1925 Aquarelle et encre de Chine signée du cachet au verso du dessin, titrée à la mine de plomb au verso, (1925), 20.53 x 13 cm (format à vue), 24.2 x 26 cm (format de la feuille).
Reference : 21885
George Barbier (Nantes 1882-1932), peintre et illustrateur, a beaucoup travaillé pour la mode et le théâtre, composant des dessins de costumes et des décors. L'artiste a également illustré de nombreux ouvrages. Il a exposé régulièrement au Salon des Artistes Décorateurs de 1912 jusqu'à sa mort. En 1920 il participait à l'exposition du Musée des Arts Décoratifs à Paris: "La mode au XXème siècle vue par les peintres", représentant ce qu'on a nommé par la suite "l'Art Déco". Barbier s'est très tôt intéressé au théâtre, et ses dessins témoignent de l'influence des Ballets Russes Personnages de comédie (1922) et Vingt-cinq costumes pour le théâtre (1925) témoignent de ce goût (article Barbier et le théâtre, par Alain Stoeffler, in George Barbier, La Nascita del Deco, 2008, pp. 62-83). Cet habit de Lieutenant est réalisé dans un drap de velours rouge, agrémenté de passementeries et d'une chemise blanche à jabots. Il est coiffé d'une perruque surmontée d'un chapeau. Les longues bottes de cuir font parties intégrantes de la tenue. Dessin reproduit dans l'ouvrage "Folies Bergères" de Jacques Crépineau. Traces de colle et de papier collant au verso du dessin, infimes salissures.
Librairie Chrétien
M. Jean Izarn
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75008 Paris
France
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LOrient [Lorient] ; Imprimerie de L. C. R. Baudoin, 1780. 1780 1 vol. in-8° (215 x 145 mm) de : X (titre, dédicace, avis à mon fils) ; 229 pp. ; [3] ff. (table, errata). (rares tâches, ensemble frais). Étiquette de libraire collée au dos du premier plat : Ouvrage excessivement rare. Plein veau marbré dépoque, dos lisse orné, double-filet doré encadrant les plats, tranches rouges, gardes de papier marbré. (reliure usée, trace de piece de titre).
Très rare édition originale et unique de cette autobiographie due à Jean-Nicolas Guérin de Frémicourt (1721-1790), militaire français, lieutenant-colonel et commandant de milices de l'Isle de France. Louvrage est illustré dun portrait de l'auteur en frontispice, gravé sur cuivre par Cathelin d'après Philippe. Comme indiqué en début douvrage, cette autobiographie militaire est principalement adressée à son fils et n'était pas vouée à être mise en vente. En effet, il sagit dun ouvrage privé exclusivement destiné à sa famille et à ses amis militaires. « Ce livre aura l'avantage, je crois unique, de ne point faire regretter l'argent que l'on y mettra, car il n'en sera vendu aucun exemplaire. Ceux des militaires qui en désireront, s'adresseront directement à moi, en m'indiquant le moyen de le leur faire parvenir, je distribuerai de même toute l'Edition et m'estimerai trop heureux si je puis laisser après moi des preuves de mon dévouement à ma patrie et à mon état. » Une très importante partie du présent ouvrage concerne l'Isle de France (Ile Maurice) et Lile Bourbon (La Réunion). Il sagit notamment pour lauteur de présenter les dispositions à prendre pour la défense de l'Isle de France. Jean-Nicolas Guérin de Frémicourt, né en 1721, gravit progressivement les échelons de l'armée, passant de lieutenant en second en 1735 à lieutenant en 1743, puis à aide-major en 1744. Il devient par la suite capitaine en 1746, et en 1756, obtient une commission de lieutenant-colonel. En 1756, il est choisi pour commander et discipliner les troupes des Isle de France et de Bourbon. À cet effet, il reçoit un brevet de lieutenant-colonel d'infanterie du roi ainsi qu'un traitement en tant qu'administrateur en second de l'île de France de la part de la Compagnie des Indes. Il séjourne alors sur l'île de France du 13 mars 1757 au 5 octobre 1762 où il est chargé des services de soutien à l'expédition de Lally-Tollendal. Malgré les défis et les difficultés liés à l'état de dénuement de l'île, il a rempli brillamment cette tâche ingrate et complexe. En 1759, il élabore notamment un plan de défense de l'île qui inspirera ceux qui travailleront à la fortification de la colonie après lui. Il conclut sa carrière en tant que commandant au service du roi à Lorient. Bel exemplaire de cette très rare autobiographie privée. 1 vol. 8vo (215 x 145 mm) of : X (title, dedication, " notice to my son ") ; 229 pp. ; [3] ff. (table, errata). (few stains, fresh overall). Bookseller's label affixed to spine of front cover: "Excessively rare work...". Contemporary full marbled calf, ornate smooth spine, double gilt fillet framing the boards, red edges, marbled paper endpapers (binding worn). Very rare first and only edition of this autobiography by Jean-Nicolas Guérin de Frémicourt (1721-1790), a French military officer, lieutenant-colonel and commander of the militia at Isle de France. The work is illustrated with a frontispiece portrait of the author, copper-engraved by Cathelin after Philippe. As indicated at the beginning of the book, this military autobiography is primarily addressed to his son, and was not intended for sale. Indeed, it is a private work intended exclusively for his family and military friends. "This book will have the advantage, I believe unique, of not making anyone regret the money they put into it, as no copy will be sold. I will distribute the entire edition in the same way, and I will be only too happy if I can leave behind me proof of my devotion to my country and my state. A large part of the present work concerns Isle de France (Mauritius) and Ile Bourbon (Reunion Island). In particular, the author presents the measures to be taken for the defense of Isle de France. Jean-Nicolas Guérin de Frémicourt, born in 1721, rose steadily through the ranks of the army, from second lieutenant in 1735 to lieutenant in 1743, then to aide-major in 1744. He became captain in 1746, and in 1756 was commissioned lieutenant-colonel. In 1756, he was chosen to command and discipline the troops on the Isle de France and Bourbon. To this end, he received a brevet as lieutenant-colonel of the king's infantry, as well as a salary as second administrator of the Isle of France from the Compagnie des Indes. He stayed on the Isle of France from March 13, 1757 to October 5, 1762, where he was in charge of support services for the Lally-Tollendal expedition. Despite the challenges and difficulties of the island's destitute state, he performed this complex and thankless task brilliantly. In 1759, he drew up a plan for the island's defense that would inspire those who would work on fortifying the colony after him. He ended his career as a commander in the king's service at Lorient. A fine, well-preserved copy of this very rare private autobiography.
DANOVSKY (lieutenant Carl-August von)-[STOLBERG-WERNIGERODE (Christian-Ernest, comte de)].
Reference : 5644
(1766)
Sans lieu, 1766. 1766 1 vol in-4° (257 x 160 mm.) manuscrit en langue allemande rédigé à l'encre brune de : [1] f. dépliant (page de titre à lencre rouge et noir dans un encadrement orné d'un blason, de pavillons et d'armes dessinés au lavis d'encre), [33] ff. comportant deux à trois gouaches d'officiers en uniforme pour un total de 67 dessins polychromes titrés surmontant des tableaux explicatifs. Ex-libris armorié gravé " Christian Ernest Grafzustolberg" contrecollé au dos du 1er plat. Plein vélin d'époque, dos lisse, titre doré avec date manuscrite, tranches jaspées de rouge.
Très beau manuscrit militaire illustré de 67 dessins polychromes présentant l'ensemble des troupes de l'électorat de Saxe en Allemagne, travail exécuté par le lieutenant ingénieur Carl Auguste Von Danowsky très certainement pour le comte Christian de Stolberg-Wernigerode, (1691-1771) dont il porte lex-libris. L'électorat de Saxe était un État du Saint-Empire romain germanique qui joua un rôle majeur dans l'histoire de l'Allemagne, situé au centre du pays. Il est né du duché de Saxe-Wittemberg en 1356, lors de la Bulle dor promulguée par lempereur Charles IV. Il disparaît lors de la dissolution du Saint-Empire en 1806. Lee dernier électeur, Frédéric-Auguste III, allié à Napoléon Ier, devient alors roi de Saxe. Par sa position géographique, cet état a été ainsi souvent été impliqué dans des conflits et doù limportance de son armée. Dans son titre, richement enluminé et surmonté dun blason, le lieutenant Daniovsky annonce son objectif de représenter pour chaque régiment un officier et un semainier (sous-officier) en action en tenue complète et en pleine stature. Chacun des 31 feuillets est consacré à un régiment. Il comporte un titre et deux à trois gouaches d'officiers en uniforme surmontant un tableau explicatif sur 4 colonnes : 1.) De la fondation. 2). Des chefs. 3) Des unités. 4) De la garnison en temps de paix de chaque régiment ou en corps séparé. Chaque portrait a été finement exécuté par cet officier ingénieur aux talents dartiste en coloris trés vifs (gouache, aquarelle, or et argent): Gardes du Corps, Carabiniers, Cuirassiers, Chevaux légers, gardes Suisses, Grenadiers, Infanterie, Fusillers, Mousquetaires, Invalides, Ingénieurs, Artillerie, Canonier et Hussards. Provenance : ex-libris gravé de Christian-Ernest, comte de Stolberg-Wernigerode, (1691-1771), homme politique allemand membre de la Maison de Stolberg. De 1710 à 1771, il gouverne le comté de Wernigerode, ville de Saxe-Anhalt en Allemagne.située dans les montagnes du Harz, qui devient une dépendance de Brandebourg-Prusse en 1714. Chevalier de l'Ordre de l'Aigle noir et Ordre de l'Union parfaite, il sert son cousin du côté de sa mère, le roi Christian VI de Danemark, en tant que conseiller privé de 1735 à 1745. Sous son règne, une grande activité de construction est entreprise dans le comté de Wernigerode. Le Lustgarten (Jardin d'Agrément) à Wernigerode est remodelé dans le style français et une Orangerie est installée. Il est également responsable de la construction du Wolkenhäuschen ("Cabane dans les Nuages"), un petit refuge sur le Brocken, la plus haute montagne du Harz. Il est très probable que ce comte soit le commanditaire du présent manuscrit Précieux document dune prestigieuse provenance demeuré très frais. 1 vol. 4to (257 x 160 mm.) manuscript in German written in brown ink of : [1] folding leaf (title page in red and black ink in a frame decorated with a coat of arms, flags and weapons drawn in ink wash), [33] ff. comprising two to three gouaches of officers in uniform for a total of 67 titled polychrome drawings surmounting explanatory tables. Engraved armorial bookplate "Christian Ernest Grafzustolberg" pasted on the back cover. Full contemporary vellum, smooth spine, gilt title with handwritten date, red speckled edges. Beautiful military manuscript illustrated with 67 polychrome drawings presenting all the troops of the Electorate of Saxony in Germany, work executed by the lieutenant engineer Carl Auguste Von Danowsky most certainly for the count Christian de Stolberg-Wernigerode, (1691-1771) whose ex-libris it bears. The Electorate of Saxony was a state of the Holy Roman Empire which played a major role in the history of Germany, located in the center of the country. It was born from the duchy of Saxony-Wittemberg in 1356, during the Golden Bull promulgated by Emperor Charles IV. It disappeared with the dissolution of the Holy Roman Empire in 1806. The last elector, Frederick-Augustus III, allied with Napoleon I, became King of Saxony. Due to its geographical position, this state was often involved in conflicts and hence the importance of its army. In his title, richly illuminated and surmounted by a coat of arms, Lieutenant Daniovsky announces his objective to represent for each regiment an officer and a semainier (non-commissioned officer) in action in full dress and in full stature. Each of the 31 sheets is dedicated to a regiment. It includes a title and two to three gouaches of officers in uniform surmounting an explanatory table in 4 columns: 1.) Of the foundation. 2). Of the leaders. 3) Units. 4) Of the peacetime garrison of each regiment or separate corps. Each portrait has been finely executed by this engineer officer with artistic talents in very vivid colors (gouache, watercolor, gold and silver): Gardes du Corps, Carabiniers, Cuirassiers, Chevaux légers, Gardes Suisses, Grenadiers, Infantry, Fusillers, Mousquetaires, Invalides, Engineers, Artillery, Canonier and Hussards. Provenance: engraved bookplate of Christian-Ernest, Count of Stolberg-Wernigerode, (1691-1771), German politician and member of the House of Stolberg. From 1710 to 1771, he governed the county of Wernigerode, a town in Saxony-Anhalt, Germany, located in the Harz Mountains, which became a dependency of Brandenburg-Prussia in 1714. Knight of the Order of the Black Eagle and Order of the Perfect Union, he served his cousin on his mother's side, King Christian VI of Denmark, as a privy councillor from 1735 to 1745. During his reign, a great deal of building activity was undertaken in the county of Wernigerode. The Lustgarten (Pleasure Garden) in Wernigerode was remodeled in the French style and an Orangery was installed. He is also responsible for the construction of the Wolkenhäuschen ("Hut in the Clouds"), a small refuge on the Brocken, the highest mountain in the Harz. It is very likely that this count is the sponsor of the present manuscript A precious document of a prestigious provenance that has remained very fresh.
94 cartes et LAS, auxquelles nous joignons quelques photos et quelques lettres postérieures. Belle correspondance personnelle adressée aux deux frères Charlemagne et Jean Bart par leur frère Léo Bart, du 4 janvier 1915 au 21 août 1917, adressée à Jean Bart, matelot mécanicien à la Caserne Eblé au Havre, puis marin à l’Arsenal de Cherbourg, puis embarqué à bord du sous-marin Denis-Papin. Remarquable correspondance, car non soumise à la censure militaire, d’environ 94 lettres et cartes, auxquelles nous joignons quelques photos personnelles des protagonistes.La première lettre est datée du 29 septembre 1914 de Nomain Andignies, adressée des parents Bart à leur « Cher Fils », dont ils ont appris qu’il était blessé mais peu gravement. Ils racontent le passage des allemands, la fuite des habitants de Nomains vers Douai, « et les allemands sont restés pendant 15 jours à Orchies pour préparer leurs mauvais coups il y a eu des anglais qui sont venus les dénicher alors ils sont partis pour Valenciennes [ etc… ] depuis le 24 août nous n’avons plus de courrier nous sommes obligés de faire porter nos lettres à Lille. Nous avons été tranquille jusque le 24 septembre la nous avons eu un combat à Archies les français ont pris 3 auto et dans un fossé on a trouvé un officier tué avec un ordre dans la poche que l’on devait incendier Orchies à 7 heures du soir [… ] et le lendemain ils ont mis le fin à tout Orchies [ …] A l’heur ou je t’écrit on vient de nous dire qu’il y a des Hulans qui viennent reconnaître le terrain et ce matin nous avons vu deux aéroplanes une allemande et une française qui lui a fait la chasse [etc…] ». Il s’agit de l’unique lettre de l’ensemble provenant des parents de Jean Bart, Nomain ayant ensuite été occupée par les allemands.Un frère (manifestement Léo Bart) écrit le 7 décembre 1914 « je ne travaille plus pour l’armée depuis 8 jours car en général tous les patrons parisiens se figurent que parce que nous sommes des réfugiés nous devons subir toutes leurs humiliations et faire des bassesses. J’ai fait 3 boutiques depuis mon arrivée à Paris, et je rentre demain dans la 4e comme contremaître [… ] Je me suis fait inscrire pour passer le conseil mais j’ai bien stipulé « automobiliste » mais c’est une ressource car je ferai tout ce qu’il m’est possible de faire pour me faire réformer de nouveau et si je ne puis l’être au conseil j’aurai au moins la chance de l’être en arrivant au corps ».[ … ] je suis ici avec l’oncle de Germaine, le directeur de chez Thiriez. [ … ] Il a envoyé un télégramme à Germazine « par la voie d’un consul de Hollande » [… ] « tout ce que l’on sait c’est que les Allemands ont tout organisés comme s’ils étaient chez eux à Roubaix ils ont rouvert les écoles, il font marcher les usines en autres la maison Thiriez ». Il évoque la guerre qui va durer au moins l’hiver, s’inquiète de son frère : « Et ton bras, comment va-t-il ? Fais bien attention de ne plus retourner à cette orgie sanguinaire et si les mouvements de ton bras ne sont plus complets ils ne pourront certainement pas de renvoyer au feu si tu sais te débrouiller, maintenant si à force d’insister on voulait te réformer ne te laisse surtout pas réformer n°2 il faut te faire réformer n°1 c’est-à-dire avec pension car il ne faut pas que tous ces messieurs c’en tire à si bon compte [ … ] Maintenant je voudrais bien savoir l’état exact de ton bras, car je crois que tu ne me dis pas toute la vérité [ …] ». Il lui conseille de se faire inscrire comme décolleteur.Suivent deux autres CP datées du 20 puis du 28 décembre 1914. On y apprend que leur frère Charlemagne, blessé, est à Périgueux, et que lui-même, Léo, a dû abandonner côté allemand sa femme et sa fille…Le même écrit le 4 janvier 1915 (1914 par erreur sur la lettre) à Jean, depuis le Grand Hôtel du Pont du Cher, à Saint-Florent, et l’informe qu’il s’y trouve « non comme soldat, mais comme militarisé pour monter une usine pour la fabrication des gaines d’obus. Je suis ici dans un sale patelin et on s’y fait crever à travailer je t’assure que je préfèrerais être sur le front ». Il est sans nouvelles de sa femme et de sa petite-fille, restées à Loos. Le 12 février 1915, il s’inquiète pour son frère « il paraît que chaque fois que tu sors du bois et te rends malade ce n’est pas digne d’un jeune homme tel que toi, que dirais-je moi qui ait laissé ma femme et ma petite-fille à Loos », [ …], « prends patience un grand coup se prépare et avant 1 mois soit persuadé que tous ces bandits seront chassés de chez nous ». Le 9 juin 1915, automobiliste dans le secteur Postal 63, il lui reproche d’avoir fait « de la caisse ». Il sait bien que l’on souhaiterait savoir ce qui se passe sur le front ; leur frère Charlemagne « pourrait te raconter bien des choses, mais la guerre du mois d’août dernier n’était pas celle que l’on fait en ce moment. Je puis t’en causer car ce matin encore je suis allé à 1500 mètres des tranchées boches et je t’assure que ça barde quand tu vois des chevaux coupés en deux par des éclats d’obus il faut pas demander quand cela arrive dans groupe d’hommes [ …] ». Les 11 et 15 mars 1915, Léo Bart écrit à Jean, sur papier à en-tête de l’Hôtel franco-russe à Paris. Il est désormais automobiliste et compte « monter sur le front avec une auto-mitrailleuse ou une auto-canon ou auto-projecteur. Je te conseillerai de faire une demande pour être versé comme moi au 13ème Artillerie comme automobiliste car on en demande beaucoup » [ … ] Charlemagne me dit que tu désires aller voir comment ça se passe sur le front, ne fait jamais cette bêtise là moi j’en reviens j’y ai passé 8 jours et je t’assure que ce n’est pas amusant ». Le 17 mars, Léo lui envoie une des lettres les plus émouvantes : « Je reviens du front où j’ai fait des convois de chevaux et maintenant je suis automobiliste mais malheureusement je crois que je vais repartir bientôt comme auto-mitrailleur. Enfin si jamais j’y laissai ma peau je compte sur toi pour aller voir Germaine et l’embrasser pour moi. Surtout ne dit jamais que c’est moi qui ai demandé à partir, tu me le jureras dans ta prochaine lettre [ souligné six fois !] car je le regrette amèrement ». […] « Ne te fais pas de mousse pour moi, je ne suis pas encore parti et tu sais que je suis débrouillard ». Suivent six missives plus brèves adressées à Jean et Charlemagne (lequel est arrivé au centre des Convalescents de La Force en Dordogne). Léo est désormais au service du courrier.Le 17 juillet 1915, Léo écrit qu’il lui est « arrivé une sale blague, nous étions en train de discuter dans la cour de chez nous quand arriva le lieutenant un copain cria 22, ce lieutenant a peut-être cru que c’était moi qui avait crié et depuis 8 jours je suis sur les épines [ … ] figure toi que le fautif est parti en permission, mais je dois te dire que ce lieutenant est du Midi et soit certain qu’il ne doit pas gober les gens du Nord, et il n’est pas sans savoir que les Gars du Nord détestent les mauvais soldats du Midi. Mais vois-tu la Guerre finira un jour et il faut espérer qu’on les houspillera un peu car ils n’ont rien à souffrir ils sont les bienvenus dans les hautes sphères, ils sont en communication avec les leurs enfin ils ont tou pour être heureux tandis que nous, il nous manque tout cela et non content d’être ainsi favorisé ces salauds là rient de notre malheur et nous tourne en risées [… ] Lorsque j’ai demandé ma permission pour Bergerac au bureau ont ma demandé si c’était pour aller voir Cyrano, j’aurai bien pu leur répondre que s’ils étaient un peu moins fénéants et un peu plus patriotes nous pourrions faire comme eux aller embrasser les nôtres [ … ] ».Le 19 septembre il expose la manière de correspondre avec Lille (« l’enveloppe ne doit pas être cacheté et ne pas parler de la guerre »). Le 20 septembre, Léo annonce avoir reçu des nouvelles de sa femme et de sa fille. Le 22 octobre (à Charlemagne et Jean, tous deux à Cherbourg) : « hier ont a demandé des volontaires pour la Serbie, et je vous prie de croire que si je n’avais pas femme et enfant je me serai fait inscrire car j’en ai assez de vivre au milieu de tous ces salauds là. Qu’est-ce que c’est que la guerre pour eux, ce n’est rien au contraire ils font de l’automobile toute la journée, ils ont de l’argent plein leurs poches, ils font venir leurs femmes quand ils veulent. Tu vois que ces gens là voudraient bien que la guerre dure éternellement [ …] Maintenant dans notre secteur c’est plus calme depuis quelques jours les boches attaquent plus à l’Ouest du côté de Reims mais ils ramassent la purge [ … ] ces vaches là tiennent bon quand même et quand on fait des prisonniers c’est parce qu’ils sont prix par les tirs de barrages qui empêchent les vivres d’arriver sans cela il se font tuer jusqu’au dernier même étant prisonnier ils nous engueulent encore ».Le 1er novembre 1915 puis le 6 novembre, Léo écrit, précisant que « si je t’envoie un lettre par un civil, c’est pour ne pas que ma lettre passe à la censure militaire et farceur que tu es tu mets sur ton adresse pour remettre à un militaire farceur va enfin ça y est tout est arrivé à bon port [ … ] » Dans les lettres suivantes (novembre et décembre ), il essaie d’envisager la réunion des 3 frères à Cherbourg, mais avec prudence, car les mensonger exposent aux enquêtes de gendarmerie.Le 21 janvier 1916, il indique avoir reçu une photo de sa femme dont il est resté marqué, « elle fait pitié tellement elle a maigri ».Le 20 février 1916, il s’inquiète de ne plus recevoir de nouvelles. Il a appris par son oncle que l’explosion du dépôt de munition de la Porte des postes a causé des dégâts considérables, « tout le quartier de Moulins-Lille est rasé il y a 600 immeubles de démolis, 2000 victimes civiles et 300 soldats boches, tout cela demande confirmation bien entendu mais c’est le bruit qui coure ».Le 1er avril 1916 il écrit : « nous sommes de nouveau au repos et tu as dû lire la citation de tous les automobilistes du front de Verdun ». Le 19 mai 1916 il écrit (Motocycliste 551 T. M. Convois auto B.C.M. Paris) : « Pour le moment nous sommes très surmenés avec cette sacrée bataille de Verdun qui n’en fini pas, qui est très fatiguant pour nous car il faut marcher jour et nuit pour le transport des munitions ».Nous ne détaillons pas l’intégralité de la correspondance. En juillet 1916, il raconte que des « nuées d’avions sillonnent continuellement le ciel nuit et jour et les boches ne peuvent plus monter leurs saucisses car on les abat aussitôt ». Le 216 octobre 1916 il évoque un tuyau de l’Intendance anglaise prétendant que Lille sera repris pour la fin du mois. « Contrairement à ce que je t’avais dit, au lieu d’aller dans l’infanterie, c’est pour les tracteurs d’artillerie, ou dans les « Tancks » (crème-de-menthe ») et on relèvera jusqu’à la classe 1902. En novembre « j’ai bien peut d’être expédié à Salonique, car en ce moment c’est une vraie pétaudière ». La dernière lettre du temps de guerre date du 21 août 1917
Passionnant ensemble, à analyser en profondeur. Prix de l'ensemble, non séparable.
[SAINT-VALERY-SUR-SOMME] NAVIRE LE "SAINT-JOSEPH" COMMANDE PAR CONSTANTIN ALEXANDRE LEGARDIN, NAUFRAGE SUR LES CÔTES DU REFORT - MESSIRE ROBERT VALLERY MONDIN, CONSEILLER DU ROY, LIEUTENANT CIVIL CRIMINEL ET DE POLICE DE L'AMIRAUTE DE FRANCE AU SIEGE ET QUARTIER DE SAINT-VALERY-SUR-SOMME
Reference : 28714
(1777)
SAINT-VALERY-SUR-SOMME 1777 1 document autographe manuscrit, de 4 pages de format : 18,5 centimètres de large par 24,5 centimètres de haut, manuscrit à l'encre brune , sur papier crème vergé ligné filigrané, signature manuscrite de Maitre BRETON, Greffier Ordinaire en bas de 3ème page + signature de MONDIN (ROBERT VALLERY MONDIN, CONSEILLER DU ROY, LIEUTENANT CIVIL CRIMINEL ET DE POLICE DE L'AMIRAUTE DE FRANCE AU SIEGE ET QUARTIER DE SAINT-VALERY-SUR-SOMME en bas de 4ème page + sceau rouge aux Armes de l'Amirauté de Saint Valery sur Somme, EXTRAIT DE PROCES VERBAUX DE LIQUIDATION GENERALE FAIT PAR MESSIRE ROBERT VALLERY MONDIN, CONSEILLER DU ROY, LIEUTENANT CIVIL CRIMINEL ET DE POLICE DE L'AMIRAUTE DE FRANCE AU SIEGE ET QUARTIER DE DAINT-VALERY-SUR-SOMME, POUR LE NAVIRE FRANCOIS DENOMME LE "SAINT-JOSEPH" COMMANDE PAR CONSTANTIN ALEXANDRE LEGARDIN, NAUFRAGE SUR LES CÔTES DU REFORT, LE 10 MARS 1777 DERNIER, ALLANT DE LORIENT A DUNKERQUE ET OSTENDE AVEC CHARGEMENT DE DIVERSES MARCHANDISES DONT CAFFES BOURBONS,SAINT VALERY SUR SOMME, LE 19 jUILLET 1777,
Bel Exemplaire .... unique ...... en trés bon état (very good condition). bon état
BROCHE CORRECT EXEMPLAIRE TRES DEFRAICHI TRACES DE COLLES SUR DOS MANQUANT PLANCHES INCLUSES MAIS TRES FRAGILISEES 152 pages 2 planches dépliantes en noir et blanc In-8 Broché. Etat d'usage.LA DEFENSE D'IVANGOROD EN 1914-1915 - EXTRAITS DES MEMOIRES DU LIEUTENANT GENERAL DE SCHWARZ.Avant propos par le Général C.de Grandprey - Traduit du manuscrit russe par Th.Goutchkoff. , LIEUTENANT GENERAL DE SCHWARZ BERGER LEVRAULT, Broché, 1922
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