Julliard - Coll Capricone, 1959 - In-8 couronne, broché, bande éditeur conservée dans son coloris originel "Londres et Sodome" , bon exemplaire - peu fané en en bon état .
Reference : 12657
Traduit de l'Anglais par Henriette Nizan . Mise à jour du Samedi 27 Juin 2026. Paiement PayPal immédiat, Mondial Relay pour : France, Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Portugal, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne (Communiquer votre point ou locker si connu). Une participation supplémentaire peut être demandée pour les colis lourds hors France où les envois compris entre 5 et 25 kg sont dégressifs : 2 à 4 kilogrammes - 7.99 / 5 à 10 kg - 15.99 / 15 -25 kg - 25.99. Certaines de nos collections ( Vian, Céline, Camus (...) peuvent être expédiées en Franco de port. Pour linternational hors Europe (Suisse, Canada, Japon, Etats-Unis, les frais dexpéditions peuvent varier selon le poids (mise à jour : 1 juin 2026).
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CH.DUNOD. 1902. In-8. Broché. Etat d'usage, Couv. légèrement passée, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 68 pages - ouvrage désolidarisé de la couverture - quelques annotations au crayon à couleur à l'intérieur de l'ouvrage sans réelle conséquence sur la lecture.. . . . Classification Dewey : 625-Chemins de fer, routes, autoroutes
Législation des chemins de fer - Sommaire :des embranchements particuliers - embranchements particuliers sur lignes d'intérêt général - embranchements particuliers non concédés ou embranchements industriels proprement dits - embranchements particuliers concédés - embranchements particuliers sur lignes d'intérêt local - embranchements particuliers non concédés - embranchements particuliers concédés. Classification Dewey : 625-Chemins de fer, routes, autoroutes
1 placart au format 47 x37 cm, Bordeaux, 1694, collationné et signé par Roger, greffier.. Rappel du titre complet : Arrest de la Cour du Parlement de Bordeaux du vingt-septième Aoust 1694 [ Affiche : Lutte contre la spéculation sur le blé et les grains au lendemain du "grand hyver" de 1693-1694 ] "Sur ce qui a été représenté par le Procureur General du Roy, que bien que la Recolte des Bleds ait été assez considerable la presente année dans tout le Ressort de la Cour, & qu'il soit même informé de plusieurs endroits que selon les apparances, celles des menus Grains que nous appelons Bled d'Espagne, Millets, & autres, la sera encore davantage à proportion ; Néanmoins, le prix desdits Bleds se trouve aussi excessif après la Récolte qu'auparavant, ce qui est causé par l'avarice de plusieurs Particuliers, lesquels touchez par les profits immenses qu'ils ont faits sur la vente de ces sortes de Denrées les années précédentes, enlevent à quelque prix que ce soit tous les Bleds qui se portent aux Marchez des lieux, soit par eux ou par personnes interposées, les vont même achepter dans les maisons des Particuliers, à un prix beaucoup plus haut que ceux qui se vendent ausdits Marchez, pour en faire des amas secrets, contre la disposition des Arrests que la Cour à cy-devant donnez pour prevenir ces inconveniens" ... "La Cour faisant droit de la Requisition du Procureur General du Roy, a fait inhibitions & défenses, comme autrefois, à toute sort de personnes de quelque qualité & condition qu'elles soient, de faire amas de Bleds & autres Grains au delà de leur provision, à la reserve des Marchands publics, lesquels seront obligez d'exposer lesdits Grains en vente, & les envoyer aux Marchez des lieux voisins ; En telle sorte que lesdits Marchez soient suffisamment pourvus".
Etat très satisfaisant (anc. mouill. et petits accrocs en pliure) pour ce remarquable témoignage de la lutte contre la spéculation sur les grains au lendemain du terrible hiver de la fin 1693, l'un des deux "grants hyvers" avec celui de 1709, et responsable de près d'1.7 millions de victimes pour le seul Royaume de France). "Sur ce qui a été représenté par le Procureur General du Roy, que bien que la Recolte des Bleds ait été assez considerable la presente année dans tout le Ressort de la Cour, & qu'il soit même informé de plusieurs endroits que selon les apparances, celles des menus Grains que nous appelons Bled d'Espagne, Millets, & autres, la sera encore davantage à proportion ; Néanmoins, le prix desdits Bleds se trouve aussi excessif après la Récolte qu'auparavant, ce qui est causé par l'avarice de plusieurs Particuliers, lesquels touchez par les profits immenses qu'ils ont faits sur la vente de ces sortes de Denrées les années précédentes, enlevent à quelque prix que ce soit tous les Bleds qui se portent aux Marchez des lieux, soit par eux ou par personnes interposées, les vont même achepter dans les maisons des Particuliers, à un prix beaucoup plus haut que ceux qui se vendent ausdits Marchez, pour en faire des amas secrets, contre la disposition des Arrests que la Cour à cy-devant donnez pour prevenir ces inconveniens" ... "La Cour faisant droit de la Requisition du Procureur General du Roy, a fait inhibitions & défenses, comme autrefois, à toute sort de personnes de quelque qualité & condition qu'elles soient, de faire amas de Bleds & autres Grains au delà de leur provision, à la reserve des Marchands publics, lesquels seront obligez d'exposer lesdits Grains en vente, & les envoyer aux Marchez des lieux voisins ; En telle sorte que lesdits Marchez soient suffisamment pourvus".
[COLLECTIF] [MEMOIRES PARTICULIERS DU XVIe SIECLE]. [Recueillis par Jean-Antoine Roucher (1745-1794), Antoine Perrin (....-1803) et Louis d'Ussieux (ou Dussieux) (1744-1805), sous la direction d’Antoine-Claude (ou Alexandre-Claude) Bellier-Duchesnay (1739-1810), imprimés par Gaspard-Joseph Cuchet (1750-1833)].
Reference : SHL-29
(1785)
Aux adresses successives : Londres ; et se trouve à Paris, rue d'Anjou-Dauphine, n° 6. 1785- [1786] ; Londres ; et se trouve à Paris, rue et hôtel Serpente. 1787 [-1790], 64 volumes in- 8 dont 2 de tables (des 46 premiers vols.), tomés I & II à la suite du vol. 62 (1790), Brunet indique que ce sont les tomes LXVI-LXVII de la collection, sur les 72 prévus par les éditeurs et décrits par les bibliographes, pour autant collection très rare complète « Cette collection était devenue rare, et quoiqu’elle ne fut pas terminée…[elle était recherchée…] avant celles qu’ont publiées MM. Petitot et Michaud », demi-basane brune à petits coins, dos à nerfs orné de filets doublés dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin citron et vert, papier à la colle ocre aux plats, tranches bleues : - Faux-titre ; au dos duquel sont imprimés les conditions de la souscription et les adresses successives du libraire Cuchet «…rue d'Anjou, la seconde porte cochère à gauche, en entrant par la rue Dauphine…puis… rue et hôtel Serpente » ; et page de titre à tous les volumes. - T. I-II : Mémoires de Joinville ou Historie de S. Louis, avec les dissertations de Ducange ; cxxiv – 371 / 467 pp. - T. III-V : Extraits des manuscrits Arabes sur l’expédition de S. Louis - Mémoires de Du Guesclin. - Mémoires de Christine de Pisan - Mémoires de Pierre de Fenin ; 3 ff. n.c. – 451 / 3 ff. n.c. – 477 / 3 ff. n.c. – 556 pp. - T. VI : Mémoires de Boucicaut ; 3 ff. n.c. – xvi – 476 pp., accroc et fente au dos. - T. VII : Mémoires de la Pucelle d'Orléans - du connétable de Richemont ARTUS III Duc de Bretagne par G. Gruel - de Florent d'Illiers, par D. Godefroy ; 3 ff. n.c. – 467 pp. - T. VIII-IX : Mémoires d'Olivier de La Marche. - Mémoires de Du Clercq ; xiv – 422 / 3 ff. n.c. – v– 541 pp. - T. X-XII : Mémoires de Philippe de Comines ; xvi – UN TABLEAU DEPLIANT H.T. « Généalogie de la Maison de Philippe de Comines » - 494 / 3 ff. n.c. – 560 / 525 pp., accidents aux plats du T. XII et mouillures claires. - T. XIII : Mémoires de Jean de Troyes autrement dits LA CHRONIQUE SCANDALEUSE ; xv – 476 pp. - T. XIV-XV : Mémoires de Guillaume de Villeneuve – Ceux de La Trémoille par Jean Bouchet – Ceux de Bayard, par le Loyal Serviteur ; viii – 436 / 3 ff. n.c. – 474 pp., légers accidents aux plats du T. XIV, mouillures claires assez fortes à ce même vol. - T. XVI : Mémoires de Fleuranges. - Mémoires de Louise de Savoie ; xi – 438 pp. - T. XVII-XXI : Mémoires de M. et G. Du Bellay ; xxviii – 510 / 3 ff. n.c. – 412 pp. / 3 ff. n.c. – 475 pp. / 3 ff. n.c. – 517 pp. / 3 ff. n.c. _ 364 pp. - T. XXII-XXVI : Mémoires de Blaise de Montluc ; xxx – 454 / 2 ff. n.c. – 460 pp. / 3 ff. n.c. – 498 pp. / 3 ff. n.c. – 468 pp., dos fendu au T. 23. - T. XXVI-XXVII : Suite et fin des Mémoires de Blaise de Montluc - Mémoires de Gaspard de Saulx, Maréchal de Tavannes ; 3 ff. n.c. – 170 – 1 f. n ;c. « Errata » - xxxvii – 237 / 3 ff. n.c. – 510 pp. - T. XXVIII-XXXII : Suite et fin des Mémoires de Gaspard de Saulx, Maréchal de Tavannes - Mémoires de Vieilleville par Vinc. Carloix ; 3 ff. n.c. – 435 / 3 ff. n.c. – 438 / 3 ff. n.c. – 463 / 3 ff. n.c. – 476 pp. / 3 ff. n.c. – 426 pp., rousseurs aux T. 28/29. - T. XXXIII-XXXVI : Suite et fin des Mémoires de Vieilleville - Mémoires de Boivin Du Villars ; 3 ff. n.c. – 490 pp. / 3 ff. n.c. – 487 / 3 ff. n.c. – 488 / 3 ff. n.c. – 458 pp. - T. XXXVII-XXXVIII : Suite et fin des Mémoires de Boivin Du Villars - Mémoires de François de Rabutin ; 3 ff. n.c. – 434 / 3 ff. n.c. – 504 pp. - T. XXXIX-XL : Suite et fin des Mémoires de François de Rabutin - Mémoires de Bertrand de Salignac seigneur de Lamothe-Fenelon - - de Gaspard de Coligny - de M. de La Chastre - de Guillaume de Rochechouart ; / 3 ff. n.c. – 422 pp. - T. XLI-XLVI : Mémoires de Jean de Mergey - de Michel de Castelnau (du T. 41 au 46) - d’Achille Gamon - de Jean Philippi ; 3 ff. n.c. – 500 / 3 ff. n.c. – 483 / 3 ff. n.c. – 521 / 3 ff. n.c. – 481 / 3 ff. n.c. – 411 / 3 ff. n.c. – 458 pp. - T. XLVII-XLIX : Mémoires de Fr. seigneur de La Noue - de H. de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne et depuis Duc de Bouillon – de Guillaume de Saulx seigneur de Tavannes ; 4 ff. n.c. – 460 / 3 ff. n.c. – 438 / 3 ff. n.c. – 480 pp. - T. L-LII : Mémoires de messire Philippe Hurault Comte de Cheverny – de Marguerite de Valois reine de France et de Navarre ; 3 ff. n.c. – 484 / 3 ff. n.c. – 470 / 3 ff. n.c. – 372 pp. - T. LIII-LIV : Mémoires de Jacques-Auguste De Thou – de Mathieu de Merle Baron de Salavas, de Jean Choisnin secrétaire de Monluc et conseiller du roi ; 3 ff. n.c. – 421 / 3 ff. n.c. – 448 pp. - T. LV-LX : Mémoires de Victor Palma Cayet ou chronologie novenaire ; 3 ff. n.c. – 470 / 4 ff. n.c. – 488 / 4 ff. n.c. – 506 / 4 ff. n.c. – 535 / 4 ff. n.c. – 541 / 4 ff. n.c. – 478 pp. - T. LXI-LXII : Mémoires de Messire Jacque Pape, seigneur de Saint-Auban – Mémoires d’ETAT du Sieur de Villeroy - de Charles de Valois, Duc D'Angoulême ; 3 ff. n.c. – 440 / 3 ff. n.c. – 428 pp. Tous les mémoires de cet ensemble, publiés entre 1785 et 1790, sont complets, ils sont suivis de : - T. I & II : Table Générale des matières de la Collection universelle des mémoires particuliers relatifs à l’Histoire de France...[pour les tomes I à XLVI] ; 3 ff. n.c. – 390 / 3 ff. n.c. – 470 pp. Durant l’année 1790, l’engagement du libraire-imprimeur Gaspard-Joseph Cuchet (et des contributeurs) dans les évènements de la révolution française ralentit voire compromet la poursuite de cette vaste entreprise éditoriale. Selon J.C. Brunet : « Les tom[es] LXIII, LXIV, LXV et LXVIII à LXX [63 à 65 & 68 à 70] sont les 6 prem. Vol. de Brantôme ; les tomes LXXI et LXXII [71 & 72] sont les deux premiers de la Chronologie Septenaire [P. V. Palmat Cayet, 1606, XVIIe s.] ; et les tomes LXVI et LXVII [66 & 67] contiennent les tables des 42 premiers tomes [46]. Il est très difficile de compléter les exemplaires auxquels il manque les tomes LXIII-LXV, et les 2 vol. de tables. » Brunet I, 150 – Barbier I, 634 - Catalogue.bnf.fr 64 volumes en reliure uniforme sans discontinuité (1 à 62 & 2vol. de tables, tomés 1&2). Défauts d’usage pour ces volumes : frottements, acrrocs aux coiffes et aux coins, fentes & fendillement aux mors, mais l’ensemble reste agréable à la vue, plus encore à la consultation, très peu de rousseurs, quelques brunissures, deux volumes plus fortement affectés par une mouillure.
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[Imprimerie Royale] - GIROD DE L'AIN, Baron Louis Gaspard Amédée
Reference : 66051
(1834)
4 vol. in-4 reliure de l'époque demi-veau brun, dos lisse orné et estampé à froid, Imprimerie Royale, Paris, 1834, 1 f., 502 pp. ; 1 f.,422 pp. ; 1 f., 435 pp. ; 1 f., 568 pp. Rappel du titre complet : Cour des Pairs. Affaire du Mois d'Avril 1834. Rapport fait à la Cour par M. Girod (de l'Ain) (4 Tomes - Complet) Tome I : comprenant les Faits Généraux ; Tome II : Faits particuliers de Lyon, Saint-Etienne, l'Isère, Chalons, Arbois, Marseille et Clermont-Ferrand ; Tome III : Faits particuliers de Paris, Epinal, Lunéville et Perpignan ; Tome IV : Annexes
Le Baron Amédée Girod de l'Ain (1781-1847) avait déjà derrière lui une belle et longue carrière politique sous différents régimes (Empire, Première et Seconde Restauration) avant d'être nommé ministre de l'Instruction publique et des Cultes sous le ministère de Casimir Perier en 1832, puis d'être nommé en octobre de la même année pair de France et président du Conseil d'Etat. Le présent rapport au sujet des tentatives insurrectionnelles d'avril 1834 fit beaucoup de bruit et souleva les vives attaques de l'opposition. Dans ce très volumineux rapport, Girod de l'Ain rappelle que l'instruction ne visait pas moins de 2 000 inculpés et qu'il avait fallu entendre près de 4 000 témoins, examiner plus de 17 000 pièces, coordonner les investigations et résoudre les nombreux incidents qui s'étaient élevés. Girod de l'Ain incrimine les sociétés populaires, et notamment la "Société des Droits de l'Homme", établissant les preuves d'un vaste complot ourdi dans toute la France. Il reconnaît la compétence de la Cour des Pairs et énumère les charges qu'il faisait peser sur plusieurs centaines de personnes. Etat très satisfaisant (petits mq. de cuir en queue en coiffes et mors, anc. mouill. en queue, bon état par ailleurs, ex-libris en garde).
Conservé dans son vélin ivoire de l’époque. Paris, Sébastien Cramoisy, 1624. In-8 de (12) ff. et 328 pages. Plein vélin ivoire, dos lisse, traces d’attaches. Reliure de l’époque. 167 x 99 mm.
Édition originale fort rare de « ce précieux manuel que l’on pourrait sous-titrer ‘Le Bâtiment sans douleur’ (Jean-Pierre Babelon). L’architecture françoise des bastimens particuliers paraît en 1624 à Paris chez Sébastien Cramoisy. L’auteur est qualifié à cette date de « médecin du roi ». Sa vie est mal connue ; il est né à Saulieu vers 1579, et il est mort vers 1640. Il étudia la médecine à Paris à l’âge de vingt ans. À son activité de praticien mais aussi de théoricien de la médecine se sont ajoutées des curiosités d’humaniste et des réflexions sur les meilleures conditions d’existence de ses contemporains. C’est à elles que nous devons son traité d’architecture. Comme le remarquait François Blondel, il est naturel que des médecins s’intéressent à l’architecture, Claude Perrault en est un autre exemple. Le premier témoignage que nous ayons de son activité est la traduction commentée d’un traité de Galien sur la saignée : Le livre de Galien, de l’art de guérir par la saignée, traduit du grec. Ensemble un Discours dédié à messieurs les médecins de Paris sur les causes pour lesquelles on ne saigne pas encore tant ailleurs qu’à Paris et pourquoy quelques médecins mesme ont détracté de cette pratique de Paris, un in-12 paru à Paris chez Pierre Mettayer en 1603. Nous le retrouvons ensuite en 1605, qualifié de bachelier en la faculté de médecine, témoignant déjà de son intérêt pour l’aménagement des logis en commandant l’exécution de deux cheminées en marbre de couleur pour sa maison de la rue Neuve Notre-Dame, dans la Cité. En 1609, nouveau traité, dédié à Godefroy de Pontac, De causis colorum sententia, avec des observations sur Hippocrate, De tetragoni... contra chymicos, Paris, chez Adrien Périer. C’est sans doute peu après 1614 qu’il faut situer son Discours sur le subject du colosse du grand roy Henry, posé sur le milieu du Pont-Neuf de Paris... avec un sommaire de la vie de ce grand prince, opuscule paru à Paris chez Nicolas de Montroeil, qui sera réédité au début du XIXe siècle par Antoine Laurent Castellan. Savot est également un numismate, comme en témoigne son Discours sur les médailles antiques, épais traité de 400 pages in-4° qui paraît à Paris en 1627 chez Sébastien Cramoisy, et dont la Bibliothèque nationale conserve un exemplaire relié aux armes de Condé. En 1624 il publie L’architecture françoise des bastimens particuliers. Sans doute avait-il réuni des réflexions sur le sujet depuis longtemps, et la parution en 1623 du traité de Pierre Le Muet, Maniere de bastir pour toutes sortes de personnes, dut-elle hâter sa décision d’intervenir dans le débat. Son compétiteur fait œuvre d’architecte, en proposant à une clientèle très diverse un catalogue de plans-types pour toutes les bourses. L’ouvrage de Savot est d’une tonalité bien différente. Les «particuliers» auxquels il s’adresse ne sont ni des princes ni le menu peuple : pas de palais, pas de petites maisons, mais les demeures de la noblesse et de la grande bourgeoisie, hôtels à élever en ville, dans les nouveaux quartiers où l’on dispose librement de la place, ou bien demeures « aux champs ». Médecin et donc hygiéniste, Savot conseille ses clients pour la construction de la maison parfaite par le confort et l’agrément, intervenant sur la meilleure orientation, le meilleur éclairage, l’éloignement nécessaire des écuries et des cuisines pour cause de pollution, bruits, odeurs, fumées. Il légifère sur la place de l’escalier, le nombre des salles, la disposition des chambres et des cabinets, le percement et la taille des fenêtres, la disposition des cheminées. Dans ses rééditions, François Blondel observera que l’ouvrage fut écrit « pour tirer les honnêtes gens des griffes des entrepreneurs et des ouvriers », notation qui fait suite aux cruels reproches que l’on adressa à François Mansart dans le pamphlet de la Mansarade (1651). De fait, Savot donne à ses lecteurs le meilleur mode d’emploi pour discuter avec les entrepreneurs des différents corps de métier, il leur procure le détail chiffré des dépenses à prévoir, les conditions du toisé des ouvrages, et même la description des matériaux à utiliser, pierre, brique, bois, plâtre, terre cuite, leurs dimensions, leur origine, leur coût. On n’avait jamais abordé la construction dans un sens aussi pratique, qui permettait à un particulier de surveiller personnellement son chantier. On comprend dès lors le succès remporté par ce précieux manuel que l’on pourrait sous-titrer « Le bâtiment sans douleur ». Dédié à l’éphémère surintendant des finances Charles de La Vieuville, il fut réédité, toujours sans gravures, en 1642, et le succès se prolongea bien au-delà de la mort de son auteur puisque l’architecte François Blondel, premier directeur de l’Académie d’architecture et illustre professeur, jugea bon de le rééditer, preuve qu’il était toujours utile à la clientèle. Cette première réédition parut en 1673 chez François Clousier l’aîné, enrichie de figures et de notes de Blondel (423 pages), et la seconde en 1685, augmentée de nouvelles figures contemporaines de son cours d’architecture, laissent bien mesurer l’évolution des réflexions de la société sur la maison et son usage depuis la génération précédente.» Jean-Pierre Babelon (Institut de France, Paris 2006). Précieux exemplaire conservé dans son vélin ivoire de l’époque.