Stock 1950 254 pages in12. 1950. Broché. 254 pages.
Reference : 232725
Bon Etat sous papier de soie intérieur propre
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
Sans lieu, , (c. 1830). 2 vol. in-8 manuscrits à pagination continue de (1)-922 pp. à 19 lignes par page, veau brun granité, dos lisse orné, filet et frise dorés d'encadrement sur les plats, tranches dorées (reliure de l'époque).
Manuscrit inédit d’un roman épistolaire écrit vers 1830 dans lequel une mère accompagne ses filles qui par le récit de leurs vies sentimentales puis matrimoniales attendent ses conseils : « Chère maman, pourquoi n’ai-je pas reçu ta lettre un jour plus tôt, elle m’eût déterminé à ne pas commettre une imprudence qui j’espère n'aura aucune suite (…) Voilà donc mon Adèle l’enfant de mon coeur qui commence sans qu’il y ait positivement de sa faute, à éprouver les peines du mariage, le mal est fait il s’agit donc actuellement de le réparer ».Entièrement composé de lettres avec mention de dates non millésimées, ce roman achevé et mis au propre (quelques rares biffures) qui met en scène plusieurs personnages dont les correspondances se croisent, observe toutes les règles du roman épistolaire, genre perpétué au début du XIXe siècle par Mesdames de Genlis, de Duras, de Souza, de Krüdener puis remis au goût du jour par George Sand sous la Monarchie de Juillet avec Jacques (1834). « Ces romans ont en commun de poser l’éternelle question romanesque du mariage en l’historisant fortement. (…) Au début des années 1830 on constate un nouvel engouement, teinté d’ambivalence, portant diverses explorations du roman épistolaire, soit du côté de la monodie et du journal intime (Balzac, Le Lys dans la vallée), soit dans une désinvolture ironique à l’égard de ses contraintes, et leur combinaison avec d’autres structures énonciatives (Gautier, Mademoiselle de Maupin) soit dans une mise au service de l’essai (Sand, Lettres d’un voyageur) » (Christine Planté).Sous le titre calligraphié Ce que peut la vertu ou Correspondance d’une mère avec sa fille fut ajouté à l'époque la mention « Livre écrit et composé par Madame de Courcelle, mon excellente bonne maman » qui semble inconnue par ailleurs et ne doit pas être confondue avec l’auteur un siècle plus tôt de l’Avis d'une mère à son fils et à sa fille (1728), Anne-Thérèse de Marguenat de Courcelles marquise de Lambert (1647-1733). Manuscrit en reliure d’époque d’une grande lisibilité, témoin inédit du paysage littéraire de la Monarchie de Juillet.[Christine Planté, Sand et le roman épistolaire : variations sur l'historicité d'une forme. in Littérature, n°134, 2004. George Sand : « Le génie narratif ». pp. 77-93].
Paris, Dentu, 1892. 2 vol. in-8 de XII-569 ; 576 pp., 6 portraits hors-texte de Letizia Bonaparte, mère de Napoléon, 1 fac-similé, demi-maroquin brun, dos orné à nerfs, couverture conservée (reliure moderne).
Édition originale. Fac-similé et 6 portraits hors-texte de Letizia Bonaparte, mère de Napoléon. Biographie de Maria Letizia Bonaparte (1750-1836) mère de Napoléon Ier par le chirurgien militaire et député des Hautes-Pyrénées Hippolyte Larrey (1808-1895) fils du célèbre chirurgien de la Grande Armée le baron Dominique Larrey. Ex-libris manuscrit sur le titre de départ daté Paris 1917. Bel exemplaire.
Paris, Simeon Piget, 1647. In-4 de 14-602 pp., 1 gravure hors texte, vélin dur, dos à nerfs, pièce de titre papier (reliure de l'époque).
Quatrième édition revue et corrigée, illustrée d'une gravure hors texte en regard du titre de départ, de la première biographie qui connut un grand succès depuis la première édition de 1644, de Jeanne Françoise Frémiot de Chantal (1572-1641) fondatrice avec saint François de Sales de la congrégation de la Visitation Sainte-Marie en 1610. L'auteur et futur évêque d'Évreux Henri Cauchon de Maupas du Tour (1604-1680) utilisa pour la rédaction de son hagiographie les Mémoires sur la vie de sainte Jeanne Françoise de Chantal de la Mère de Chaugy qui n'étaient pas encore connus à l'époque (publiés tardivement au XIXe siècle).Ex-libris manuscrit XVIIIe sur le premier contreplat du monastère Notre Dame de Charité à Vannes ("Du mtere de N. Dame de Charité de Vannes Donné à Valurce" ?).Collation conforme à l'exemplaire de la BnF (notice n°FRBNF30910465) dont la seule illustration en regard du titre de départ est différente. Feuillet de titre sali couvert d'une large biffure à l'encre du temps ; feuillet D4 restauré, large et pâle mouillure, exemplaire sans le feuillet blanc Eeee4.Bourgeois André, III, 1580.
Lyon, Mme S. Durval, 1833. 2 livraisons in-8 brochées de 47 pp. et 45 pp., couvertures vertes imprimées.
Rarissime publication fondée et rédigée par Émile Barrault. Les couvertures portent les mentions Janvier et Février. Installé à Lyon, Barrault fonda en janvier 1833 l'ordre des Compagnons de la Femme pour rassembler les saint-simoniens après la condamnation d'Enfantin et la dissolution de la société saint-simonienne. Il prit la décision de partir pour l’Orient et l'annonça le 15 février dans son journal 1833 l’année de la Mère qui contient un extrait de la Prédication sur l’Orient et l’Occident donnée par Barrault le 15 décembre 1832 ; il déclarait à ses compagnons : « je sais où est la Mère, en Orient ; Orient ! Occident ! Femme ! Homme ! Voilà l’hymen de la terre et de l’humanité ! ».En mars il s'embarqua avec onze de ses compagnons pour l'Égypte pour chercher d’Istanbul à Alexandrie, la Femme-Messie prophétisée par le Père. Enfantin qui les avaient rejoints en octobre, leur demanda d’arrêter de chercher et leur assigna un but plus précis, un mariage entre l’Est et l’Ouest, percer le canal de Suez. Deux autres livraisons rédigées par Collin, Rogé et Maréchal parurent en juin et juillet sous un autre titre : Mission du midi et Mission de l'est.Provenance : Hippolyte Carnot (1801-1888), ministre de l'éducation en 1848, fils cadet de Lazare Carnot dit le Grand Carnot. Walch, 392.
Superbe exemplaire relié en maroquin citron aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de Louis XV. A Amsterdam, chez Michel-Charles Le Cene, 1731. 2 volumes in-12: I/ (6) ff., 388 pp.; II/ (2) ff., 438 pp. Maroquin citron, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos à nerfs ornés, tranches dorées. Reliure de l’époque. 160 x 90 mm.
Précieuse édition originale attribuée depuis 2004 à Richelieu même. Cet ouvrage raconte les événements politiques et religieux qui ont opposé Marie de Médicis et son fils Louis XIII. L’auteur y décrit en détail la montée des tensions entre la reine-mère et son fils, devenu roi mais encore sous l’influence de sa mère. Richelieu raconte comment Marie tente de conserver le pouvoir qu’elle exerçait durant la régence, tandis que Louis XIII cherche à s’en affranchir. Ce livre est une chronique historique détaillée des premières années du règne personnel de Louis XIII, vues à travers le prisme du conflit entre la mère et le fils. Paradoxalement, c’est à l’insu de la tradition familiale que vit le jour un premier fragment des Mémoires de Richelieu. Après la mort de François Eudes de Mézeray, figure emblématique de l’historiographie d’État, les papiers de celui-ci furent déposés à la Bibliothèque du roi, le 18 octobre 1683. Parmi ceux-ci se trouvait un manuscrit intitulé Histoire de la mère et du fils, de Marie de Médicis, femme du grand Henry, et de Louis XIIIe de ce nom. Après une rapide évocation des années 1600-1615, surtout consacrée à la figure de la reine, l’ouvrage s’attarde longuement sur la période 1616-1619, en élargissant à la politique générale, avant de s’interrompre au seuil de la seconde guerre de la mère et du fils. Sans réaliser qu’ils n’avaient en main que le début d’une œuvre de plus longue portée, des éditeurs s’avisèrent de le publier en 1730 en l’attribuant à Mézeray, et en prenant l’initiative de modifier le titre en fonction du contenu. Il devint ainsi l’Histoire de la mère et du fils, c’est-à-dire de Marie de Médicis, femme du grand Henry et mère de Louis XIII. Mais il n’avait pu leur échapper que, dans cet ouvrage, un personnage parlait toujours à la première personne : l’évêque de Luçon, futur cardinal de Richelieu. De là à considérer qu’il était le véritable auteur de l’Histoire, il y avait plus qu’une présomption. Les éditeurs se mirent pourtant au supplice pour maintenir l’attribution du livre à l’historiographe du roi, en expliquant que Mézeray « prend le masque du cardinal de Richelieu. Toutes les fois que ce grand ministre agit, l’auteur le fait parler en première personne (...). Mézeray étoit à peine connu à Paris qu’il éprouva la libéralité de cet illustre cardinal ; il est probable que, pour lui faire sa cour, il crut devoir ainsi l’introduire sur scène ». Même s’il est corroboré, faute de mieux, par Daniel Larroque, biographe de l’historien, et, à sa suite, dans la Bibliothèque du Père Le Long (no 8672), ce replâtrage laborieux n’eut pas l’heur de convaincre, tant les disparités de style étaient manifestes entre l’ouvrage et les écrits authentifiés de Mézeray. Dès 1732, dans ses Mémoires historiques et critiques sur divers points de l’histoire de France, Camusat réfutait l’attribution, et c’est l’abbé Joly qui en fit enfin justice. Bon nombre d’indices désignaient Richelieu comme l’auteur le plus plausible. La question allait bientôt s’articuler avec celle du Testament politique. En relevant les références faites par le Testament à un autre écrit plus développé du ministre de Louis XIII, Foncemagne pense en effet à l’Histoire de la mère et du fils, et annonce comme une vérité bien établie qu’il n’est « qu’une petite partie d’un ouvrage dont j’ai ouï dire qu’il s’est conservé, dans les cabinets de quelques curieux, des copies manuscrites beaucoup plus étendues ». L’ouvrage en question est celui dont le programme est énoncé noir sur blanc, dès les premières lignes de l’Épître au roy du Testament : « Dieu ayant bény mes intentions jusqu’à tel point que la vertu et le bonheur deVotre Majesté, qui ont estonné le siècle présent, seront en admiration à ceux de l’advenir, j’estimay que les glorieux succez qui luy sont arrivez m’obligeroient à luy faire son histoire [l’« Histoire de Louis XIII » dont la rédaction avait été confiée par la duchesse d’Aiguillon au P. Le Moyne]. (...) J’amassay non seulement avec soin la matière d’un tel ouvrage [les « Mémoires » de Richelieu], mais, qui plus est, j’en réduisis une partie en ordre et mis le cours de quelques années [l’« Histoire de la mère et du fils » du pseudo Mézeray] quasi en l’estat auquel je prétendois le mettre au jour». De même que le Testament, les Mémoires de Richelieu, tels qu’ils ont été édités pour la première fois dans leur intégralité en 1823, frappent en effet par leur caractère composite. Si les premières années sont travaillées avec soin, au fur et mesure que l’on avance dans le temps, la rédaction s’effiloche et cède la place à une juxtaposition de documents parfois hasardeuse. Cela correspond bien à l’évaluation du Testament. Il restait à mettre la main sur un manuscrit pour confirmer l’identification de l’Histoire de la mère et du fils au début des Mémoires. Voltaire s’étant désintéressé de la question, c’est Foncemagne qui alla à la source, et découvrit vers 1754, au dépôt des Affaires étrangères, un manuscrit complet des Mémoires. Les années 1600-1619 correspondaient, sans l’ombre d’un doute, à l’ouvrage jadis attribué à Mézeray. Et c’était bien l’Histoire de Marie de Médicis et de Louis XIII qu’avait voulu écrire Richelieu, et non celle de Marie de Médicis, mère de Louis XIII. La découverte était capitale, et dépassait le simple intérêt d’une pièce à verser au dossier de l’authenticité du Testament. L’horizon de l’auteur Richelieu s’élargissait soudainement... pour se restreindre presque aussitôt. Foncemagne avait vu le manuscrit dans le donjon du vieux Louvre, comme Perceval voit passer le Graal dans le château du Roi pêcheur, mais il n’eut pas la liberté de s’en saisir, ni même d’indiquer l’endroit précis où il avait fait sa découverte. Le pouvoir semblait vouloir garder jalousement son secret, dans les écrits du grand devancier, par appréhension des dangers politiques que semblaient encore receler les documents diplomatiques. C’est ainsi que, vers 1772, Charlotte Thiroux d’Arconville, qui cherchait, à bon droit, à nourrir sa Vie de Marie de Médicis en préparation, se vit interdire son accès, « le ministre n’autorisant pas la consultation du document », résistance d’autant plus piquante que le « ministre » en question n’était autre que le duc d’Aiguillon, secrétaire d’État des Affaires étrangères et arrière-neveu du cardinal. Dès 1765, dans le Journal de Trévoux, un anonyme, qui doutait encore que Richelieu ait eu le loisir de mener son labeur au-delà de 1619, déplorait que la trace du manuscrit du dépôt des Affaires étrangères fût déjà perdue, ce qui interdisait la levée de toute équivoque. Il n’en reste pas moins que l’attribution du manuscrit à Richelieu était reconnue par Foncemagne, qui l’estime rédigé par un secrétaire, mais a cru reconnaître l’écriture du ministre en marge. Tous les malheureux érudits refoulés ensuite par le dépôt des Affaires étrangères en furent réduits à se fonder sur son avis autorisé. Ainsi en est-il de Fevret de Fontette, responsable d’une nouvelle édition de la Bibliothèque historique du Père Le Long, ou de Charlotte Thiroux d’Arconville.» (Laurent Avezou, 2004). Précieux exemplaire en maroquin citron de l’époque aux armes de Madame Sophie (1734-1782), fille de louis XV, décrit par Ernest Quentin-Bauchart (Les femmes bibliophiles de France, n°37). Sophie-Philippine-Elisabeth-Justine de France, huitième enfant de Louis XV, née à Versailles le 27 juillet 1734, fut appelée Madame Cinquième jusqu’en 1745, date à laquelle elle prit le nom de Madame Sophie ; très timide, elle vécut très effacée et mourut à Versailles le 3 mars 1782, léguant une partie de sa bibliothèque à la Marquise de La Porte de Riants, sa dame d’honneur. Les volumes ayant appartenu à Mesdames de France, filles de Louis XV et de Marie Leczinska, ne se distinguent que par la couleur du maroquin sur lequel sont frappées leurs armes. Madame Adélaïde faisait revêtir les siens en maroquin rouge, Madame Victoire, en vert, et Madame Sophie, en citron. Ces ouvrages, qui étaient reliés par Fournier, à Versailles, et par Vente, concernaient pour la plupart la religion, la littérature, l’histoire et les voyages. Des bibliothèques James Toovey, J. M. Abdy, Archibald Brabazon Sparrow Acheson Gosford, comte de Mosbourg avec ex-libris.