PLIS LEGERS SUR DOS FORMAT BROCHE
Reference : AJ19183
ISBN : 2845635230
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Livre au trésor
M. Hubert Colau
Z.A. La Goguerie
28330 Authon-du-perche
France
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Véritable originale des Trois mousquetaires Bruxelles, Alph. Lebègue et Sacré fils, 1844 et 1845. 9 vol. (85 x 135 mm) de 181 (dont faux-titre, titre et préface), 172, 171, 163 et 223 p. [pour Les Trois Mousquetaires] et 4 vol. (85 x 135 mm) de 145 (dont faux-titre et titre), 146, 149 et 140 p. [f. 81 mal ch. 18] [Pour Vingt ans après]. Demi-veau bronze, dos lisse orné de double filets dorés, titre doré et tomaison, contreplats et gardes papier cailloutés (reliure lég. postérieure). Rarissimes premières éditions des Trois mousquetaires et de sa suite, Vingt ans après. Elle précèdent les parutions parisiennes en volumes, parues chez Baudry la même année. Les deux séries sont bien complètes de tous les feuillets de titres et faux-titres, souvent manquants.
Le 14 mars 1844, paraît dans Le Siècle le premier épisode d'un roman appelé à connaître une gloire universelle : Les Trois Mousquetaires. En exploitant la veine du roman historique inaugurée par Walter Scott, Alexandre Dumas, avec l'aide d'Auguste Maquet, façonne une épopée de cape et d'épée, flamboyante, fraternelle et populaire, enracinée dans le règne de Louis XIII. L'impact est foudroyant : dans tous les foyers de France, on lit - ou on se fait lire - la tranche du jour. Le succès du feuilleton suscite immédiatement l'appétit des éditeurs. Avant même la publication en volumes à Paris chez Baudry, au second semestre de 1844, pas moins de trois éditions contrefaites paraissent à Bruxelles, capitale de l'édition pirate. Celle d'Alphonse Lebègue et Sacré fils est la plus rare et la plus ancienne, attestée comme telle par Douglas Munro dans sa bibliographie de référence et citée comme « The original edition in French», publiée en Belgique. Les deux suivantes portent les adresses de Bruxelles : Société belge de librairie Hauman et Cie et Bruxelles : Meline, Cans et Compagnie ; elles donnèrent lieu à deux autres éditions, recomposées pour être imprimées et diffusées à Leipzig, sous les adresses de Bruxelles, Leipzig : Meline, Cans et compagnie et de Bruxelles et Leipzig : C. Muquardt. Toutes portent le millésime de 1844, mais avec des pages de titres différentes. La raison de ces éditions 'pirates' est simple : Les Trois Mousquetaires n'était pas encore disponible en librairie lorsque Dumas mit aux enchères les droits d'édition parisiens. C'est Baudry qui l'emporta à prix d'or. Mais l'édition belge circulait déjà, sans autorisation. Comme souvent, le texte original - les auteurs étant payés à la ligne - est plus long, et contient plus de dialogues que la version qui sera revue par Dumas pour l'édition parisienne chez Baudry. Cette première édition en volume diffère donc de la version autorisée «non seulement par de petites corrections, mais aussi par plus de deux cent variantes majeures s'étendant souvent sur des paragraphes» (Munro). Dumas n'en fut pas dupe. Il connaissait le jeu des éditeurs et des journaux. Le roman-feuilleton est alors un phénomène éditorial d'une puissance inédite, qui façonne les habitudes, provoque coups-bas et même des duels : Dujarrier, rédacteur de La Presse, est tué sur le pré le 11 mars 1845 à la suite d'une polémique sur les abonnements, et remodèle le rôle des auteurs dans la presse. Les plus prolifiques sont rois : Sue, Féval, Paul de Kock... mais Dumas règne en maître. Ses feuilletons provoquent un afflux d'abonnés, des traductions dans toutes les langues, des adaptations théâtrales, et des dizaines de rééditions tout au long du siècle. « Un pour tous, tous pour un » Le mythe s'installe. D'Artagnan, le Gascon hardi et loyal, rencontre à Paris trois compagnons - Athos, Porthos, Aramis - avec lesquels il liera une amitié indéfectible. Quatre héros complémentaires, devenus universels. Le noble et mélancolique Athos, le géant vaniteux Porthos, le jésuite mondain Aramis, le fougueux et courageux D'Artagnan. Pour son personnage, Dumas puise dans les Mémoires de M. d'Artagnan de Courtilz de Sandras (1700), mais y insuffle une dimension dramatique et morale qui n'appartient qu'à lui. À ceux qui lui reprochaient de travestir l'Histoire, il répond : « Qu'importe de violer l'Histoire, pourvu qu'on lui fasse de beaux enfants». Victor Hugo, enthousiaste, salue Les Trois Mousquetaires comme un «drame saisissant, passion chaude, dialogue vrai, style étincelant». L'oeuvre se relit à tout âge comme un manifeste de loyauté et de panache. Dumas en donne une suite dès l'année suivante : Vingt ans après, paru en feuilleton en janvier 1845, puis en volumes chez Baudry. L'édition Lebègue de Bruxelles, à nouveau, précède l'édition parisienne. Vingt ans ont passé. Richelieu est mort, remplacé par Mazarin. La Fronde agite le royaume. Les mousquetaires, dispersés, usés, ont pris de l'âge. Dumas les convoque à nouveau, et interroge ce qu'il reste des idéaux d'hier. Le roman devient plus grave, plus complexe, plus politique : Cromwell a remplacé Buckingham, Mordaunt prend la suite de Milady. Les héros sont toujours braves, mais la mort rôde, le doute les guette. Il faudra toute la flamme de D'Artagnan pour les réunir une dernière fois. L'édition est tout aussi rare, et maintiendra l'intérêt auprès du public alors qu'un nouveau succès s'annonce : Le Comte de Monte-Cristo, publié entre août 1844 et janvier 1946. L'édition belge des Trois Mousquetaires témoigne de la précocité du succès de Dumas et de l'importance éditoriale des contrefaçons bruxelloises à une époque où les droits d'auteur n'y sont pas réglementés : les éditeurs - imprimeurs échappaient à la réglementation française et, se fondant sur une loi hollandaise du 25 janvier 1817, affirmaient que «tout ouvrage qui appartient à toutes les nations, n'appartient à personne en particulier» ; ils faisaient dès lors imprimer au fur et à mesure les chapitres de ces romans, le lendemain ou quelques jours après la publication dans les journaux, et l'impression achevée, lançaient à bas prix sur le marché français une édition, généralement truffée de fautes typographiques, bien avant que l'éditeur officiel puisse faire paraître la véritable édition originale. Ces impressions pirates - que Fernand Vandérem, le directeur du Bulletin du bibliophile, désigna en 1926 sous le nom de «préfaçons» - furent un véritable fléau qui accabla la librairie française durant la première moitié du XIXe siècle. Munro, Alexandre Dumas Père, A Bibliography of Works published in French 1825-1900, pp. 142-144 (Les Trois Mousquetaires : "the greatest of Dumas' romances"). - Vicaire, III, 359 - Carteret, I, 235 - Clouzot, 98 - En français dans le texte, n°263 ; pour 20 ans après : Vicaire III, 368-369 ; Munro, 166.
Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1989. Fort volume petit in-8, plein cuir d'éditeur, titre et filets dorés au dos, rhodoïd, étui.
"Dumas découvrit tôt à travers Walter Scott, Shakespeare, Schiller, puis les mémorialistes du passé et enfin Augustin Thierry, que l'histoire pouvait inspirer de grandes oeuvres littéraires. Il fut le romancier de l'histoire. C'est d'abord sous cet angle qu'il est présenté et étudié dans cette édition. Les notes qui accompagnent le texte des deux romans éclairent non seulement les personnages et les allusions historiques de Dumas, mais aussi les sources qui sont nombreuses et variées. Plus d'un lecteur découvrira avec surprise que si Dumas était un merveilleux conteur, il connaissait aussi fort bien l'histoire et que le fond de tableau des Trois Mousquetaires et de Vingt ans après n'est pas une brillante improvisation mais le résultat d'une mise au point sérieuse. Cette édition, présentée et annotée par Gilbert Sigaux, réunit autour des deux célèbres romans de Dumas, une préface où le "cas" Maquet est étudié, une chronologie détaillée de la vie et des oeuvres de Dumas, des notes nombreuses et une bibliographie."
AEHMO & Editions d'En bas, Cahiers d'histoire du mouvement ouvrier 32, 2016. In-8 broché, couverture photographique.
"Cent ans après les conférences de Zimmerwald et Kiental, alors que la terrible question des méfaits de la guerre et de ses effets à court, moyen et long terme, reste posée à l’échelle de la planète avec ses enjeux économiques, géostratégiques et sécuritaires, le pacifisme et l’antimilitarisme, en des termes qui sont certes bien différents, demeurent d’une certaine actualité. En effet, ni la question sociale, ni celle de la pacification des relations internationales n’ont été réglées depuis lors. L’une et l’autre demeurent au coeur des questions vives qui sont affrontées par les sociétés contemporaines."
Paris, Au club français du livre , 1965 ; in-8, 301/ pp., cartonnage de l'éditeur. Les 8 volumes. En 8 volume : 1/ les trois mousquetaire 1er partie / 2 les trois mousquetaire 2e partie /3 vingt ans après 1 partie/4 vingt ans après 2 m partie /5 le vicomte de bragelonne 1er partie /6 le vicomte de bragelonne 2em partie / 7 le vicomte de bragelonne 3em partie / 8 le vicomte de bragelonne 4em partie.
En 8 volume : 1/ les trois mousquetaire 1er partie / 2 les trois mousquetaire 2e partie /3 vingt ans après 1 partie/4 vingt ans après 2 m partie /5 le vicomte de bragelonne 1er partie /6 le vicomte de bragelonne 2em partie / 7 le vicomte de bragelonne 3em partie / 8 le vicomte de bragelonne 4em partie.
Calmann-Lévy, s.d. (1906 et 1907), 2 vol. in-8°, (6)-85 et (6)-110 pp, les deux ouvrages reliés ensemble en un volume demi-percaline gris-clair, dos lisse avec pièce de titre basane noire, fleuron, double filet et initiales Y.G. dorés (rel. de l'époque), qqs marques au crayon en marges, bon état. Editions originales, envoi a.s. dans chaque livre à l'homme politique et économiste Yves Guyot (1843-1928). Peu courant
Défenseur de la monarchie constitutionnelle, Eugène Dufeuille (1842-1911) faisait partie de l'entourage du comte de Paris. — "... Après avoir écrit au “Journal des Débats”, au “Journal de Paris”, au “Français”, au “Correspondant”, à la “Revue de Paris”, M. Dufeuille, peu après la mort du comte de Chambord, abandonnait sa carrière pour faire partie du bureau politique du comte de Paris, qui avait pour lui la plus grande estime et le plus profond attachement. Il devenait ensuite chef du bureau politique de Monseigneur le duc d'Orléans, puis après quelques années, il s'était retiré de la politique. Il tenait pourtant à dire, de temps à autre, son mot sur les affaires de son pays. Il faut lui rendre la justice qu'il ne se faisait guère plus d'illusions que nous-mêmes sur la république et qu'il ne lui ménageait pas ses vérités, tout en n'en combattant plus le principe. M. Eugène Dufeuille était peut-être l'homme de ce temps-ci le plus répandu dans tous les cercles politiques et le plus versé dans l'histoire du dernier demi-siècle. S'il laisse dès mémoires, ils feront la fortune de leur éditeur et ils feront vivre son nom." (Le Gaulois, 8 avril 1911) — "... Eugène Dufeuille appartint au bureau politique du comte de Paris ; il fut ensuite chef du bureau politique du duc d'Orléans, mais il résigna ces fonctions en 1897. Depuis lors, il se tint à l'écart de la politique militante. Mais il consacra ses loisirs à l'étude d'une saine théorie politique. Il s'était de bonne heure fait connaître comme écrivain. Il n'avait guère plus de vingt ans, lorsqu'il publia un examen de la “France nouvelle”, de Prévost-Paradol, qui révélait un esprit judicieux, clair et profond. Il entra au “Journal des Débats”, où il donna nombre d'articles remarqués. Puis il collabora au “Journal de Paris” et au “Français”. Les “Réflexions d'un monarchiste”, “Trente-cinq ans après”, “Du souverain dans notre république”, “Que faut-il craindre de notre république ?”, ces divers ouvrages sont de l'ordre de ces traités théoriques que publiait, il y a cent ans, un Bonald et qu'on néglige peut-être un peu aujourd'hui parce que le désordre général l'emporte énormément sur tout espoir d'une vie publique ordonnée. Sa doctrine se résume en deux mots : l'ordre et la liberté. Dufeuille, sous les expresses réserves qu'exige la nécessité de l'ordre, a été un grand libéral..." (Le Figaro, 8 avril 1911)