le Gouvernement hésitait. Mais il faut lire dans Barrés l'histoire de ces dix mois. Ce fut l'heure la plus critique de la guerre : on faisait la guerre sur deux fronts, – contre l'ennemi du dehors et contre l'ennemi du dedans ; contre les gaz allemands et contre le défaitisme et le pacifisme à l'intérieur. C'est dans ces moments-là que Barrés est sublime. Pudique, retenu, un peu contraint dans l'enthousiasme, la colère le rend superbe : superbe de courage, d'indignation et de mépris. Le terrible pamphlétaire, le cruel polémiste n'eut jamais plus de génie : il a des paroles qui soufflettent, de ces mots qui sont des fers rouges. Les séances de la Chambre, la suite de scènes atroces qu'il intitule : “Dans le cloaque”, “En regardant au fond des crevasses”, valent les plus belles pages de Leurs figures : ce sont les Châtiments du régime parlementaire. « J'ai, disait-il, le don de voir clair. » (...) Mais Barrés ne s'en tint pas là : il eut aussi son heure d'histoire, le jour ou il dénonça en pleine Chambre la « canaille du Bonnet rouge », et où un ministre livide, devant son réquisitoire, s'abîma comme une loque, convaincu de forfaiture. Ce jour-là, la France respira mieux..." (Pierre Troyon, Revue des Deux Mondes, 1924) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
[Librairie Plon, Plon-Nourrit et Cie] - BARRES, Jean-Baptiste ; (BARRES, Maurice)
Reference : 68131
(1923)
Edition originale sur papier de fil, 1 vol. on-12 reliure plein maroquin noir, dos à 5 nerfs, couvertures conservées, Librairie Plon, Plon-Nourrit et Cie, Paris, s.d. [ 1923 ], XIX-331 pp.
Bel exemplaire. "Maurice Barrès a bien mis en lumière dans sa préface ce qu'il y a de naïf et de savoureux dans ces souvenirs de son grand-père, vélite de la Garde. On lira avec amusement le récit du sacre, celui d'Austerlitz et sa célèbre veillée, l'entrevue de Tilsit, la nomination au grade de sous-lieutenant, le Portugal en 1810, la campagne d'Allemagne [ ...]" (Tulard, 45).
[# ILLUSTRATEUR: Denis Maurice] - # AUTEUR: Barrès Maurice
Reference : 2867
(1930)
# AUTEUR: Barrès Maurice # ILLUSTRATEUR: Denis Maurice # ÉDITEUR: Eos - Paris # ANNÉE ÉDITION: 1930 # ENVOI, BEAUX PAPIERS: Vélin pur fil BFK filigrané Maurice Barrès # COUVERTURE: Souple illustrée à rabats - sous chemise cartonnée rouge brique illustrée - à double lacets - titre manuscrit au dos # DÉTAILS: In 4° en feuilles sous chemise à lacets de soie 2ff.vierges+ 2ff. (faux titre, titre)+ 88pp.+ 4ff.(dont 2 vierges) 20 bois gravés en couleurs dont 10 hors-texte, 6 vignettes et culs de lampe. N° 185 des 225 exemplaires tirés par l'imprimerie nationale. Les illustrations de Maurice Denis ont été gravées sur bois par les frères Beltrand et tirées sur leurs presses par M. Lacou, Lainé et Vaganay. Cet exemplaire porte les initiales E.H. # PHOTOS visibles sur www.latourinfernal.com
# ÉTAT: Bon état, non coupé.
Paris, Arthème Fayard, 1924. In-12, relié en demi-maroquin, tête dorée, couvertures et dos conservées, 193 pp.
Édition originale numérotée sur papier pur lin. Bel exemplaire. Photos sur demande.
Maurice Barrès Paris 1884 4 numéros in-12 brochés sous couvertures imprimées N°1: 5 novembre 1884. - N°2: 5 décembre 1884. - N°3: janvier 1885. - N°4: février 1885. Tous les textes sont de Maurice BARRES. Très rare collection complète. LES TACHES D'ENCRE seront absorbées par LA REVUE CONTEMPORAINE en 1885. Bons exemplaires.
Paris, Ventadour, 1956 1 volume 11,7 x 18,7cm Broché sous couverture rempliée au 1er plat orné d'un petit portrait. 201p., 3 feuillets. Bon état.
Edition originale. Enfance, jeunesse et débuts littéraires de Maurice Barrès (1862-1923), par le médecin et historien littéraire Henri MONDOR (1885-1962); avec citations de lettres inédites de l'écrivain (de 1881-1882) "où la narration juvénile des impatiences [...] a semblé [à l'auteur] d'un accent révélateur et persuasif". 1er plat orné d'un petit portrait d'après [Camille ?] DELETANG. Tirage à 1708 exemplaires; 1 des 1500 sur alfa mousse, justifié n°237 (après 1 sur japon, 11 sur Montval et 21 sur pur fil).
Ensemble comprenant : 1 carte postale autographe signée de Léon Reppelin (auteur de Sous les Ailes de la Mort, poèmes du front), datée du 31 août 1916 / 1 LAS de l'oncle d'un sous-lieutenant : "Monsieur le député... le 22 septembre dernier, j'apprenais par un de ses camarades que mon neveu, Louis de Montera, docteur en droit, sous-lieutenant de réserve au 1er tirailleurs, avait été tué le 12 septembre à Boucharesnes d'une balle en pleine tête au moment où, avec sa section de mitrailleurs, il atteignait la tranchée allemande. La confirmation de sa mort ne nous a pas encore été annoncée et sa pauvre mère affolée me demande si elle est bien réelle. ... Si j'ai bonne mémoire, M. Millerand, alors ministre de la Guerre, avait, à la suite d'une interpellation, annoncé que des instructions étaent données pour que les familles soient avisées dans le plus bref délai des malheurs qui les frappent [ ... ] " On joint un extrait des lettres du sous lieutenant Louis de Montera / 14 enveloppes de provenance diverses (Pierre Benoît, Jean Tharaud...) / Un discours format in-8 de 8 feuillets, un indication manuscrite précise : Imprimerie Sirven, 26 juillet 1915 (avec petit manque sur la pliure centrale)
Bon ensemble.
G. Charpentier et E. Fasquelle Editeurs "Paris, 1894, petit in-4 demi-chagrin rouge, dos à cinq nerfs, tête dorée. Reliure de l'époque. Les couvertures de brochage n'ont pas été conservées.3ff.-Ivpp.-85pp.-1f. Edition originale, frappée par la censure, de cette diatribe contre les occupants du palais Bourbon. Envoi autographe de Barrès ""à Monsieur Merlaine avec les meilleurs souvenir de Maurice Barrès"". Cette pièce, la première incursion de Barrès au théâtre, fut suggérée à André Antoine, alors directeur du Théâtre Libre, par Mme de Loynes, riche et influente ami de Barrès, le 5 novembre 1893. La pièce est représenté devant les invité du Figaro et les amis de l'auteur le 23 février 1894. ""Le dernier acte a fait un certain effet parce que Barrès y a traduit en grand artiste les angoisses de son héros, un député compromis par des tripotages, dont l'effondrement moral est d'un très beau pathétique"" écrira Antoine dans ses Souvenirs. La pièce sera jouée le 24 février devant les spectateurs du Théâtre-Libre ""dans la curiosité et sans tapage""."
Félix Juven, éditeur. Sans date [1903]. In-8°, reliure demi-basane marron. VIII + 311 pages. E.O. sur papier ordinaire. Sur la page de garde ont été collées : une carte de visite de Maurice Barrès avec ses " Félicitations et remerciements " manuscrits, et l'enveloppe (avec adresse du destinataire écrite de la main de Barrès) ayant servi à l'envoi de cette carte.
Exemplaire modestement relié mais correct et exempt de rousseurs.
Paris, Éditions Eos, 1930. In-4 (317 x 230 mm), 2 ff. bl., 2 ff. n. ch., 88 pp., 1 f. bl., 1 f. n. ch., 2 ff. bl. En feuilles, couverture rempliée, premier plat illustré, chemise cartonnée à rabats, lacets de soie ocre, rouge et fauve, premier plat illustré du même bois que la couverture, quelques rares et pâles rousseurs, déchirure sans manque à un rabat, petite tache et légères salissures sur la chemise cartonnée.
Cette édition est illustrée de 26 compositions gravées sur bois en couleurs de Maurice Denis : 25 in-texte et une couverture illustrée hors-texte. Parmi les in-texte, 20 sont en couleurs, dont 10 à pleine page. Elle a été tirée à 225 exemplaires sur vélin de Rives.Les compositions ont été gravées sur bois par Jacques Beltrand et son frère Georges. Exemplaire numéroté à part, imprimé pour l'architecte paysagiste Émile Lainé (Brouzils, 1863-La Rochelle, 1958). Il est enrichi d'une rare suite de tous les bois qui aurait été tiré à seulement 25 exemplaires.Amour sérénissime. Maurice Barrès, l'homme du Culte du moi au XXe siècle, porta ses regards passionnés et fiévreux sur la Sérénissime. Dans le chapitre "Les ombres qui flottent sur les couchants de l'Adriatique", Barrès consacre un sous-chapitre aux grands amoureux de Venise qui l'ont précédé; de Goethe à Wagner, en passant par Byron, Chateaubriand, Sand et Musset, Taine ou encore Théophile Gautier. Maurice Denis (Grandville 1870-Paris 1943), un des fondateurs du Salon d'Automne, a occupé une place considérable comme peintre, graveur et théoricien à la fin du XIXe siècle. Nourri de lettres, il était en étroit contact avec l'intellectualité de son temps. Il voyagea en Italie entre 1895 et 1898, puis en 1904: "Son dessin à ne retenir de chaque chose que le caractère essentiel dans la formule la plus brève donne à tous les incidents une portée particulièrement juste. La luminosité de la palette achève le miracle" (Revue L'Occident, Adrien Mithouard). Très bon exemplaire. Carteret, Le Trésor du bibliophile, livres illustrés modernes 1875-1945, IV, p. 60. Monod, Manuel de l’amateur de livres illustrés modernes 1875-1975, I, n° 1023.
Paris, Editions EOS, 1930 ; in-4 en feuillets, couverture rempliée rouge-brique, sous chemise cartonnée à larges rabats et lacets de soie de même couleur et illustrée d’un grand bois gravé bistre, dos en percaline bistre ; (4) feuillets, 88 pages, (4) feuillets ; 20 bois gravés en couleurs dont dix hors-texte, six vignettes et culs-de-lampe et un grand bois illustrant l’étui et la couverture.
Tirage à 225 exemplaires (N°150) sur vélin pur fil teinté BFK de Rives filigrané " Maurice Barrès ". Percaline fendillée aux deux mors du premier plat. Superbe ouvrage admirablement illustré par Maurice Denis, en très bel état.
BARRES (Maurice). Le Jardin sur l'Oronte. Paris: Plon (1922). 1 volume in-12 de 241 pages, reliure demi-chagrin rouge à coins (signée SAULNIER), dos à nerfs orné, tête dorée (plats et dos de couverture conservés). Édition originale de ce roman considéré comme le chef-d’œuvre de l'auteur. Barrès conduit son lecteur en Syrie et le plonge au temps des Croisés, décrivant la passion d'un chevalier pour Oriante, perle du sérail de l'émir de Qalaat. Exemplaire No 11. Un des 50 exemplaires du tirage de tête sur Chine. Envoi autographe de l'auteur sur la page de faux-titre. Enrichi de deux lettres autographes signées de l'auteur, montées sur onglet, parlant de l'ouvrage (dans l'une de ces lettres, Barres se plaint des épreuves reçues pour la Colline inspirée qu'il trouve illisibles et réclame un spécimen du Jardin sur l'Oronte). Provenance : de la bibliothèque de Henry Bouillier (critique littéraire et bibliophile) avec son cachet ex-libris. Reliure accidentée avec mors et dos fendus, dos passé. Intérieur en parfait état. Référence : Talvart et Place, Bibliographie des auteurs modernes de la langue française, I, 255 [81].
[A. Durel] - MENARD, Louis ; (BARRES, Maurice ; NOYON, G.)
Reference : 71384
(1909)
Préface de Maurice Barrès de l'Académie française, portrait gravé à l'eau-forte par G. Noyon, tirage à 240 exemplaires, un des 200 exemplaires numérotés sur beau papier vélin d'Arches (n° 177), 1 vol. in-8 br. sous couverture rempliée, A. Durel, Paris, 1909, 180 pp. avec eau-forte en frontispice
Bel exemplaire de l'ouvrage le plus fameux de Louis Ménard (1822-1901) enrichi d'une remarquable préface de Maurice Barrès.
Chamuel, éditeur Paris, 1898, plaquette in-8 brochée, 32pp. Deux portraits hors-texte. Envoi autographe de Maurice Barrès à l'abbé Frémont (1852-1912). Edition originale sur papier ordinaire après 25 exemplaires sur papier de Hollande. Quelques piqûres en couverture sinon bon état.
PHOTOS SUR DEMANDE
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Paris, Librairie Félix Juven 1906 In-12 19 x 11,5 cm. Reliure demi-chagrin rouge à coins, dos à nerfs, reliure signée Lavaux couvertures conservées, tête dorée, VII-258 pp. Très bon exemplaire de l’édition originale.
Bon état d’occasion
Paris Hippocrate et ses Amis 1953 Bel exemplaire de cet ouvrage. Grand in-quarto en feuilles volantes (environ 39cm x 29cm) de (8) + 132 et (12) pages, sous couverture crème matelassée, titre imprimé en rouge, étui et coffret cartonnés de l'éditeur. Illustré de 26 lithographies en couleurs d'Yves Brayer. Premier tirage limité à 120 exemplaires numérotés, plus quelques "exemplaires d'artiste", le tout sur papier vergé d'Arches. (Papier Lana). Il s'agit de l'exemplaire n°48 imprimé pour Le Docteur J. J. Gournay. Il est accompagné d'un feuillet plié (imprimé dans le même format) pour le dîner de l'éditeur en mars 1953. Il s'agit d'une lithographie de Brayer représentant une scène pastorale (presque biblique), signée au crayon par l'artiste. Il comprend le menu du dîner. Le menu est un peu assombri sur la feuille extérieure, mais dans l'ensemble il est en bon état. La chemise du livre est en grande partie propre, mais présente quelques bosses et une légère fissure au niveau du dos. Les feuilles des livres eux-mêmes sont propres et bien rangées, avec de belles lithographies de Brayer. Maurice Barrès (1862-1923) était un écrivain français de premier plan et un homme politique nationaliste.Son livre de 1895 "Du sang, de la volupté et de la mort" (Du sang, de la volupté et de la mort) est un texte clé dans lequel il explore les thèmes du vitalisme, de la passion et de la vie intérieure en tant que moi souverain lié organiquement à l'ascendance et à la race. Yves Brayer (1907-1990) était un peintre, graveur, illustrateur et décorateur de théâtre français de premier plan, associé à la tradition figurative.
An attractive copy of this work. Large quarto in loose sheets (approximately 39cm x 29cm) of (8) + 132 and (12) pages, under a cream-coloured, padded cover, title printed in red, publisher's cardboard slipcase and box. Illustrated with 26 colour lithographs by Yves Brayer. First printing limited to 120 numbered copies, plus a few "artist's copies," all on Arches pure laid paper. (Papier Lana). This is copy #48 printed for Le Docteur J. J. Gournay. Also enclosed is a folded sheet (printed in the same size) for the publisher's dinner in March 1953. This features a lithograph by Brayer of pastoral (almost biblical) scene, signed in pencil by the artist. It includes the menu for the dinner. The menu is a little darkened to the outside sheet, but overall in good, clean condition. The folder of the book is mainly clean, but with a little bumping and with slight splitting to the spine. The sheets of the books themselves are clean and tidy throughout, with attractive lithographs by Brayer. Maurice Barrès (18621923) was a prominent French writer and nationalist politician.His 1895 book "Du sang, de la volupté et de la mort?" ("Of Blood, Pleasure, and Death") is a key text where he explores these themes of vitalism, passion, and the inner life as a sovereign self connected organically to ancestry and race. Yves Brayer (19071990) was a prominent French painter, engraver, illustrator, and theatre decorator, associated with the figurative tradition. .
Broché bon état .Contenu propre . Rousseurs internes . 1919.84 pages . PHOTOS SUR DEMANDE
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Paris Plon 1922 1 vol. relié in-12, demi-maroquin grenat à bandes bordé de listels de maroquin vert, dos lisse encadré d'un listel de maroquin vert, tête dorée, non rogné, couvertures conservées, 241 pp. Édition originale de ce roman considéré comme le chef-d'oeuvre de l'auteur. Barrès conduit son lecteur en Syrie et le plonge au temps des Croisés, décrivant la passion d'un chevalier pour Oriante, la perle du sérail de l'émir de Qalaat ! Un des 50 exemplaires de tête numérotés sur chine comprenant un envoi de Barrès à Pierre Mainguet, directeur des éditions Plon. Restauration au plat supérieur de la couverture, sinon bel exemplaire dans une fine reliure qui aurait mérité d'être signée.
1906 Paris, Sansot 1906,Bibliothèque Internationale d'Edition,Edit. Sansot ,In 16 etroit; br. 161 pp.(Papier jauni) . Premier tirage dos arraché en partie.,fente a une charniere, sinon bon ex. Ed. orig. sur papier courant,
Remise de 20% pour toutes commandes supérieures à 200 €
BARRES, Maurice - Annotations par Philippe Barrès - Préface de François Mauriac
Reference : 122567
(1965)
1965 Editions Au Club de l'Honnête Homme, à Paris - 1965 - Fort in-8, cartonnage de l'éditeur, sous protection plastique - 521 pages - Petit cahier de reproductions photographiques in-fine - Edition sur Chiffon du Marais des Papeteries Arjomari numérotés de I à CCCL, Exemplaire N°CCLXXI
Bon état bon
Paris, Plon, 1926 ; in-8, grand papier, 6-II-284 pp., broché. Maurice Barrès est né en 1862 à Charmes (Vosges) et mort le 4 décembre 1923 à Neuilly-sur-Seine (Seine), est un écrivain et homme politique français, figure de proue du nationalisme français. Le premier axe de sa pensée est « le culte du Moi ». Il affirme que notre premier devoir est de défendre notre moi contre les « Barbares », c'est-à-dire contre tout ce qui risque de l'affaiblir dans l'épanouissement de sa propre sensibilité. Le second axe est résumé par l'expression « la terre et les morts » qui témoignent de l'évolution de Maurice Barrès vers le nationalisme républicain et le traditionalisme, l'attachement aux racines, à la famille, à l'armée et à la terre natale. Il est resté l'un des maîtres à penser de la droite nationaliste durant l'entre-deux-guerres. Exemplaire numéroté 920/1150, tiré sur papier pur fil des Papeteries Lafuma. Édition originale.