‎CHAMPOLLION (Jean-François, dit le jeune).‎
‎Lettre à M. Dacier [...] relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques employés par les Egyptiens pour inscrire sur leurs monuments les titres, les noms et les surnoms des souverains grecs et romains.‎

‎Paris, Firmin Didot père et fils, 1822. 1822 1 vol in-8° ( 233 x 150 mm) de: [2] ff. (faux titre, titre), 52 pp., 4 planches dépliante dépliantes [planche I à III lithographiée, planche IV en fac-similé moderne]. Demi-veau brun 19éme, dos à nerfs orné, titre de maroquin noir, plats recouverts de papier marbré.‎

Reference : 6512


‎Edition originale de ce texte consacrant le déchiffrement de l'écriture pharaonique par Jean-François Champollion considéré universellement comme l'acte de naissance de l'égyptologie. Jean-François Champollion, dit "Champollion le Jeune" (Figeac le 23 décembre 1790, Paris le 4 mars 1832) est un linguiste, historien et égyptologue français mondialement célèbre pour avoir déchiffré les hiéroglyphes égyptiens, ouvrant ainsi la voie à l'égyptologie moderne. Son frère de 12 ans son ainé, larchéologue Jacques-Joseph Champollion, dit "Champollion l'Aîné" (1778 -1867), fut son précepteur et lui transmis la passion de l'archéologie. Jacques-Joseph restera dans l'ombre pour mieux mettre en valeur son frère cadet. Après la mort prématurée de Jean-François, en 1832, il éditera ses travaux inachevés, auxquels il avait contribué. De 1804 à 1807, Jean-François Champollion est éléve au Lycée impérial de Grenoble. Il a pour maître labbé Claude-Marie Gattel, qui laide dans son apprentissage linguistique, et le botaniste Dominique Villars. Il se plie mal à la discipline rigoureuse du lycée mais demeure en contact étroit et fréquents avec Jacques-Joseph dont la nomination au poste de secrétaire de l'Académie delphinale met l'Égypte au centre des préoccupations des deux frères. En juin 1804, Jacques-Joseph fait à cette académie une communication sur les inscriptions de la « pierre de Rosette », fragment de stèle trouvé en Égypte en 1799 et portant un décret rédigé en grec, en démotique et en hiéroglyphes. En janvier 1806 dans une lettre à ses parents, Jean-François écrit : « Je veux faire de cette antique nation une étude approfondie et continuelle. Lenthousiasme où la description de leurs monuments énormes ma porté, ladmiration dont mont rempli leur puissance et leurs connaissances, vont saccroître par les nouvelles notions que jacquerrai. De tous les peuples que jaime le mieux, je vous avouerai quaucun ne balance les Égyptiens dans mon cur. » Le 13 septembre 1807, il sinstalle à Paris pour étudier, entre autres, le copte et lamharique. Il suit les cours de langues orientales au Collège de France, et plus particulièrement ceux darabe par Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, de persan par Louis Langlès et dhébreu par Prosper Audran. Il assiste aussi à ceux de lÉcole des langues orientales dans les mêmes matières et fréquente la Bibliothèque impériale. Il se lie avec Aubin Louis Millin, conservateur du cabinet des antiques et avec dom Raphaël de Monachis qui lui fait connaître un prêtre égyptien, Geha Cheftitchi, qui lui apprend le copte. Il est si doué quen décembre, un homme nommé Id Saouda le prend pour un Arabe. Létude des langues : persan, hébreu, syriaque, arabe occupent tout son temps. En 1808, une publication de l'archéologue Alexandre Lenoir sur un déchiffrement complet des hiéroglyphes égyptiens, bien que fantasque, décide Jean-François à étudier le déchiffrement des hiéroglyphes. Labbé de Tersan, collectionneur, lui procure une copie de la pierre de Rosette, mais il préfère étudier dabord des papyrus en écritures cursives. En 1808, il écrit à son frère : « Jai fait un assez grand pas dans cette étude : 1° jai prouvé par des rapprochements que tous les papyrus appartiennent à un même système décriture 2° que jai la valeur de toutes les lettres par linscription de Rosette quelles sont absolument les mêmes 3° que jai déchiffré le commencement du papyrus gravé dans Denon, planche 138 [] qui en copte veut dire mot pour mot : « Dis : repose en paix, ô Égyptien, remplis ta dernière destination, échappe aux Ténèbres du tombeau et de la mort. » Au printemps 1809, il rédige une grammaire copte et étudie le texte démotique de la pierre de Rosette, essayant de déchiffrer son texte en démotique. En juillet 1809, il est nommé, à dix-huit ans, professeur adjoint d'histoire à l'université de Grenoble ou il déménage. Le 7 août 1810, dans une communication académique, il décrète que le démotique est une simplification des hiéroglyphes, et à partir de cela prouve que le démotique est une écriture alphabétique de vingt-cinq lettres et les hiéroglyphes une écriture pouvant soit exprimer des sons ou syllabes (phonogrammes) soit des « symboles » ou idées (idéogrammes). En 1812, il établit une chronologie des écritures, les cursives (hiératique et démotique) étant une version simplifiée et postérieure aux hiéroglyphes. Il découvre aussi que les vases canopes servent à conserver les viscères en découvrant un morceau momifié dans un des vases canopes de la bibliothèque de Grenoble. Il en déduit aussi que si les vases ont des têtes danimaux, ils sont donc liés au jugement des âmes. À partir de 1812 et jusqu'en 1815, puis de 1818 à 1821, il est professeur d'histoire à l'université de Grenoble. À partir de 1821, Jean-François déchiffre les premiers cartouches royaux, dont celui de Ptolémée V sur la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre sur la base d'un obélisque et sur un papyrus bilingue. Un ami, larchitecte Jean-Nicolas Huyot, lui ayant envoyé des reproductions de deux cartouches issus des temples d'Abou Simbel qui venaient d'être découverts, Champollion y repère le signe solaire de Râ (Rê), un autre signe qu'il savait être M et deux S : RâMSS, donc Ramsès, ce qui en même temps signifie « Rê la mis au monde ». De la même manière, il déchiffre ThôtMS, Thoutmôsis. Ainsi, le 14 septembre 1822, il sécrie : "Je tiens laffaire". Ce déchiffrement des noms royaux de Thoutmosis et de Ramsès est une véritable épiphanie qui font tomber le linguiste en léthargie : cest une première confirmation du bien-fondé de ses théories sur la lecture des hiéroglyphes ! A laide de la pierre de Rosette, ornée dun texte trilingue (hiéroglyphes, démotique, grec) et dautres monuments et documents ramenés dEgypte par des explorateurs et scientifiques français et britanniques, Jean-François avait su mûrir ses hypothèses jusquà cette révélation. En quelques jours, il prépare un mémoire à destination de lAcadémie des inscriptions et Belles-lettres, qu'il lit le 27 septembre, date finalement retenue pour le déchiffrement. Le mémoire est légèrement remanié et publié chez Firmin Didot le mois suivant, sous le titre Lettre à M. Dacier. "Dans ce texte, il creuse le sillon de savants comme Silvestre de Sacy, Äkerblad et Young, et prouve définitivement l'existence de caractères hiéroglyphiques employés pour noter des sons, en étant capable de lire des noms aussi divers que Ptolémée, Cléopâtre, Alexandre, Bérénice ou encore César et Trajan dans différents documents" (S. Polis, L'Aventure Champollion, p. 96) L'édition originale de cette plaquette est illustrée de quatre planches lithographiées de hiéroglyphes gravées daprès les dessins originaux de Champollion. Dans cet exemplaire, un fac-similé remplace la planche n° IV, prélevée par un précédent propriétaire. Exemplaire très frais et à grandes marges conservé dans sa jolie reliure 19éme. De Ricci "Essai de bibliographie de Champollion le jeune", 1922 ; L'Aventure Champollion, Paris, BnF, 2022 ; Blackmer, 306. 1 volume, 8vo (233 x 150 mm), comprising: [2] leaves (half-title, title), 52 pages, 4 folding plates [plates IIII lithographed, plate IV a modern facsimile]. 19th-century brown half-calf, decorated raised spine, title in black morocco, covers covered with marbled paper. First edition of this text detailing Jean-François Champollions decipherment of hieroglyphics, universally regarded as the birth of Egyptology. Jean-François Champollion, known as Champollion the Younger (Figeac, December 23, 1790 Paris, March 4, 1832), was a French linguist, historian, and Egyptologist world-renowned for deciphering Egyptian hieroglyphs, thereby paving the way for modern Egyptology. His brother, 12 years his senior, the archaeologist Jacques-Joseph Champollion, known as Champollion the Elder (17781867), was his tutor and passed on to him a passion for archaeology. Jacques-Joseph remained in the background to better highlight his younger brothers achievements. After Jean-Françoiss untimely death in 1832, he published his unfinished works, to which he had contributed. From 1804 to 1807, Jean-François Champollion was a student at the Imperial Lycée in Grenoble. His teachers included Abbé Claude-Marie Gattel, who helped him with his linguistic studies, and the botanist Dominique Villars. Il se plie mal à la discipline rigoureuse du lycée mais demeure en contact étroit et fréquents avec Jacques-Joseph dont la nomination au poste de secrétaire de l'Académie delphinale met l'Égypte au centre des préoccupations des deux frères. En juin 1804, Jacques-Joseph fait à cette académie une communication sur les inscriptions de la « pierre de Rosette », fragment de stèle trouvé en Égypte en 1799 et portant un décret rédigé en grec, en démotique et en hiéroglyphes. En janvier 1806 dans une lettre à ses parents, Jean-François écrit : « Je veux faire de cette antique nation une étude approfondie et continuelle. Lenthousiasme où la description de leurs monuments énormes ma porté, ladmiration dont mont rempli leur puissance et leurs connaissances, vont saccroître par les nouvelles notions que jacquerrai. De tous les peuples que jaime le mieux, je vous avouerai quaucun ne balance les Égyptiens dans mon cur. » Le 13 septembre 1807, il sinstalle à Paris pour étudier, entre autres, le copte et lamharique. Il suit les cours de langues orientales au Collège de France, et plus particulièrement ceux darabe par Antoine-Isaac Silvestre de Sacy, de persan par Louis Langlès et dhébreu par Prosper Audran. Il assiste aussi à ceux de lÉcole des langues orientales dans les mêmes matières et fréquente la Bibliothèque impériale. He became friends with Aubin Louis Millin, curator of the antiquities collection, and with Dom Raphaël de Monachis, who introduced him to an Egyptian priest, Geha Cheftitchi, who taught him Coptic. He was so talented that in December, a man named Id Saouda mistook him for an Arab. The study of languagesPersian, Hebrew, Syriac, and Arabictook up all his time. In 1808, a publication by archaeologist Alexandre Lenoir on a complete decipherment of Egyptian hieroglyphsthough fancifulinspired Jean-François to study the decipherment of hieroglyphs. Abbé de Tersan, a collector, provided him with a copy of the Rosetta Stone, but he preferred to study papyri in cursive script first. In 1808, he wrote to his brother: I have made quite a significant step in this study: 1) I have proven through comparisons that all the papyri belong to the same writing system2) that I have determined the value of all the letters through the Rosetta inscription, which shows they are absolutely identical3) that I have deciphered the beginning of the papyrus engraved in Denon, plate 138 [] which in Coptic means, word for word: Say: Rest in peace, O Egyptian, fulfill your final destiny, escape the Darkness of the tomb and of death. In the spring of 1809, he wrote a Coptic grammar and studied the Demotic text on the Rosetta Stone, attempting to decipher the Demotic text. In July 1809, at the age of eighteen, he was appointed assistant professor of history at the University of Grenoble, where he moved. On August 7, 1810, in an academic paper, he declared that Demotic was a simplification of hieroglyphs, and based on this, proved that Demotic was an alphabetic script of twenty-five letters, while hieroglyphs were a script capable of expressing either sounds or syllables (phonograms) or symbols or ideas (ideograms). In 1812, he established a chronology of scripts, with the cursive forms (hieratic and demotic) being a simplified version that came after hieroglyphs. He also discovered that canopic jars were used to preserve internal organs after finding a mummified fragment in one of the canopic jars in the Grenoble library. He also deduced that since the jars had animal heads, they were therefore linked to the judgment of souls. From 1812 through 1815, and then from 1818 to 1821, he was a professor of history at the University of Grenoble. Starting in 1821, Jean-François deciphered the first royal cartouches, including that of Ptolemy V on the Rosetta Stone, and later that of Cleopatra on the base of an obelisk and on a bilingual papyrus. A friend, the architect Jean-Nicolas Huyot, had sent him reproductions of two cartouches from the temples of Abu Simbel that had just been discovered, Champollion recognized the solar sign of Ra (Re), another sign he knew to be M, and two Ss: RaMSS, meaning Ramses, which also translates to Re brought him into the world. In the same way, he deciphered ThothMS, Thutmose. Thus, on September 14, 1822, he exclaimed: Ive got it. This decipherment of the royal names of Thutmose and Ramses was a true epiphany that left the linguist in a daze: it was the first confirmation of the validity of his theories on reading hieroglyphs! With the help of the Rosetta Stone, inscribed with a trilingual text (hieroglyphs, Demotic, Greek), and other monuments and documents brought back from Egypt by French and British explorers and scientists, Jean-François had been able to refine his hypotheses until this revelation. In just a few days, he prepared a paper for the Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, which he read on September 27, the date ultimately chosen for the decipherment. The paper was slightly revised and published by Firmin Didot the following month, under the title Letter to Mr. Dacier. In this text, he builds on the work of scholars such as Silvestre de Sacy, Äkerblad, and Young, and definitively proves the existence of hieroglyphic characters used to represent sounds, demonstrating his ability to read names as diverse as Ptolemy, Cleopatra, Alexander, Berenice, and even Caesar and Trajan in various documents (S. Polis, L'Aventure Champollion, p. 96) The original edition of this booklet is illustrated with four lithographed plates of hieroglyphs engraved from Champollions original drawings. In this copy, a facsimile replaces plate no. IV, which was removed by a previous owner. A very fresh copy with wide margins, preserved in its attractive 19th-century binding. De Ricci, Essai de bibliographie de Champollion le jeune, 1922; L'Aventure Champollion, Paris, BnF, 2022; Blackmer, 306.‎

€3,800.00 (€3,800.00 )
Bookseller's contact details

J-F Letenneur Livres Rares
M. Jean-François Letenneur
11 bd du tertre Gondan
35800 Saint Briac sur Mer
France

librairie@jfletenneurlivresrares.fr

06 81 35 73 35

Contact bookseller

Payment mode
Cheque
Others

Contact bookseller about this book

Enter these characters to validate your form.
*
Send

1 book(s) with the same title

‎CHAMPOLLION Le JEUNE‎

Reference : 601259

(1989)

‎Lettre à M. DACIER relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques, employés par les égyptiens pour inscrire sur leurs monuments, les titres, les noms et les surnoms des souverains grecs et romains.‎

‎ A Fontfroide, Bibliothèque artistique & Littéraire, 1989. In-8 broché, couv. rempliée, 82pp, 4 planches h.-t. + un tableau chronologiques des écritures égyptiennes. ‎


‎ Etat neuf. - Frais de port : -France 4,95 € -U.E. 9 € -Monde (z B : 15 €) (z C : 25 €) ‎

Logo SLAM Logo ILAB

Phone number : +33 (0)3 25 71 67 98

EUR25.00 (€25.00 )
Get it on Google Play Get it on AppStore
The item was added to your cart
You have just added :

-

There are/is 0 item(s) in your cart.
Total : €0.00
(without shipping fees)
What can I do with a user account ?

What can I do with a user account ?

  • All your searches are memorised in your history which allows you to find and redo anterior searches.
  • You may manage a list of your favourite, regular searches.
  • Your preferences (language, search parameters, etc.) are memorised.
  • You may send your search results on your e-mail address without having to fill in each time you need it.
  • Get in touch with booksellers, order books and see previous orders.
  • Publish Events related to books.

And much more that you will discover browsing Livre Rare Book !