Fata Morgana, 2013. 239 x 168 mm, 89-(7) pp. Broché, couvertures à rabat, non-coupé, ex. n° 14, 1 des 20 exemplaires sur papyrus d'Alep, tirage à 1000 exemplaires, édition originale. Très bel exemplaire.
Reference : 9476
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P., Rignoux, 1850, in 4, broché, couverture muette moderne, 47pp.
---- EDITION ORIGINALE de la thèse présentée par J.J.P. Thomas à la Faculté de médecine de Paris ---- David p. 267**7705/E7.Doss
Envoi ms. de l'auteur, 1 vol. in-12 br., Brandes, 1987, env. 30 pages non-numérotés.
Très bel exemplaire, avec un bel envoi : Ces quelques fragments pour un "arrêt momentané du temps".
De la bibliothèque «Montaigne et son temps» du Docteur Pottiée-Sperry. Paris, Mamert Patisson, 1579. In-8 de (16) ff., 293 pp. numérotées 295 et 1f.bl. Plein vélin ivoire, dos lisse avec le titre manuscrit en tête. Reliure de l’époque. 154 X 96 mm.
Edition originale de«ce volume recherché» (Bulletin Morgand et Fatout, n°8187) Henri II Estienne, surnommé le Grand, seigneur de Grière, fut typographe, philologue, érudit, auteur satirique, polémiste, grammairien de premier ordre. Les œuvres françaises d’Estienne le situent au premier rang des bons défenseurs de la langue, à la suite d'un Joachim du Bellay et d'un Estienne Pasquier. Il les dépasse même en sa ferveur d'amour pour le langage de son pays natal. Il a sur ce point une véritable doctrine. Et cette doctrine, on a pu la ramener à un syllogisme rigoureux : 1° il n'y a pas eu et il n'y aura jamais de plus belle langue que le grec, 2° or, le français est de toutes les autres langues celle qui se rapproche le plus du grec, 3° donc, le français est supérieur à toutes les langues modernes. Ce «Projet du livre intitulé De la précellence du langage françois», Mamert Patisson, 1579 est une œuvre très remarquable. Estienne ne se borne pas à recommander l'usage du français, comme l'avaient fait du Bellay, Pasquier et Ronsard, il réfute les latinistes et veut que les qualités du français lui donnent le droit de vivre, comme langue littéraire, non seulement à côté mais au-dessus du latin : « Mon intention, dit-il, n'est pas de montrer seulement que le langage françois est plus capable d'éloquence, ou capable de plus grande éloquence que les autres quand il est question de haranguer ; mais que généralement en toutes choses esquelles on s'en veut servir, on y trouve des commodités beaucoup plus grandes. » Édition originale, dédiée à Henri III par une longue épître. - Dans son combat pour la défense de la langue française, Estienne avait publié à Genève en 1578 ses Deux Dialogues du nouveau langage français italianizé. Il y stigmatisait l'utilisation abusive, à la Cour de France, des mots italiens. Condamné par le Grand Conseil de Genève, Estienne avait fui à Paris où il devait imprimer ce nouvel ouvrage, commandité par le roi, le plus détaillé et le plus complet des trois qu'il consacrait à la langue française. L'humaniste y reprend ses développements antérieurs sur la valeur du français opposé à l'italien, au latin et même au grec. À l'appui de ses démonstrations, il invoque Dante, Pétrarque, Boccace, Bembo et l'Arioste, et les Français Desportes, Baïf, Belleau, Du Bellay et Ronsard. - Renouard, Annales Estienne, p. 181, n° 3. - Schreiber, The Estiennes, 250. Une intéressante analyse amène Estienne à comparer la traduction des vers de Virgile par l'Arioste et par lui-même ; il cite cinq versions successives de différents passages pour montrer la supériorité de la langue française sur l'italienne : Il est certain qu'on les pourrait traduire en telle sorte qu'ils auroyent encore d'avantage de gravité : mais i'espere qu'on me confessera que de ces cinq celle qui en ha le moins, en ha plus que l'italienne d'Arioste. Il montre ensuite comment Ronsard entreprit de retraduire des vers de Virgile, précédemment mis en italien par 1'Arioste. C'est l'époque où Ronsard, tardant toujours, dans l'attente d'une récompense royale, à terminer sa Franciade, en faisait circuler de fragments manuscrits ; les quatorze vers reproduits par Estienne font partie des prolégomènes de cette œuvre (cf. Exposition Ronsard, Paris, Bibliothèque nationale, 1985, 11° 176). Pour montrer le glissement du sens de nombreux proverbes, Estienne analyse le remplacement successif des uns par les autres: Pour venir de Sagesse à Science, nos ancestres nous ont aussi appris à dire, Science n'ha ennemis que les ignorans. Item, Science sans Fruit ne vaut guere. Item, Il n'est thresor que de science. Ou, richesse que de science. Toutesfois ils disoyent aussi Diligence passe science. Mais aucuns auiourdhuy disent, Pacience passe Science. Parmi les proverbes ainsi examinés, nombreux sont ceux qui renseignent sur l'état d'esprit de l'époque Force n'est pas droit ; Amis valent mieux qu'argent ; Qui de ses subiects est hays, n'est pas seigneur de son pays, etc. Cette édition originale rare est quasiment introuvable en pure reliure de l’époque comme le présent exemplaire. Pierre Berès présentait un exemplaire relié tardivement, vers l’année 1800, dans son catalogue «Des Valois à Henri IV, n°114». En l’année 1994, il y a plus de trente ans, cet exemplaire fut vendu 65000 F ≈ (10000 €). Provenance: exemplaire du philosophe Charles Renouvier (1815-1903), avec sa signature au verso de la première garde, accompagnée de la mention «Florence mai 1842». Il fut par la suite la propriété du docteur Francis Pottiée-Sperry, «Montaigne et son temps», dispersée par Sotheby’s il y a un peu plus de vingt-deux années (Paris, 27 novembre 2003). Estimé alors 12000 à 18000 € avec frais, ce volume fut alors vendu près de 15000 €. Précieux exemplaire conservé dans son pur vélin de l’époque.
Bel exemplaire de ce livre rare provenant de la bibliothèque de Viollet le Duc, avec ex libris. Paris, Mamert Patisson, 1579. In-8 de (16) ff., 295 pp. et 1f.bl. Caractères romains, bandeaux, titre courants, marque d’Estienne sur le titre. Maroquin vert, double filet à froid autour des plats, dos à nerfs, dentelle intérieure, tranches dorées. Niédrée. 164 x 104 mm.
Edition originale de«ce volume recherché» (Bulletin Morgand et Fatout, n°8187) dédiée à Henri III, de ce célèbre traité du grand Henri Estienne. Cioranesco, 9616; Adams, S-1786; Renouard, Estienne, 181, n°3. Cet ouvrage fut rédigé en moins de trois mois et de mémoire, sur le vif désir qu’avait Henri III de voir paraître un travail de cette sorte. Il valut à son auteur une pension de mille livres et l’intimité du roi. Henri II Estienne, surnommé le Grand, seigneur de Grière, fut typographe, philologue, érudit, auteur satirique, polémiste, grammairien de premier ordre. Les œuvres françaises d’Estienne le situent au premier rang des bons défenseurs de la langue, à la suite d'un Joachim du Bellay et d'un Estienne Pasquier. Il les dépasse même en sa ferveur d'amour pour le langage de son pays natal. Il a sur ce point une véritable doctrine. Et cette doctrine, on a pu la ramener à un syllogisme rigoureux : 1° il n'y a pas eu et il n'y aura jamais de plus belle langue que le grec, 2° or, le français est de toutes les autres langues celle qui se rapproche le plus du grec, 3° donc, le français est supérieur à toutes les langues modernes. Ce «Projet du livre intitulé De la précellence du langage françois», Mamert Patisson, 1579 est une œuvre très remarquable. Estienne ne se borne pas à recommander l'usage du français, comme l'avaient fait du Bellay, Pasquier et Ronsard, il réfute les latinistes et veut que les qualités du français lui donnent le droit de vivre, comme langue littéraire, non seulement à côté mais au-dessus du latin : « Mon intention, dit-il, n'est pas de montrer seulement que le langage françois est plus capable d'éloquence, ou capable de plus grande éloquence que les autres quand il est question de haranguer ; mais que généralement en toutes choses esquelles on s'en veut servir, on y trouve des commodités beaucoup plus grandes. » Édition originale, dédiée à Henri III par une longue épître. - Dans son combat pour la défense de la langue française, Estienne avait publié à Genève en 1578 ses Deux Dialogues du nouveau langage français italianizé. Il y stigmatisait l'utilisation abusive, à la Cour de France, des mots italiens. Condamné par le Grand Conseil de Genève, Estienne avait fui à Paris où il devait imprimer ce nouvel ouvrage, commandité par le roi, le plus détaillé et le plus complet des trois qu'il consacrait à la langue française. L'humaniste y reprend ses développements antérieurs sur la valeur du français opposé à l'italien, au latin et même au grec. À l'appui de ses démonstrations, il invoque Dante, Pétrarque, Boccace, Bembo et l'Arioste, et les Français Desportes, Baïf, Belleau, Du Bellay et Ronsard. - Renouard, Annales Estienne, p. 181, n° 3. - Schreiber, The Estiennes, 250. Une intéressante analyse amène Estienne à comparer la traduction des vers de Virgile par l'Arioste et par lui-même ; il cite cinq versions successives de différents passages pour montrer la supériorité de la langue française sur l'italienne : Il est certain qu'on les pourrait traduire en telle sorte qu'ils auroyent encore d'avantage de gravité : mais i'espere qu'on me confessera que de ces cinq celle qui en ha le moins, en ha plus que l'italienne d'Arioste. Il montre ensuite comment Ronsard entreprit de retraduire des vers de Virgile, précédemment mis en italien par 1'Arioste. C'est l'époque où Ronsard, tardant toujours, dans l'attente d'une récompense royale, à terminer sa Franciade, en faisait circuler de fragments manuscrits ; les quatorze vers reproduits par Estienne font partie des prolégomènes de cette œuvre (cf. Exposition Ronsard, Paris, Bibliothèque nationale, 1985, 11° 176). Pour montrer le glissement du sens de nombreux proverbes, Estienne analyse le remplacement successif des uns par les autres: Pour venir de Sagesse à Science, nos ancestres nous ont aussi appris à dire, Science n'ha ennemis que les ignorans. Item, Science sans Fruit ne vaut guere. Item, Il n'est thresor que de science. Ou, richesse que de science. Toutesfois ils disoyent aussi Diligence passe science. Mais aucuns auiourdhuy disent, Pacience passe Science. Parmi les proverbes ainsi examinés, nombreux sont ceux qui renseignent sur l'état d'esprit de l'époque Force n'est pas droit ; Amis valent mieux qu'argent ; Qui de ses subiects est hays, n'est pas seigneur de son pays, etc. Bel exemplaire de ce livre rare provenant de la bibliothèque de Viollet le Duc, avec ex libris. Signature de l’époque sur le titre non identifiée.
Édition originale de ce précieux vocabulaire de la langue Moxa parlée par la tribu indienne des Moxos en Bolivie, « le seul ouvrage publié sur cette langue ». (Leclerc). Séduisant exemplaire conservé dans sa reliure en vélin souple de l’époque à recouvrement. [Lima], Joseph de Contreras, 1701.Petit in-8 de (8) ff., 664 pp., 204 pp. mal chiffrées 202, (1) f. Cahier 121-128 relié à l’envers, pte. portion blanche du titre découpée en marge sans atteinte au texte. Relié en plein vélin souple de l’époque à recouvrement, restes de lanières, dos lisse portant le titre manuscrit à l’encre. Reliure de l’époque. 146 x 97 mm.
Edition originale de ce rare vocabulaire de la langue parlée par les indiens Moxos, une tribu indigène de la Bolivie centrale. Il s’agit du seul ouvrage publié sur cette langue. Palau, 150837. “The language of the nation of the province of ‘los Moxos’, in Bolivia, South America. Their language is related to the Maipure. This is the only work on the subject.” (Sabin 44465). “Tout ce que nous savons sur l’auteur de ce précieux et très important ouvrage se borne à bien peu de chose. Sur le titre de son livre il annonce avoir été supérieur des missions des indiens Moxos et Chiquitos, dans la province du Pérou. Son ‘Arte’ est le seul ouvrage publié sur la langue des Indiens de ces régions, qui se divisaient en trois grandes familles : Moxos, Baures, Pampas, parlant le dialecte de la même langue. Leur pays est couvert de forêts et très malsain. » (Leclerc, Bibliotheca Americana, 2361). ''Hasta hace poco este era el unico libro impreso referente a la lengua de los moxos'' (Medina, Lima, II, 712). « Cet ouvrage est important et rare. ‘L’Arte’ est le seul ouvrage publié sur la langue indienne de ces régions, appelées ‘Los Moxos’, aujourd’hui en Bolivie. » (Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, V, 517). « 130 et même 150 fr. en octobre 1860 » (Brunet, 1391) “Moxos, a language still spoken in southeastern Bolivia, is part of the large Arawakan language family which includes the Taino language of the Caribbean.” Précieux exemplaire de ce rare vocabulaire conservé dans sa première reliure en vélin souple de l’époque à recouvrement.