Gründ 1993 64 pages in4. 1993. Cartonné. 64 pages.
Reference : 204196
ISBN : 2700046102
Très Bon Etat
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
A Edimbourg, , 1745-1746. In-4 de (2)-41 pp. Suite des réflexions libres et désintéressées ou Problême politique sur le parti que doivent prendre les Hollandois et les autres souverains de l'Europe alliés du roi Georges, touchant l'envoi d'un secours de troupes que ce prince leur demande dans les circonstances présentes. Traduit de l'Anglois. A Carlisle, 1746. In-4 de (2)-37-(1) pp.Seconde suite des réflexions libres et désintéressées ou Plaidoyer en faveur de la maison de Brunswick-Hanovre concernant ses prétentions sur la couronne de la Grande-Bretagne. A Lancaster, 1746. In-4 de (2)-32 pp. Troisième suite des réflexions libres et désintéressées, ou Réplique au plaidoyer fait en faveur de la maison de Brunswick-Hanovre concernant ses prétentions sur la couronne de la Grande-Bretagne par le défenseur de la maison royale des Stuards. Traduite de l'Anglois. A Manchester, 1746. In-4 de (2)-54 pp.Quatrième suite des réflexions libres et désinteressées ou Plaidoyer de M. l'avocat général du grand Committé de la Nation Britanique concernant les droits respectifs des prétendants à la couronne de la Grande-Bretagne, avec les conclusions. Traduit de l'Anglois. A Darby, 1746. In-4 de (2)-54 pp.5 parties en 1 vol. in-4, veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
Édition originale très rare. Dialogue épistolaire fictif en cinq parties sur « les droits respectifs des illustres compétiteurs » de la Couronne d'Angleterre soit la Maison de Hanovre et la Maison de Stuart - publié tandis que le roi Georges II doit affronter la Seconde Rébellion Jacobite, communément appelée le Quarante-cinq (pour 1745).Barbier (IV, 132) l'attribue à l'abbé Daneau de Laroque, répertorié pour cette seule publication « prêtre de l'Eglise anglicane réuni à l'Eglise catholique, bibliothécaire du Cardinal de Noailles ». Relié en tête : Exposé touchant les 16000 Hanoveriens entretenus à la solde de la Grande-Bretagne, avec des réflexions sur l'état présent de l'Europe. Publié à Londres en 1743 à la fin de janvier. Traduit par M.P.D.M. S.l.n.d. (1745). In-4 de 40 pp. Édition originale anonyme contre la Maison de Hanovre et son expansion en Europe du Nord.Très bon exemplaire. Quelques feuillets restaurés en marge, pâle mouillure dans la marge supérieure. Barbier, IV, 132 ; Conlon, 46 : 455.
S.l.n.d., , 1745 vers . Manuscrit in-8 (15 x 18,5 cm) de (55) ff., maroquin rouge à décor doré, dos orné à nerfs, large dentelle florale dorée en encadrement, composition à petits fers sur les plats, doublure et gardes de papier d'Augsbourg vert et or, ruban de soie vert, tranches dorées (reliure de l'époque).
Cette relation manuscrite inédite, attribuée à un officier savoyard de l’armée piémontaise, nous offre un témoignage unique sur les efforts déployés par la Maison de Savoie pour résister à l’avancée des troupes franco-espagnoles – ou « gallispanes » – au cours de l’été 1744. Le récit, ancré dans le contexte de la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748), met en lumière les batailles décisives de Pierrelongue (Casteldelfino) le 19 juillet 1744 et de Coni (Cuneo) le 30 septembre de la même année. Ces deux affrontements, situés aujourd’hui dans la province italienne de Coni, furent au cœur des opérations militaires visant à protéger les intérêts savoyards face à une coalition menaçant le Piémont et le royaume de Sardaigne.Contexte géopolitique et stratégique. En avril 1744, la guerre de Succession d’Autriche, déjà en cours depuis quatre ans, opposait deux grandes alliances : d’un côté, l’Autriche, la Grande-Bretagne et le royaume de Sardaigne, et de l’autre, la France, la Prusse et l’Espagne. L’objectif des troupes franco-espagnoles était clair : percer les défenses savoyardes pour atteindre le Piémont et consolider leur position en Italie. La prise de Nice au printemps 1744 marqua une avancée initiale des forces ennemies, mais elles se heurtèrent rapidement à la ligne de défense établie par le roi Charles-Emmanuel III de Savoie (1701-1773) sur les hauteurs de Villefranche.Face à cette menace, les forces savoyardes adoptèrent une stratégie défensive, répartissant leurs troupes dans les différentes vallées des Alpes pour contrer une éventuelle pénétration ennemie. Le manuscrit décrit avec précision cette organisation :« Les Ennemis après leur entreprise de Nice ayant repassé le Var se jetèrent dans les vallées de Barcelonette, de Queyras, et de Briançon où ils avaient des magasins très considérables. On vit alors que leur projet était de pénétrer en Piémont et l'on fit les dispositions suivantes pour s'y opposer. (...) Nous divisâmes nos troupes dans les différentes vallées qui y aboutissent : Exiles, Pô, Varaita, Bellins, Maira, Stura et Entreves. »Le rôle stratégique de la haute vallée Varaita. Les combats de 1744 s’inscrivent dans un contexte historique plus large. Par le traité d’Utrecht (1713), les trois communes alpines de Bellino, Pont et Casteldelfino avaient été rattachées à la Maison de Savoie, quittant ainsi l’orbite du Dauphiné et de la France. Ces territoires appartenaient auparavant à l’Escarton de Château-Dauphin, une communauté d’intérêt alpin intégrée au Grand Escarton de Briançon, souvent présenté comme une "République alpine".Cependant, ce changement de souveraineté ne s’était pas traduit par une transformation immédiate des habitudes locales. Les habitants, attachés à leur patois occitan vivaro-provençal et à la rédaction des actes officiels en français, continuaient de privilégier leurs échanges commerciaux avec Briançon plutôt qu’avec Saluces ou Coni. Malgré cette relative indifférence au pouvoir central, la haute vallée Varaita devint en 1743-1744 un théâtre d’opérations crucial, où la Maison de Savoie mobilisa des moyens militaires considérables.L’armée piémontaise face à l’adversité. Sous le règne de Charles-Emmanuel III, l’armée savoyarde bénéficia d’une organisation robuste et diversifiée. Elle comprenait :Infanterie : composée de régiments réguliers nationaux (Savoie, Montferrat, Piémont, La Marine, etc.), provinciaux (Chablais, Tarentaise, Aoste…) et étrangers (Suisse, Allemand, Italien).Cavalerie : divisée entre Piémont Royal et Savoie.Maison militaire du roi : regroupant Gardes de Sa Majesté, Arquebusiers, Suisses de la Garde, Hallebardiers, etc.Ces troupes, bien qu’éparpillées sur un vaste territoire montagneux, parvinrent à tenir tête aux forces franco-espagnoles dans les combats acharnés de Pierrelongue et de Coni. Ces batailles, particulièrement intenses en raison des contraintes géographiques et climatiques des Alpes, illustrent la résilience de la Maison de Savoie face à une coalition ennemie supérieure en nombre.Un témoignage précieux sur l’histoire alpine. Le manuscrit anonyme, par son incipit et sa richesse descriptive, offre une source inestimable pour comprendre les enjeux géopolitiques et les réalités militaires de cette période. Il témoigne également de l’importance stratégique des territoires alpins, véritables carrefours entre royaumes, et des efforts de la Maison de Savoie pour préserver son intégrité face à des adversaires puissants. Loin d’être un simple rapport militaire, ce texte reflète aussi l’identité complexe des populations montagnardes, à cheval entre deux mondes, et les mutations politiques qui marquèrent l’histoire de l’Europe au XVIIIe siècle.Provenance : Maurice Burrus (1882-1959) avec deux étiquettes manuscrites à la fin indiquant qu'il a été acquis en 1934 chez Giraud Badin ; ex-libris gravé « Maurice Burrus Député du Ht Rhin. MCMXXXVII.Très beau manuscrit d'une grande lisibilité établi à l'époque dans une remarquable reliure piémontaise en maroquin rouge décoré.
S.l., Stock, (2003). Un vol. au format pt in-8 (218 x 138 mm) de 128 pp., broché.
Edition originale (dont il n'est pas fait mention d'un tirage sur grand papier). Exemplaire agrémenté au faux-titre d'un bel envoi autographe signé de Michel Besnier. ''Sa mère partie en maison de retraite, le narrateur décide de ne pas garder la maison de son enfance. Il faut vider et vendre cette maison depuis longtemps sans homme, qui s'abîme et se déglingue. Déplacer, trier, emplir des cartons, aller à la déchetterie, nettoyer, expertiser. C'est le récit de cette épreuve - la maîtriser pour en faire quelque chose au lieu de la subir - qui nous est donné ici, entre désir de mémoire et tentation de table rase. Cet inventaire réveille des souvenirs heureux ou cruels et permet de reconstituer l'histoire familiale : la machine à écrire du père gendarme, le vélo de la mère, la blouse bleue de l'École normale, les jouets, les collections d'enfance que l'on retrouve avec émotion. Ou pire, les objets que l'on cherche en vain, perdus ou jetés, comme les photos détruites par le père. Chaque famille a ses secrets et l'on devine ici que « la maison du père » n'a pas toujours été un havre de bonheur. Mais le narrateur veut effacer l'ardoise, oubliés les ratés, pardonner et fuir.Que reste-t-il d'une maison quand ses habitants l'ont désertée ? On emporte avec soi quelques objets, des lettres et des photos, une odeur.'' Très belle condition.
1975 Bourges, TT.T.I., 1975; in-8 carré broché de 40pp. Illustré en noir et en couleurs. 64 œuvres étaient présentées. Couverture crème imprimée evert tendre avec titre en noir au 1er plat, dos blanc muet.
Expostion à la Maison de la culture de Bourges du 1er février au 9 mars &975, à la Maison de la culture de Nevers et de la Nièvre du 18 mars au 5 avril 1975, Maison de la culture "Le Corbusier" Firminy &é au 30 avril 1975. (Gr3)
Paris, , 1581. In-4 de 79-(1) pp., 1 tableau replié, vélin souple, titre manuscrit sur le dos (reliure de l'époque).
Édition originale illustrée des armes gravées de la Maison de Nevers sur le titre et de la grande planche généalogique repliée in fine. Mémoire dédicacé à Louis de Gonzague et Henriette de Clèves, attribué à leur médecin personnel Jean Héroard pour défendre les revendications territoriales de la Maison de Nevers. Le prince de Mantoue Louis de Gonzague (1539-1595) arrivé d'Italie à la cour de France à l'âge de dix ans, épousa le 4 mars 1565 Henriette de Clèves, duchesse de Nevers et comtesse de Rethel, dernière descendante de la Maison de Clèves ; de cette union naquit la maison de Gonzague-Nevers que servit Jean Héroard, (Montpellier 1551-1628) bientôt hippiatre des écuries de Charles IX, puis médecin par quartier de Henri III en 1585. Henri IV le garda à son service personnel puis de 1610 à 1628, Héroard fut le premier médecin du jeune Louis XIII. « La place que Louis de Gonzague a acquise dans la noblesse du royaume et qui peut toujours être contestée, n'est nullement imméritée ; cette place, le duc l'a gagnée par sa "vertu" qui, explique son serviteur Blaise de Vigenère, se mesure à la "noblesse de la race". L'ascension de Louis de Gonzague n'est en rien celle d'un parvenu. Il serait en effet, erroné de décrire la promotion que le cadet du duc de Mantoue connaît en France, notamment par son mariage avec Henriette de Clèves, comme celle d'un homme nouveau, parti de rien. La place que le nouveau duc de Nevers et ses descendants ont conquise était légitime du fait de leur naissance » (Ariane Boltanski, Les Ducs de Nevers et l'État royal : genèse d'un compromis, p. 36). Bel exemplaire dans sa première reliure, planche discrètement réparée. Brunet, Supplément, 401(sans attribution d'auteur) : « Livre précieux et rare » ; Saffroy, III, 46597 ; Guigard, Bibliothèque héraldique, 4357 : « Excessivement rare ».