Berne, Editions Benteli, 1991 - Grand In octavo, broché, 189 pages, Edition originale enrichie d'un bel envoi autographe. Excellent état.
Reference : 17716
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[Genève], [1765 - 1766]. In-8 de 350 et 78 pages, demi-basane brune à petits coins, dos à nerfs, étiquette de titre, tranches mouchetées rouge.
Éditions originales. C'est un ouvrage polémique publié dans un contexte de crise politique et religieuse qui oppose les autorités genevoises, les partisans de Jean-Jacques Rousseau et les défenseurs de la constitution de la République de Genève. Pour comprendre ce livre, il faut revenir aux années 1762-1765. Après la publication de "Du contrat social" et de "Émile, ou De l'éducation", Rousseau est condamné par les autorités de Genève. Une partie des citoyens, appelés les Représentants, conteste cette condamnation et réclame davantage de contrôle populaire sur le gouvernement. En 1763, Jean-Robert Tronchin publie les "Lettres écrites de la campagne", qui défendent la position du Petit Conseil et critiquent les revendications des Représentants. Ces lettres provoquent plusieurs réponses. François-Henri d'Ivernois publie une "Réponse aux Lettres écrites de la campagne"; et Tronchin réplique avec "Lettres populaires", qui examine et réfute point par point cette réponse. L'ouvrage est écrit sous la forme de lettres adressées au public. Son objectif est double : défendre les Lettres écrites de la campagne; démontrer que les arguments de d'Ivernois sont, selon l'auteur, juridiquement et politiquement erronés. Les thèmes abordés comprennent : la constitution de Genève; les pouvoirs du Petit Conseil; les droits des citoyens; la représentation politique; la justice; la religion réformée; la légitimité des institutions. Le ton est très polémique : Tronchin cite abondamment son adversaire avant de discuter chaque argument, dans une démarche proche du traité juridique.Bien que Rousseau ne soit pas l'auteur directement visé, il demeure au centre du débat.Les controverses autour de ses œuvres alimentent toute cette série de publications. Rousseau répondra lui-même avec son célèbre ouvrage "Lettres écrites de la montagne" (1764), où il critique les institutions genevoises et défend sa conception de la souveraineté populaire.On peut donc représenter la polémique ainsi : 1763 : Lettres écrites de la campagne (Tronchin). 1764 : Réponse aux Lettres écrites de la campagne (d'Ivernois). 1764 : Lettres écrites de la montagne (Rousseau). 1765 : Lettres populaires (Tronchin et Butini). 1766 : Suite des Lettres populaires.L'intérêt aujourd'hui de cet ouvrage est qu'il éclaire les institutions de la République de Genève au XVIIIᵉ siècle; il montre les débats sur la souveraineté populaire avant la Révolution française; il permet de comprendre les réactions des élites genevoises face aux idées de Rousseau; il illustre la culture politique des pamphlets et des controverses des Lumières. Rivoire, 815 et 829. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
Genève, 1764. In-8 de 316 pages, cartonnage d'attente, non rogné. Étiquette ancienne de la librairie Jullien frère. Nom de possesseur à la plume: Pierre Odier.
Édition originale. C'est un ouvrage polémique publié dans un contexte de crise politique et religieuse qui oppose les autorités genevoises, les partisans de Jean-Jacques Rousseau et les défenseurs de la constitution de la République de Genève. Pour comprendre ce livre, il faut revenir aux années 1762-1765. Après la publication de "Du contrat social" et de "Émile, ou De l'éducation", Rousseau est condamné par les autorités de Genève. Une partie des citoyens, appelés les Représentants, conteste cette condamnation et réclame davantage de contrôle populaire sur le gouvernement. En 1763, Jean-Robert Tronchin publie les "Lettres écrites de la campagne", qui défendent la position du Petit Conseil et critiquent les revendications des Représentants. Ces lettres provoquent plusieurs réponses. François-Henri d'Ivernois publie une "Réponse aux Lettres écrites de la campagne"; et Tronchin réplique avec "Lettres populaires", qui examine et réfute point par point cette réponse.Le livre est un pamphlet politique. D'Ivernois y examine les arguments avancés dans les "Lettres écrites de la campagne" publiées un an plus tôt parJ.-R. Tronchin et cherche à défendre une conception plus libérale des institutions genevoises; à discuter de la légitimité des autorités et de leurs décisions; à débattre des droits des citoyens et de leur participation au gouvernement et répondre aux critiques formulées contre Rousseau et ses partisans. L'ouvrage adopte le style des débats politiques du XVIIIᵉ siècle : argumentation juridique, références historiques, citations des lois genevoises et ton parfois très polémique. Bien que Rousseau ne soit pas l'auteur directement visé, il demeure au centre du débat.Les controverses autour de ses œuvres alimentent toute cette série de publications. Rousseau répondra lui-même avec son célèbre ouvrage "Lettres écrites de la montagne" (1764), où il critique les institutions genevoises et défend sa conception de la souveraineté populaire.Ce livre est intéressant, car il éclaire la crise politique que traverse Genève dans les années 1760; il permet de comprendre la réception des idées de Rousseau et il illustre les débats sur la souveraineté populaire, la séparation des pouvoirs et les libertés civiques avant la Révolution française.Rivoire, 794. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.
A Amsterdam, chez les Elzéviers, 1664. Un vol. in-16 (138 x 78 mm) de 424 pp. (dont titre-frontispice gravé), 2 ff. n.fol. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein veau moucheté brun, plats jansénistes, dos à nerfs orné de filets à froid, caissons d'encadrement dorés, fleurons dorés, semis de pointillés dorés, titre doré, toutes tranches mouchetées.
L'exemplaire s'ouvre sur un joli frontispice allégorique gravé, signé P. Philippe. Ecrivain libertin, maître de la littérature épistolaire, Guez de Balzac compte parmi les premiers à siéger à l'Académie et passe pour l'un des créateurs de la prose classique dans la première moitié duXVIIesiècle. Après avoir passé deux ans à Rome de 1621 à 1623 comme agent du cardinal de La Valette, il vint à Paris où il s’était fait connaître par ses lettres qui, adressées à ses connaissances et aux personnages importants de la cour, lesquelles lui assurèrent une grande réputation. Paru en 1624, le premier volume de ses Lettres lui valut d’emblée les plus grands éloges. Surnommé «le grand épistolier», il devint l’oracle de l’hôtel de Rambouillet, côtoyant entre autres, Chapelain, Malherbe ou Boisrobert. Néanmoins l’orgueil, vu comme un signe de libertinage caractérisant ses Lettres, fera bientôt l’objet d’attaques... Il n'en demeure pas moins que cette correspondance épistolaire renferme des ''billets spontanés et sensibles, dans un style dont la négligence mêle grâce et beauté’ » (in Dictionnaire des lettres françaises). Dans ces Lettres se rencontrent une élégance et une harmonie jusque-là jamais rencontrées dans aucun ouvrage en prose de langue française. En effet, l'ensemble des lettres de Guez, démontrent une véritable maîtrise du style en introduisant dans la prose française une clarté et une précision nouvelles qui encouragent à développer la langue française sur ses propres ressources en privilégiant les plus idiomatiques de ses éléments. Il peut donc à bon droit être crédité d’avoir réalisé pour la prose une réforme parallèle à celle de Malherbe pour la poésie. Tchemerzine, Bibliographie d'éditions originales et rares, 401 et Brunet I, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, 632 (pour l'édition de 1659) - Willems, Les Elséviers, 688 - Beugnot, 119. Angles émoussés. Frottements affectant les plats. Dos à l'éclat altéré présentant des frottements ainsi qu'un infime manque en queue. Quelques rousseurs dans le texte. Du reste, belle condition.
1829 Paris, Firmin Didot, 1829. In-8 (134 X 215 mm) demi-basane aubergine, dos lisse cloisonné de guirlandes et filets dorés, auteur et titre dorés (reliure de l'époque) ; (2) ff. de faux-titre et titre, 184 pages, 24 pages. Rousseurs éparses, plus marquées aux premiers feuillets.
ÉDITION ORIGINALE RARISSIME de cet ouvrage qui publie pour la première fois les VINGT PREMIÈRES LETTRES écrites par Jean-François CHAMPOLLION (1790-1832) durant la mission scientifique qu'il mena de 1828 à 1830 en Égypte, avec son collaborateur et ami Ippolito Rosellini. Une édition de ces "Lettres", posthume, paraîtra en 1833 chez le même éditeur : elle contient 31 lettres, mais les lettres XXV à XXXI, qui concernent le voyage du retour de Toulon à Bordeaux, sont d'un intérêt moindre. Dans la préface de l'édition de 1833, l'éditeur écrit : «Les dix-neuf premières "Lettres" écrites d'Égypte ont été imprimées en tout ou par fragments dans divers recueils littéraires, et dans le "Moniteur" ; quelques exemplaires d'épreuves tirées à part ont été conservés par des mains bienveillantes : on reproduit ici ces mêmes lettres avec quelques corrections dans les noms propres ; la vingtième lettre et les suivantes n'avaient pas encore été publiées. » Il s'agit donc ici de l'un de ces RARES EXEMPLAIRES «tirés à part » : à noter que contrairement à ce qu'affirme l'éditeur, la vingtième lettre, écrite de Thèbes, palais de Kourna, le 6 juillet 1829, est en partie reproduite dans notre exemplaire. Une note liminaire du "Moniteur" du 11 août 1828 occupe les deux premières pages. On a RELIÉ À LA SUITE un extrait de la Revue Française (n°XII), rédigé par Charles Lenormant et intitulé "Esquisse de la Basse-Nubie" (24 pages). Charles LENORMANT (1802-1859), archéologue, égyptologue et numismate français, accompagna Champollion durant son voyage en Égypte. (Hage-Chahine, 890, qui ne cite que la troisième édition de 1868 - Gay, 1975, qui ne cite que les éditions de 1833 et 1868.) BEL EXEMPLAIRE, conservé dans son élégante reliure de l'époque. NICE COPY. PICTURES AND MORE DETAILS ON REQUEST.
Zurich, imprimerie Berichthaus, 1968. Grand in-8 broché non paginé, couverture rempliée, ornée d'une adresse en fac-similé autographe, titre au dos.
Avec de nombreux fac-similés de lettres de l'auteur. Tirage lilité à 500 exemplaires numérotés (celui-ci porte le numéro 235), destiné aux amis bibliophiles de Albert Reinhart et de l'imprimerie Berichthaus. Les transcriptions des lettres et les notes proviennent de l'édition publiée par Paul Uteri et Eugène Ritter sous le titre "Lettres inédites de Mme de Staël à Henri Mesiter", Paris 1903. Elles ont été corrigées d'après les lettres originales. HORAIRE ESTIVAL : DU LUNDI 27 JUILLET AU SAMEDI 21 AOUT NOUS SERONS OUVERTS UNIQUEMENT SUR RENDEZ-VOUS.