Collection Brochures Populaires sur la Révolution FrançaiseParis, Librairie de la Société Bibliographique, 1876; in-12, 36 pp., broché.
Reference : 177302
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ROBESPIERRE, Maximilien 1758 – Guillotiné le 28 juillet 1794 / COURTOIS, Edmé-Bonaventure.
Reference : LCS-A59
Bordeaux, An Troisième de la République. Bordeaux, Veuve J.B. Cavazza, An troisième (1795). In-8 de 101 pp., (2) ff., pp. 103 à 396 mal chiffrées 386; demi-basane brune, pièce de titre en maroquin rouge, tranches jaspées. Reliure de l’époque. 180 x 111 mm.
Ce rapport constitue un document de première importance sur l'action de Robespierre et de ses partisans. «Courtois (1756-1816), conventionnel, embrassa avec beaucoup de chaleur la cause de la révolution et fut, dès le commencement, nommé receveur du district dans sa ville natale, puis député à l’assemblée législative, où il ne se fit point remarquer. Nommé, par le même département (l’Aube), député à la Convention nationale, en 1792, il s’y montra encore fort peu à la tribune; mais il y fut intimement lié avec Danton, et par conséquent opposé à Robespierre. Dans le procès de Louis XVI il vota pour la mort, contre l’appel au peuple et contre le sursis. On sent que Courtois dut courir de grands dangers, lorsque son ami Danton fut envoyé à l’échafaud. Il se condamna de plus en plus au silence, et ne le rompit que dans la fameuse journée du 9 thermidor, où il concourut de tout son pouvoir au renversement de Robespierre. Nommé l’un des membres de la commission qui dut examiner les papiers saisis chez Robespierre et ses complices, il fut chargé par ses collègues de rédiger et de lire à la Convention le rapport de cette affaire; et il y travailla pendant près de 6 mois. Ce ne fut que dans la séance du 16 nivose an III (janvier 1795) qu’il fit lecture de ce fameux rapport, devenu l’un des monuments les plus curieux de la révolution française. Les pièces en sont la partie la plus vraie et celle qui caractérise le mieux cette époque. Après le 9 thermidor, Courtois fut dans la Convention un des adversaires les plus actifs et les plus redoutables du parti que l’on appelait ‘la queue de Robespierre’; et il rendit véritablement beaucoup de services aux victimes de la Terreur…» (Biographie universelle). Élu à l'assemblée législative en 1791, ami de Danton, Courtois avait pris sa revanche après le 9 thermidor en demandant à faire partie de la commission chargée d'inventorier les papiers trouvés chez Robespierre. «Dans son «Rapport fait au nom de la Commission chargée de l'examen des papiers trouvés chez Robespierre et ses complices », Courtois nous permet de mesurer, incidemment et à son insu, l’immense popularité dont Robespierre jouissait auprès des patriotes. « Des agrégations coupables lui firent respirer, de toutes les parties de la France, l'encens criminel qu'elles brûlaient en son honneur ; c'était à qui enivrerait l'idole... et des milliers de fanatiques irréligieux ne semblèrent avoir chassé de leurs temples les dieux qu'ils adoraient depuis tant de siècles que pour se prosterner devant leur nouveau dieu Maximilien. Il faut parcourir ces papiers pour s'en convaincre... » (1) « ...Un agent national nous apprend, à son tour, que c'est l'Être suprême dont Robespierre a prouvé l'existence qui (par reconnaissance sans doute) veille sur ses jours et que la République est sauvée ». Et Courtois de nous renvoyer au n° XVIII des pièces justificatives (2). Il s'agit d'une lettre du citoyen D... à Robespierre, qu'il est nécessaire de transcrire intégralement pour suivre dans ses explications l'expéditeur lui-même. « Carismont, ci-devant Saint Aignan, le 12 prairial, l'an deuxième de la République Française. L'agent national provisoire du district de Carismont (3), ci-devant Saint- Aignan…
Paris Imprimerie Nationale AN 2 “Citoyens, un beau sujet d’entretien pour la postérité, c’est déjà un spectacle digne de la terre et du ciel, de voir l’assemblée des représentants du peuple français placé sur un volcan inépuisable de conjuration…”. A propos des ennemis de la République : “Ce sont les agens de l’étranger ; ce sont les successeurs et Brissot, de Hébert, des Danton : qu’il règne un seul jour et la patrie est perdue. En disant ces choses, j’aiguise contre moi des poignards et c’est pour cela même que je les dis. Vous persévérez dans vos principes et dans votre marche triomphante ; vous étoufferez le crime et vous sauverez la patrie… J’ai assez vécu ; … J’ai vu le peuple français s’élancer de l’avilissement et de la servitude, au faîte de la gloire et de la liberté, j’ai vu ses fers brisés et les trônes coupables qui pèsent sur la terre, près d’être renversés sous les mains triomphantes.” Exemplaire de ce discours fameux de Robespierre dans lequel il annonce de manière prémonitoire sa fin prochaine.
Nicolas-Toussaint des Essarts, Précis historique de la vie, des crimes et du supplice de Robespierre, et de ses principaux complices. Paris, chez l'auteur [imprimerie de Delance], An V [1797]. In-12, front.-[2]-244-[4]p. Première édition séparée de cet ouvrage, publié d'abord dans les « Procès fameux » (tome XV). Il y eut dès 1797 une autre édition sous ce titre, plusieurs sous un titre différent et une autre édition en 3 tomes (les 2 premiers correspondant à notre édition). Voir à ce sujet Tourneux, n°25032 pour notre édition, 25033, 25034 & 20614 pour les autres. Cet ouvrage contient donc les supplices de Coffinhal, Couthon, Dumas, Fleuriot-Lescot, Henriot, Payan, Robespierre et Saint-Just. Le frontispice est un portrait de Robespierre de profil. Broché, non rogné, quelques rousseurs, petite mouillure marginale sur 2 feuillets. Bel exemplaire, rare en cette condition. [XI]
Alphonse de Lamartine (1790-1869), poète, écrivain, homme politique.
Reference : 020426
Alphonse de Lamartine (1790-1869), poète, écrivain, homme politique. L.A.S. « L. », sd [1846], 2p in-8. Extraordinaire lettre sur Robespierre et la révolution, adressée à son beau-frère François de Montherot (1784-1869) et répondant à la lettre que celui-ci lui avait envoyée : « Mon cher Philosophe, je pense exactement comme vous sur R., grand homme et grand scélérat mais chez lui au moins le crime avait une idée derrière. L'idée était sainte, le crime atroce, le Saint Dominique de la Rénovation. J'en parlerai ainsi mais avec la flétrissure qui doit toujours tomber sur le crime. Le sang est du sang, on ne le lave pas avec des mots. J'en suis sur lui et plongé dans le travail. Je suis ravi de 30 pages qui terminent et résument l'assemblée constituante. Je vous lira cela. Adieu, voici du monde. L. ». Montherot lui avait dit : « L'histoire nomme héros les tueurs d'hommes. Les tuer dans une guerre injuste ou sur l'échafaud, qu'importe pourvu que le sang humain coule ? ». Lamartine rédigeait alors son Histoire des Girondins. Provenance : Dominique de Villepin (vente Bergé, 28 novembre 2013, n°49). Lettre éditée par Renée de Brimont en 1923 dans l'Album de Saint Point (p.106-107). Dans une lettre à Aimé Martin, datée du 6 juillet 1845, Lamartine dira aussi : « Personne n'a tant étudié Robespierre que moi. S'il n'eût été un scélérat, il serait le plus grand des hommes politiques ». Magnifique lettre. [491]
A Paris, De l’impr. nationale des Lois, An III [1794]. In-8 de 408 pages, demi-basane violette, dos lisse orné. Quelques rousseurs, mors un peu frottés.
Ce rapport constitue un document de première importance sur l’action de Robespierre et de ses partisans. Elu à l’assemblée législative en 1791, ami de Danton, Courtois (1753-1816) avait pris sa revanche après le 9 thermidor en demandant à faire partie de la commission chargée d’inventorier les papiers trouvés chez Robespierre. Edition originale.