1980, éditions Lidis, 2 volumes in folio reliés simili-cuir bordeaux de 390 et 496 pages. Tranches et titres dorés, dessins de Gustave Doré : planches hors texte et illustrations in texte reproduites d'après l'édition originale de 1868. Avec une notice sur Jean de La Fontaine par Géruzez | Etat : Excellent état (Ref.: G5186)
Reference : 38380
Lidis
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Paris, A. Cotelle éditeur, 140 rue Saint-Honoré, sans date - 1842 - 1843. In-4 reliure romantique marron et papier gaufré marron sur les plats, avec encadrement doré et titre centré. Plat orné d'un encadrement doré à motifs d'écoinsonnements - angles stylisés, titre doré au centre du plat, dos orné d'une guirlande dorée. Titre général et titres particuliers lithographiés par Victor Dollet. Chaque élément illustré de cet album romantique témoigne du talent du dessinateur et lithographe Victor Dollet : Grand titre général lithographié : Entièrement dessiné et gravé sur pierre, il forme un grand frontispice historié intégrant le titre au milieu encadré de scènes et sujets représentant les principales Fables de La Fontaine. Chaque fable s'ouvre sur sa propre page de titre illustrée d'une grande composition lithographiée par Victor Dollet mettant en scène les animaux et personnages des fables : Le Rat de ville et le Rat des champs Cotage A.C. 364. La Laitière et le Pot au lait Cotage A.C. 365. La Cigale et la Fourmi Cotage A.C. 366. Le Savetier et le Financier Cotage A.C. 368. Le Berger et la Mer Cotage A.C. 369. Le Corbeau et le Renard Cotage A.C. 370. Édition originale de ce charmant recueil de mélodies de jeunesse composées par Jacques Offenbach au début de sa carrière parisienne, adaptant les Fables de Jean de La Fontaine pour chant et piano. Avant de devenir le roi de l'opérette sous le Second Empire, le jeune Jacques Offenbach (alors virtuose du violoncelle) compose au début des années 1840 plusieurs recueils de romances et mélodies. L'Album musical du fabuliste réunissant les 6 fables gravées au complet sous son cartonnage d'éditeur marron doré d'origine est une véritable rareté bibliophilique. La plupart des exemplaires conservés ont été démembrés au XIXe siècle pour être vendus à la feuille, ou ne présentent que quelques fables reliées séparément. La séquence parfaite des numéros de cotage A.C. 364 à A.C. 370 confirme l'intégrité absolue et le tirage synchrone du recueil chez Cotelle en 1842-1843 et dans sa reliure d'émission d'origine de l'éditeur Cotelle. Petite tache sur le plat, et manque en marge supérieure du titre. Hormis ces défaut signalés, bel exemplaire fort rare.
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Paris et Tokyo, librairie Marpon & Flammarion et Kané-Mitsou Masao, imprimé par la compagnie de Shueisha, 28e année du Mei-dji [1895]. 2 séries en 1 volume in-4 à l'italienne, non paginé, feuillets à la japonaise (imprimés au recto et repliés) sur papier crépon, avec feuillets intercalés. Reliure demi veau, plats marbrés, étiquette verte de titre au premier plat ornée de bambous dorés, dos lisse orné d'un lampion doré, étiquette de titre verte, tête dorée.
30 magnifiques compositions couleurs (dont les 2 pages de titre) hors-texte de Kano Tomo-nobou, Kadji-ta Han-ko et Kou-ba-ta To-soui, illustrations en noir in-texte et ornements en noir encadrant le texte. Belle publication, la seconde dans cette ligne éditoriale après le succès qu'avait connu les fable de La Fontaine."Nous avons été assez heureux pour pouvoir faire exécuter ce travail par deux des Artistes qui nous ont précédemment prêté leur concours: Messieurs Ka-no Tomo-nobou, un des représentants de l'école de Ka-no fondée par un de ses ancêtres et Kadji-ta Han-ko, un des coryphées de l'école réaliste de Yosai, ce maître fameux que l'Empereur actuel autorisa à se nommer Ni-hon gwa-shi ( B * i *) c'est-à-dire le Peintre lettré du Japon, (il fut le premier à qui semblable honneur ait été décerné). Ces artistes dont le talent est très apprécié de leurs compatriotes ont bien voulu, avant de se mettre à l'œuvre, se pénétrer de l'esprit de ces fables, qui ont été traduites en Japonais pour la circonstance, de sorte que ces illustrations représentent réellement des scènes de la vie au Japon aussi bien que si le fabuliste, au lieu d'être Français, eût été Japonais.Nous sommes heureux de rendre au talent de ces Artistes l'hommage qu'il mérite et que le Public s'est empressé de reconnaître dans notre première publication. Nous espérons que celle-ci, où les deux artistes, aussi bien que les graveurs et imprimeurs, se sont surpassés, sera également bien accueillie, et qu'elle contribuera, ne serait-ce que dans une faible mesure, à populariser, chez nous, l'art si intéressant de la peinture et du dessin japonais, dont les grands mérites ne sont connus encore que d'un petit nombre de personnes favorisées." préface. Coupes un peu frottées.
Paris, Lecointe et Pougin, libraires, 1834, 2 tomes en un volume, 26 X 36 cm., relié, Tome I : titre ; notice sur la vie de La Fontaine et A Monseigneur le Dauphin, 127 feuillets de fables ; épilogue. Tome II : titre ; A Mme de Montespan ; et 104 feuillets de fables parmi lesquels s'est glissé l'épilogue, table des matières des premier et second volumes. Texte gravé sur deux colonnes, surmonté d'une jolie gravure, d'après WERNER, à chaque feuillet, et encadré d'un double filet noir. Chaque fable a paru séparément à 10 centimes. [Vicaire, IV, 893]. Notre exemplaire est un demi-chagrin à nerfs, restauré au dos, aux coiffes, sur les mors intérieurs, et sur une garde blanche. Une fente en marge d'une fable. Teinte des feuillets inégale, rousseurs éparses dans le tome I, Marques d'humidité parfois prononcées dans le tome II. Un bien bel ouvrage.
Très bel exemplaire de l’édition originale des Fables de La Fontaine. « Elle est rare et très recherchée » (Rochebilière). De la bibliothèque Cécile Eluard. In-4 de (28) ff., 284 pp., (1) f., (1) f. bl. Maroquin vert, large dentelle dorée encadrant les plats, dos à nerfs orné, double filet or sur les coupes, dentelle intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure de Trautz-Bauzonnet. 232 x 171 mm. La Fontaine, Jean de. Fables choisies, mises en vers par M. de La Fontaine. Paris, Claude Barbin, 1668. « Édition originale des Fables de La Fontaine donnée par La Fontaine lui-même, contenant les six premiers livres. Elle est rare et fort recherchée » (Claudin, n°164). Tchemerzine, III, 865-866 ; Brunet, III, 750 ; En Français dans le texte, n°105. Édition originale des six premiers livres des Fables de La Fontaine, riche de 124 fables. « Il y a une philosophie de La Fontaine : il connaît l'œuvre de Descartes, sans y adhérer totalement, il connaît aussi les philosophes « libertins » et il n'ignore pas l'épicurisme rénové par Gassendi. Mais il est à la fois conformiste et progressiste : il est partisan du progrès des sciences. Dans l'ensemble, cependant, le pessimisme domine : les travers qu'il croque, il les traite comme si leur correction était, en fin de compte, une entreprise sans cesse à reprendre : il ne semble guère croire au progrès de l’homme. Cela se manifeste notamment dès qu’il est question d'amour-propre ou, tout court, d'amour. Mais, assurant la synthèse de ses recherches stylistiques et transcendant son pessimisme, le La Fontaine qui dessine son image dans les Fables est avant tout un poète d'humour. Le rire y est partout présent, fut-ce dans les sujets les plus graves, et le comique multiforme. Les romantiques ont peu apprécié cette morale de la dérision de tout, depuis le précurseur Rousseau, qui dans L'Émile interdit la lecture des Fables, jusqu'à Lamartine qui y voyait une morale égoïste. C'est que le rire y nimbe même les émotions, met à distance tous les sujets comme tous les objets. Et il est certain que l'usage scolaire qui a longtemps été fait des Fables, données à apprendre aux jeunes écoliers comme « récitations » en même temps que leçons de morale en obviait et minimisait les significations. La conservation scolaire des Fables s’est fondée en partie sur un malentendu, mais la consécration et la conservation générale de cette œuvre reposent, bien plus solidement sur les multiples strates de sens dont elle se compose, et qui sollicitent et solliciteront encore lectures et interprétations » (A.Vi). Cette édition originale avait été composée pour le Dauphin, fils de Louis XIV (dont les armes ornent la page de titre). Le fabuliste s’y montre fidèle à l’esprit de ses modèles, Esope et Phèdre, qu’il se contente d’égayer par des traits nouveaux ou familiers, mais Les Fables de 1668 marquent une date capitale dans l’histoire du genre… dès l’Antiquité, l’apologue était passé de la prose grecque… aux vers latins… il appartient à La Fontaine de l’avoir annexé véritablement à la poésie… (En Français dans le texte). L’édition est illustrée de 118 eaux-fortes signées François Chauveau et de bandeaux, lettrines et culs-de-lampe gravés sur bois. Brunet fut l’un des premiers bibliographes à souligner l’extrême rareté des exemplaires conservés dans leur première reliure, « les Fables de La Fontaine étant passées entre les mains des enfants ». Jules Le Petit et Brunet ne signalent d’ailleurs que des exemplaires reliés au XIXe siècle, ceux reliés comme le présent exemplaire par Trautz-Bauzonnet atteignant les plus fortes enchères : Répertoire Morgand et Fatout (1878), mar r. par Trautz, 3 400 Fr. Or ; Vente Guy Pellion (1882), mar. r. doublé de mar. bl. par Trautz 3 600 Fr Or ; Vente J. Renard (1881), mar. r. par Capé, 1 400 Fr. Or ; en maroquin de Duru 495 Fr Or Chedeau. 3 600 Fr Or et 3 400 Fr Or relié par Trautz-Bauzonnet en 1882 et 1878 ; 1 400 Fr Or relié par Capé en 1881 ; 495 Fr Or relié par Duru sont des prix considérables rapportés aux 10 F Or qui marquent à cette époque l’entrée des livres dans le domaine de la haute bibliophilie. Précieux et bel exemplaire revêtu d’une superbe reliure de Trautz-Bauzonnet en maroquin vert orné d’une luxueuse dentelle dorée. Il possède en outre les deux corrections à l’encre de l’époque aux feuillets H1R (le mot « pas », barré, il sera remplacé par « plus ») et Y4v (le mot « Bien » biffé), présentes dans quelques exemplaires. Le dernier exemplaire passé sur le marché relié en simple vélin de l’époque, fut vendu il y a 11 ans 325 000 € (le 20 juin 2006 chez Pierre Bergé – Livre du Cabinet Bérès, 20 juin 2006, n°46). Il possédait une seule correction manuscrite contemporaine à la page 176 ; le mot « bien » a été barré à la dixième ligne à partir du bas et il a, en effet, été supprimé dans les éditions suivantes. Quant au dernier exemplaire passé sur le marché public relié par Trautz-Bauzonnet, il fut adjugé 75 400 € il y a 8 ans (ref. Christie’s, 25 juin 2009), au cœur de la crise financière des subprimes. De la bibliothèque Cécile Eluard.
édition_originale reliure d'époque
Elle comprend 120 Fables en édition originale. Paris, Denis Thierry et Claude Barbin, 1678-1679-1694. 5 volumes, nombreuses figures de F. Chauveau, gravées sur cuivre et tirées à mi-page. Ensemble 5 volumes in-12. Plein maroquin bleu nuit, triple filet doré autour des plats, dos à nerfs richement ornés, double filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées sur marbrures. Reliure signée de Belz-Niédrée vers 1865. Tome I : 57 gravures dans le texte, relié sans le f. d’errata puisque les fautes mentionnées ont été corrigées dans notre exemplaire ; Tome II : 60 gravures dans le texte ; Tome III : 44 gravures dans le texte ; Tome IV : 43 gravures dans le texte ; Tome V : 31 gravures dans le texte. Pte. déchirure anciennement restaurée pp. 91 et 221 du tome IV. 159 x 88 mm.
Edition originale collective des Fables de La Fontaine, la seule qui ait été imprimée et corrigée sous la direction de l’auteur. Elle est du plus haut intérêt et de la plus grande importance. Elle comprend 120 Fables en édition originale. Les 3 derniers volumes sont en édition originale ; les deux premiers, réimprimés vers 1692 sous la date de 1678, sont la réimpression de l’édition in-12 de 1668. « Seule édition complète des Fables de La Fontaine qui ait été imprimée sous les yeux de l’auteur. » (Brunet, Manuel du Libraire, III, 751). « Cette précieuse et célèbre édition se trouve difficilement complète et en bon état, la plupart des exemplaires, comme le fait remarquer M. Brunet, ayant passé par les mains des enfants. » (A. Claudin. Cat. Rochebilière, n° 168). Le Tome III contient 41 fables nouvelles et l’épitre dédicatoire à Madame de Montespan. Le Tome IV contient 39 Fables nouvelles avec un épilogue. Le Tome V contient 29 Fables nouvelles. Elle est ornée de plusieurs centaines d’estampes de Fr. Chauveau et de M. Guérard dont la plupart paraissent pour la première fois. « La Fontaine a été salué comme l’inventeur du vers libre. Mais, à vrai dire, ce poète connaît peu de rivaux dans l’art de manier le vers français et là, comme dans cette fusion du lyrisme et du réalisme, La Fontaine dépasse son époque : c’est pourquoi son succès n’a jamais faibli et qu’il est demeuré universel ; c'est pourquoi Taine a pu dire que La Fontaine était ‘la suprême manifestation du génie français’ ». « Le tome III a eu deux tirages : dans le 1er, le 7ème vers de la p. 101 [Et sans cela nos gains seraient assez honnestes], a été omis ; il est rétabli dans le second tirage par le moyen d’un carton sur onglet. Dans le 1er tirage du tome IV, à la fin de la fable Le Singe et le Léopard, on lit ainsi le dernier vers : Bigarrez en dehors ne sont rien en dedans, modifié dans le second tirage, et devenu : N'ont que l'habit pour tous talens ! Le tome V, dont on trouve quelques très rares exemplaires datés de 1693, a eu trois éditions sous la même date : la 1ère porte sur le titre le chiffre de Barbin ; la 2ème a un fleuron typographique ; la 3ème est chiffrée régulièrement jusqu’à la fin, p. 230, et sa composition est entièrement différente. » (Tchémerzine). Le tome III est ici en second tirage, le tome IV en premier tirage, le tome V appartient au troisième tirage. Ces cinq volumes constituent l’édition originale collective des Fables de La Fontaine. L’exemplaire Rochebilière décrit par A. Claudin mesurait de 157 à 158 mm de hauteur selon les volumes ; celui-ci mesure 159 mm. Fort bel exemplaire relié en maroquin bleu de Belz-Niédrée vers 1865.