Alphonse de Lamartine (1790-1869), poète, écrivain, homme politique. L.A.S. « L. », sd [1846], 2p in-8. Extraordinaire lettre sur Robespierre et la révolution, adressée à son beau-frère François de Montherot (1784-1869) et répondant à la lettre que celui-ci lui avait envoyée : « Mon cher Philosophe, je pense exactement comme vous sur R., grand homme et grand scélérat mais chez lui au moins le crime avait une idée derrière. L'idée était sainte, le crime atroce, le Saint Dominique de la Rénovation. J'en parlerai ainsi mais avec la flétrissure qui doit toujours tomber sur le crime. Le sang est du sang, on ne le lave pas avec des mots. J'en suis sur lui et plongé dans le travail. Je suis ravi de 30 pages qui terminent et résument l'assemblée constituante. Je vous lira cela. Adieu, voici du monde. L. ». Montherot lui avait dit : « L'histoire nomme héros les tueurs d'hommes. Les tuer dans une guerre injuste ou sur l'échafaud, qu'importe pourvu que le sang humain coule ? ». Lamartine rédigeait alors son Histoire des Girondins. Provenance : Dominique de Villepin (vente Bergé, 28 novembre 2013, n°49). Lettre éditée par Renée de Brimont en 1923 dans l'Album de Saint Point (p.106-107). Dans une lettre à Aimé Martin, datée du 6 juillet 1845, Lamartine dira aussi : « Personne n'a tant étudié Robespierre que moi. S'il n'eût été un scélérat, il serait le plus grand des hommes politiques ». Magnifique lettre. [491]
Reference : 020426
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