Gand, 2 août 1807, in-8, en feuille.
Reference : 240232
Adressé à Lallemand, professeur du Lycée de Bruxelles, apparemment un ancien maître du signataire, ce petit billet assure le destinataire du suivi d'une affaire le concernant : "Je n'ai point perdu de vuë votre commission, mon cher et ancien maître". Mais on ne sait pas de quoi il s'agit.Ancien ministre des Finances en 1795 puis plénipotentiaire à Gênes, Guillaume-Charles Faipoult, sieur de Maisoncelle, (1752-1817) fut nommé après le 18 Brumaire par Bonaparte qui l'appréciait, député de l'Escaut. Il occupa ce poste jusqu'en 1808, date à laquelle il fut révoqué suite à une rupture des digues de l'Escaut. - - VENTE PAR CORRESPONDANCE UNIQUEMENT - LIEN DE PAIEMENT, NOUS CONSULTER.
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Paris, Saillant, Vincent, Desaint, 1765. 2 voluimes in 12, veau marbré, dos lisses ornés, tranches rouges, coiffe supérieure du premier volume arrachée, pièces de titre et de tomaison frottés, coins légèrement émoussés, déchirures dans la marge intérieure du titre du second volume. lix, 489 pp., 9 planchers dont 8 dépliantes ; iv, 533 pp.
ÉDITION ORIGINALE. Ouvrage pionnier :la première étude scientifique sur l'étymologie et la linguistique. Il est toujours fort précieux pour les chercheurs dans ces deux disciplines.
Paris, Gallimard, 1964. in 8°, broché, couverture à rabats. 461 pp.-(1)f.
ÉDITION ORIGINALE. 1/35 exemplaires numérotés sur pur fil (seul grand papier). Le premier volume de la trilogie autobiographique de Violette Leduc, de sa naissance en 1907, fille illégitime d’une aristocrate du Nord et d’une servante, à ses 37 ans et son entrée en littérature. Mais Violette Leduc dut attendre la publication de La Bâtarde pour connaître enfin le succès. Simone de Beauvoir suivit attentivement la gestation du livre, persuadée qu’il serait un grand livre et, pour l’aider à le sortir de l’anonymat, lui consacra une longue préface, dont on ne peut que reciter cette phrase rabâchée mais tellement vraie: « Une femme descend au plus secret de soi et elle se raconte avec une sincérité intrépide, comme s'il n'y avait personne pour l'écouter. » Enfin on ne dira jamais assez quelle grande styliste était Violette Leduc, une des plus grandes, avec Jean Genet, parmi les écrivains du XXe siècle.
S.l. [Ivoy-le-Pré], L.L.S.M. [Les livres sont muets], 2014. Broché, chemise, emboîtage. [16 ff. doubles dont deux blancs], 19 dessins et calligraphies de François Righi imprimés en lithographie par Michael Woolworth à Paris, et 3 eaux-fortes sur cuivre en taille d’épargne imprimées par l’artiste.
ÉDITION ORIGINALE. Tirage limité à 31 exemplaires sur Japon Minota numérotés et signés par l’autrice et l’artiste. Dans son travail, Righi cherche à inscrire l’un dans l’autre l’espace d’un lieu et celui d’un livre. Pour Heures dispersées, le lieu est l’hôtel Lallemand de Bourges, magnifique demeure de la Renaissance. Le plafond à caissons de l’oratoire, où alternent emblèmes et putti, constitue la référence iconographique des dessins. Ceux des cernes du temps suivent les 14 caissons décorés de putti. Le frontispice rappelle les 16 caissons emblématiques qui firent l’objet d’un livre précédent de François Righi, Le Miroir volatil de Robert Marteau. Il rend hommage à ce poète mort en 2011. Les textes de Marie Grégoire placés aux deux extrémités du livre forment un diptyque. Le texte d’ouverture entraîne le lecteur, le nez levé vers le plafond de l’hôtel Lallemand, tout autant que baissé sur la page imprimée. Le second qui clôt le livre « en est le chant profond […] Les images du livre construisent des parcours en miroir. Le texte leur fait écho dans son propre registre. » (Ma notice s’inspire – et souvent recopie – celle de Marie-Jeanne Boistard, ancienne directrice de la bibliothèque des 4 Piliers à Bourges et actuelle directrice de la bibliothèque de Blois) qui connaît mieux que personne le travail de François Righi et celui de Marie Grégoire). Très bel exemplaire de ce livre subtil et magnifique.
Paris, Dentu, Carteret, An VII (1799). in 8°, broché, couverture muette de l’époque, non rogné. (2)ff.-412 pp.,
portrait en frontispice gravé par N. Courbe. ÉDITION ORIGINALE. La grande rivale de Clairon fut son aînée Mlle Dumesnil, qu’elle ne ménage guère dans ses mémoires. Elle l’accusa notamment d’avoir, par ses cris, son débit comique et ses « gestes bas », plus cherché à plaire à la multitude qu’aux connaisseurs. Et Clairon de conclure par cette gracieuseté: « Cette actrice qui pouvait être une des meilleures qu'on eût vue !.... La plume me tombe des mains. ». Dumesnil trouva un défenseur en Pierre Coste d’Arnobat qui, la même année, mit en forme ses propres Mémoires. Agréable exemplaire sans rousseurs et à grandes marges.
Paris, Buisson, an VII (1799). in 8°, demi-basane fauve à coins, dos lisse orné de doubles filets dorés, tranches jaunes, second plat frotté (Reliure de l’époque). [2 ff.], ij, 360 pp.
ÉDITION ORIGINALE. Cette illustre tragédienne, "incomparable magicienne" (Diderot, Paradoxe sur le comédien) triompha notamment dans le rôle de Phèdre, et fut l'interprète préférée de Voltaire. Sa suprématie dura 20 ans. Elle imposa son jeu, étudiant minutieusement chaque attitude, chaque intonation. Elle chercha également à rénover le costume de théâtre dans le sens d'une plus grande vérité historique. Elle abandonna ainsi peu à peu le style déclamatoire de ses prédécesseurs. Ses mémoires écrits avec beaucoup d'esprit (le récit de sa naissance est à lui seul un petit bijou) sont sans indulgence pour ses camarades et lui valurent une réponse de sa rivale Mlle Dumesnil. Cette réflexion sur l'art théâtral s'inscrit dans le mouvement initié par des acteurs de génie comme Lekain et Préville en écho aux préoccupations des auteurs, Voltaire, Marmontel et Diderot.