1793 Londres, Chez Edwards, [1793].
1 volume in-4 (27 x 20,5 cm), plein maroquin grain long marron glacé (reliure de l'époque), dos à nerfs ornés et caissons finement décorés, triple filet et large roulette en encadrement des plats, rehauts à froid, coins des coupes décorés, roulette intérieure, [4]-313-1 bl.-77-1 bl.-[2] pages (complet). Frottements angulaires, rousseurs. Bon état tout de même. Édition originale de ce récit récit de la vie et des exploits d’un libertin, un Français exilé en Angleterre, Philibert de Gramont, par son beau-frère écossais, Antoine Hamilton. Édition illustrée de 72 portraits hors texte gravés d'après les tableaux originaux. L'ouvrage dresse un portrait sans concessions des fidèles de la cour anglaise de Charles II et des intrigues amoureuses qui s’y jouent, récits de batailles, scènes de séduction, dans un mélange de grandeur et d’esprit canaille. La publication en 1713 est un succès immédiat : le livre apparaît comme l’exemple d’une mondanité brillante où un bon mot fait la renommée d’un gentilhomme aussi bien qu’une prouesse à la guerre. Gramont incarne une aristocratie qui maintient sur les champs de bataille, sur les tables de jeu, dans les alcôves et surtout dans le verbe une souveraineté en train de disparaître. Le bel esprit est une posture qui s’apprend. L’art d’Hamilton consiste, de manière fort moderne, à brouiller la relation du grand au petit, à confondre l’historique et le romanesque, la première et la troisième personne. Aux côtés des Mémoires de Saint Simon, des Historiettes de Tallemant des Réaux ou du Siècle de Louis XIV de Voltaire, il est temps de redécouvrir les Mémoires du comte de Gramont(Gallimard). Provenance : de la bibliothèque d'Abraham Wildey Robarts, avec son ex-libris armorié sur le contreplat. Abraham Wildey Robarts (1779–1858), de Hill Street, Berkeley Square, Middlesex, est un politicien et banquier anglais. Il est issu d’une famille de politiciens, fils d’Abraham Roberts et de Sabine Tierney (sœur de George Tierney). Dans sa jeunesse, il était écrivain pour la Compagnie des Indes orientales à Canton. Il est devenu administrateur de la Compagnie des Indes orientales, également partenaire dans la banque Robarts & Curtis, et a travaillé comme facteur des Antilles. Il a été membre du Parlement de 1818 à 1837. Benjamin Disraeli lui a succédé. Bel exemplaire.
1866 Paris, Auguste Aubry, 1866.
1 volume in-8 (21,7 x 14 cm), demi chagrin vert à coins bordé d'un filet double (reliure de l'époque), dos à nerfs sertis, tête dorée, [4]-22-[2] pages (complet, première de couverture conservée). Rares piqûres, infimes frottements. Très bon état tout de même. Édition originale de ce poème en hommage à l'art d'agrément "qui procure à l'homme les distractions les plus dignes de ses loisirs." Édition illustrée d'un titre-gravé dans un encadrement floral et des deux gravures imprimées sur vergé, le tout par Maxime Lalanne. Exemplaire avec ENVOI du graveur (Maxime) au journaliste Auguste Vitu, au crayon sur le faux-titre. Antoine Lalanne (1799-1883) est un poète et greffier de Bordeaux, il est illustré par son fils Maxime Lalanne (1827-1886), un peintre, graveur et illustrateur français, connu pour ses eaux fortes. Rare exemplaire.
1702 Liège, chez Jean-François Broncard, 1702.
3 volumes in-folio (38,5 x 25,5 cm), veau fauve glacé (reliure de l’époque), dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison en maroquin grenat, roulette dorée sur les coupes et les chasses, tranches rouges, titre en rouge et noir, ex-libris manuscrit rayé sur une garde supérieure, [2]-xlvii-[1]-922 ; [2]-106 [sic 206]-xxvii-207 à 849-[1] ; [2]-502-22-[4]-171-[211]-23-[1] pages (complet). Mors, coins et coiffes restaurés, taches et épidermures sur les plats, feuillets brunis, rousseurs éparses. État correct. Nouvelle édition de la Bible, illustrée d’un frontispice, d’une planche hors-texte et de cinq cartes géographiques. Elle s’inspire des impressions d’Antoine Vitré (1587?-1674), imprimeur parisien, reprenant notamment ses traités de chronologie et de géographie, les sommaires des différents livres bibliques, ainsi que les tables. Présentée sur deux colonnes, cette Bible comprend la traduction française face au texte latin de la Vulgate. Bon exemplaire.
1719 Paris, chez Grégoire Dupuis, 1719.
1 volume in-12 (16 x 10 cm), basane mouchetée (reliure de l’époque), dos à nerfs orné, pièce de titre en maroquin grenat, filet à froid encadrant les plats, roulette dorée sur les coupes et sur les chasses, tranches rouges, lviii-364-[4] pages (complet). Coins et mors frottés, coiffes découvertes, rousseurs éparses. État correct. Édition parue la même année que l’originale au format in-4, mais ici au format in-12, et sans gravure. Antoine Houdar de La Motte (1672-1731) est un écrivain et dramaturge français, célèbre en son temps par ses écrits et conceptions. Il publie ici un recueil de fables fortement inspirés des auteurs antiques, mais aussi de celles de Jean de La Fontaine, parues une trentaine d’années plus tôt. Bon exemplaire.
1777 Paris, chez Bauche, 1777.
4 volumes in-12 (17 x 9,5 cm), veau fauve marbré (reliure de l’époque), dos lisse orné, pièce de titre en maroquin grenat, filet à froid encadrant les plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, lvi-348 ; [4]-346 ; [4]-296 ; [4]-366 pages (complet). Légers frottements aux pièces de tomaison, garde inférieure du tome I déchirée, rousseurs éparses. État très correct tout de même. Nouvelle édition de la traduction française, réalisée par Pierre-Antoine de La Place (1707-1793) et illustrée d’un frontispice et de 15 gravures hors-texte. Il est le premier traducteur de cet ouvrage en 1750, ainsi que des œuvres de Sarah Fielding, sœurs de Henry. Henry Fielding (1707-1754) est un dramaturge, poète, essayiste et romancier anglais. Tom Jones devient très rapidement l'un des plus grands classiques de la littérature anglaise, figurant au sein de la liste de Maugham Somerset des dix plus grands romans. Fielding s'inspire de sa propre vie pour sa rédaction, et inclut notamment des traits de caractère de sa première épouse, Charlotte Craddock, décédée deux ans avant le début de sa rédaction. Agréable exemplaire.
1772 À Amsterdam, chez Marc Michel Rey, 1772.
3 volumes in-12 (16,5 cm x 9,5 cm), basane brune marbrée (reliure de l’époque), dos lisse à motifs dorés, pièce de titre rouge, pièce de tomaison verte, tranches rouges. xxiv-358 ; vii-1 bl.-352 ; vii-1 bl.-361-1 bl. pages (complet). Frottements et épidermures à la reliure, accident à la coiffe de tête du tome III, mors fendu au tome III (1 cm), feuillets légèrement brunis. État très correct tout de même. Nouvelle édition. Nicolas-Antoine Boulanger (ou Boullanger), (1722-1759), est un ingénieur, homme de lettres et philosophe français dont l’œuvre est principalement posthume. Dans son ouvrage L'Antiquité dévoilée, publiée pour la première fois en 1766, Boulanger cherche à expliquer par des symboles astronomiques, mais surtout par la terreur que le Déluge inspira aux hommes, les superstitions et les pratiques religieuses de l'humanité. Agréable exemplaire.
1825 Paris - Leipzig, Bossange Frères, 1825.
1 volume in-8 (20,5 x 13 cm), demi veau framboise (reliure de l’époque), dos à nerfs orné, pièce de titre en veau noir, tranches marbrées, [4]-463-[1] pages (complet). Reliure émoussée, dos légèrement insolé, importantes rousseurs. État correct tout de même. ÉDITION ORIGINALE, illustrée d’un frontispice et comprenant une lettre fac-similée. Le comte Antoine Français, dit Français de Nantes (1756-1836), est un haut fonctionnaire et homme politique français. Il rédige ici un curieux recueil de textes décrivant la société du premier Empire, ses mœurs et ses nouvelles coutumes. Bon exemplaire.
1790 À Strasbourg, chez l’auteur, 1790.
2 volumes in-8 (20 x 12 cm), demi-basane havane à petits coins de vélin blanc (reliure de l’époque), dos lisses ornés en long d’un décor doré à la grotesque, pièce de titre et de tomaison. viii-358 ; 394 pages (complet). Légers frottements aux dos et sur les plats avec petit accident à une coiffe, quelques rousseurs ou salissures éparses, galeries marginales. État très correct. ÉDITION ORIGINALE de ce texte sur la maladie vénérienne, symptômes, traitements… Claude Antoine Lombard (1741-1811), maître en chirurgie de la ville de Dôle, département du Jura, chirurgien major en chef de l'hôpital militaire et auxiliaire de Strasbourg, ancien chirurgien major employé en cette qualité à l'armée des côtes, membre de plusieurs académies. Bon exemplaire.
1859 Paris, chez A. Durand, 1859.
1 volume in-8 (21 x 13,5 cm), demi maroquin bleu (reliure de l’époque), dos à nerfs orné, tranches mouchetées, [6]-392 pages (complet). Quelques fines rousseurs. Bon état. ÉDITION ORIGINALE, truffée de feuillets manuscrits, recensant les différentes éditions des œuvres de Villon. Antoine-François Campaux (1818-1901) est un ancien élève de l’École Normale Supérieure, également pédagogue, historien et écrivain. Il publie ici une biographie de François Villon (1431-mort après 1463), poète français de la fin du Moyen Âge. Il analyse ses plus célèbres œuvres, notamment Le Testament, et étudie également la réception de Villon au cours des siècles suivants, avec par exemple les écrits de Boileau sur l’auteur. PROVENANCE : Bibliothèque de Théophile Gautier, vendue en 1873 (n°121). Agréable exemplaire.
1980 À Seugy, chez Jean Dédicourt, 1980.
2 volumes in-8 (20 cm x 12 cm), maroquin à longs grains violet moderne (reliure pastiche), dos lisse à motifs dorés, roulette dorée en encadrement des plats avec armes dorées au centre, tranches dorées, gardes en moires violet, xii-388 ; [4]-376-38-2 bl.-[1] pages (complet). Très bon état. Reproduction en fac-similé de l’édition de Pillet à Paris en 1816, réimprimée à la demande de Daniel Morcrette, bibliophile parisien. Édition illustrée de 9 planches dépliantes hors-texte placées à la fin des deux volumes. Antoine Beauvilliers,(1754-1817), est un restaurateur français, célèbre pour avoir ouvert le premier véritable grand restaurant à Paris. Il est d’abord chef de cuisine du prince de Condé puis officier de bouche du comte de Provence, le futur Louis XVIII. Beauvilliers ouvre, en 1782, «La Grande Taverne de Londres», rue de Richelieu, à Paris. C’est le premier véritable grand restaurant de Paris, avec des salles décorées, des salons élégants, un service parfait et surtout une cuisine exquise et une cave admirable. Beauvilliers reste pendant plus de vingt ans sans rival auprès de la haute société parisienne. En 1814, il écrit L’art du cuisinier, où il traite de la cuisine, de l’ordonnance des mets et du service. Agréable exemplaire.
Paris, Gallimard, "Bibliothèque illustrée des histoires", 2017, 17 x 22, 500 pages sous percaline éditeur & jaquette illustrée. Ouvrage enrichi de 140 illustrations noir & blanc et en couleurs. "Les chiffonniers de Paris au XIXe siècle : un sujet original et inattendu. Un sujet d'une grande richesse, entre histoire, économie, urbanisme, littérature et art. Morceau de vieux linge, le chiffon sert à la fabrication du papier. Or la demande explose après la révolution industrielle, avec l'essor de l'instruction et l'abondance de la presse. Le chiffonnier est à la fois l'inquiétant rôdeur des nuits de la capitale et l'agent indispensable des progrès de la société. Sa figure hante l'oeuvre des écrivains et des peintres, d'Hugo à Baudelaire et Théophile Gautier, de Daumier à Gavarni. Dans son Tableau de Paris, Louis-Sébastien Mercier repérait en 1781 sa montée en puissance : «Le voyez-vous, cet homme qui, à l'aide de son croc, ramasse ce qu'il trouve dans la fange et le jette dans sa hotte?... Ce vil chiffon est la matière première qui deviendra l'ornement de nos bibliothèques, le trésor précieux de l'esprit humain. Le chiffonnier précède Montesquieu, Buffon et Rousseau». On voit les dimensions que prend le sujet. Antoine Compagnon les explore avec une érudition inépuisable. De l'hygiène des rues de Paris à l'administration des déchets ; de la prostitution, dont le monde recoupe celui des chiffonniers, à leur recrutement et aux mythes qui les entourent. C'est à une plongée toujours surprenante dans le Paris nocturne que nous convie l'auteur, le Paris des bas-fonds et celui de l'imaginaire collectif. Qui croirait que le premier dessin cité dans le Grand dictionnaire universel de Pierre Larousse à l'article «Caricature» montre un chiffonnier? Le crépuscule du chiffonnage parisien date de la fin du Second Empire : on fabrique maintenant le papier avec la fibre de bois et, en 1883, le préfet Eugène Poubelle décrète que les ordures seront déposées dans des récipients, lesquels prendront son nom. Mais le malfaisant marchand d'habits des Enfants du paradis, le film de Carné, suffit à illustrer la survivance du chiffonnier dans les représentations de Paris".
Jaquette griffée.
1818 À Paris, chez l’Auteur, chez Petit, et chez Rondonneau et Decle, 1818.
1 volume in-8 (20,5 cm x 13 cm), demi-chagrin bleu (reliure de l’époque signée C.C.), dos à nerfs orné de fleurons dorés. [6]-424 pages (complet). Légers frottements, rousseurs éparses. Bon état. Seconde édition. Les Familles françaises considérées sous le rapport de leurs prérogatives honorifiques héréditaires, d'abord publié par l’Imprimerie Royale en 1815, aborde l’origine de la noblesse, les différents modes d’anoblissement, la noblesse de cloche, la pairie, les majorats, les ordres militaires etc. Ce type de littérature s’inscrit dans une tradition fort ancienne, où se sont illustrés, par exemple, Gilles-André de La Roque (1598-1686/7), ou Jean Le Laboureur (1633-1675), qui dressaient une savante typologie des familles selon leur ancienneté et leurs charges. Plaisant exemplaire.
1833 Paris, chez Bauche, 1833
4 volumes grand in-8 (23,5 x 15 cm), demi maroquin brun à coins (reliure de l’époque), dos à nerfs joliment orné, double filet doré en bordure, tranche de tête dorée, xv-[1]-376 ; [4]-411-[1] ; [4]-356 ; [4]-444 pages (complet). Infimes frottements aux coins. Bon état. Nouvelle édition de la traduction française, illustrée de 12 gravures hors-texte, présentes en trois états. Henry Fielding (1707-1754) est un dramaturge, poète, essayiste et romancier anglais. Tom Jones devient très rapidement l'un des plus grands classiques de la littérature anglaise, figurant au sein de la liste de Maugham Somerset des dix plus grands romans. Fielding s'inspire de sa propre vie pour sa rédaction, et inclut notamment des traits de caractère de sa première épouse, Charlotte Craddock, décédée deux ans avant le début de sa rédaction. Agréable exemplaire.
1792 À Paris, chez Desenne, 1er janvier 1792.
1 volume in-8 (20 cm x 12 cm), demi-basane noire (reliure postérieure), dos lisse à motifs dorés, passages soulignés. 69-[3] pages (complet). Feuillets ternis. État très correct. ÉDITION ORIGINALE. Poème rédigé en 1785, accompagné de notes instructives sur les travaux champêtres, sur les arts, les lois, les révolutions, la noblesse, le clergé, par Cérutti (1738-1792), homme de lettres et journaliste français d’origine italienne, annonçant la révolution à venir dans cet ouvrage : “La France, depuis deux cents ans, est grosse d’une révolution ; elle accouchera avant la fin du siècle". Agréable exemplaire.
1823-1832 À Paris, chez Mongie Ainé, 1823-1832.
26 volumes in-8 (21 cm x 12,5 cm), demi-veau brun (reliure de l’époque), dos lisse à roulettes dorées, tranches marbrées, xvi-[2]-592 ; [8]-564 ; [8]-660 ; [4]-605-1 bl. ; [8]-582 ; [8]-610 ; [8]-590 ; [8]-583-1 bl. ; [10]-510-28 ; [8]-622 ; [8]-640 ; [8]-651-1 bl. ; [8]-694 ; [8]-696 ; [8]-674 ; [8]-632 ; [8]-626 ; [8]-615-1 bl. ; [8]-600 ; [8]-599-1 bl. ; [8]-599-1 bl. ; [8]-592 ; [8]-613-1 bl. ; x-3-1 bl.-12-7-3-4-12-11-6-4-14-11-16-4-19-1 bl.3-1 bl. : x-4-12-[2-8-4-4-12-11-4-4-14-114-19-1 bl.-3-1 bl.. Manque 4 planches. Rousseurs. Bon état. Première édition de cette encyclopédie de Courtin, illustrée 133 gravures hors-texte, dont une en couleurs. Avocat de formation, Eustache Marie Courtin (1769-1839) traverse la Révolution et l’Empire en occupant diverses fonctions dont celle d’avocat général puis de procureur général à la Cour de Paris. Parallèlement à sa carrière juridique, Courtin s’engage dans une entreprise éditoriale ambitieuse dont il va prendre la direction. S’inspirant des grandes encyclopédies françaises du siècle précédent, son projet consiste à en proposer une version “moderne” et actualisée, afin « que les citoyens industrieux pussent connaître les conquêtes de l’industrie, que la classe studieuse pût apprécier les progrès des connaissances humaines », le tout « à la portée de toutes les fortunes ». L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert est la référence principale que Courtin invoque dans sa préface. Ne voulant pas corriger ou “mutiler” le texte des encyclopédies anciennes ni se contenter de traduire une encyclopédie étrangère récente, le parti qu’il adopte consiste à en rédiger une nouvelle totalement inédite “complètement neuve”. Pour autant l’ouvrage s’inscrit dans la continuité des Lumières et de l’esprit encyclopédiste. Agréable exemplaire.
[Marseille, ca. 1830]. 1830 1 vol. in-4° oblong (383 x 274 mm.) de : 25 aquarelles originales contrecollées (ca. 210 x 295 mm.), légendées au crayon gris. (Légéres taches angulaires dues au collage, coloris trés vifs.) Plein maroquin lie-de-vin 19ème, dos lisse orné dun décor estampé à froid, plats ornés de décor végétal estampé à froid avec une divinité grecque sur un radeau au centre. (Dobson, London). (Quelques unes des aquarelles sont légèrement jaunies, quelques bavures et traces de colle).
Somptueux recueil de 25 aquarelles originales de Mathieu Antoine Roux (1799-1872), reconnu comme le grand peintre de la dynastie Roux, dont les uvres figurent dans les collections des plus grands musées internationaux (Peabody Essex Museum aux Etats-Unis, musée de la Marine à Paris par exemple). Cette célèbre dynastie de peintres de marine français donna ses lettres de noblesse au portrait de navire. Cest au début du 18ème siècle que Joseph Roux lAncien sinstalla à Marseille pour fonder une boutique dhydrographie, à lenseigne « A la boussole couronnée », mais cest son fils, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), qui savisa le premier quon pouvait, avec la même technique et la même imagination, dessiner autre chose que des cartes marines. Des bateaux par exemple. Travaillant jour et nuit à peindre et à dessiner pour le Duc de Choiseul, ministre de la Marine, les plans et les ports de Méditerranée, il nen négligea pas pour autant la vie de famille et fit à sa femme huit enfants, qui naquirent, pour ainsi dire avec une carte marine et un pinceau à la main. Laventure individuelle se transformait en entreprise. Son fils, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835) est connu pour être le créateur du genre du « portrait de navire » français, car auparavant, la peinture de marine consistait essentiellement dans des représentations de grandes scènes de bataille ou de tempêtes, sans que les peintres aient de réelles connaissances en architecture navale, ni le désir de laisser une image dun navire en particulier. Antoine Roux, imprégné dès son enfance de lambiance du port de Marseille et familier des marins, sait parfaitement différencier les différents types de navires. Il reçoit parallèlement une formation poussée en dessin et peinture, formation quil parachèvera en Italie où la famille sexile pendant la Révolution, et où le peintre bénéficie davis précieux sur la technique de laquarelle : « qui lui permirent de conférer à ses tableaux un caractère nettement plus artistique, sans perdre pour autant toute ses qualités de précision. A son retour en France sous le Directoire, il acquiert une renommée importante dans ce genre nouveau quest le « portrait de navire », les commandes affluent venant darmateurs, capitaines français et étrangers et matelots qui souhaitent une représentation de leur navire, le plus souvent dans la rade de Marseille. Lors du blocus de 1806, les corsaires marseillais lui commandent les représentations de leurs exploits, de même que les capitaines américains à loccasion de la guerre anglo-américaine de 1812 (ce qui explique la renommée et la présence de luvre de Roux dans les musées américains, comme ceux de Salem ou de Seaport). Son fils aîné, Mathieu Antoine (1799-1872), à qui lon doit le présent carnet, apprend tout de son père, et leurs styles sont très proches : même qualité de dessin et de colorisation, même soin apporté à la précision de la représentation du navire. On retrouve également dans le luvre du fils, une caractéristique de composition présente dans celle du père : dans un portrait, le navire est représenté sous deux allures, au premier plan par le travers bâbord ou tribord, et au second, navigant au près, selon un cap différent. Cest lui qui reprend la boutique à la mort de son père en 1835, avec son plus jeune frère François Geoffroy, alors que le second des enfants (Frédéric) est parti pour sinstaller plus au Nord. Il jouit dune réputation aussi grande que celle de son père auprès des armateurs et des marins, et ceci se trouve pleinement justifié par le présent carnet qui se compose portraits de différents types de navires, des vaisseaux de 74 canons, un trois ponts, des frégates, brigs ou autres felouques, polacres et pinques de différentes nationalités. On trouve également des représentations de Marseille, sa rade, son port et la canebière. Dautres dessins mettent en scène des pêcheurs et marins de la méditerranée (Grecs, Catalans, Algériens, Majorquin, etc.) ou des paysans de Provence plus à lintérieur des terres. Provenance : Mention dans une ancienne fiche dune lettre manuscrite jointe (aujourdhui absente de lalbum) portant l'en-tête du Musée de la Marine, signée V. Chot, alors directeur dudit musée, et datée du 2 juin 1971, attestant de l'attribution à Antoine Roux : "L'examen de ces originaux m'a convaincu de l'exactitude de l'attribution à Antoine Roux et j'ai eu grand plaisir à étudier ces sujets si variés et si curieux ». Les aquarelles dAntoine Roux de ce format passent régulièrement sur le marché, avec des résultats individuels se situant entre 1 000 et 5 000 . Cependant, un tel album réunissant 25 uvres, avec des sujets aussi variés, est très rare sur le marché. Ensemble dune qualité exceptionnelle et en parfaite condition. Liste des uvres : 1. Vue des trois Isles de la rade. Marseille. 2. Vue de lentrée du port de Marseille prise de dehors. 3. Vaisseau de 74 canons. Au plus prêt. 4. Vue de la rue de la Canebière prise de dessus leau. 5. Frégate au plus prêt. Révolutionnaire. Brig en pane. Satellite. 6. Vaisseau de canons. Visitant ses agrès. [Pavillon anglais]. 7. Vue de la rue de la Canebière. Marseille. 8. Frégates courant vent largue. 9. Pêcheurs catalans parant leur palangres. 10. Canare. Bâtiment de lIsle Mayorque en quarantaine à lentrée du Port de Marseille. 11. Les voiles au sec. Frégate idem. En armement. 12. Algériens et Grecs marins. 13. Bateau de commerce catalan. 14. Bergère et berger de Provence en vue du Fort Notre Dame de la Garde. 15. Pinque savoyard. Bateau pêcheur catalan. Bombarde espagnole. 16. Polacre autrichienne. Pinque savoyard. 17. Pêcheur palangrier provençal. Catane et catalan pêcheur. 18. Felouque courant largue. Goélette américaine. Largue. 19. Paysan de Provence. Pêcheur catalan. 20. Marins de Mayorque et Catalogne. Marin de lisle de Corte. 21. Restaurant dit le Château Vert aux environs de Marseille. 22. Paysans de Provence. 23. Femmes du Dept des Hautes Alpes. Paysan de Provence. 24. [Poste-Service Delyon à Marseille]. 25. Femmes dArles en Provence. Sur le Rhône. 1 vol. 4to oblong (383 x 274 mm.) with : 25 original watercolors (ca. 210 x 295 mm.) pasted down, captioned in gray pencil (slight angular stains due to pasting, very vivid colors). 19th century full wine-leather morocco, smooth spine decorated with cold-stamped decoration, boards decorated with cold-stamped vegetal decoration with a Greek divinity on a raft in the center. (Dobson, London). (Some of the watercolors are slightly yellowed, a few smudges and traces of glue). A sumptuous collection of 25 original watercolors by Mathieu Antoine Roux (1799-1872), recognized as the great painter of the Roux dynasty, whose works can be found in the collections of the greatest international museums (Peabody Essex Museum in the USA, Musée de la Marine in Paris, for example). This famous dynasty of French marine painters gave ship portraits their letters of nobility. It was in the early 18th century that Joseph Roux l'Ancien settled in Marseille to set up a hydrography store, under the sign A la boussole couronnée, but it was his son, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), who first realized that, with the same technique and imagination, it was possible to draw something other than nautical charts. Boats, for example. Working day and night to paint and draw the plans and harbors of the Mediterranean for the Duc de Choiseul, Minister of the Navy, he did not neglect family life, however, and bore his wife eight children, all of whom were born, so to speak, with a nautical chart and a paintbrush in their hands. Individual adventure turned into enterprise. His son, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835), is known as the creator of the French ship portrait genre, as marine painting had previously consisted mainly of depictions of large battle scenes or storms, without any real knowledge of naval architecture or desire to leave an image of a particular ship. Antoine Roux, immersed from childhood in the atmosphere of the port of Marseille and familiar with sailors, knew perfectly well how to differentiate between the different types of ships. At the same time, he received advanced training in drawing and painting, which he completed in Italy, where the family went into exile during the Revolution, and where the painter benefited from invaluable advice on watercolor technique: which enabled him to give his paintings a distinctly more artistic character, without losing any of his precision. On his return to France under the Directoire, he gained considerable renown in this new genre of ship's portrait, with orders pouring in from shipowners, French and foreign captains and sailors who wanted a representation of their ship, usually in the harbor of Marseille. During the blockade of 1806, Marseille privateers commissioned him to depict their exploits, as did American captains during the Anglo-American War of 1812 (which explains the fame and presence of Roux's work in American museums, such as those in Salem and Seaport). His eldest son, Mathieu Antoine (1799-1872), to whom we owe this notebook, learned everything from his father, and their styles are very similar: the same quality of drawing and colorization, the same attention to detail in the depiction of the ship. We also find in the son's work a compositional characteristic present in the father's: in a portrait, the ship is represented in two gaits, in the foreground on the port or starboard beam, and in the background, sailing close-hauled on a different course. After his father's death in 1835, he took over the store with his younger brother François Geoffroy, while the second of the children (Frédéric) moved further north. His reputation among shipowners and sailors was as high as that of his father's, and this is fully justified by the present notebook, which consists of portraits of different types of ships, 74-gun vessels, a three-decker, frigates, brigs and other feluccas, polacres and pinques of various nationalities. There are also depictions of Marseille, its harbor, port and canebière. Other drawings depict fishermen and sailors from the Mediterranean (Greeks, Catalans, Algerians, Majorcan, etc.) or farmers from Provence further inland. Provenance: Mention in an old card of an attached handwritten letter (now missing from the album) on the letterhead of the Musée de la Marine, signed V. Chot, then director of the said museum, dated June 2, 1971, attesting to the attribution to Antoine Roux: Examination of these originals has convinced me of the accuracy of the attribution to Antoine Roux, and I have taken great pleasure in studying these varied and curious subjects. Watercolors by Antoine Roux in this format regularly come to market, with individual results ranging from 1,000 to 5,000. However, such an album of 25 works, with such varied subjects, is very rare on the market. Set of exceptional quality and in perfect condition. List of works : 1. View of the three islands in the harbor. Marseille. 2. View of the entrance to the port of Marseille taken from outside. 3. 74-gun vessel. As close as possible. 4. View of rue de la Canebière from above the water. 5. Frigate in close-up. Revolutionary. Brig en pane. Satellite. 6. Gun ship. Visiting its rigging. [English flag]. 7. View of the rue de la Canebière. Marseille. 8. Frigates running downwind. 9. Catalan fishermen setting their longlines. 10. Canare. Isle Mayorque ship in quarantine at the entrance to the Port of Marseille. 11. Sails dry. Frigate idem. Fitting out. 12. Algerian and Greek sailors. 13. Catalan merchant ship. 14. Shepherdess and shepherd from Provence in view of Fort Notre Dame de la Garde. 15. Savoyard pinque. Catalan fishing boat. Spanish bombard. 16. Austrian polacre. Savoyard pinque. 17. Provençal longline fisherman. Catania and Catalan fisherman. 18. Felucca with wide current. American schooner. Largue. 19. Provence peasant. Catalan fisherman. 20. Sailors from Mayorque and Catalonia. Sailor from the isle of Corte. 21. Restaurant known as the Château Vert near Marseille. 22. Peasants of Provence. 23. Women of the Hautes Alpes Dept. Peasant of Provence. 24. [Poste-Service Delyon in Marseille]. 25. Women of Arles en Provence. On the Rhône.
Phone number : 06 81 35 73 35
[Marseille, ca. 1830]. 1830 1 vol. in-4° oblong (383 x 274 mm.) de : 25 aquarelles originales contrecollées (ca. 210 x 295 mm.), légendées au crayon gris. (Légéres taches angulaires dues au collage, coloris trés vifs.) Plein maroquin lie-de-vin 19ème, dos lisse orné dun décor estampé à froid, plats ornés de décor végétal estampé à froid avec une divinité grecque sur un radeau au centre. (Dobson, London). (Quelques unes des aquarelles sont légèrement jaunies, quelques bavures et traces de colle).
Somptueux recueil de 25 aquarelles originales de Mathieu Antoine Roux (1799-1872), reconnu comme le grand peintre de la dynastie Roux, dont les uvres figurent dans les collections des plus grands musées internationaux (Peabody Essex Museum aux Etats-Unis, musée de la Marine à Paris par exemple). Cette célèbre dynastie de peintres de marine français donna ses lettres de noblesse au portrait de navire. Cest au début du 18ème siècle que Joseph Roux lAncien sinstalla à Marseille pour fonder une boutique dhydrographie, à lenseigne « A la boussole couronnée », mais cest son fils, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), qui savisa le premier quon pouvait, avec la même technique et la même imagination, dessiner autre chose que des cartes marines. Des bateaux par exemple. Travaillant jour et nuit à peindre et à dessiner pour le Duc de Choiseul, ministre de la Marine, les plans et les ports de Méditerranée, il nen négligea pas pour autant la vie de famille et fit à sa femme huit enfants, qui naquirent, pour ainsi dire avec une carte marine et un pinceau à la main. Laventure individuelle se transformait en entreprise. Son fils, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835) est connu pour être le créateur du genre du « portrait de navire » français, car auparavant, la peinture de marine consistait essentiellement dans des représentations de grandes scènes de bataille ou de tempêtes, sans que les peintres aient de réelles connaissances en architecture navale, ni le désir de laisser une image dun navire en particulier. Antoine Roux, imprégné dès son enfance de lambiance du port de Marseille et familier des marins, sait parfaitement différencier les différents types de navires. Il reçoit parallèlement une formation poussée en dessin et peinture, formation quil parachèvera en Italie où la famille sexile pendant la Révolution, et où le peintre bénéficie davis précieux sur la technique de laquarelle : « qui lui permirent de conférer à ses tableaux un caractère nettement plus artistique, sans perdre pour autant toute ses qualités de précision. A son retour en France sous le Directoire, il acquiert une renommée importante dans ce genre nouveau quest le « portrait de navire », les commandes affluent venant darmateurs, capitaines français et étrangers et matelots qui souhaitent une représentation de leur navire, le plus souvent dans la rade de Marseille. Lors du blocus de 1806, les corsaires marseillais lui commandent les représentations de leurs exploits, de même que les capitaines américains à loccasion de la guerre anglo-américaine de 1812 (ce qui explique la renommée et la présence de luvre de Roux dans les musées américains, comme ceux de Salem ou de Seaport). Son fils aîné, Mathieu Antoine (1799-1872), à qui lon doit le présent carnet, apprend tout de son père, et leurs styles sont très proches : même qualité de dessin et de colorisation, même soin apporté à la précision de la représentation du navire. On retrouve également dans le luvre du fils, une caractéristique de composition présente dans celle du père : dans un portrait, le navire est représenté sous deux allures, au premier plan par le travers bâbord ou tribord, et au second, navigant au près, selon un cap différent. Cest lui qui reprend la boutique à la mort de son père en 1835, avec son plus jeune frère François Geoffroy, alors que le second des enfants (Frédéric) est parti pour sinstaller plus au Nord. Il jouit dune réputation aussi grande que celle de son père auprès des armateurs et des marins, et ceci se trouve pleinement justifié par le présent carnet qui se compose portraits de différents types de navires, des vaisseaux de 74 canons, un trois ponts, des frégates, brigs ou autres felouques, polacres et pinques de différentes nationalités. On trouve également des représentations de Marseille, sa rade, son port et la canebière. Dautres dessins mettent en scène des pêcheurs et marins de la méditerranée (Grecs, Catalans, Algériens, Majorquin, etc.) ou des paysans de Provence plus à lintérieur des terres. Provenance : Mention dans une ancienne fiche dune lettre manuscrite jointe (aujourdhui absente de lalbum) portant l'en-tête du Musée de la Marine, signée V. Chot, alors directeur dudit musée, et datée du 2 juin 1971, attestant de l'attribution à Antoine Roux : "L'examen de ces originaux m'a convaincu de l'exactitude de l'attribution à Antoine Roux et j'ai eu grand plaisir à étudier ces sujets si variés et si curieux ». Les aquarelles dAntoine Roux de ce format passent régulièrement sur le marché, avec des résultats individuels se situant entre 1 000 et 5 000 . Cependant, un tel album réunissant 25 uvres, avec des sujets aussi variés, est très rare sur le marché. Ensemble dune qualité exceptionnelle et en parfaite condition. Liste des uvres : 1. Vue des trois Isles de la rade. Marseille. 2. Vue de lentrée du port de Marseille prise de dehors. 3. Vaisseau de 74 canons. Au plus prêt. 4. Vue de la rue de la Canebière prise de dessus leau. 5. Frégate au plus prêt. Révolutionnaire. Brig en pane. Satellite. 6. Vaisseau de canons. Visitant ses agrès. [Pavillon anglais]. 7. Vue de la rue de la Canebière. Marseille. 8. Frégates courant vent largue. 9. Pêcheurs catalans parant leur palangres. 10. Canare. Bâtiment de lIsle Mayorque en quarantaine à lentrée du Port de Marseille. 11. Les voiles au sec. Frégate idem. En armement. 12. Algériens et Grecs marins. 13. Bateau de commerce catalan. 14. Bergère et berger de Provence en vue du Fort Notre Dame de la Garde. 15. Pinque savoyard. Bateau pêcheur catalan. Bombarde espagnole. 16. Polacre autrichienne. Pinque savoyard. 17. Pêcheur palangrier provençal. Catane et catalan pêcheur. 18. Felouque courant largue. Goélette américaine. Largue. 19. Paysan de Provence. Pêcheur catalan. 20. Marins de Mayorque et Catalogne. Marin de lisle de Corte. 21. Restaurant dit le Château Vert aux environs de Marseille. 22. Paysans de Provence. 23. Femmes du Dept des Hautes Alpes. Paysan de Provence. 24. [Poste-Service Delyon à Marseille]. 25. Femmes dArles en Provence. Sur le Rhône. 1 vol. 4to oblong (383 x 274 mm.) with : 25 original watercolors (ca. 210 x 295 mm.) pasted down, captioned in gray pencil (slight angular stains due to pasting, very vivid colors). 19th century full wine-leather morocco, smooth spine decorated with cold-stamped decoration, boards decorated with cold-stamped vegetal decoration with a Greek divinity on a raft in the center. (Dobson, London). (Some of the watercolors are slightly yellowed, a few smudges and traces of glue). A sumptuous collection of 25 original watercolors by Mathieu Antoine Roux (1799-1872), recognized as the great painter of the Roux dynasty, whose works can be found in the collections of the greatest international museums (Peabody Essex Museum in the USA, Musée de la Marine in Paris, for example). This famous dynasty of French marine painters gave ship portraits their letters of nobility. It was in the early 18th century that Joseph Roux l'Ancien settled in Marseille to set up a hydrography store, under the sign A la boussole couronnée, but it was his son, Joseph Roux le Jeune (1725-1793), who first realized that, with the same technique and imagination, it was possible to draw something other than nautical charts. Boats, for example. Working day and night to paint and draw the plans and harbors of the Mediterranean for the Duc de Choiseul, Minister of the Navy, he did not neglect family life, however, and bore his wife eight children, all of whom were born, so to speak, with a nautical chart and a paintbrush in their hands. Individual adventure turned into enterprise. His son, Ange-Joseph Antoine Roux (1765-1835), is known as the creator of the French ship portrait genre, as marine painting had previously consisted mainly of depictions of large battle scenes or storms, without any real knowledge of naval architecture or desire to leave an image of a particular ship. Antoine Roux, immersed from childhood in the atmosphere of the port of Marseille and familiar with sailors, knew perfectly well how to differentiate between the different types of ships. At the same time, he received advanced training in drawing and painting, which he completed in Italy, where the family went into exile during the Revolution, and where the painter benefited from invaluable advice on watercolor technique: which enabled him to give his paintings a distinctly more artistic character, without losing any of his precision. On his return to France under the Directoire, he gained considerable renown in this new genre of ship's portrait, with orders pouring in from shipowners, French and foreign captains and sailors who wanted a representation of their ship, usually in the harbor of Marseille. During the blockade of 1806, Marseille privateers commissioned him to depict their exploits, as did American captains during the Anglo-American War of 1812 (which explains the fame and presence of Roux's work in American museums, such as those in Salem and Seaport). His eldest son, Mathieu Antoine (1799-1872), to whom we owe this notebook, learned everything from his father, and their styles are very similar: the same quality of drawing and colorization, the same attention to detail in the depiction of the ship. We also find in the son's work a compositional characteristic present in the father's: in a portrait, the ship is represented in two gaits, in the foreground on the port or starboard beam, and in the background, sailing close-hauled on a different course. After his father's death in 1835, he took over the store with his younger brother François Geoffroy, while the second of the children (Frédéric) moved further north. His reputation among shipowners and sailors was as high as that of his father's, and this is fully justified by the present notebook, which consists of portraits of different types of ships, 74-gun vessels, a three-decker, frigates, brigs and other feluccas, polacres and pinques of various nationalities. There are also depictions of Marseille, its harbor, port and canebière. Other drawings depict fishermen and sailors from the Mediterranean (Greeks, Catalans, Algerians, Majorcan, etc.) or farmers from Provence further inland. Provenance: Mention in an old card of an attached handwritten letter (now missing from the album) on the letterhead of the Musée de la Marine, signed V. Chot, then director of the said museum, dated June 2, 1971, attesting to the attribution to Antoine Roux: Examination of these originals has convinced me of the accuracy of the attribution to Antoine Roux, and I have taken great pleasure in studying these varied and curious subjects. Watercolors by Antoine Roux in this format regularly come to market, with individual results ranging from 1,000 to 5,000. However, such an album of 25 works, with such varied subjects, is very rare on the market. Set of exceptional quality and in perfect condition. List of works : 1. View of the three islands in the harbor. Marseille. 2. View of the entrance to the port of Marseille taken from outside. 3. 74-gun vessel. As close as possible. 4. View of rue de la Canebière from above the water. 5. Frigate in close-up. Revolutionary. Brig en pane. Satellite. 6. Gun ship. Visiting its rigging. [English flag]. 7. View of the rue de la Canebière. Marseille. 8. Frigates running downwind. 9. Catalan fishermen setting their longlines. 10. Canare. Isle Mayorque ship in quarantine at the entrance to the Port of Marseille. 11. Sails dry. Frigate idem. Fitting out. 12. Algerian and Greek sailors. 13. Catalan merchant ship. 14. Shepherdess and shepherd from Provence in view of Fort Notre Dame de la Garde. 15. Savoyard pinque. Catalan fishing boat. Spanish bombard. 16. Austrian polacre. Savoyard pinque. 17. Provençal longline fisherman. Catania and Catalan fisherman. 18. Felucca with wide current. American schooner. Largue. 19. Provence peasant. Catalan fisherman. 20. Sailors from Mayorque and Catalonia. Sailor from the isle of Corte. 21. Restaurant known as the Château Vert near Marseille. 22. Peasants of Provence. 23. Women of the Hautes Alpes Dept. Peasant of Provence. 24. [Poste-Service Delyon in Marseille]. 25. Women of Arles en Provence. On the Rhône.
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Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. In-8 de 22 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Deuxième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 39 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. Troisième promenade de Critès au sallon. Londres, Paris, Hardouin et Gattey, chez les Marchands de nouveautés, 1785. 60 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. L'âne promeneur, ou Critès promené par son âne ; Chef-d'oeuvre pour servir d'Apologie au goût, aux mœurs, à l'esprit, et aux découvertes du siècle. Première édition revue, corrigée, et précédée d'une préface à la mosaïque, dans le plus nouveau goût. Pampelune, chez Démocrite, imprimeur-libraire de son Allégresse Sereinissime Falot Momus, au Grelot de la Folie, et Paris, chez l'auteur, Mde. veuve Duchesne, Hardouin et Gatey, Voland, Royez, Versailles, chez l'auteur et aux quatre coins du monde, 1786. (2)-302-(2) pp. [GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micille, ou aventures de Critès au Sallon, Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Premiere journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 46 pp.[GORSAS (Antoine-Joseph)]. La Plume du coq de Micylle, ou aventures de Critès au Sallon , Pour servir de suite aux Promenades de 1785. Seconde journée. Londres, Paris, Hardouin & Gattey, 1787. 39 pp.6 pièces reliées en 1 vol. in-8, basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin vert (reliure de l'époque).
Recueil très rare de l'ensemble des pièces en édition originale consacrées au Salon de 1785 sous le pseudonyme de Critès par Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) dont l’Âne promeneur illustré du portrait de l'auteur dans le texte (page 277) : « L’Âne promeneur, ou Critès promené par son âne d’Antoine-Joseph Gorsas, imprimé semi clandestinement en 1786, flétrit sans retenue par l’entremise de l’insolent Critès et de son âne ratiocineur, les mœurs, les lubies et « l’ingoût » de ce « siècle des singularités », réservant à Beaumarchais un traitement particulièrement ravageur. Un joyau de fronde littéraire publié trois ans avant le grand chambardement de 1789 qui fera de son auteur un journaliste reconnu puis une des premières victimes de la Terreur » (Philippe Hoyau). Les trois Promenades de Critès publiées un an auparavant (1785) furent suivies deux ans plus tard par la Plume du coq de Micille « superbe compte rendu publié en 1787, salué pour son originalité [dans lequel] Critès qui avoue d'emblée son naturel « curieux, bavard, indiscret et médisant » se rend au Salon muni d'une plume qui lui donne le pouvoir d'apparaître ou de disparaître à sa guise. En note, Gorsas reconnaît sa dette à l'égard de Lucien et du dialogue qu'il « fait faire entre Micille et ce coq », « un badinage vif et léger, sous lequel l'auteur déguise la morale la plus pure, et donne les leçons les plus sérieuses » [Ferran Florence. Mettre les rieurs de son côté : un enjeu des salons de peinture dans la seconde moitié du siècle. In: Dix-huitième Siècle, n°32, 2000. pp. 181-196].Antoine-Joseph Gorsas (1751-1793) imprimeur-libraire, était l'auteur de nombreux pamhlets avant la Révolution dont celui dirigé contre Loménie de Brienne en 1788 le conduisit à la prison de Bicêtre. En 1789, il fonda le Courrier de Paris devenu Courrier des (83) départemens (1790-1793) et rédigea plusieurs périodiques dont Le Courrier de Versailles à Paris et de Paris à Versailles. Député à la Convention proche des Girondins, son imprimerie fut saccagée le 9 mars 1793. Condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire, il fut exécuté à Paris le 7 octobre suivant. Monogramme en clé de sol (G?) sur le titre de la Deuxième promenade et correction manuscrite en marge de la page 13. Discrètes restaurations. Très bon exemplaire.Quérard III, 411 ; Sgard, Journalistes, n°350 ; McWilliam, A Bibliography of Salon criticism in Paris from the «Ancien Régime» to the Restoration, 1699-1827, (1991), n°399-440 ; Collection Deloynes, 333-334-335, 382-383.
Londres, Paris Barrois - Desenne 0 fort in-8 Reliure d'époque
5 textes reliés en un volume: [MIGNONNEAU]. Considérations intéressantes sur les affaires présentes. Londres, Paris, Chez Barrois, 1788. Seconde édition augmentée. 207 pp. --- [CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim)]. Exhortation a la Concorde envoyée aux Etats-Généraux sous le nom du Roi. S.l., s.n., 1789. 78 pp. --- CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Vues générales sur la constitution françoise ou exposé des droits de l'Homme dans l'ordre naturel, social & monarchique. Paris, Desenne, 1789. 165 pp. --- CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim). Harangue de la nation à tous les citoyens sur la nécessité des contributions patriotiques. Paris, Desenne, 1789. 74 pp. --- [CERUTTI (Joseph-Antoine-Joachim)]. Correspondance entre M. C*** et le comte de Mirabeau, sur le rapport de M. Necker, et sur l'arrêt du conseil du 29 décembres, qui continue pour six mois, force de monnoie au papier de la caisse-d'escompte. S.l., s.n., 1789. 60 pp. >> Relié à l'époque: plein vélin tenité vert, pièce de titre avec lettre or au dos, tranches rouges. Très bon 0
Antoine-Laurent DE LAVOISIER - Louis-Bernard GUYTON DE MORVEAU - Gaspard MONGE
Reference : 90025
(1789)
Rue et Hôtel Serpente | Paris 1789-1792 | 12.8 x 19.6 cm | Relié
Édition originale, très recherchée au XIXe siècle, de 14 tomes des 15 premiers volumes, publiés entre 1789 et 1792, de la première série du célèbre périodique scientifique français Annales de chimie.Volume 10 manquant. Reliures d'époque en pleine basane brune, dos lisses à filets dorés, pièces de titre et de tomaison respectivement en veau brun et vert, filet estampé à froid en encadrement des plats, toutes tranches mouchetées de rouge, ex-libris sur tous les tomes au premier contreplat de P. H. Chavoix. La tomaison des volumes 1 et 11 sont indiquées en chiffre romain et non en chiffre arabe comme les autres volumes. Pour l'ensemble, anciennes et discrètes restaurations, coins émoussés, rares rousseurs, quelques brunissures, quelques trous de vers dans les reliures sans atteinte aux feuillets. Coiffes arasées sur les volumes 7, 13, 14 et 15. La première série complète des Annales de chimie, parue entre 1789 et 1815, compte au total 96 volumes. De 1793 à 1797, la publication fut suspendue suite à l'arrestation d'Antoine Lavoisier, trésorier et « véritable directeur » de la revue selon Édouard Grimaux. La tête de collection proposée ici contient presque exclusivement tous les ouvrages réalisés sous la direction et avec la contribution des chimistes Antoine de Lavoisier et du baron Philippe Frédéric de Dietrich. Tous deux seront guillotinés, respectivement en 1794 et 1793, pendant La Terreur. Cet ensemble est également illustré de 12 planches scientifiques, dont deux du graveur Sellier, ainsi que d'une carte du comté de Bigorre. L'essentiel des articles et des mémoires sont en édition originale, et sont l'uvre d'illustres chimistes et physiciens, français et étrangers, ayant contribué à diffuser la nouvelle chimie : (par ordre d'apparition) Louis-Bernard Guyton de Morveau, Antoine de Lavoisier, Gaspard Monge, Claude-Louis Berthollet, Anne-François Fourcroy, Philippe-Frédéric de Dietrich, Jean Henri Hassenfratz, Pierre-Auguste Adet, Jean-Antoine Chaptal, Martin Heinrich Klaproth, Johann Georg Albrecht Höpfner, Christoph Girtanner, Johann Christian Wiegleb, Jacques-Anselme Dorthes, Johann Friedrich Westrumb, Armand Seguin, Henry Cavendish, William Austin, Martin van Marum, l'abbé René Just Haüy, Peter Jacob Hjelm, Jan Ingenhousz, Isaac Milner, Johan Gadolin, James Watt, Lorenz Florenz Friedrich von Crell, Charles Blagden, Jean Senebier, Jean d'Arcet, William Higgins, Nicolas-Louis Vauquelin, Nicolas Joseph Thiéry de Ménonville, Dom Michel Rubin de Celis, Jacques Louis Schurer, Augustin-François de Silvestre, l'abbé Claude Chappe, Antoine Augustin Parmentier, Nicolas Deyeux, Bertrand Pelletier, Charles-Augustin Coulomb, Joseph Priestley, Richard Kirwan, Jean André de Luc, Jean-François Clouet, chevalier Marsilio Landriani, Jean-Noël Hallé, François Pierre Nicolas Gillet de Laumont, Georges-Charles Bartholdi, Alexandre Brongniart, Jean-Michel Haussmann, Henri Reboul, François René Curaudau, Thomas Henry, Jean-Anthyme Margueron, Nicolas Leblanc, Johann Rudolph Deiman, Pieter Nieuwland, Pierre de Ribaucourt, Pissis fils, Jean-Baptiste Van Mons ou encore Louis François Antoine Arbogast. En 1816, Annales de chimie sera rebaptisé Annales de chimie et de physique. Puis en 1913, la revue sera divisée en deux publications distinctes,Annales de chimie et Annales de physique. Les titres ont connu d'autres modifications jusqu'à aujourd'hui. Collection de 14 volumes de tête du prestigieux périodique scientifique français,Annales de chimie, renfermant de nombreux mémoires et articles, la plupart en édition originale, publiés sous la direction de secrétaires de rédaction éminents : Antoine de Lavoisier, Louis-Bernard Guyton de Morveau, Gaspard Monge, Claude-Louis Berthollet, Anne-François Fourcroy, Philippe-Frédéric de Dietrich, Jean Henri Hassenfratz et Pierre-Auguste Adet. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Phone number : 01 56 08 08 85
Beyrouth, Éditions Ad-Daïrat, 1983, in-8°, 216 pp, annexes, biblio, broché, couv. illustrée, très bon état, envoi a.s. signé des 2 auteurs et carte de visite d'Antoine Basbous
"Le livre d’Annie Laurent et Antoine Basbous a le mérite de la franchise. Mérite qui n’est pas si courant, tant la complexité des affaires libanaises se prête aux présentations orientées, aux omissions, aux intentions perverses : c’est la guerre. Il a aussi le mérite de la clarté : les malheurs du Liban sont le fait de son voisinage. C’est, au demeurant, dans le cadre d’une recherche sur le « voisinage inégal » dans les relations internationales que les auteurs l’ont écrit, et c’est d’abord la Syrie qui était, pour eux, le grand fauve. L’offensive israélienne Paix en Galilée, à l’été 1982, les a ensuite amenés à souligner la symétrie des visées des deux écrasants voisins et à présenter le Liban comme une proie pour ces deux lions. Syrie et Israël dans le même sac, voilà, en dépit de la vérité objective de la thèse, qui ne plairait pas à tout le monde, fort peu aux « arabistes » et pas du tout au « lion » Assad. (...) La démocratie libanaise, disent fort bien nos auteurs, est un « code de tolérance entre 17 communautés religieuses et minorités ethniques ». S’il n’est pas étonnant que les Syriens aient toujours su trouver, dans ce foisonnement, des alliés, les brusques renversements des alliances déroutent l’observateur. Mais ces subtilités orientales ne sauraient faire oublier à l’Occident le fait incontournable : l’existence, autour du Mont-Liban, d’une communauté chrétienne autonome. La pérennité de cette situation, unique en pays d’Islam, doit beaucoup à la protection fraternelle de la France, sans cesse renouvelée depuis Saint-Louis et dont l’épisode le plus précis est l’expédition de 1860. Hélas ! Charles de Gaulle fut le dernier « souverain » français à accepter sans réticences ce noble héritage. Il a laissé la place – et toute l’amertume des chrétiens libanais se retrouve sous la plume des auteurs – aux technocrates et aux économistes, tenants d’une politique tour à tour pro-israélienne et pro-arabe. L’ultime déception est « le revirement spectaculaire de la politique du gouvernement français à partir de juin 1982 ». L’option idéologique du soutien à l’OLP, choisie tant par le parti socialiste que par le Quai d’Orsay, est douloureusement ressentie par les « libanistes », réduits à se tourner vers l’Amérique : « Il est donc permis de penser que le futur Liban – échaudé par l’attitude française – ne considérera plus la France comme son partenaire prioritaire et privilégié ». Annie Laurent et Antoine Basbous formulent en conclusion 3 hypothèses : tutelle israélienne, neutralité, balkanisation. Trois hypothèses pessimistes, on le voit, mais heureusement incertaines." (Claude Le Borgne, Revue Défense Nationale, 1983) — "Voilà un pays, le Liban, qui n'a jamais fait de mal à ses voisins, qui a le régime politique le plus libéral du monde arabe, qui a accueilli des réfugiés d'une dizaine d'origines. En échange de son innocuité, de sa générosité, depuis bientôt dix ans il est labouré, cisaillé, voire nié par ceux qui en bonne logique auraient intérêt à sauvegarder ce havre. Deux jeunes chercheurs, une Française, Annie Laurent, et un Libanais, Antoine Basbous, se sont retrouvés sur une idée commune : cette entité qui, sans être parfaite, a pu donner des leçons de démocratie et de tolérance à tout son entourage régional, mérite de se reconstituer et de durer. Aussi ont-ils dédié leur travail à ce "Liban auquel ils croient". La difficulté était de faire coexister deux ingrédients détonants : le cœur et la science politique. Ils n'y sont pas trop mal parvenus. Et après tout il n'est pas interdit d'aimer et de vouloir voir revivre cette minuscule nation de plus de trois millions d'habitants accrochant ses dix-sept confessions et ses quatre-vingts partis sur dix mille kilomètres carrés d'une rocaille conquise vingt fois, des pharaons à Tsahal en passant par les Arabes et les Français. Il n'est pas interdit de penser, non plus, que, sans la communauté maronite, à laquelle appartient Antoine Basbous, il n'y aurait pas eu de résistance libanaise digne de ce nom aux empiètements palestiniens ou aux faits accomplis syriens. Les auteurs ont le non-conformisme de penser que le nationalisme libanais, le "libanisme", développé autour du noyau maronite, donnerait aussi du fil à retordre au dernier en date des envahisseurs : l'Israélien – si celui-ci s'éternisait au Liban. C'est pour cela qu'ils ont mis comme sous-titre à leur ouvrage : "Le Liban entre le lion de Juda et le lion de Syrie". Le nom du dictateur syrien, El Assad, signifie "le lion" et Sadate l'avait surnommé ironiquement "le Lion de la Grande Syrie". Pour Damas tout est dans ces deux derniers mots, au mépris de la farouche tradition d'indépendance que les maronites opposèrent pourtant aux colonisateurs musulmans dès le septième siècle. Annie Laurent et Antoine Basbous illustrent avec force citations, entretiens et documents l'obsession unioniste de la Syrie. Un "État druze" ? L'invasion israélienne, qui a privé les Palestiniens de leur domaine sud-libanais, a réduit l'influence syrienne mais elle a aussi ajouté un occupant. Un occupant qui, on ne l'a pas assez souligné, n'a pas été au début accueilli comme tel par d'autres communautés, non chrétiennes, ainsi les musulmans chiites ou druzes. L'idée d'un "État druze" au Liban, naturellement sous "protection" israélienne, reste dans l'air malgré l'opposition du principal chef druze libanais Walid Joumblatt. Dans ce jeu, les grandes puissances essaient de placer leurs pions. Si les auteurs négligent trop les ambitions soviétiques et font exagérément confiance aux Américains pour remettre en selle le Liban, ils se livrent en revanche à une analyse qui ne néglige aucun détail des positions françaises, du général de Gaulle à M. François Mitterrand. Après avoir trouvé des similitudes entre l'attitude des deux hommes d'État, fondée sur le respect de l'intégrité libanaise, Annie Laurent et Antoine Basbous constatent une "déviation" en faveur des Palestiniens, due sans doute à l'influence du Quai d'Orsay, très peu libanophile sous M. Claude Cheysson. Nos deux jeunes chercheurs estiment que l'attitude passée de Paris se répercutera longtemps encore sur les intérêts français au Liban, notamment dans le domaine culturel. L'enjeu, là, n'est plus entre les deux lions voisins, mais entre le coq gaulois et l'Oncle Sam." (J.-P. Péroncel-Hugoz, Le Monde, 1983) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
[Par Thibaud Ancelin, Chez Pierre Petit-Pas] - ARNAULD, Antoine ; LA MARTELIERE, Pierre de ; LOISEL, Antoine ; BOUTILLIER, Denis ; TALLON, Omer
Reference : 65724
(1594)
1 vol. petit in-4 (161 x 105 mm. en marges) reliure de l'époque pleine basane marron, dos à 5 nerfs orné : Plaidoyé de M. Antoine Arnauld advocat en Parlement, et cy devant Conseiller & Procureur general de la defuncte Roine mère des Roys : pour l'Université de Paris demanderesse, contre les Iesuites defendeurs, des 12 &13 Juillet 1594, Par Thibaud Ancelin, A Lyon, 1594, 58 folios [ Suivi de : ] Plaidoyé de Me Pierre de La Marteliere, Advocat en la Cour, fait en Parlement, assisté de Mes Antoine Loisel, Denis Boutillier, Omer Tallon anciens Advocats, les grand Chambre, Tournelle, & de l'Edict assemblées les dix-septiesme & dix-neuviesme Decembre, mil six cens unze, Pour le recteur et Université de Paris, deffendeurs & opposans. Contre les Jésuites Demandeurs, & requerans l'entherinement des lettres patentes par eux oobtenuës, de pouvoir lire & enseigner en ladite Université, Chez Pierre Petit-Pas, A Paris, 1612, 2 ff., 90 pp. et 1 f. n. ch. [ Suivi de : ] Le Franc et Véritable discours au Roy, sur le restablissement qui lui est demandé pour les Jésuites, s.n., s.l.n.d., 123 pp.
Rare réunion de ces trois pièces importantes pour l'histoire des querelles opposant le Parlement de Paris et la Compagnie de Jésus. Père du Grand Arnauld, Antoine Arnauld (1560-1619) est l'auteur du premier et du troisième titre de ce recueil. Le "Plaidoyé de Me Pierre de La Marteliere" est bien complet, le dernier feuillet M2 ("Arrest intervenu sur la Plaidoirie") faisant suite aux pages 89-90 (feuillet M). Etat très satisfaisant (mouill. dans le premier titre avec petites restaurations au f. de titre, petit mq. en coiffe sup., bon état par ailleurs).
Édition originale des œuvres en rimes, des jeux et des passe-temps de Baïf et première originale collective de l’ensemble de son œuvre. A Paris Pour Lucas Breyer Marchant libraire, 1573. Avec privilège du Roy. In-8. Les Amours de Ian Antoine de Baif. A Monseigneur le duc d’Anjou fils et frere de Roy. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. In-8. Les Jeux. De Ian Antoine de Baïf. A Monseigneur le duc d’Alençon. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. Avec privilège du Roy. In-8. Les Passe-temps de Ian Antoine de Baïf. A Monseigneur le Grand Prieur. A Paris, Pour Lucien Breyer, 1573. Avec privilège du Roi. In-8. Ensemble 4 volumes in-8. Maroquin bleu orné d’un médaillon fleuri au centre des plats, dos à nerfs ornés d’un fleuron répété, large dentelle intérieure, double filet sur les coupes, tranches dorées sur marbrure. Trautz‑Bauzonnet. 162 x 98 mm.
Édition originale des œuvres en rimes, des jeux et des passe-temps de Baïf et première originale collective de l’ensemble de son œuvre. Baïf fut choisi par Ronsard parmi les six meilleurs poètes de la célèbre « Brigade » pour constituer la Pléiade. « Ces poésies sont fort recherchées et ne se trouvent pas facilement complètes » notait déjà Brunet en 1863. D’origine angevine, né en 1532 à Venise où son père était ambassadeur, Jean-Antoine de Baïf suivit les leçons de Dorat avec Ronsard. Après avoir chanté l’amour en pur pétrarquiste, il le rencontra à Poitiers et le célébra avec ferveur dans les Amours de Francine (1555). Il fonda en 1570 une académie de musique et de poésie et imagina alors de faciliter la collaboration entre poètes et musiciens en adoptant la métrique gréco-latine, comme dans ces vers légers : Amour, amiables fillettes, Amour à la pénible chasse Ne se trouve point au marché Ne s’attrape pas à quester, Pour qui le voudroit acheter : Toyles ny rez rien ne lui font : - Aimer il faut pour estre aymé. - Aymer il faut pour estre aymé Mises en musique, les Chansonnettes mesurées charmèrent la cour et la ville. Mais le meilleur de Baïf est dans son adaptation des Psaumes et dans certains sonnets des Amours de Francine. « N’y m’esloigner du long des plus lointains rivages, Ny par les monts déserts, tout seulet, m’escarter, Ny dans les bois obscurs tout le jour m’arrester, Ny entrer dans le creux des antres plus sauvages, Ne m’ostent tant à moy, que de toy mille images Ne viennent à mes yeux par tout se présenter, Où que je sois caché, me venant tourmenter, Navrans mes yeux de peur, mon cuer de mille outrages. Si l’œil se jette en l’eau dedans l’eau je te voy ; Tout arbre par le bois me semble que c’est toy, Dans les antres, au mont, me recourt ton image. Or il faut bien qu’Amour soit aislé comme on bruit, Quand par tout où je fuy, léger, il me poursuit, Toujours devant mes yeux remettant ton visage. » L'œuvre de Baïf se distingue par son abondance, sa variété, et son caractère expérimental souvent audacieux. Esprit éclectique, « inventif et laborieux » selon ses propres termes, ce poète humaniste a passé sa vie à étudier et à écrire, et s'est essayé à tous les genres et à tous les styles avec une inégale persévérance : sonnet et chanson pétrarquiste, mignardise anacréontique, épigramme facétieuse et gauloise, narration mythologique, tragédie, comédie, églogue satire morale ou politique, poésie gnomique à base de proverbes et de sentences versifiées, fable ésopique, lyrisme religieux... Sa réputation d'érudition, d'abord flatteuse, semble ensuite s'être retournée contre lui, quand la postérité s'est plu à faire du « docte, doctieur et doctime Baïf » célébré par Du Bellay une caricature du pédant, lui reprochant son « érudition effréné e» (Chamard). Parce qu'il a beaucoup traduit et paraphrasé, en français et en latin, en prose et surtout en vers, rimés ou mesurés, parce qu'il a considéré la poésie comme un art de la mémoire et de la réécriture, « déversant dans ses œuvres, par imitation volontaire ou par simple réminiscence, tous les souvenirs de son humanisme » (Chamard), on a parfois douté de l'originalité de son talent. Il est juste de souligner sa parenté avec les poètes alexandrins de l'Antiquité, auxquels Dorat l'avait initié. Sa prédilection pour la mythologie et pour un certain réalisme rustique, ses procédés de composition maniéristes, son goût du mot populaire ou archaïque, ses recherches rythmiques sont autant de traits qui l'apparentent aux poètes des Ptolémées. Mais on retient surtout l'audace de ses recherches formelles et l'importance de sa contribution au renouveau musical de son temps. Après avoir expérimenté dans ses vers rimés nombre de combinaisons rythmiques inédites, cet esprit sociable, actif, curieux et entreprenant a orchestré au sein de son Académie une véritable métamorphose de la musique vocale. Peut-être trop dispersé dans ses intérêts, sans doute n'a-t-il jamais produit de véritable chef-d’œuvre ; son œuvre immense n'en incarne pas moins les hautes ambitions morales, intellectuelles et artistiques de la Pléiade. La recherche actuelle tend à lui restituer un rôle de premier plan dans le renouveau esthétique issu de l'humanisme. Rarissime première édition collective, en très grande partie originale, l’une des plus recherchées de la pléiade. Superbe impression homogène pour les quatre volumes, en caractères fins italiques. Les bois typographiques sont également utilisés de manière harmonieuse au travers des volumes. Elle réunit : - Les Amours. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. (8) ff. et 232 ff. En partie originale. Contient 6 poèmes d'Etienne de la Boetie. - Les Jeux. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1572. (4) ff. et 232 ff., le dernier chiffré par erreur 230. La date du titre, comme souvent, a été modifiée par l’adjonction manuscrite d'un I au chiffre mdlxxii. Edition originale. - Œuvres en Rime. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1573. (10) ff. et 272 ff. Bien complet de l'extrait du privilège, et du rarissime feuillet a10, blanc avec fleuron typographique. En grande partie originale. - Les Passetems. A Paris, Pour Lucas Breyer, 1573. (4) ff. et 128 ff. chiffrés par erreur 126. Edition Originale. Tchemerzine, pp. 268-279 ; Jean Vignes, « Henri III et Jean-Antoine de Baïf, mécénat rêvé, mécénat réel », in Henri III mécène des arts, des sciences et des lettres, 2006, pp. 144 et suiv. Superbe exemplaire à très belles marges (hauteur 162 mm contre 157 mm pour l’exemplaire relié par Lortic vendu 245 000 FF (37 000 €) le 17 mai 1991, il y a 29 ans et 156 mm pour l’exemplaire H. Drury vendu 45 000 € le 15 décembre 2006, il y a 14 ans). Brunet souligne que ces quatre volumes sont très recherchés et ne se rencontrent pas facilement réunis et Deschamps, dans le supplément à Brunet, cite deux exemplaires en 4 volumes en reliure identique à celui-ci au prix de 1 500 F Or (en 1873) et 1 640 F Or (en 1876) sachant qu’un livre de bibliophilie pouvait alors s’acquérir à compter de 10 F Or. Des bibliothèques Robert Hoe et John Whipple Frothingham avec ex-libris.
VIEILLES MAISONS FRANCAISES. FEV 1996. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 129 pages. Nombreuses photos en couleur et noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 720-Architecture
Sommaire : EDITORIAL,par Georges Poisson.AVANT-PROPOS,par René Gachet.DEMEURES ARISTOCRATIQUESLES RÉSIDENCES DU POUVOIR,par Séverine Drigeard et Antoine Le Bas.LE PAVILLON DE MUSIQUE DE MESDAMES À BELLEVUE,par Daniel Soreau.LE FABULEUX DOMAINE DE SAINT-CLOUD,par Séverine Drigeard.MALMAISON EN ÉVOLUTION,par Bernard Chevallier.LE CHÂTEAU DE LA PETITE-MALMAISON,par Stefan Czamecki.DEMEURES DES CHAMPS,par Séverine Drigeard et Antoine Le Bas.LA GRANDE PERSPECTIVE DE MEUDON, par Georges Poisson.LE DOMAINE DE SCEAUX,par Jean-Georges Lavit.DOMAINES DE CHARMEMETTRE LA VILLE À LA CAMPAGNE,par Antoine Le Bas.L'HÔTEL DE GUINES,par le Dr Henri de Frémont.BÂTIR À BOULOGNE DANS LES ANNÉES TRENTE,par Emmanuel Bréon.CHATEAUBRIAND À LA VALLÉE-AUX-LOUPS,par Jean-Paul Clément.LE MUSÉE ALBERT-KAHN,par Jeanne Beausoleil.CÔTÉ JARDINS,par Sophie Cueille, Gabrielle Joudiou et Laurent Michel.LOISIRSESPACE DE LOISIRS,par Antoine Le Bas.INDUSTRIELPREMIERS TRANSPORTS,par Hélène Jantzen.L'INDUSTRIE DU LUXE,par Hélène Jantzen.LES LABORATOIRES DEBAT,par le Dr Jacques Débat.LES CARRIÈRES DE MEUDON,par Élie Gossé.PORCELAINES D'ART,par la manufacture nationale de Sèvres.LE MUSÉE NATIONAL DE CÉRAMIQUE À SEVRES,par Antoinette Hallé.RELIGIEUXUNE TERRE DE MISSION,par Antoine Le Bas.L'ESSOR DU MONDE URBAIN,par Antoine Le Bas.LE RÔLE DU CONSEIL D'ARCHITECTURE, D'URBANISME ET DE L'ENVIRONNEMENT,par Roger Prévôt.L'ÎLE SEGUIN, LA SEINE ET SES COTEAUX,par Daniel Soreau.PROTÉGER LES MONUMENTS HISTORIQUES,par Jean-Yves Le Corre.TOURISMELE HANGAR Y,par Georges Poisson.CARTELE MUSÉE DES ANNÉES 30, par Emmanuel Bréon.LE MUSÉE HISTORIQUEDU DOMAINE NATIONAL DE SAINT-CLOUD,par Odile Schmitz.LA VIE EXEMPLAIRE D'ALEXANDRE LENOIR,par Pierre de Lagarde.LES TÉNIÈRES DE BEAUVAIS,par Jacqueline Boccador.VARIATION SUR L'ART TOPIAIRE,par Laurent Michel.QUAND BALZAC SE CACHAIT À PASSY,par Blandine Corbaux-Saboureau.FISCALITERevenus fonciers. Régime des monuments historiques privés, par Richard Beauvais.L'ASSURANCE RESPONSABILITÉ CIVILE. L'EUROPE. EXPOSITIONS. PATRIMOINE. LIVRES. LU PAR ÉRIC OLLIVIER.FRIENDS OF VMF. VMF JEUNES. BRÈVES. ACTIVITÉS DÉPARTEMENTALES. CARNET. LISTE DES DÉLÉGUÉS. ANNONCES. Classification Dewey : 720-Architecture
Lyon Chez Jean Antoine Huguetan 1666 ( E. O. ? ) 2/3 vol. grand in-6 ( 36 x 23 cm ) ( poids = 4,4 kg ) MANQUE LE VOL. 1 .T. , (3) ff. , 710 pp. + t. , (3) ff. , 476 pp. , (130) ff. . Chaque vol. contient : Table des titres et des sections , Privilège du Roy , Extrait du privilège de Monseigneur le Vice-Légat d ' Avignon ; le vol. 2 contient : Traicté des successions testamentaires et ab-intestat , Traicté de l ' ordre judiciaire observé es causes civiles , Practique criminelle ; le vol. 3 contient : Traicté des droits seigneuriaux , Traicté des tailles et autres impositions ; Traicté des bénéfices ecclesiastiques ; Table générale des matières ( 130 ff. ) . Titre en rouge et noir avec grande marque typographique . En-têtes , lettrines , grands culs-de-lampe . Plein veau brun granité de l' époque . Dos à 6 nerfs , caissons dorés , titre et tomaison dorés . Des frottés et éraflures ; de petits manques de cuir au plat inférieur du vol. 2 , au dos du vol. 3 et sur les coupes . Coiffes du vol. 3 abîmées ou lacunaires . Un caisson du vol. 2 a partiellement perdu sa dorure . Au vol. 2 : une tâche d ' encre marginale sur les 6 ou 7 premiers ff. , une mouillure claire surtout marginale ds presque tout le vol. , mais en s' assombrissant sur les 30 derniers ff. , p. 616 ch. 516 . Au vol. 3 : une tâche marginale au f. 115-116 , une tâche d ' encre marginale sur 2 ff. de la Table générale , mouillure claire ds la Table générale s ' assombrissant sur les 20 derniers ff. .
Antoine d ' ESPEISSES parfois orthographié DESPEISSES ( Montpellier 1595 - id c.1658 ) avocat au Parlement de Paris , puis dans sa patrie . Nos 2/3 vol. font peut-être partie de l ' édition originale , puisque Camus et Dupin dans " Bibliothèque choisie des livres de droit ... " ( 1819 , p. 295 , n° 1001 ) hésitent entre 1665 et 1666 , pour l ' édition originale . Issu d' une dynastie d ' imprimeurs libraires lyonnais , Jean Antoine II HUGUETAN ( 1619 -1681 ) , fils et successeur de Jean Antoine I Huguetan , était " l ' un des plus grands libraires de Lyon spécialisé dans les éditions monumentales qu' il publia en collaboration avec Antoine Ravaud " . ( Martin et Chartier , " Livre , pouvoirs et société à Paris au XVIIIème siècle , 1598- 1701 , vol. 2 , p. 745 ) . La marque typographique a été créée par Jean Antoine I Huguetan : dans un cartouche décoré de guirlandes de fruits , une main sortant d ' une nuée porte une sphère armillaire , entre les statues de Ptolémée et d ' Euclide qui tiennent des compas ; sur un phylactère est inscrite la devise " Universitas rerum ut pulvis in manu Iehovae " ( l ' universalité des choses est comme de la poussière dans les mains de Dieu " ; au bas , monogrammes de J. A. Huguetan et de M. A. Ravaud qui était son beau-frère , d' après la BnF .
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