‎Encyclopédie Par L'image‎
‎La T.S.F.‎

‎ Librairie Hachette broché Couverture Illustrée 1924 63 pages en format 17 - 24 cm - nombreuses illustrations - dos réparé ‎

Reference : 010499


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‎LAVALLEY (Gaston) & MAGRON (Henri) ‎

Reference : 30939

(1893)

‎Un chanoine enlevé par le Diable‎

‎ Un jalon rare de l'histoire de l'illustration photographique en couleurs Paris, Ch. Mendel, [1893]. Édition originale. Illustrée de 16 épreuves photocollographiques en couleurs d’après nature réalisées par Henri Magron, reproduites par l’atelier Jules Royer à Nancy, selon un procédé expérimental alliant photographie directe, transfert photomécanique, et colorisation. Tirage unique à 350 exemplaires (n° 271). Envoi signé : «Hommage de l'éditeur, Charles Mendel, janvier 1893». Montée en tête : lettre autographe de Gaston Lavalley, signée et datee du 28 janvier 1893 ( sur papier à en-tête du «Comptoir d'Édition et de Librairie, Rue d'Assas, Paris»), adressée au baron de Claye, critique littéraire et bibliophile : ‎


‎«[...] j'ai l'honneur de vous remettre avec la presente, un exemplaire numérote, d'un essai d'Illustration par la Photographie que je viens de faire paraître et que je prends la liberte de soumettre a votre bienveillante appréciation. Les planches de ce modeste travail, absolument sans prétentions, sont toutes faites sur nature et montrent quel parti on peut tirer de la Photographie, au point de vue de l'illustration du livre. À ce titre seul, j'ose esperer qu'il aura droit a votre attention et que vous voudrez bien lui reserver quelques lignes dans vos colonnes...». Cet ouvrage est une légende locale illustrée, rédigée par un auteur régional reconnu (Lavalley fut, à la suite de Trébutien, conservateur de la bibliothèque de Caen), à la frontière entre conte régionaliste et essai d'iconographie, publiée par Charles Mendel, un éditeur atypique qui s'intéressait aux applications modernes de l'image. La publication est importante pour son expérimentation photographique originale: alors que la photographie se diffuse lentement dans les ouvrages imprimés, Un Chanoine enlevé par le Diable constitue un exemple rare d'ouvrage illustré exclusivement par des photographies mises en scène, reproduites par un procédé novateur. L'illustration de l'ouvrage est le fruit d'une mise en scène photographique intégrale, dans laquelle le photographe Henri Magron, pionnier et maître de l'illustration par la photographie d'après nature, compose de véritables tableaux vivants illustrant les étapes de la légende normande contée par Lavalley, où chaque cliché devient une reconstruction dramatique d'un épisode de la légende, oscillant entre ethnographie rurale, théâtralisation religieuse et imagerie populaire. L'ouvrage est ensuite imprimé selon un procédé rare : la photocollographie, développé par Jules Royer à Nancy. Cette figure emblématique de l'imprimerie française avait fondé à Nancy en 1868 une imprimerie innovante dans laquelle il introduit, dès les années 1880, la phototypie et toute une série de procédés photomécaniques raffinés. Le procédé utilisé ici - désigné photocollographie - combine photographie originale, reproduction en phototypie, et colorisation par teintes superposées ou pochoirs, afin d'offrir une image réaliste mais artistiquement interprétée, novatrice à l'époque et évidemment très en vogue : ce sont les premières photographies «en couleurs». «Avec cette première édition, Charles Mendel devient pionnier, en France, de l'illustration par la photographie d'après nature. Dans l'ouvrage et les publicités apparaît la mention "personnages et motifs d'architecture pris sur nature". Charles Mendel promeut de cette manière un concept éditorial novateur contenant la première application directe de la photographie à l'illustration du livre. Les illustrations sont entièrement photographiques, c'est-à-dire réalisées à partir de négatifs photographiques pris sur nature mais surtout grâce à l'emploi de la photocollographie moins retouchée que la similigravure alors en vigueur» (in Lucie Goujard, L'illustration des oeuvres littéraires par la « photographie d'après nature » en France, Thèse, Université de Lille, 2005). De la bibliothèque du baron de Claye (ex-libris). ‎

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‎MONNIER (Henry)‎

Reference : 30940

(1828)

‎Galerie théâtrale‎

‎ Suite complète des 24 lithographies de la Galerie Théâtrale, en couleurs. Paris, Gauguain & Ardit, [1830]. Suite complète des 24 lithographies, toutes mises en couleurs et rehaussées à la main, chacune numérotée.‎


‎Henry Monnier est le créateur du personnage de Monsieur Prudhomme, emblématique bourgeois bedonnant aussi conformiste qu'imbécile. Une figure dont Balzac dira qu'il s'impose comme « l'illustre type des bourgeois de Paris » et dont Paul Verlaine s'inspirera, dans ses Poèmes saturniens, pour un poème homonyme.Auteur, acteur et metteur en scène, Monnier est également un habile dessinateur qui croque les moeurs hautes en couleur de la vie parisienne qu'il raille dans ses pièces de théâtre. Dans sa Galerie théâtrale, consacrée aux scènes d'acteurs, aux répétitions et à la vie en coulisses du théâtre, il capture la physionomie des célébrités de son temps, souvent des acteurs et actrices, et des amuseurs qu'il croise sur scène ou dans les cafés après la représentation. Rare suite, entièrement rehaussée. Elle est imprimée par Armand Gaugain, l'un des grands tireurs de la lithographie de la fin des années 1820. « Il est l'imprimeur du superbe Tigre royal de Delacroix (1829). Sa production est emblématique du romantisme. À l'Exposition des produits de l'industrie française de 1827, Gaugain, Lambert et compagnie obtiennent une mention honorable [...] » (in Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du XIXe siècle, École des Chartes, Elec, 2024). Quant à Jean Ardit, il est d'abord le commis de Gaugain, avant de reprendre, à partir de 1829, la commercialisation de son fonds d'estampes. « Henry Monnier lui donne ses séries vendues par livraisons : Les Grisettes, la Galerie dramatique qui caricature le petit monde des théâtres, les artistes du Théâtre des variétés, les Pasquinades... En 1830, outre les caricatures de Monnier, Ardit met aussi en vente des estampes ridiculisant Charles X ou rappelant des épisodes douloureux de la révolution. » Liste détaillée des planches : 1 - Sauteurs, 2 - Phenomènes, 3 - Une debutante, 4 - Une queue, 5 - Un Foyer, 6 - Le derriere de la toile, 7 - Une loge, 8 - Un comite de lecture, 9 - Un Paradis, 10 - Une indisposition, 11 - Une representation, 12 - Mamans de comedie, 13 - Chef d'emploi, 14 - Cabaleurs, 15 - Une repetition, 16 - Le Corps des ballets, 17 - Troupe ambulante, 18 - Tragediens, 19 - Un ancien camarade, 20 - Un Parterre, 21 - Comedie Bourgeoise. (Le Mariage de Figaro), 22 - Le Bienfaiteur, 23 - Une grande Coquette, 24 - Lecon de declamation. Beraldi, X, 397-421 ; Vanheule, Henri Monnier, dessins et lithographies, 93 ; Ray, The Art of the French Illustrated Book, 135 : « In this engaging album Monnier offers an informal view of the theatrical life of his time, ranging from strolling acrobats and sideshows to the ballet and classical tragedy. » ; Bobins III, 974; Marie 275-295. ‎

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‎CORNEILLE (Pierre) & CORNEILLE (Thomas)‎

Reference : 30945

(1664)

‎Le Théâtre‎

‎ Tout Corneille : l'édition Wolfgang d'Amsterdam. Un des plus beaux exemplaires connus : celui d'Henri Bordes, relié par Lortic. [Amsterdam], Suivant la Copie imprimée à Paris, [Abraham Wolfgang], 1664-1678. Le théâtre complet de Pierre Corneille et Thomas Corneille : L’Illusion comique, Rodogune, Le Cid, Cinna ou Polyeucte...Exemplaire de choix, aux bonnes dates, sans exception (de 1664 à 1678) aux pedigrees impeccables : Pierre-Marcellin Lortic, Henri Bordes et Jules Lemaître. Cette édition est précisément décrite par Picot dans sa Bibliographie cornélienne, sous le n° 381. Elle est célèbre et contient d’admirables gravures, illustrant la totalité du théâtre des deux frères.Après les cinq premiers volumes de Pierre Corneille, l’éditeur poursuit jusqu’en 1678, avec les Tragédies et Comédies de son frère Thomas.‎


‎Un des plus beaux exemplaires connus de cette « charmante édition exécutée à Amsterdam par Abraham Wolfgang, et justement recherchée, sinon pour le texte lui-même, du moins pour la beauté de l'impression et du papier et pour l'élégance des figures. Cette édition a l'avantage de donner, non pas un choix, mais la suite complète des pièces de Corneille. Elle est devenue depuis quelques années, dit M. Brunet, un objet d'une très grande importance auprès des bibliomanes français, et il est fort difficile d'en trouver des exemplaires complets. » (Picot, 381). Assertion confirmée par Willems : « Cette collection est difficile à réunir. Les exemplaires qui ne laissent rien à désirer pour les dates des pièces et la grandeur des marges se paient fort cher. »C'est le cas de cet exemplaire, en exceptionnelle condition et d'une grande hauteur de marges (134 mm). Toutes les pièces, figures, titres généraux et frontispices sont bien présents, ainsi qu'une grande partie des feuillets blancs qui séparent parfois les pièces. Il est bien complet de l'avis de l'imprimeur au lecteur et du portrait au tome 1, souvent manquants.Les 5 volumes du Théâtre de Pierre Corneille portent tous la marque d'Abraham Wolfgang, signée « Quarendo » et dite au « Renard guettant sa proie » :Partie I : portrait de Corneille, sans nom de graveur ; frontispice gravé représentant le buste de Corneille couronné par deux ‘Renommées', avec ce titre : « Le Théâtre de P. Corneille » ; 5 f. pour l'« Avis de l'Imprimeur au Lecteur » (avis signé A. W.) et la table des pièces de Pierre Corneille et de Thomas Corneille ; 74 p. pour le « Discours du Poëme dramatique » et les « Examens ». Suivent les huit pièces (de Mélite à l'Illusion comique), chacune, précédée d'une figure et d'un titre, avec une pagination distincte.Partie II : frontispice gravé représentant deux ‘Amours', dont l'un déploie un voile sur lequel on lit : « Le Théâtre de P. Corneille », et l'autre gravant des armes sur une pierre ; 1 f. pour le titre, 92 p. contenant le « Discours de la Tragédie » et les « Examens ». Suivent les 7 pièces (du Cid à la Suite du Menteur), chacune précédée d'une figure et d'un titre, avec une pagination distincte.Partie III : frontispice gravé, représentant la ‘Vérité' debout sur une sphère entourée de rois orientaux tenant une écharpe sur laquelle on lit : « Le Théâtre de P. Corneille» ; 1 f. pour le titre ; 68 p. pour le « Discours des trois Unitez » et les trois « Examens ». Suivent les 7 pièces (de Rodogune à OEdipe), chacune précédée d'une figure et d'un titre, avec une pagination distincte.Partie IV : frontispice gravé ; 1 f. pour le titre ; 4 f. pour l'« Avertissement » pour Sertorius. Suivent les 4 pièces (de Sertorius à Othon) chacune précédée d'une figure et d'un titre, avec une pagination distincte.Partie V : frontispice gravé. Suivent 5 pièces (de Agesilas à Surena) chacune précédée d'une figure, d'un avis « Au lecteur » et d'un titre, avec une pagination distincte.Ces 5 volumes sont complétés par les oeuvres de son frère, Thomas Corneille :Partie I : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (des Engagemens du hazard au Berger extravagant). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ».Partie II : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Le Geolier de soy mesme à Darius). Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée.Partie III : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Stilicon à Pyrrhus, roy d'Epire) dont les 4 premières seulement sont mentionnées, les 2 dernières Pyrrhus, roy d'Epire et Persée... sont ici bien présentes, les titres ayant été ajoutés anciennement à l'encre dans la liste. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée.Partie IV : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Antiochus à La Mort d'Annibal. Chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines une « Epistre ».Partie V : 2 f. pour le frontispice gravé et le titre. Suivent 6 pièces (de Ariane au Comte d'Essex), mais chaque pièce a une figure, un titre et une pagination séparée, avec pour certaines un « Argument », une note pour la « Décoration du prologue » et un avis « Au lecteur ».Élu au fauteuil 14 à l'Académie française, en 1647, Pierre Corneille en était le doyen lorsqu'il mourut en octobre 1684. Tous les membres de l'Académie s'en émurent et proposèrent à son frère, affligé, de pourvoir au siège vacant. Il y sera élu à l'unanimité le 2 janvier 1685 ; Thomas ne pouvant décemment faire l'éloge de son frère qu'il remplace, ce fut Racine qui s'en chargea en même temps qu'il recevait Thomas et cela reste l'unique exemple de deux discours, d'hommage et de réception, par le même académicien dans l'histoire de l'institution.Voltaire dit du frère cadet, qu'exception faite de Racine il était le seul de son temps qui fût digne d'être le premier au-dessous de son frère. C'était un homme qui aurait une grande réputation s'il n'avait point eu de frère ». Bon grammairien, Thomas Corneille écrivit un Dictionnaire des arts et des sciences et un Dictionnaire universel géographique et historique. À l'Académie, il recevra Fontenelle le 5 mai 1691.Exceptionnelle réunion des oeuvres des deux frères, en parfaite condition. L'exemplaire a été établi avec un soin délicat et attentionné par Pierre-Marcellin Lortic, puis vendu à Henri Bordes.Né à Saint-Gaudens le 4 avril 1822, le Gascon Pierre-Marcellin Lortic, dit « le Frondeur », arrive à Paris à la fin des années 1830 et intègre comme ouvrier l'atelier de Pierre-Paul Gruel : le jeune homme se distingue par un fort caractère et des conceptions personnelles qu'il affirme haut et fort et, alors qu'il n'a que vingt-deux ans, s'installe en 1844 au 199 rue Saint-Honoré, adresse qui sera la sienne jusqu'à son déménagement au 1 rue de la Monnaie, vers 1860.« Les reliures de Pierre-Marcellin Lortic se distinguent par le poli de leur maroquin, leur fermeté, leur légèreté, la finesse de leurs cartons et leurs nerfs très pincés et la subtilité de leur dorure, même si 'Le Frondeur' n'est pas doreur et qu'il confie ses travaux aux plus grands spécialistes de l'époque, notamment Wampflug et Maillard [...] Au-delà de son perfectionnisme et de la maîtrise incontestable dont il fera preuve, il va révolutionner cet art industriel qu'est la reliure, que ce soit au niveau de la relation avec le bibliophile, de l'approche commerciale, développant une conception très personnelle de son art et n'apprécie que modérément la critique et le conseil des bibliophiles. De là naîtra peut-être sa principale innovation commerciale : ne plus attendre le client, acquérir lui-même des ouvrages, les relier à son goût et les proposer directement à la vente dans un atelier qui devient également, par le fait, une librairie. Le concept est révolutionnaire, à une époque où la reliure de luxe procède de la commande d'un particulier qui apporte ensuite son ouvrage chez le relieur, avec ses indications. Il vaudra à Lortic les critiques des libraires et des amateurs, mais démontre que le relieur avait une très bonne connaissance du livre et des goûts de l'époque, si ce n'est bibliographique » (Hugues Ouvrard, in Portrait de Pierre-Marcellin Lortic, en ligne).Son goût sûr le pousse d'ailleurs vers des ouvrages d'exception ou des raretés bibliographiques qu'il établit avec grand soin et dont il ne se dessaisit que pour les vendre aux grands bibliophiles de son époque qui sont ses clients : Ambroise Firmin- Didot (qui possédait 504 reliures signées de lui) l'architecte Joseph Lesoufaché, le duc d'Aumale, l'architecte Hippolyte Destailleurs, l'armateur bordelais Henri Bordes, le duc de Parme, le duc de Rivoli, Edmond de Goncourt, Auguste Poulet-Malassis, Charles Asselineau, Théodore de Banville et bien sûr Charles Baudelaire, qui confia à Lortic la reliure de huit exemplaires de l'édition originale des Fleurs du mal.Depuis 1876, Lortic collait dans le coin gauche du premier contreplat de ses reliures une étiquette représentant huit livres empilés indiquant les multiples prix qu'il obtient à Londres (en 1851, il n'a alors que vingt-neuf ans), Paris (1855 et 1878), Vienne (1873) et Philadelphie (1876). Il est, en 1878, le premier relieur fait chevalier de la Légion d'honneur et modifie alors son ex-libris en y ajoutant cette décoration. Ce Corneille porte cette marque, ce qui permet de dater la reliure de ces années-là. Il met fin à ses activités professionnelles en 1884 ; ses fils reprendront la suite.Notre exemplaire contient cet ex-libris à chaque volume, en plus de son fer, au centre du premier contreplat, qui est sa signature.Des bibliothèques Pierre-Marcellin Lortic (ex-libris, troisième version de 1878), Henri Bordes (ex-libris et vente, 1911) ; Jules Lemaître (ex-libris et vente, 1917).Picot, Bibliographie cornélienne, 381 (cite un exemplaire en maroquin rouge doublé de maroquin bleu, de la collection Benzon, mais c'est probablement un autre exemplaire) ; Willems, p. 466. ‎

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‎BAUDELAIRE (Charles)‎

Reference : 30961

(1926)

‎Les Six Pieces condamnees‎

‎ Rare tirage avec suite. Paris, La Centaine, (15 octobre) 1926. Édition illustrée de 15 bois originaux dessines et graves par R. Mac Carthy. Tirage unique à 313 exemplaires, celui-ci un des 100 premiers exemplaires avec la suite tiree en sanguine sur velin vert (n° 43). ‎


‎Auguste Poulet-Malassis, le 12 juin 1855, écrit à Charles Asselineau : « J'ai vu dans la Revue des Deux Mondes, les horreurs de Baudelaire, serrez-lui la main pour moi». Deux ans plus tard, au terme d'une relation compliquée, il devient l'éditeur des Fleurs du mal, qu'il fait paraître le 21 juin 1857. Un article paru dans Le Figaro, le 5 juillet 1857, met le feu aux poudres : Gustave Bourdin, tout en se défendant d'avoir un « jugement à rendre ou un arrêt à prononcer », y dénonçait l'immoralité de quatre poèmes : « Le Reniement de saint Pierre », « Lesbos » et les deux pièces intitulées « Femmes damnées ». Dès le 7 juillet, un rapport fut rédigé à la direction de la Sûreté publique dépendant du ministère de l'Intérieur : Les Fleurs du mal y sont présentées comme « un défi jeté aux lois qui protègent la religion et la morale » ; « Le Reniement de saint Pierre, Abel et Caïn, Les Litanies de Satan, Le Vin de l'assassin sont un tissu de blasphèmes [...]. Les Femmes damnées sont l'expression de la lubricité la plus révoltante [...] un chant en l'honneur de l'amour honteux des femmes pour les femmes [...]. Les Métamorphoses du vampire, Les Bijoux présentent à chaque instant les images les plus licencieuses avec toute la brutalité de l'expression ». Et de conclure : « En résumé le livre de M. Baudelaire est une de ces publications malsaines, profondément immorales qui sont appelées à un succès de scandale. Proposition de déférer au parquet. » Le réquisitoire est prononcé par Ernest Pinard, qui n'était autre que le procureur général dans le procès intenté au roman de Flaubert, Madame Bovary pour les mêmes raisons quelques mois plus tôt. Ici, on accuse Baudelaire - sa poésie - de manquer « au sens de la pudeur » et de multiplier « les peintures lascives ». Le fond, et la forme. Pour la défense, son avocat maître Chaix d'Est-Ange plaidera l'indépendance de l'artiste et la beauté de l'oeuvre. Cela ne suffira pas et, en quelques heures, le recueil est condamné pour « délit d'outrage à la morale publique et aux bonnes moeurs », en raison de « passages ou expressions obscènes et immorales ». Le poète et ses éditeurs sont contraints à payer une amende de 100 francs chacun mais obtiennent néanmoins de pouvoir poursuivre la vente des exemplaires en les expurgeant de six poèmes : « Les Bijoux », « Le Léthé », « À celle qui est trop gaie », « Femmes damnées », « Lesbos » et « Les Métamorphoses du vampire ». Il faudra attendre presque un siècle pour que la Cour de cassation annule, en 1949, la condamnation des Fleurs du mal . Les poèmes condamnées reparurent cependant dès 1864 en Belgique circulant allègrement sous le manteau.Cette édition de 1926 est la première qui soit véritablement illustrée.Rare tirage avec sa suite.Petites taches en couverture. ‎

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‎GENEVOIX (Maurice)‎

Reference : 30970

(1926)

‎La Joie‎

‎ L'exemplaire de Genevoix, offert par l'illustrateur Quelques rousseurs. Paris, Ferenczi, coll. «Le Livre moderneillustré », (juin) 1926. Première édition illustrée. Bois gravés de Clément Serveau, reproduits en galvanoplastie.Exemplaire de l'auteur avec la suite sur chine appliquée.Envoi signé [porté au bas du frontispice tiré sur chine] : «à Maurice Genevoix, en témoignage de mon admiration émue. Clément Serveau». ‎


‎Dans le domaine des éditions littéraires bon marché, deux éditeurs concurrents se disputent, à partir de 1923, celui des éditions illustrées : Fayard et Ferenczi. Le premier avec sa collection « Le Livre de demain», lancée en février 1923, le second avec « Le Livre moderne illustré» lancée en juin de la même année. Elles sont emblématiques du renouveau du livre illustré par la gravure sur bois dans le contexte de la démocratisation du livre de luxe : « Ces deux collections, concurrentes, ont vulgarisé la littérature française pour deux à trois générations... Leur succès, à l'époque, provenait notamment de leurs illustrations, des gravures sur bois pour l'essentiel. Ce corpus de gravures est, de loin, le plus important, numériquement, des productions de l'entre-deux-guerres - de l'ordre de dix mille bois originaux, c'est-à-dire dessinés et gravés par le même artiste.» (Jean-Michel Galland, « Les gravures sur bois des collections Fayard et Ferenczi », Nouvelles de l'estampe, n° 254). La collection « Le livre moderne illustré» chez Ferenczi sera suivie jusqu'en 1954, avec un total de 366 parutions. Les textes sont enrichis d'une série d'illustrations intérieures, généralement tirées de bois originaux. Ses couvertures, connues des amateurs et bibliophiles, sont facilement reconnaissables et caractérisées par leur illustration d'un bois à motifs « fleuris et animaliers », dans le style art déco, teinté monochrome et placée dans une composition conçue par Clément Serveau ; ce dernier, après avoir suivi les cours de l'École nationale des arts décoratifs puis de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1904 à 1914, devient directeur artistique des éditions Ferenczi dès 1919. Il illustrera, à l'aide de la technique du bois gravé, soixante-dix-huit des ouvrages de la collection, dont Colette assurera la direction littéraire pendant plusieurs années.Les gravures sur bois des artistes sont reproduits « grâce au précieux procédé de la galvanoplastie, consistant en un clichage sur cuivre appelé galvano, qui reproduit à merveille les valeurs du bois original à s'y tromper, permettant pour les grands tirages de ne pas imprimer sur les bois mêmes, qu'on risque de fatiguer ou de briser par un foulage excessif.» (Carteret, Le Trésor du bibliophile : livres illustrés modernes).La plupart des écrivains français des années 1920 à 1940 eurent des oeuvres publiées dans cette collection populaire : Francis Carco, André Malraux, Georges Duhamel, Colette, Francis de Miomandre, François Mauriac, Joseph Kessel, Raymond Radiguet, François Mauriac, André Maurois, Irène Némirovsky, Blaise Cendrars ou Paul Morand. Peu d'auteurs étrangers y figurent, mais on notera la présence de Stefan Zweig. Maurice Genevoix entra dans la collection en 1926, avec La Joie. Raboliot suivra en début d'année 1927, comme 45ᵉ titre de la série, un peu plus d'un an après l'obtention du Goncourt. ‎

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