Superbe exemplaire relié aux armes de Daniel-Charles Trudaine de Montigny, intendant des finances et directeur des ponts et chaussées. Paris, P.G. Le Mercier, 1752. Grand in-8 de (1) f.bl., (2) ff., 135 pp., (1) f.bl. Relié en plein maroquin rouge de l’époque, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or au centre des plats, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, filet doré sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure de l’époque. 200 x 126 mm.
Edition originale du compte-rendu des délibérations de l’assemblée générale tenue par la compagnie du canal de Provence en avril 1752. « Volume tiré à petit nombre pour les propriétaires de la concession faite par le roi pour la dérivation des eaux de la Durance. Exemplaire aux armes de Trudaine conseiller d’Etat et directeur des ponts et chaussées. » Morgand et Fatout, 10881. Afin d’appuyer son projet de Canal de Provence, l’auteur, Jacques-André Floquet, architecte et ingénieur hydraulique né en Provence, a donné plusieurs ouvrages et devis sur le canal projeté en Provence, depuis 1742 jusqu’en 1752. Ce vaste projet ambitionnait d'alimenter Aix, Marseille et leurs environs, d'eaux déviées de la Durance. « Jean-André Floquet, ingénieur hydraulique, est connu pour avoir fait commencer un canal qui portait les eaux de la Durance dans le territoire de Cadenet, lieu de sa naissance, et surtout pour avoir fait mettre la main à une entreprise de ce genre dans le but de conduire ces mêmes eaux à Marseille, entreprise qui ne fut point continuée, Richelieu ayant refusé de fournir les fonds nécessaires qu’il avait promis ; c’est alors que Floquet s’étant plaint avec trop de vivacité du manque de foi du ministre, celui-ci le fit enfermer à la Bastille où le chagrin avança le jour de sa mort arrivée le 18 décembre 1771. Ainsi furent récompensées les vues utiles de cet ingénieur ; ainsi furent payés le zèle et l’activité qu’il avait déployés en faisant faire des nivellements, en dressant des plans et en formant une compagnie. Les travaux de ce canal d’arrosage, de flottaison et de navigation, qui devait fertiliser et enrichir la Provence, furent commencés en septembre 1752 et interrompus en 1754, Floquet ayant commencé de s’en occuper en 1733, et en ayant acquis le privilège qui jadis avait été accordé à la maison d’Oppède, en 1507, 1619, 1648 et 1677, par Louis XI, Louis XII et Louis XIV. Le point de départ était pris dans le territoire de Jouques, au rocher dit de Canterperdrix, qui avance dans le lit de la Durance, et à travers l’épaisseur duquel l’eau devait arriver dans le canal en question, descendre de là jusqu’au bassin de partage établi dans le territoire de Lambèse, et parcourir une longueur de 65000 toises, de la Durance aux environs de la Visto (près de Marseille) à 7000 toises de la mer, dans laquelle cette branche aurait eu son embouchure, tandis qu’une autre se serait déchargée dans le Rhône près de Tarascon, vis-à-vis de Beaucaire. » C.-F.-H. Barjavel, Dictionnaire historique, biographique et bibliographique du département de Vaucluse, I, pp. 489-490. « Les autres intéressés composaient avec l’auteur de l’entreprise l’ancienne compagnie du canal. C’est avec les secours résultants du prix des associations, & avec ses propres fonds, que le sieur Floquet a, depuis 1733, jusqu’en 1749, fourni aux frais indispensables qui devaient précéder le commencement des travaux, comme ceux de recherches, de reconnoissements, de nivellements, de voyages, &c... A cette dernière époque, la compagnie trouva enfin qu’il était juste que les dépenses préliminaires se firent désormais en commun. Pour y parvenir, elle délibéra sur les mesures qu’elle devait prendre, & qu’elle prit en effet pour remplir cet objet. Il serait inutile d’en faire ici mention ; mais on ne peut se dispenser de faire connaître les moyens qu’elle employa pour se procurer les fonds nécessaires à la construction du canal : moyens qui, comme on le verra, occasionnèrent par la suite la cessation des travaux. Ce que l’on va dire à ce sujet, est d’après les registres de l’ancienne compagnie, & d’une délibération prise dans son assemblée-générale du 18. avril 1752. Cette délibération a été imprimée, ainsi qu’un mémoire sommaire, pour servir d’instruction aux intéressés au canal, mémoire dressé en exécution des délibérations de ladite assemblée-générale. » Abbé Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, V, p.885. Précieux exemplaire relié en maroquin rouge de l’époque aux armes de Daniel-Charles Trudaine de Montigny (1703-1769). Daniel-Charles Trudaine de Montigny, fils de Charles, prévôt des marchands de Paris, et de Renée-Madeleine de Rambouillet de la Sablière, né à Paris le 3 janvier 1703, devint successivement conseiller au Parlement de cette ville, maitre des requêtes, intendant d’Auvergne, conseiller d’Etat en 1734, intendant des finances en mars 1756 et directeur des ponts et chaussées ; il fut aussi reçu membre de l’Académie des sciences. Il mourut à Paris le 19 janvier 1769. Il avait épousé le 19 février 1727 Marie-Marguerite Chauvin. Olivier, pl. 114. Provenance : des bibliothèques du Comte de Béarn (ex-libris armorié) et André Langlois (avec ex-libris gravé). Le présent exemplaire a également figuré au Bulletin Morgand et Fatout, (n°10881 du Bulletin de Mars 1883).
Edition originale peu courante de ce traité de météorologie dû au physicien et géologue suisse Jean-André de Luc. Londres, Imprimerie de T. Spilbury, 1786-1787. 3 parties reliées en 2 volumes in-8 de : I/ (2) ff. bl., (2) ff. de table, 320 pp., (1) f., pp. 319 à 543, pp. 485 à 516 (appendice), 2 planches dépliantes hors texte, (2) ff. bl. ; II/ (1) f., (2) ff. de table, 478 pp., (1) f. d’errata. Maroquin rouge à grain long, filets et grecques dorés encadrant les plats, dos lisses à compartiments ornés de grecques et petits fers floraux dorés, filet or sur les coupes, grecque intérieure, tranches dorées. Reliure du début du XIXème siècle dans le style de Bozérian. 211 x 131 mm.
Edition originale peu courante de ce traité de météorologie dû au physicien et géologue suisse Jean-André de Luc (Genève, 1727 – Windsor, 1817). Jean-André de Luc est un célèbre physicien, géologue et philosophe suisse qui fut un des premiers savants à explorer la haute montagne. Il a contribué aux progrès de la géologie et de la physique dans un temps où l’une de ces sciences commençait à se développer et où l’autre n’avait pas encore l’importance qu’elle a acquise aujourd’hui. De Luc se proposa de concilier la raison et la foi, la science et la révélation. Ayant quitté la Suisse, l’auteur s’installa en Angleterre où il devint lecteur de la reine Charlotte ; membre de diverses sociétés scientifiques dont la société royale de Londres, il apporta d’importantes améliorations aux instruments de mesure météorologique tels que baromètres, thermomètres, hygromètres, etc. Deluc publie en 1786-1787 ses Idées sur la météorologie, qui déclenchent une polémique avec Horace Bénédict de Saussure autour des mérites de leurs hygromètres respectifs. L’exemplaire est bien complet de ses 2 planches gravées dépliantes. Très bel exemplaire de ce rare ouvrage conservé dans une élégante reliure en maroquin rouge du début du XIXe siècle dans le style de Bozérian.
Publié en 1785, sans l’assentiment de l’auteur, «Le Diable au corps» a été condamné à la destruction par un arrêt de la cour d’assises de la Seine, en date du 9 août 1842 et par un jugement prononcé par la 6ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine le 12 mai 1865. Londres, 1785. In-12, maroquin rouge, double filet doré, dos orné, dentelle intérieure, tranches dorées. Reliure de la fin du XIXè siècle. 131 x 80 mm.
Edition originale «introuvable aujourd’hui» de la première parution du «Diable au corps», imprimée dès l’année 1785, l’un des plus illustres romans érotiques parus simultanément avec les œuvres du Marquis de Sade. Ce titre sera repris par Raymond Radiguet (1903-1923) pour son roman autobiographique paru l’année de sa mort. Le Diable au corps est un tableau des mœurs parisiennes un peu avant la Révolution et ce tableau, Nerciat l'a complété par un autre: les Aphrodites, qui a lieu une quinzaine d'année plus tard, pendant les premières convulsions révolutionnaires. C'est sans aucun doute à propos du Diable au corps et Les Aphrodites que Baudelaire écrivit cette note qu'il avait l'intention de développer « La Révolution a été faite par des voluptueux ». Cette rarissime édition originale est ornée de 4 figures érotiques. Publiée de manière clandestine en 1785, sans l'assentiment de l'auteur, cette édition livre au public la première version de la première partie du Diable au corps (1803), dont le texte à l'époque était toujours en cours d'écriture par Nerciat. Ce récit très libre se présente sous la forme d'un dialogue au verbe croustillant et érotique entre plusieurs personnages: une superbe marquise, la comtesse de Motte-en-feu, véritable laidron piquant et blonde ardente qui porte un certificat non équivoque des plus nombreuses & des plus chaudes aventures, une soubrette, un prélat, etc. Le Diable au corps a été condamné à la destruction par un arrêt de la cour d'assises de la Seine, en date du 9 août 1842 et par un jugement prononcé par la 6ème chambre du tribunal correctionnel de la Seine le 12 mai 1865. Si Nerciat, qui joua sur les deux tableaux (royauté ou république), souvent par nécessité financière ou par simple sécurité pour sa personne, ne fut pas aussi fin politique ou chanceux qu'un de ses illustres patrons, Talleyrand, il laissa à la postérité une œuvre littéraire autrement moins périssable. Ses romans, si raisonnables et convenables en philosophie politique, fourmillent de joie de vivre et de santé heureuse, tout à l'opposé du cynisme et de la dureté de la vie politique de son époque, particulièrement corrompue et sanglante. Si son œuvre reflète sa vie, le chevalier, subtil libertin, dut connaître à travers tant de vicissitudes professionnelles de très joyeux moments. Si elle ne la reflète nullement, cette vie chaotique dut lui être particulièrement pénible pour soutirer de lui une telle compensation imaginaire. S'il faut trancher, son œuvre est largement autobiographique et propose un miroir très fidèle des mœurs fort libres (mais sans leur corruption et leurs violences) de l'aristocratie française que la réaction, lors de la Restauration post-napoléonienne, n'avait pas encore assombri de son implacable répression des mœurs. En somme, sa vie fut aussi dangereuse que son œuvre est joyeuse. «André et Nerciat aurait écrit Le Diable au Corps quelques années avant la Révolution et l’eût fait imprimer dès 1789 ou 1790, si les évènements n’eussent entraîné l’ajournement de son projet. Il s’est plaint d’avoir été victime dès 1785 d’un contrefacteur qui, avant même que la rédaction de l’ouvrage fût achevée, en aurait publié une partie en y introduisant beaucoup de fautes et en y apportant ça et là de désastreuses retouches: «Pas le moindre écart, pas la moindre addition, le moindre retranchement qui ne soit un contre-sens, une platitude, ou du moins une faute contre le goût, sans parler des innombrables difformités purement typographiques». Cette contrefaçon, ou plutôt cette pré-façon, introuvable aujourd’hui, avait pour titre: les Écarts du tempérament ou le Catéchisme de Figaro, esquisses dramatiques. Londres, 1785, in-18, et portait en épigraphe: Et flon flon, lure lure lure, Chacun à son ton et son allure, Elle fut réimprimée quelques années plus tard sous un titre différent: les Écarts du libertinage et du tempérament ou Vie licentieuse de la comtesse de Motte-en-feu, du Vicomte de Molengin, du valet Pinefort, de la Conbanal, d’un âne et de plusieurs autres personnages. Nouvelle édition. A Conculix, chez l’abbé Boujarron, bon bretteur, 1793, in-18 de 132 pages avec gravures. Il est peu probable que la première de ces deux éditions d’une partie du futur Diable au corps ait été vraiment publiée sans la complicité de l’auteur. Il est possible, certes, qu’elle ait été imprimée sans que Nerciat ait pu se relire sur épreuves et signer le bon à tirer, mais il va de soi que l’éditeur a disposé d’un manuscrit qui n’a pu être mis en circulation que par Nerciat lui-même. Les protestations de celui-ci ressemblent un peu aux plaintes de la prostituée dont la pudeur se trouve offensée». Pascal Pia, Les livres de l’enfer.
Exemplaire de tête, l’un des 112 réservés aux bibliophiles de la NRF. Paris, N.R.F., 1925. In-4 tellière de 503 pp., (1) f. d’achevé d’imprimer, (1) f. bl. Relié en maroquin brun janséniste, dos lisse avec le titre frappé or, doublures de maroquin crème ornées d’un liseré de maroquin brun mosaïqué en encadrement, gardes de soie bordeaux, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, chemise et étui. (Knoderer). 212 x 161 mm.
Edition originale de l’une des œuvres majeures de Gide, « la seule de ses œuvres de fiction que l’écrivain ait appelée roman ». Précieux exemplaire de tête, numéroté LVII, l’un des 112 réservés aux bibliophiles de la NRF. Bien que l’ouvrage porte la date de 1925 sur la couverture et l’achevé d’imprimer, il ne fut mis en vente qu’en février 1926. Roman d’apprentissage traditionnel, où des jeunes gens sont initiés à la vie, « Les Faux-Monnayeurs » est aussi étonnamment novateur. « Dépouiller le roman de tous les éléments qui n’appartiennent pas spécifiquement au roman… les événements extérieurs, les accidents, les traumatismes, appartiennent au cinéma : il sied que le roman les lui laisse. Même la description des personnages ne me paraît point appartenir proprement au genre. Oui vraiment, il ne me paraît pas que le roman pur (et en art, comme partout, la pureté seule m’importe) ait à s’en occuper… le romancier, d’ordinaire, ne fait point suffisamment crédit à l’imagination du lecteur ». André Gide. Les Faux-Monnayeurs. Très bel exemplaire revêtu d’une élégante reliure en maroquin doublé de Knoderer, avec les couvertures et le dos conserves.
Édition originale de cet ouvrage dédié à l’enseignement des sciences naturelles dans les lycées. Paris, Deterville, 1804.In-8 de (1) f.bl., xii pp., 394 pp. Quelques piqûres. Relié en pleine basane racinée, filet à froid encadrant les plats, dos lisse finement orné, pièce de titre de maroquin vert, filet doré sur les coupes. Reliure de l’époque. 197 x 128 mm.
Édition originale de cet ouvrage composé par ordre du gouvernement pour servir à l’enseignement de l’histoire naturelle dans les Lycées. Pritzel, 2476.« J’ai inséré dans le premier volume de l’anatomie comparée de M. Cuvier, en 1800, les premières tentatives que j’ai faites de la classification, par familles naturelles, des genres d’insectes. Dans les deux années suivantes, j’ai continué ce travail. L’An IX j’en ai publié un extrait dans le Journal de physique et dans le Magasin encyclopédique. En 1804 parut la première édition de mon Traité élémentaire d’histoire naturelle, dans lequel j’ai exposé avec plus d’étendue le plan que je suivais depuis près de quatre ans dans mes cours d’histoire naturelle aux écoles centrales » (Duméril).André-Marie-Constant Duméril (1774-1860), médecin et naturaliste, eut une grande carrière dans l’enseignement. Il fut professeur d’anatomie à la Faculté de Médecine, et enseigna également au Musée d’Histoire naturelle, tout comme à l’Ecole centrale du Panthéon en tant que remplaçant de Cuvier. Il fut élu membre de l’Académie des Sciences en 1816, et membre de l’Académie de médecine en 1731. Il est enfin fait chevalier de la Légion d’Honneur deux mois avant sa mort.L’épitre dédicatoire à Cuvier présente ce dernier comme un ami cher à Duméril, mais également comme un grand naturaliste qui a contribué par ses études à faire que l’auteur puisse produire cet ouvrage. Ils ont d’ailleurs travaillé ensemble sur les Leçons d’anatomie comparée de M. G. Cuvier publié en 1799 à Paris. Duméril explique dans cette épitre les différentes classifications faites dans ce livre et se réfère à d’autres savants qui ont contribué à ce bilan de l’état actuel de l’histoire naturelle en France, tels que Lacepède, Lamarck, Haüy, etc. Intéressant ouvrage d’enseignement de sciences naturelles réalisé par un grand naturaliste français sur commande du gouvernement impérial. Provenance : ex libris Doisy Md, Passementier à Verdun sur le faux titre.
Séduisant exemplaire préservé dans sa reliure d’origine en vélin à recouvrement. Nuremberg, Paul Fursten, 1664. 4 parties en 1 volume in-folio de: I/ 1 frontispice, (3) ff., 32 pp., 4 planches; II/ (1) f., 14 pp., 44 planches; III/ (1) f., 26 pp., 116 planches dont 1 repliée (pte. déchirure à la planche repliée); IV/ (1) f.bl., (1) f., 29 pp., 36 planches. Relié en vélin rigide de l’époque à recouvrement, restes de liens en tissu, dos lisse. Reliure de l’époque. 327 x 218 mm.
Première édition du traité baroque de Boeckler consacré aux jardins, châteaux et fontaines et rédigé en allemand. Berlin catalog, II, 3577-3579; Brunet, I, 1024; Catalogue of the Avery Architectural Library, p. 996; Cicognara, n°886. Architecte de la ville de Nuremberg, G.A. Boeckler publia en allemand un recueil de moulins et autres inventions de mécanique traduit en latin en 1661 sous le titre de Theatrum machinarum. Encouragé par le succès de cet ouvrage, Boeckler composa le texte de l’Architecture hydraulique que Paul Furst, libraire de Nuremberg, publia en 1663, et que J.C. Sturm traduisit en latin l’année suivante sous le titre Architectura curiosa nova. C’est l’ouvrage le plus important de Boeckler, celui qui consacra sa renommée. Avec un sens artistique manifeste, l’architecte illustre en 200 superbes planches en taille-douce les fontaines, jets d’eau, grottes, bassins, labyrinthes et pavillons des plus beaux jardins de l’époque baroque en Italie, France, Angleterre ou Allemagne. Plusieurs de ces estampes sont des projets conçus par l’auteur avec une imagination débridée et une réelle connaissance des mécanismes de l’hydrostatique dans les inventions proposées. «Ouvrage divisé en 4 parties, contenant des figures de jets d’eau, cascades, bassins, fontaines, grottes, etc.» (Brunet). Dans son texte Boeckler développe d’ailleurs la théorie de l’hydrostatique et son application aux fontaines et jets d’eau représentés. La dernière des 4 suites en 36 estampes est consacrée à la représentation de beaux châteaux européens auxquels sont associés des labyrinthes de jardins. Une grande planche dépliante à la fin de la partie III est consacrée à une grande fontaine de Nuremberg. Orné d’un titre séparé en noir et rouge pour chacune des 4 parties, l’ouvrage est illustré d’un grand frontispice général architectural et allégorique signé Abraham Aubry. «Non e comune il trovarne esemplari ben conservati in Italia» (Cicognara). Séduisant exemplaire préservé dans sa reliure d’origine en vélin à recouvrement.
[A la Librairie A. Blaizot] - COCTEAU, Jean ; MONTHELANT, Henry de ; Jacques Hébertot ;- Marguerite Jamois ; Jean-Louis Barrault ; Jean-Jacques Gautier ; André Siegfried - Georges Duhamel - Louise de Vilmorin - Paul Morand - André Soubiran - Gilbert Cesbron - Michel de Saint-Pierre ; Paul Jouve - Albert Decaris - André Dunoyer de Ségonzac - André E. Marty - Marcel Vertès - Henri Camus ; Général Weygand - Henri Mondor - Daniel Halvéy - Henri Pourrat - Jean Paulhan - André Malraux - Jean-Marc Montguerre
Reference : 71220
(1958)
Revue reproduisant des manuscrits et visages d'auteurs contemporains, 1 vol. in-4 reliure demi-chagrin rouge, dos à 4 nerfs, couv. conservées, A la Librairie A. Blaizot, Paris, 1958-1959, 5 numéros avec couvertures conservées, le dernier étant constitué d'un mince fascicule intitulé "un dernier mot", réservé aux abonnés et annonçant la fin de la revue. Rappel des titres : Autographes de France (5 Numéros - Complet). Le Théâtre : Jean Cocteau - Henry de Monthermant - Jacques Hébertot - Marguerite Jamois - Jean-Louis Barrault - Jean-Jacques Gautier ; Ecrivains : André Siegfried - Georges Duhamel - Louise de Vilmorin - Paul Morand - André Soubiran - Gilbert Cesbron - Michel de Saint-Pierre ; Dessinateurs et graveurs : Paul Jouve - Albert Decaris - André Dunoyer de Ségonzac - André E. Marty - Marcel Vertès - Henri Camus ; Ecrivains : Général Weygand - Henri Mondor - Daniel Halvéy - Henri Pourrat - Jean Paulhan - André Malraux - Jean-Marc Montguerre ; Un dernier mot
Bon état pour cet exemplaire relié, réunissant l'intégralité des numéros de cette belle et éphémère revue.
[REVUE] Antoine Adam, Jean Aicard, Marc Alyn, Jean Babelon, Yvette Barre-Barteaux, Camille Barthélémy, Jacques Baudou, Pierre Béarn, Camille Belliard, Louise Bellocq, Luc Bérimont, Charles Bertin, Jeannette Besançon-Flot, Paul Bialais, Jean Biès, Maurice Blin, Françoise Blond, Georges Bouillon, Maurice Bourg, Charles Braibant, Benoit Braun, Thomas Braun, André Breton, Suzanne Briet, Carlo Bronne, Roger Brucher, Charles Bruneau, Jean-Paul Brunet, Pierre Brunon, Roger Caminade, Albert Caquot, Jules Carrez, Carzou, Jean Cazenobe, Robert Cecconello, Elise Champagne, J. Charlet, Suzette Clément-Bodart, (Colette), Hubert Collin, Colonel Compagnon, Pierre Congar, Yves Congar, René Constant, Roger Cordier, Raymond Creuze, (Vera Cuningham), André Danjon, (Dante), Marcel Dardoise, Paul Dauchy, René Daumal, L.R. Dauven, Gabriel Delattre, Marie Delcourt, Bernard Delmas-Payer, Paul Denis, Victor Demanet, Patrick Demouy, Marcel Derwa, André Dhôtel, Marie-Thérèse Donnay, Gustave Doré, Michel Doury, Paul Dresse, Blaise Druart, Henri Druart, René Druart, Jean Ducasse, (Charles Duits), André Dulière, René Dumesnil, René Dürrbach, M. Failly, Lionello Fiumi, (Flaubert), Yves Florennes, Jean Follain, Paul Fort, Maud Frère, Raymond Gailly, André Galland, Yves Gandon, Jean-Pierre Gehin, Maurice Genevoix, Pierre Gentil, Gabriel Germain, Giacomelli, Yves Gibeau, R. Gillard, Michel Gillet, Willy Gilson, (Godefroy de Bouillon), Robert Goffin, E. Golfouse, Armand Got, Grandville, (Grévisse), Henri Guillemin, Guillevic, Paul Guth, François Héber-Suffrin, Jean Héber-Suffrin, Maurice Henry, (François de Herain), Jean Héraux, Dominique Hoizey, Robert Hossein, Houdon, Marie Howet, Lucien Hubert, Georges Jacquemin, Adrien Jans, Raymond Jubert, Hubert Juin, Anne-Marie Kegels, Frédéric Kiesel, Françoise Korganov, Maurice Kunel, Elisabeth de La Mauvinière, Henry de La Tour, Denise Laborde, Marcel Lallemand, Armand Lanoux, Georges Laurent, Jean L'Herbault, France Lambert, Armand Lanoux, Georges Laurent, Paul Leclers, Camille Lecrique, Suzette Lefèvre, Jean Leflon, Fernand Léger, Jeannine Lelièvre, Jules Leroux, Jean Levy, Jacques-Gérard Linze, J.K. Longuet, Gérard Macé, (André Malraux), Pierre Manil, Jean Marchal, Maugis, André Maurois, Jean Mazeraud, Mehul, P. Michel, (Albert Mockel), Arsène Muzerelle, (Agnès Nanquette), Général Nerot, Alphonse de Neuville, Etienne Noiret, Général Noiret, (Marcel Noppeney), Pierre Nothomb, Christine Orbey, Michel Pakenham, (Paul Palgen) (Georges Paulet), Jean Paulhan, Joséphin Péladan, Louis Pergaud, Patrick Perin, Régine Pernoud, Pierre Petitfils, Pierre-Luc Petitjean, André Pézard, Jean Piaubert, Gaston Picard, Michel Picard, Marie-Pierre Pinard, Maurice Piron, Charles Plisnier, Henri Pourrat, J.-M. Poussart, Michel Prince, Jean Renac, Paul Renaudin, Patrick Reumaux, Graham Reynolds, Pierre Richard, Arthur Rimbaud, René Robinet, Jeanne Roge, Jean Rogissart, Pierre Rogissart, Elyane Ronnet, Félicien Rops, Elisabeth Rouy, Noël Ruet, Christophe Ryelandt, Saint-Pol-Roux, Jacques Saunier, Michel-Paul Sécheret, Pierre Seghers, Jean Servais, Arsène Soreil, Michel Taillandier, Roger Taillardant, Stéphane Taute, André Theuriet, Marcel Thiry, Charles Thomas, Jacques Thomas, Eva Thomé, Gaston Titaux, Suzanne Tourte, Marc-Edo Tralbaut, Noël Tuot, Jacques Vadon, (Roger Vailland), Jean-Paul Vaillant, Philippe Vaillant, Edmond Vandercammen, Jacques Vaucherot, (Verlaine), Max Vilain, Y. Vineuil, René Violaines, Robert Vivier, Patrick Vloebergh, Jean-Claude Vuaroqueaux, Louise Weiss, Elie Willaime.
Reference : 5194
LA GRIVE, 1958-1972. 33 fascicules in-8, agrafés ou brochés.
Manquent les numéros 101-106, 108, 127, 130, 133-137, 139, 143, 146, 154. [5194]
12 janvier 1938 - 13 mai 1940 54 pièces in-4 ou in-8, en feuilles.
Important et émouvant dossier qui réunit les lettres, généralement longues, envoyées avant et pendant la "drôle de guerre" par André-Henri Grosdidier, dans le civil boucher chez un dénommé Mussard à Viroflay, mais à l'armée caporal-chef, puis sergent dans la 3e Compagnie du 8e Régiment de Zouaves. Cette unité devait, avec la 12e division d'infanterie motorisée, être détruite lors de la bataille de Dunkerque. Né à Boynes le 28 juillet 1918, André mourut d'ailleurs au combat lors du repli de son régiment sur Dunkerque le 27 mai 1940 à Péronne-en-Mélantois (Nord). Il est inhumé au cimetière de Péronne (à gauche, allée centrale).Les destinataires sont ses deux parents, qui vivent à Versailles, à l'exception d'une missive adressée à sa cousine Marie (cf. n° 33). La séquence temporelle couverte par cette correspondance correspond aux débuts de son service militaire (peloton effectué à Mourmelon, déjà à l'époque grand camp d'exercices), bientôt transformé en service d'active par suite des mobilisations (partielle le 23 septembre 1938, générale le 1er septembre 1939), puis de la déclaration de guerre. L'essentiel tourne, on ne s'en étonnera pas, autour des soucis du quotidien, et les colis envoyés par la famille tiennent une place d'autant plus importante qu'ils sont bien garnis et très copieux. C'est dans ce genre de petits détails que l'on peut reconstituer au plus près l'étonnante période d'inactivité et d'incroyable ennui, d'indiscipline et de combines aussi, qui a précédé l'offensive de mai 1940.[Avant la guerre :] 1. De Mourmelon [Marne], le 12 janvier 1938 : André, intégré au "peloton" (équivalent des "classes" ultérieures) pour devenir caporal, change de chambrée. - 2. De Mourmelon, le 15 mars 1939 : sur la proximité d'un examen, sur les exercices de tir. - 3. De Mourmelon, le 8 avril 1939 : André s'habitue à sa nouvelle compagnie. Reçu dix-huitième du régiment à l'examen, il effectue sa première garde. - 4. De Mourmelon, le 12 avril 1939 : André touche un nouveau paquetage, et se prépare à un déplacement imminent. - 5. De Mourmelon, le 6 mai 1939 : sur le retour du capitaine de la compagnie ("Notre capitaine est revenu, il aurait mieux fait de rester où il était. Pourtant, il ne faut pas que je me plaigne, car depuis qu'il est revenu, je l'ai pas apperçu une fois"). - 6. De Mourmelon, le 16 mai 1939 : sur les manoeuvres à venir. - 7. De Mourmelon, le 22 mai 1939 : sur un gros rhume et sa prochaine permission. - 8. De Mourmelon, le 7 juillet 1939 : sur le défilé du 14 juillet auquel le régiment participera (mais pas la compagnie d'André). - 9. De Mourmelon, le 11 juillet 1939 : sur une escapade à Reims du dimanche précédent, pour aller voir une course automobile, et sur les prochaines manoeuvres à Sissonne. - 10. De Mourmelon, le 15 juillet 1939 : ennui majeur au camp à cause de l'absence de la plupart des compagnies du régiment (qui se trouve à Paris pour le 14 juillet). - 11. De Sissonne [Aisne], le 25 juillet 1939 : sur le trajet à pieds de Mourmelon au camp de Sissonne ("Nous sommes partis de Mourmelon mardi matin à pieds. Nous avons fait 85 ks en 3 étapes, nous avons cantonné deux nuits. La marche n'était pas des plus faciles ; j'en ai bavé comme un Russe"). - 12. [De Mourmelon], le 23 août 1939 : lettre de retour de permission.[Une fois la guerre déclarée :] 13. Du 14 septembre 1939 [vers Siercq-les-Bains, Moselle] : les opérations de guerre ont commencé ("Depuis quatre jours, nous sommes en première ligne, nous sommes comme les lapins dans des trous. Le secteur est assez calme. Ce matin, nous avons progressé de 1 km sans aucun coup de fusil. Les Boches ont déménagé hier soir sous l'avance du 3e bataillon. Jusqu'ici il n'y a pas eu de casse chez nous"). - 14. Du 15 octobre 1939 : billet sur l'ordinaire en campagne. - 15. De Soupir [Aisne], le 19 octobre 1939 : sur l'amélioration du service du courrier, et l'interdiction faite désormais aux familles de venir visiter les zouaves dans la zone des armées. - 16. De Soupir, le 21 octobre 1939 : l'ennui s'installe ("Avec leur coup de ne pas donner de perm, il commence à y avoir pas mal de cafareux et pas mal de types qui se cuitent"). - 17. De Soupir, le 27 octobre 1939 : réception d'un généreux colis. - 18. De Braye-en-Laonnois [Aisne], le 1er novembre 1939 : sur le déménagement depuis Soupir (Braye se situe à seulement six kilomètres). André a quartier libre en ce jour de la Toussaint, et il fait connaissance avec d'autres camarades. - 19. De Braye-en-Laonnois, le 6 novembre 1939 : "On se croirait presque en temps de paix". - 20. De Braye, le 19 novembre 1939 : porte essentiellement sur les travaux de la maison de campagne de ses parents (à Reverseaux, dans l'Yonne). "Par moments, je voudrais avoir dix ans de plus pour savoir si un jour j'arriverai à quelque chose. Tu me dis qu'il y aura une pièce pour ma femme et mes gosses, je suis bien content en ce moment de ne pas être marié comme certains, et même de n'avoir aucune attache". - 21. D'Obréchies [Nord], le 20 novembre 1939 : le nouveau séjour d'André,à dix kms de la frontière belge, ne le réjouit guère, comme on peut le lire : "Nous sommes maintenant dans la région du Nord, et dans un vrai trou. Nous sommes dans un pays de deux cents habitants (...) et je crois même que les habitants sont ravitaillés par les corbeaux en hiver". - 22. D'Obréchies, le 26 novembre 1939 : installation dans une grange glaciale, colis (dont un très généreux de Mme Mussard, patronne d'André) et projets de permission. - 23. D'Obréchies, le 28 novembre 1939 : envisage l'invasion de la Belgique (mais "nous n'en sommes pas encore là"). - 24. D'Obréchies, le 1er décembre 1939 : "Nous faisons des travaux à 4 kms de la frontière belge, tout baigne dans l'eau, c'est très intéressant, nous suivons les traces du Zouave de l'Alma. De la façon dont nous sommes placés, si la Belgique se trouvait envahie, nous nous trouverions en première ligne pour changer ..." - 25. D'Obréchies, le 4 décembre 1939 : sur un dimanche passé au cinéma de Ferrières-la-Grande. - 26. D'Obréchies, le 8 décembre 1939 : sur une prime de 105 francs versée pour le séjour sur la ligne. - 27. Du 12 décembre 1939 : sur l'installation d'une cantine de compagnie, dont André assure la tenue. - 28. Du 17 décembre 1939 : sur la poursuite de ses activités de cantinier ("Je ne suis pas guerrier pour deux sous"). - 29. De Sars-Poteries [Nord], le 23 décembre 1939 : sur le nouveau déménagement et le cantonnement dans une ancienne verrerie en démolition, endroit lugubre et en partie effondré. - 30. De Sars-Poteries, le 27 décembre 1939 : voeux de bonne année et repas de Noël ("Le 24 soir et 25 qu'est-ce qu'il y a eu comme viande saoûle .."). - 31. De Sars-Poteries, le 1er janvier 1940 : sur un prochain changement de cantonnement. - 32. De Sars-Poterie, le 3 janvier 1940 : réception de colis ; tristesse du jour de l'an. - 33. De Sars-Poterie, le 4 janvier 1940 [à sa cousine Marie] : voeux et nouvelles du cantonnement (lettre transmise par la destinataire à la mère d'André, désormais "Madame veuve Grosdidier" en juillet 1962). - 34. De Sars-Poteries, le 8 janvier 1940 : André repasse chef de groupe et s'ennuie de plus en plus ("Malgré que le pays soit mieux que les autres, il me dégoûte de plus en plus. L'on ne peut pas sortir sans se retrouver dans un bistro, c'est tout ce qu'il y a dans le pays comme distraction. Il y a cinq ou six épiceries, l'on n'y trouve que ce que nous n'avons pas besoin, ils manquent de tout"). Multiplication des punitions et consignes. - 35. De Sars-Poteries, le 9 janvier 1939 : sur la prochaine remontée en ligne. - 36. De Sars-Poteries, le 11 janvier 1940 : sur une prise d'armes au QG anglais d'Arras où le 8e Zouaves est intervenu. - 37. [De Sars-Poteries], le 15 janvier 1940 : "Je ne sais pas trop quoi vous raconter aujourd'hui tellement c'est toujours pareil". - 38. De Levergies [Aisne], le 22 janvier 1940 : nouveaux déplacements et cantonnements, le groupe s'occupe à faire des crêpes. - 39. [De Levergies], le 24 janvier 1940 : froid, neige et colis ("C'est tout de même révoltant de voir des embusqués se plaindre. Je serais Daladier, je les mettrais à la gamelle et quinze sous par jour comme les copains, et j'estime qu'ils n'auraient même pas le droit de se plaindre, car ils auraient encore l'avantage de coucher et d'être chez eux pendant leurs heures de loisir"). - 40. Du 25 janvier 1940 : réception de colis. - 41. Du 29 janvier 1940 : réception de nouveaux uniformes. - 42. Du 1er février 1940 : "Je ne vois rien d'extraordinaire à vous dire, notre vie est toujours calme et uniforme". - 43. Du 4 février 1940 : détail du repas du dimanche (sardines, asperges, civet de lapin, purée et deux tartes). - 44. Du 29 février 1940 : reprise de la correspondance après une permission de dix jours. - 45. Du 15 mars 1940 : chute de neige et rhume. - 46. Du 18 mars 1940 : André réagit avec étonnement à la nouvelle que son père, ancien de 1914 (et né en 1894) pourrait de nouveau être mobilisable. - 47. Du 21 mars 1940 : sur une manoeuvre de nuit. - 48. Du 26 mars 1940 : colis et marches. - 49. Du 4 avril 1940 : sur une permission très proche. - 50. Du 20 avril 1940 : sur un supplément de solde de 2.50 francs par jour. - 51. Du 1er mai 1940 : sur sa nomination comme sergent, et son premier repas au mess.[Une fois commencée l'offensive des Ardennes :] 52. Du 10 mai 1940 : sur la suppression de toutes les permissions (la percée allemande est de ce jour). - 53. Du 11 mai 1940 : "Nous sommes tranquilles en ce moment. Le temps passe assez vite, nous jouons à la belote, au jaquet, un peu à tout quoi". - 54. Du 13 mai 1940 : "Nous sommes toujours dans le même pays pour le moment. Je ne sais pas si nous y moisirons encore longtemps. Nous sommes pénards : plus d'exercices, rien, c'est du vrai repos, boire, manger, dormir, nous allons engraisser".Cette missive au contenu incroyablement insouciant semble bien être la dernière de l'infortuné sergent auquel ne restaient que 15 jours de vie. Une phrase surlignée d'encre violette a beau préciser : "Sommes en état d'alerte depuis jeudi". Ses parents ne devaient plus avoir de nouvelles. - - ACTUELLEMENT EN CONGÉS, DE RETOUR LE 17 AOÛT - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
[Jean PIcart le Doux.Aizpiri Mariano Andreu Berthommé-Saint-André Yves Brayer Bernard Buffet Christian Caillard Chapelain-Midy Michel Ciry Lucien Coutaud Dignimont Fontanarossade Gallard GoergGruau Sala André Hambourg Jansem Mac'avoy André MInaux Clément ServeauTerechkovitch Louis Touchagues Pierre-Yves Trémois] - LYAUTEY Pierre, COGNIAT Raymond & CALVET henri (Sous la direction de)Illustrations originales de Aizpiri, Mariano Andreu, Berthommé-Saint-André, Yves Brayer, Bernard Buffet, Christian Caillard, Chapelain-Midy, Michel Ciry, Lucien Coutaud, Dignimont, Fontanarossa, de Gallard, Goerg, Gruau Sala, André Hambourg, Jansem Mac'avoy, André MInaux, Clément Serveau, Terechkovitch, Louis Touchagues, Pierre-Yves Trémois & Jean PIcart le Doux.Textes originaux de Henri Amouroux, le Pasteur Boegner, Edouard Bonnefous, le duc de Castries, Jacques Chastenet, Adrien Dansette, Marcel Dunan, Philippe d'Estailleur-Chanteraine, Jacques Fauvet, Jean-Paul Garnier, Jean-Jacques Hatt, Louis Hautecoeur, le Maréchal Huin, Le duc de la Force, Paul Lescourd, Le duc de Lévis Mirepoix, Pierre Lyauthey, Louis Martin-Chauffier, Charles-Edmond Perrin, Marcel Reinhard, Edouard Salin, Le Général Weygand.
Reference : 7932
PARIS, Club du livre - Sans date, 1962 - 4 volumes. grand in-4 reliés éditeur, plein chagrin rouge, illustré d'une francisque or et noir incrustée, tête dorée, sous emboîtages bordés & illustrés - MIse en page, ornements typographiques de Loius Ferrand, reliure, gardes et étuis de Jean PIcart le Doux - 270 pages env chaque volume - PARFAIT ETATIllustrations originales de Aizpiri, Mariano Andreu, Berthommé-Saint-André, Yves Brayer, Bernard Buffet, Christian Caillard, Chapelain-Midy, Michel Ciry, Lucien Coutaud, Dignimont, Fontanarossa, de Gallard, Goerg, Gruau Sala, André Hambourg, Jansem Mac'avoy, André MInaux, Clément Serveau, Terechkovitch, Louis Touchagues, Pierre-Yves Trémois. Textes originaux de Henri Amouroux, le Pasteur Boegner, Edouard Bonnefous, le duc de Castries, Jacques Chastenet, Adrien Dansette, Marcel Dunan, Philippe d'Estailleur-Chanteraine, Jacques Fauvet, Jean-Paul Garnier, Jean-Jacques Hatt, Louis Hautecoeur, le Maréchal Huin, Le duc de la Force, Paul Lescourd, Le duc de Lévis Mirepoix, Pierre Lyauthey, Louis Martin-Chauffier, Charles-Edmond Perrin, Marcel Reinhard, Edouard Salin, Le Général Weygand.
Ouvrage paru à l'occasion de l'exposition "Histoire de la France et Ecole de Paris" inaugurée le 3 décembre 1962 à la galerie Drouant. Cnformément à nos conditions générales de vente :Les frais de port sont affichés à titre indicatif. Il se peut que nous devions vous contacter pour vous informer du coût de laffranchissement supplémentaire en fonction du poids et du nombre de livres, surtout pour les envois internationaux Cependant vu l'augmentation des tarifs postaux à l'internationale, nous pouvons expédier les ouvrages en point relais MONDIAL RELAY pour les pays suivants : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, et Portugal. Merci de nous indiquer en retour le point relais choisi ainsi que votre numéro de téléphone mobile & adresse Courriel pour assurer le suivi du colis.N'hésitez pas à nous interroger.In accordance with our general terms and conditions of sale:Shipping costs are displayed for informational purposes only. We may need to contact you to inform you of the additional postage costs depending on the weight and number of books, especially for international shipments.However, given the increase in international postal rates, we can ship books via Mondial Relay to the following countries: Germany, Austria, Belgium, Spain, Italy, Luxembourg, Netherlands, Poland, and Portugal. Please provide us with your chosen Mondial Relay point, as well as your mobile phone number and email address to ensure package tracking.Please feel free to contact us with any questions
N° 1 - Février 1952 - Cahiers trimestriels - Administrateur : Wladimir De Goghnieff - in-8 Broché - 102 pages
Papier légèrement jauni - Déchirure avec manque de papier sur la moitié supérieur du dos - intérieur propre - non massicoté
Paris, Mercure de France, 1943. in-12 de 207 pages, broché. Bon ensemble.
L'éditeur André Delpeuch a t-il publié sous le pseudo de André Dinar ? Au milieu des années 1930, les éditions Delpeuch entrent en sommeil puis disparaissent. Georges André Delpeuch, lui, ne cesse pas d'écrire. Il avait auparavant commis un Cinéma en 4 volumes (« Bibliothèque sociale des métiers », Octave Douin, 1927) ainsi qu'une petite étude intitulée Du commerce du livre (1928) et quelques plaquettes érotiques assez légères sous le pseudonyme d'André Dinar publiées justement chez Delpeuch (La Garce ingénue ; L'Accord conjugal ?, etc.). Ce même André Dinar se retrouve sous l'Occupation dans les colonnes du Mercure de France où il commet des études savantes sur les auteurs fin de siècle. Entre 1945 et 1955, André Dinar le même ? est l'auteur de plusieurs dizaines de romans inscrits dans la veine populaire, aux titres lestes et aux couvertures aguicheuses. Il use encore d'autres pseudonymes tels André Nardy, Gil Taurens, Georges Mhorris, etc. Faute de sources sûres, il est à ce jour impossible d'affirmer que l'éditeur André Delpeuch et l'auteur André Dinar soient une seule et même personne. Sources Wiki . Extrait sur le dernier visuel. Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026).
REVUE LE CENTAURE. [GIDE (André), HENRI ALBERT, A.-Ferdinand HEROLD, Pierre LOUYS, André LEBEY, Pierre Louys, Henri de REGNIER, Jean de TINAN, P. V.
Reference : 30648
Paris, Librairie illustrée, 9, rue des Beaux-Arts 1896. 2 volumes petits in-4 (20 x 24,6 cm) ; Volume 1- 130 pp- 2ff (table des matières, achevé d'impr.)- VII ff de catalogue sur papier vert-[2] n.ch, plus un feuillet bulletin d'abonnement. Volume II-156 pp.-2 ff (table des matières, achev. d'imp)- XVI sur papier beige (catalogue Le Centaure). Pleine percaline verte de l'editeur, titree et tomaison en lettres dorées sur les premiers plats, dos lisse, couvertures illustrées conservées.
COLLECTION COMPLETE DE CETTE SUPERBE REVUE LITTERAIRE ET ARTISTIQUE; Elle ne connut que deux livraisons suivies chacune d'un supplément imprimé sur papier vert ou beige. Complet des 14 gravures originales hors texte, (avec serpentes légendées),dont 6 lithographies de Jacques-Emile Blanche, Charles Léandre, Maxime Dethomas, Armand Point, Henri Héran et Paul Ranson, un vernis mou de Félicien Rops, deux eaux-fortes de Gustave Leheutre et d'Albert Besnard. Collection complète en deux numéros de cette luxueuse revue symboliste fondée par André Gide, Pierre Louys et Paul Valéry. Edition pré-originale des textes de Paul Valéry (La Soirée avec M. Teste), Pierre Louys (Byblis Les Hamadryades et La Vie de Marie Dupin), André Gide (La Ronde de la grenade et El Hadj), Henri de REGNIER (Confession mythologique), Pierre LOUYS (Byblis - Les Hamdryades, poèmes - Vie de Marie Dupin, maitresse de Ronsard), André LEBEY (Ennoïa), J. de TiINAN, André GIDE (La Ronde de la grenade - El Hadj, conte), A.-F. Herold, P. V. Paul VALERY (La Soirée avec M. Teste, nouvelle). Avec la collaboration artistique pour le premier volume de MM. L. ANQUETIN, Jacques-Emile BLANCHE, A. CHARPENTIER, Charles CONDER, Maurice DELCOURT, Maxime DETHOMAS, FANTIN-LATOUR, Charles LEANDRE, Gustave LEHEUTRE, Felicien ROPS. Volume I. - Dessin de la couverture du recueil : L. ANQUETIN (le Centaure d'après une peinture antique de Pompeï) - Illustrations hors-texte avec serpentes légendées. 1. Petite-fille, lithographie en trois couleurs par Jacques-E. BLANCHE pour le texte de Pierre Louys : Byblis ou L'Enchantement des larmes. 2. Frontispice Aux Automnales par Charles CONDER pour le texte d'André Lebey : Automnales. 3. Touchez L'Amour ! lithographie par Charles LEANDRE pour le texte de Jean de Tinan : Touchez L'Amour! (en marge d'une lithographie de C. Léandre). 4. Rue du Cloitre a Troyes, eau-forte par Gustave LEHEUTRE pour Deux poèmes par V - En passant par Henri de Régnier. 5. Le Flirt, vernis-mou par Félicien ROPS, pour le texte de Jean de Tinan : Lettre longue a la Bien-aimée pour lui expliquer que cela n'a pas d'importance. 6. Croquis Lithographie par Maurice Dethomas pour le texte d'Henri Albert : Chronique. Ornements par G. BOTTINI, Maurice DELCOURT et Alphonse HEROLD.Volume II. Avec la collaboration artistique de MM Albert BESNARD, Henri HERAN, CHARLES-LEANDRE, CHARLES MAURIN, Armand POINT, Paul RANSON et un autographe de M. José-Maria de Hérédia. Couverture de E. Delacroix. Lithographies sous serpentes légendées. 1- Salut à l'Empereur Fac-similé autographique de l'Ode à LL. MM. L'Empereur et L'Impératrice de Russie par José-Maria de Hérédia. 2- Frontispice, Ariane Eau-forte par Albert BESNARD pour le texte d'Henri de Régnier : Confession Mythologique. 3- Le Centaure Chiron Lithographie par Armand Point pour le texte de Paul Valéry : La soirée avec Monsieur Teste.. 4- Nymphe effrayée Estampe en trois couleurs par Henri Heran pour le texte d'André Gide : El Hadj. 5- Tristesse Lithographie en trois couleurs par Paul RANSON pour le texte de Henri Albert : Les dangers du moralisme. 6- Education sentimentale pointe-sèche par Charles MAURIN. 7- Education sentimentale pointe-sèche par Charles Maurin pour le texte de Jean de Tinan : Chronique du règne de Félix-Faure." Le Centaure est né de vibrantes réunions hebdomadaires qui se déroulaient au Café d'Harcourt, à l'initiative de Jean de Tinan, Pierre Louÿs et André Lebey, sous l'égide d'Henri Albert. ". Photos sur demande.
[REVUE] Albert Acrement, Alphonse Allais, Guillaume Apollinaire, Paul Alexis, Paul Ardot, Calixte Armel, G. Arnould, Timon d'Asnières, Jean d'Astorg, Régina Badet, Balérus, A. Barrère, Maurice Barrès, Jean Bastia, Charles Baudelaire, René Benjamin, Karl Benoit, Louis Béraud, Emile Bergerat, Tristan Bernard, José de Bérys, Albert Besnard, André Beury, Bing, Numa Blès, Ch. Bleunard, Louis Bonnafont, D. Bonnaud, Bousquet, Frédéric Boutet, Jacques Brindejont-Offenbach, Gustave Brisgand, André Brulé, Brunelleschi, Léonce Burret, Cami, Alfred Capus, Marcel Capy, Clément Carel, Albert Carré, Roland Catenoy, Cham, Henry Champly, André Charpentier, Chéri-Bibi, Jules Claretie, Georges Courteline, Gabriel D'Annunzio, Jane Danjou, J. Darsenne, De Losques, Maurice Dekobra, Georges Delaquys, Paul Deschanel, André Devambez, Deveria, Léon Devy, Henri Dispan, Maurice Donnay, Jean Droit, Odette Dulac, Henri Duvernois, Jacques Dyssord, Henri Enthoven, Raymond Escholier, Etcheverry, Fabiano, Delphi Fabrice, Emile Faguet, Abel Faivre, Henri Falk, Ricardo Florès, Régine Flory, Georges Fourest, Franc-Nohain, Henry Friedberg, Pierre Frondaie, Léon Galand, Ernest Gaubert, Paul Géraldy, Henri Géroule, Gervex, Gervèze, P.B. Gheusi, Giafar, André Gill, Glatigny, Urbain Gohier, Albert Guillaume, Sacha Guitry, Anna Held, J. Hénard, Jean Hervez, M.A. Hullet, Alfred Jarry, Pierre Jobbé-Duval, D. Kavé, Raphaël Kirchner, Koïster, J. Kuhn-Régnier, Gaston La Touche, Paul Lacour, Jeanne Landre, Juliette Landry, Hugues Lapaire, Ernest Laut, Henri Le Riche, Legrogenux, Lepape, Jean Lorrain, Robert Macaire, Robert Macker, Maurice Magre, René Maizeroy, Malatier, F.T. Marinetti, J. Marni, Achille Mélandri, Jacques Mercier, Lucien Métivet, A. Metzvil, Yves Mirande, Mistinguett, Montjauze, Montozon, Jules Moy, Charles Muller, Ludovic Naudeau, Nollat, Nozière, René Péan, Henri Pellier, Louis Pergaud, Jane Pierly, Raymond Poincaré, Marcel Prévost, Ray, Paul Reboux, Jacques Redelsperger, Henri de Régnier, André Reuze, Jean Richepin, Rip, Maurice Rostand, Georges Rozet, Ida Rubinstein, Marcel Saint-Jaurès, André Salmon, Aurélien Scholl, Seignac, Bernard Shaw, Emmanuel Sheridan, Louis Sonolet, Rabindranath Tagore, François de Tessan, Henri Thomas, Ed Touraine, Jacques Tournebroche, Harry Tremont, Vallée, Jean Veber, Verlhac, Raoul Vèze, Villiers de l'Isle-Adam, René Vincent, Gabriel Volland, Weyman, Gerda Wigener, Willette, Pierre Wolff, Xaudaro.
Reference : 5934
FANTASIO. Année 1912 (N° 131-154). Paris, Félix Juven éditeur, 1912. Fort in-4, demi-reliure toile, à coins.
Année complète. [5934]
André Suarès André Germain André Salmon Max Jacob Paul Valéry André Billy Alexandre Arnoux Jean-Richard Bloch
Reference : 10712
(1920)
1920. Paris Éditions Emile-Paul décembre 1920 - Broché 16 cm x 24 cm 74 pages - Textes et poèmes de André Billy André Germain Max Jacob André Suarès Alexandre Arnoux Jean-Richard Bloch André Salmon Paul Valéry- Dos restauré sinon bon état
1924 Ensemble en bon état. On joint le dépliant "André Masson, Gravures 1924-1972, Exposition Galerie Gérald Cramer, Genève 9 nov.- 27 nov. 1973".
[FAVORY André, LHOTE André, DUNOYER DE SEGONZAC André] - SUPERVIELLE Jule. FAVORY André, LHOTE André, DUNOYER DE SEGONZAC André
Reference : Ilex-44
Paris, A La Belle Édition [François Bernouard], 1919. Grand in-8° broché, couverture beige imprimée, non coupé. Édition originale. Illustrée de 6 dessins originaux d'André Favory, André Lhote et André Dunoyer de Segonzac, reproduits. Tirage à 300 exemplaires, celui-ci le numéro 150 sur vergé d'Arches.
Très bon état.
[Editions Rombaldi] - Collectif ; Pierre Gascar - Claire Sainte-Soline - Alfred Kern - Henri Bosco - Henri Queffélec - Henri Béraud - José Cabanis - Louis Pergaud - Alphonse de Chateaubriant - La Varende - André Stil - René Fallet - G.E. Clancier - André Dhôtel - Henri Vincenot - Marc Blancpain - Maurice Genevoix - Pierre Fritsch - André Chamson - Henri Pourrat
Reference : 59659
(1979)
20 vol. in-12 cartonnage éditeur illustré, Editions Rombaldi, 1979, Contient : Pierre Gascar : La Graine (Aquitaine) - Claire Sainte-Soline : Journée (Poitou) - Alfred Kern : Le Jardin perdu (Alsace) - Henri Bosco : Le Trestoulas (Provence) - Henri Queffélec : Tempête sur Douarnenez (Bretagne) - Henri Béraud : Le Bois du Templier pendu (Dauphiné) - José Cabanis : Les Jardins de la Nuit (Gascogne) - Louis Pergaud : Le Roman de Miraut (Franche-Comté) - Alphonse de Chateaubriant : La Brière (Pays-de-Loire) - La Varende : Pays d'Ouche (Normandie) - André Stil : Beau comme un Homme (Flandres) - Gaspard des Montagnes (Auvergne) - René Fallet : Banlieue Sud-Est (Ile-de-France) - G.E. Clancier : Quadrille sur la Tour (Limousin) - André Dhôtel : Les Mystères de Charlieu sur Bar (Champagne) - Henri Vincenot : Le Pape des Escargots (Bourgogne) - Marc Blancpain : Les Peupliers de la Prétantaine (Picardie) - Maurice genevoix : Raboliot (Berry) - Pierre Fritsch : Une Enfance Lorraine (Lorraine) - André Chamson : Les Hommes de la Route (Languedoc)
Bel ensemble en parfait état, bien complet, réunissant 20 romans "régionalistes" de grande qualité., qui proposent une plongée au coeur de la France d'autrefois.
Jean Follain Maurice Carême Marcel Lobet André Gascht Joseph Delmelle Franz Hellens André Miguel André Pieyre de Mandiargues Josep Carner Jacques-André Saintonge Roger Brucher Andrée Sodenkamp Frédéric Kiesel Anne-Marie Kegels Lucien Christophe Jacinto-Luis Guerena Jean-Louis Vanham Claire Lejeune Marcel Clémeur François van Canteren Georges van Wetter Armand Eggermont
Reference : 6336
(1961)
1961. Uccle (Belgique) éditions Le Thyrse IVe série 1 mars 1961 - Broché 16 cm x 24 cm 52 pages - Direction : Léopold Rosy ; Textes et poèmes de Josep Carner André Pieyre de Mandiargues Franz Hellens Jean Follain Marcel Lobet André Miguel Jacques-André Saintonge Roger Brucher Andrée Sodenkamp Frédéric Kiesel Anne-Marie Kegels Lucien Christophe Jacinto-Luis Guerena Jean-Louis Vanham Claire Lejeune Marcel Clémeur Maurice Carême François van Canteren Joseph Delmelle Georges van Wetter André Gascht Armand Eggermont - Bon état
Paris Librairie des Arts Décoratifs - A. Calavas 0 In-4 En feuilles, chemise et étui
Edition originale. Introduction d'André Salmon et 56 planches de Bosshard, Picasso, Laboureur, Alexeieff, Carlègle, Cocteau (rehaussés en couleur), Dadagnès, Luc-Albert Moreau, Per Krohg, Kisling, Foujita, Favory, Vertès, Charles Martin, Farkashazy, Roger Wild (rehaussés en couleur), Dignimont, Mariette Lydis, André Lhote, Pascin, Hermine David (rehaussés en couleur), Maurice Savin, A.-E. Marty, A. Rouveyre, Chas-Laborde, Jean Launois, Miçao-Kono, Van Dongen (rehaussés en couleur), Paul Colin, Luc-Albert Moreau, Terechkovitch, Carlègle (rehaussés en couleur), Daragnès, Chas-Laborde, Gromaire, Cocteau, Kisling, Foujita, Dignimont, Vertès, Raoul Dufy, Charles Martin, André Collot, Touchagues (rehaussés en couleur), Chimot, André Lhote, Pascin, Sylvain Sauvage (rehaussés en couleur), Kars, Luc-Albert Moreau, Gus Bofa, Poulbot, Van Dongen, G. Buchet (rehaussés en couleur), Gregorio Prieto. Chemise et étui usés. Satisfaisant 0
[Éditions de l'Imprimerie Générale] - GUILMIN, André ; (ESCHOLIER, Raymond)
Reference : 71060
(1943)
Tirage limité à 750 exemplaires, un des 730 exemplaires sur vélin blanc (n° 639), Présentation de Raymond Escholier, 1 vol. in-4 reliure demi-basane rouge, couverture conservée, Éditions de l'Imprimerie Générale, Grenoble, (s.d.), [ 1943 ], 20 ff. et 20 planches hors texte en noir et en couleurs. À la Manière de... Gus Bofa - Lucien Boucher - Umberto Brunelleschi - Pierre Brissaud - Carlègle - Édouard Chimot - Hermine David - André Dignimont - Albert Dubout - André Dunoyer de Segonzac - Pierre Falké - Gaston Joseph - Joseph Hémard - Chas Laborde - Jean-Émile Laboureur - Mariette Lydis - Berthold Mahn - Charles Martin - Albert André - André-Édouard Marty - Sylvain Sauvage - Jacques Touchet
Remarquable artistique dans lequel André Guilmin a imité les meilleurs illustrateurs de son temps. Le résultat est souvent saisissant et est un bel hommage aux grands illustrateurs de la période Art Déco et de l'entre-deux-guerres. Chaque artiste cité (Dubout, Dignimont, Laborde, Marty, etc.) voit son style pastiché ou célébré, chaque dessin venant illustrer une citation d'un grand écrivain. Bon état (dos très lég. frotté)
Paris Fernand Mourlot 1961 in folio 1 volume broché, en faux-feuillets sous couverture, 112 pages, avec 8 lithographies originales en couleurs et 22 dessins à la plume par André Masson, boîtage toilé de l'éditeur. Edition originale, tirée à 195 exemplaires numérotés à la presse, celui-ci un des 5 exemplaires du tirage de tête imprimés sur japon nacré (N° de 1 à 5), comprenant un dessin original en couleurs à pleine page, '' Nu féminin '' signé par André Masson, une suite sur vélin d'Arches en noir, une suite en couleurs, ainsi que trois épreuves du passages des couleurs. Exemplaire numéro 1. Très bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Couverture rigide Signé par l'auteur Ed. numérotée
[Masson André, Minaux André ] - MALRAUX André Masson André, Minaux André
Reference : 27736
Paris Gallimard NRF 1967 in 8 (21x14,5) 1 volume reliure pleine peau havane de l'éditeur, dos lisse, tête dorée, portrait d'André Malraux en frontispice par André Masson, 604 pages [3]. Les noyers de l'Altenburg; Antimémoires; La tentation de l'occident; La voie royale; La condition humaine. Tirage limité, celui-ci un des exemplaires numérotés sur vélin des papeteries Libert. Bon exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
Très bon Couverture rigide Ed. numérotée
JACOB (max). BILLY (André). SALMON (André). VALERY (Paul). SUARES (André). GERMAIN (André). ARNOUX (Alexandre).
Reference : 45028
Paris, éditions Emile-Paul. Directeurs: Emile-Paul et Maurice Martin du Gard. Comité de rédaction: Edmond Jaloux, Valery Larbaud, André Germain et Philippe Soupault. Gérant: Paul Budry. Fascicule 16,8x25,5cm broché de 72 pages. Bon état.
Bonne revue littéraire fondée par l’éditeur et critique Paul Budry et soutenue par le mécène André Germain, Les Ecrits nouveaux comptent 60 livraisons jusqu’en décembre 1922 avant de devenir la Revue Européenne.«Bénéficiant de la présence de Philippe Soupault au comité de rédaction, Louis Aragon et André Breton apportèrent à la revue une contribution régulière, entretenant de l’évolution des préoccupations de la jeune génération et des derniers exploits en date du mouvement dada.»(Lacroix, catalogue revues, février 2019. n°207). Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
[Marie Laurencin] - Marie LAURENCIN (illustratrice). Louis CODET, Jean PELLERIN, Roger ALLARD, André BRETON, Francis CARCO, M. CHEVRIER, F. FLEURET, G. GABORY, Max JACOB, Valery LARBAUD et A. SALMON.
Reference : AMO-4511
(1922)
Paris, 1922. Editions de la Nouvelle Revue Française. 1 volume petit in-8 (19,5 x 12 cm) broché de 61-(5) pages, avec 10 pointes sèches originales de Marie Laurencin tirées dans le texte au format carré 8,5 x 7,5 cm environ. Couverture rempliée imprimée en couleurs (bleu et rose) formant un éventail. Excellent état. Quelques décharges et ombres à la couverture sinon parfait exemplaire. Tirage unique à 335 exemplaires. Celui-ci, un des 27 exemplaires hors-commerce tirés sur Hollande vergé Van Gelder Zonen. Il a été tiré 300 exemplaires sur ce même papier et 8 exemplaires sur vergé bleuté du dix-huitième siècle avec une double suite des gravures, sur Japon impérial et sur vergé du dix-huitième siècle. Notre exemplaire contient en plus : - 1 état supplémentaire tiré à part de la couverture en couleurs avec l'éventail (sur vergé). - 1 état de l'éventail en couleurs tiré seul avant la lettre (sur vergé). - 1 suite complète des 10 pointes sèches tirées à part sur papier vergé Ingres. Le chiffre du tirage à part de cette suite n'est pas connu mais elle était sans aucun doute réservée aux exemplaires de tête et aux exemplaires de collaborateurs (soit une trentaine d'exemplaires en tout).
Ce délicieux volume s'ouvre sur un "Petit concert sur l'absence de Marie Laurencin" par Maurice Chevrier (daté de septembre 1920). Viennent ensuite les poèmes de Roger Allard (L'Abbesse d'Aléa), d'André Breton (L'An suave, daté d'avril 1914), de Francis Carco (Le Miroir), de Louis Codet (La Nymphe d'Auteuil), de Fernand Fleuret (Prose pour Pallas Ambigüe, daté de 1911), de Georges Gabory (Qui n'entend qu'une cloche...), de Max Jacob (Olga, petit roman, daté de 1921), de Valery Larbaud (La Rue Soufflot), de Jean Pellerin (Fil de Rêve), enfin d'André Salmon (Elégie Fraternelle, daté de juillet 1921). La page de titre a été composée en calligramme par les élèves de l'Ecole Estienne. Le volume a été achevé d'imprimer le seize janvier 1922, le texte par Coulouma à Argenteuil, les gravures par Vernant et Dollé imprimeurs en taille-douce à Paris. Au début de l'année 1922, Marie Laurencin a 39 ans. Compagne pendant six années du poète Guillaume Apollinaire, Flap, comme la surnomme son premier amant Henri-Pierre Roché, épouse finalement, en 1914, le peintre allemand Otto de Waetjen, un pacifiste qui refuse de prendre les armes contre la France, ce qui lui vaut au déclenchement de la Première Guerre mondiale d'être déchue de sa nationalité, spoliée de tous ses biens et contrainte à l'exil, en Espagne. Divorcée, elle retrouve durant l'Entre-deux-guerres sa position tout en continuant ses amours avec Nicole Groult, relation discrète mais non cachée qui aura duré une quarantaine d'années. Figure internationale, elle portraiture alors les personnages du Tout-Paris. Sous l'Occupation, elle continue cette vie mondaine et renoue avec ses amis allemands tout en aidant Max Jacob, son complice en ésotérisme, sans réussir toutefois à le faire libérer à temps du camp de Drancy. Elle y est internée à son tour à la Libération dans le cadre d'une procédure d'épuration, échappant de peu au sort des tondues?. Dès 1907 elle devenait l'amie du Paris-Artiste. Elle se lie avec Pablo Picasso, André Salmon, Kees Van Dongen, André Derain, Max Jacob, Robert Delaunay, et bien d'autres. "Coco" comme on l'appelle, fréquente tous les artistes du Bateau-Lavoir. Vraie fausse-compagne-muse un moment de Guillaume Apollinaire, elle fait montre d'une grande liberté dans ses moeurs et ses relations homosexuelles sont connues. Marie Laurencin épouse le 21 juin 1914 le baron Otto von Wätjen, dont elle a fait connaissance un an plus tôt dans le milieu artistique de Montparnasse, entre Le Dôme et La Rotonde. Par son mariage, elle devient allemande et baronne, bénéficiaire d'une rente annuelle de 40 000 marks. Le couple est surpris par la déclaration de guerre durant son voyage de noces à Hossegor. Poursuivant en Espagne leur lune de miel contrariée, les époux ne peuvent rentrer à Paris, à cause de leur nationalité. Otto, qui ne veut pas avoir à prendre les armes contre la France, refuse de retourner en Allemagne. Marie Laurencin, comme tout citoyen franco-allemand, est déchue de sa nationalité française.? Au printemps 1915, le couple s'installe à Malaga dans la villa Carmen, avenue de la Rosaleda, puis à la villa Bella Vista, avenue Jorge de Silvela. Marie Laurencin y trouve consolation dans les bras de son amant des vacances 1911, Hanns Heinz Ewers. Au début de mars 1918, le couple répond à l'invitation d'être logé à Madrid en face du Prado dans une maison de Cécile de Madrazo. Marie Laurencin se partage entre cette figure à la fois mondaine et discrète de la haute bourgeoisie anoblie. Fin novembre 1919, au terme d'un mois de voyage de Gènes à Bâle, via Milan et Zurich, au cours duquel elle aura fait la connaissance d'Alexandre Archipenko et Rainer Maria Rilke, Marie Laurencin séjourne à Düsseldorf chez la mère de son mari. Afin de faire avancer le règlement de sa propre situation, elle passe le mois d'avril 1920 à Paris, où elle est hébergée par les Groult. Le 15, Georges Auric l'introduit auprès du jeune diplomate Paul Morand, qui était son voisin à Madrid en 1918, pour entreprendre les démarches qui lui redonneront la nationalité française. Elle peut faire prononcer son divorce le 25 juillet 1921 en renonçant à toute pension. À trente huit ans, financièrement autonome, « Mademoiselle Marie Laurencin » retrouve le 15 avril 1921 définitivement Paris, où en huit ans elle changera trois fois d'adresse. C'est à la fin de l'année 1921 que se prépare l'ouvrage Eventail qui lui rend hommage par la poésie et qu'elle illustre de 10 pointes sèches auto-portraits. Au printemps 1922, Marie Laurencin est hospitalisée pour un cancer de l'estomac. Lors de la chirurgie, elle subit également une hystérectomie. En 1923, convalescente, Marie Laurencin crée des papiers peints pour André Groult, qui vit à l'ombre du succès de la maison de couture de son épouse. À la mi-décembre, accompagnée de Jean Giraudoux et de Gaston Gallimard, elle retrouve Pablo Picasso à l'enterrement de Raymond Radiguet. Portraitiste mondaine du Tout-Paris des Années folles dont elle peint les portraits, Marie Laurencin mène une vie de luxe et de mondanités. Si le portrait est pour elle un expédient lucratif et pour ses modèles un article de mode, elle ne fait pas de cet exercice imposé l'éloge d'une position sociale, masculine ou féminine, qu'il était à l'époque classique. Pendant la deuxième guerre mondiale elle affiche des positions ambigues. Faisant montre en public d'antisémitisme elle aide pourtant son ami Max Jacob. A partir de 1945 et jusqu'à sa mort en 1956 elle mènera une vie retirée et pieuse. Elle aura connu les périodes Dada, cubistes, fauves et tous les autres mouvements modernistes de l'Ecole de Paris qu'elle contribua à façonner par son propre art. Elle laisse une oeuvre immense composée de milliers de peintures, gravures et dessins. « Elle a fait de la peinture au féminin un art majeur. On ne trouve pas de mots pour bien définir la grâce toute française de Mademoiselle Marie Laurencin, sa personnalité vibre d’allégresse. » (Apollinaire) Eventail regroupe, sous ses quelques feuillets et ses jolies estampes, autour de Marie Laurencin, en guise d'hommage à son talent et à sa personne, les noms d'André Breton, Max Jacob, André Salmon, Fernand Fleuret, Valery Larbaud, Francis Carco et quelques autres. La suite des dix pointes sèhes tirées à part sur papier vergé Ingres gris est très rare car tiré à très petit nombre. L'état supplémentaire de la couverture avec la décomposition du motif en couleurs (bleu et rose) ne se rencontre jamais et n'est pas annoncé. Exemplaire de choix très bien conservé de ce petit livre emblématique de son époque.