France Loisirs 2008 463 pages in8. 2008. cartonne jaquette. 463 pages.
Reference : 181433
ISBN : 2298009112
Bon Etat
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
Édition originale du « Voyage au bout de la nuit » de Céline, très élégamment reliée par J.P. Miguet. « À peine a-t-on commencé le livre qu’on est empoigné. Plus que la perfection, la puissance impressionne ». Paris, 1932. Paris, Denoël et Steel, 1932. In-8 de 623 pp. et (1) p., restauration p. 133 d’une petite déchirure dans la marge latérale. Maroquin bleu nuit, plats ornés en marge d’une large composition géométrique de box mosaïqué parallèle aubergine, bordeaux, vieux rouge, vermillon, grège, blanc cassé et blanc, dos lisse orné de même, doublures et gardes de daim vermillon inséré dans des listels de box gris clair, tranches dorées, couvertures et dos conservés, étui. Reliure signée J. P. Miguet et datée 1975. 184 x 113 mm.
Édition originale. En Français dans le texte, 366 ; Dauphin & Fouche 32A1. L’un des 100 exemplaires numérotés sur alfa, celui-ci portant le n°42, second papier après 10 sur vergé d’Arches. C’est en 1932 que se place l’irruption de Céline dans la vie littéraire avec ce roman sans exemple, et d’une violence volcanique « Le Voyage au bout de la nuit », somme d’expériences de tout ordre, exhalée comme un cri, dans un style parfois ordurier, parfois bouleversant, qui exprime une profonde compassion pour les faibles et les victimes de la vie sociale, et d’une sensibilité presque morbide aux accents de révolte et de désespoir. A peine paru le roman fait l’effet d’une bombe. Il manque de peu le Goncourt et obtient le Renaudot. « Voyage au bout de la nuit échoua au prix Goncourt bien qu’ayant été donné favori et obtint le prix Renaudot. Cet échec contribua à alimenter une vive polémique entre des inconditionnels discernant le génie de l’écrivain et des détracteurs effrayés par la nouveauté du style et le caractère nihiliste de l’œuvre. A mi-chemin entre l’autobiographie et le roman, Voyage au bout de la nuit raconte l’errance d’un héros devenu mythique, Bardamu, à travers quatre étapes principales : la Première Guerre Mondiale, dont Céline nous fait partager tout l’horreur qu’il a lui-même vécue, puis l’ambiance de l’hôpital ; un voyage en Afrique, où Bardamu, colon dirige une factorie ; une séjour aux Etats-Unis qui donne un aperçu de la vie américaine telle qu’il la perçoit et l’expérience du médecin de banlieue confronté à la misère. Avec une hargne qui a surpris, Céline a dressé un constat féroce d’une époque dans laquelle il entraîne son lecteur. L’originalité de son ton tient beaucoup à la déformation volontaire qu’il pratique dans la langue d’abord, à travers une écriture très parlée, et dans le style dont le rythme constant participe au lyrisme général de l’œuvre. Avec ce réalisme mythique et cette construction romanesque véritablement novateurs, Céline arrive à une poétique qui lui est propre et qu’il s’emploiera à dépasser tout au long de son œuvre. » (En Français dans le texte, n°366). « Céline se fait le contempteur acharné d’une vie vouée à la dégradation au sein d’un univers halluciné où les marionnettes humaines se disloquent peu à peu dans une agitation convulsive ». Telle est la préface livrée au lecteur : « Voyager, c’est bien utile, ça fait travailler l’imagination. Tout le reste n’est que déceptions et fatigues. Notre voyage à nous est entièrement imaginaire, voilà sa force. Il va de la vie à la mort. Hommes, bêtes, villes et choses, tout est imaginé. C’est un roman, rien qu’une histoire fictive. Littré le dit, qui ne se trompe jamais. Et puis d’abord tout le monde peut en faire autant. Il suffit de fermer les yeux. C’est de l’autre côté de la vie. » Superbe exemplaire, relié sur témoins, avec couvertures conservées, avec une élégance toute particulière par J.P. Miguet qui a su associer une opposition raffinée de tons dans des mosaïques géométriques qui se répondent avec bonheur sur les plats et le large dos du volume.
Folio Sans date. Premier roman de Louis-Ferdinand Céline publié en 1932 'Voyage au bout de la nuit' suit l'errance chaotique de Ferdinand Bardamu un jeune médecin confronté à l'horreur de la Première Guerre mondiale à la misère humaine et à l'absurdité du monde. Le récit nourri des expériences de l'auteur met en relief la pourriture et la déshumanisation de la société à travers diverses aventures notamment dans les colonies
Bon état
Exemplaire Vanderem, en service de presse Paris, Denoël et Steele, 1932. 1 vol. (115 x 185 mm) de 623 p. Demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs, filets à froid, titre doré, date en pied, tête dorée sur témoins, couverture et dos conservés (reliure signée de Ersé). Édition originale.
Les tirages particuliers du Voyage au bout de la nuit sont parmi les plus recherchés de la littérature française du XXe siècle : on sait qu'il existe 20 exemplaires de tête sur vergé d'Arches et un nombre plus incertain d'exemplaires sur alfa, autour de 150, et 200 exemplaires de presse, avec cette mention spéciale portée au dos des volumes. Ces 200 exemplaires sont même, d'après les archives de la Grande imprimerie de Troyes, les tous premiers à être imprimés, le 12 octobre 1932. Les alfa et les Arches suivront le 15 octobre, et les exemplaires ordinaires à partir du 16, jusqu'en novembre. Avant même son succès en librairie, l'ensemble de la critique avait réagit à ce « livre de génie mais criminel » selon Paul Valéry. L'affaire du Goncourt acheva de faire entrer le Voyage dans sa légende. Quelques semaines plus tard, la semaine précédant le vote, Céline obtient officieusement le prix en recueillant six voix, grâce à celle prépondérante du président Rosny aîné. Pourtant, le 7 décembre, le Goncourt est décerné au premier tour à Guy Mazeline, auteur des Loups, par six voix (Roland Dorgelès, Léon Hennique, Pol Neveux, Raoul Ponchon, Rosny jeune et Gaston Chérau) contre trois à Céline (Alphonse Daudet, Lucien Descaves et Jean Ajalbert). Les frères Rosny et Roland Dorgelès ont changé leurs votes, sans doute sous l'influence de Gaston Gallimard. Ce n'est pas si grave, dira Bernanos : « M. Céline a raté le prix Goncourt. Tant mieux pour M. Céline. On n'a pas vu, on ne verra donc plus jamais - Dieu soit loué ! - M. Céline couronné par M. Gaston Chérau, Maupassant de sous-préfecture (...), scandalisé comme d'autres par le spectacle de la solitude du pauvre, de son effrayant exil, [qui] incite au désespoir plus qu'à la compassion - nous voulons dire à toutes les audaces, à toutes les colères, à toutes les fureurs de la compassion. » Pour autant, c'est un camouflet, et une immense déception pour Denoël et surtout pour Céline, que le couronnement par le Renaudot attenuera quelque peu. Loin d'affaiblir le livre, il contribua à son retentissement : le vaincu du Goncourt devait très vite l'emporter sur le lauréat dans la mémoire littéraire. « En deux mois, quelque cinq mille articles lui sont consacrés, 50 000 exemplaires du Voyage s'arrachent, l'éditeur passe ses commandes dans trois imprimeries pour satisfaire la demande, quatorze pays achètent les droits de traduction, les commis-libraires font la queue rue Amélie. La publicité tapageuse dont bénéficie le livre de Céline contribue à ce que le favori l'emporte tout de même sur le vainqueur : Les Loups se vendirent moins (100 000 exemplaires malgré tout en trois mois) que le Voyage au bout de la nuit (112 000 exemplaires)» (in Pierre Assouline, Gaston Gallimard, p. 220). Précieux exemplaire de Fernand Vandérem : écrivain, critique, bibliophile et figure majeure du monde du livre, il fut aussi le directeur et l'un des principaux rédacteurs du Bulletin du bibliophile, auteur des chroniques réunies sous le titre La Bibliophilie nouvelle. Sa bibliothèque, riche notamment en éditions originales du XIXe siècle, fut dispersée peu après sa disparition (Giraud-Badin, 1939 et 1940). Provenance : Fernand Vanderem (envoi signé, et vente, Giraud-Badin, 1940, n° 789) ; librairie Louis Conard (adj. à) ; collection privée. En Français dans le texte, 366 ; Dauphin & Fouche 32A1.
Denoël & Steele | Paris 1932 | 12 x 19 cm | Relié sous chemise et étui
Édition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur alfa, le nôtre un des hors commerce non justifé, seuls grands papiers avec 10 Arches. Reliure en plein maroquin bleu gris, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, contreplats en plein box jaune moutarde, gardes de soie moirée beige, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées sur témoin ; chemise en demi maroquin bleu gris à bandes, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier façon bois, étui bordé de maroquin noir, plats de papier façon bois, intérieur de feutrine bleu ciel, magnifique reliure en maroquin doublé signé Hélène Alix. Précieux envoi autographe signé de Louis-Ferdinand Céline à l'écrivain pacifiste belge Jean Tousseul. Exceptionnel exemplaire en parfaite condition, contrairement à la plupart des Alfa - ce papier étant sensible aux rousseurs - superbement établi en maroquin doublé d'Hélène Alix. * Jean Tousseul (pseudonyme d'Olivier Degée, 1890-1944) est l'une des figures les plus singulières de la littérature belge francophone de l'entre-deux-guerres : autodidacte issu du monde ouvrier des carrières mosanes, journaliste militant, socialiste et pacifiste convaincu, il paie de quatre mois de prison en 1918 ses articles antimilitaristes, bénéficiant alors du soutien public de Romain Rolland. Collaborateur de la revue Monde de Barbusse et publié à Paris chez Rieder, il est en 1932 un auteur reconnu dans les cercles pacifistes et prolétariens des deux côtés de la frontière. Son grand roman sur la première guerre qui paraît quelques mois après le Voyage, naît du même terrible constat : «La Rafale constitue un témoignage objectif, un document puissant et minutieux sur la guerre et le désarroi des esprits qui en résulta. [] Jean Tousseul condamne le recours à la guerre, mais redoute que celle-ci ne reste longtemps encore accrochée au flanc dune humanité toujours aux prises avec ses instincts élémentaires». Cette analyse de Désiré Denuit semble empruntée aux plus fines études du chef duvre de Céline. En 1937, Jean Tousseul obtient le Prix Triennal de Littérature belge pour Le Masque de Tulle. Il meurt en 1944 après avoir refusé toute compromission avec loccupant. Inconnue jusqu'à ce jour, la dédicace de Céline à Jean Tousseul dont le nom est absent de toutes les biographies de Céline sur lun des plus précieux exemplaires de lédition originale est pourtant, en marge des enjeux médiatiques et commerciaux qui motiveront lenvoi des exemplaires de luxe, un témoignage unique de lengagement humaniste qui présida à lécriture du Voyage au bout de la nuit. « ÇA A DÉBUTÉ COMME ÇA » Rares furent ceux qui reconnurent immédiatement l'importance duVoyage au bout de la nuit. Le docteur Destouches proposa pourtant son manuscrit à Gallimard, Bossart, Figuière et bien sûr Denoël et Steele qui furent les seuls éditeurs à manifester un réel enthousiasme, à défaut de moyens suffisants pour en assurer une réelle promotion. Le tirage original fut donc très prudent : 200 exemplaires de presse sont imprimés le 12 octobre 1932, suivis, le lendemain, de 20 Arches et 95 Alfa, selon les archives de limprimeur. Les 3.000 exemplaires « ordinaires » de lédition originale sont tirés entre le 15 octobre et le 3 novembre. Ce nest quaprès lobtention du Prix Renaudot, que paraîtront plus de 100.000 nouveaux exemplaires avec les différences que lon connaît. « AVEC LES MOTS ON NE SE MÉFIE JAMAIS SUFFISAMMENT » Céline adressa plusieurs exemplaires du service de Presse à des amis proches comme Abel Gance, des critiques de premier ordre dont Georges Bernanos, des personnages influents tel André Breton et des artistes quil admirait à linstar dYvette Guilbert, puis au gré de ses rencontres et du succès, à de nouveaux amis. Il réserva très peu dexemplaires de luxe à ses proches amis. Ceux-ci seront essentiellement destinés aux jurés du prix Goncourt et à quelques journalistes influents. La grande majorité des envois de Céline sur grand papier, à la paruti
Phone number : 01 56 08 08 85
Paris Editions des Saints Pères 2014 fort in-8 Cartonnage toilé de L'éditeur, étui
Facsimile du manuscrit du célèbre roman de Céline. PREMIER TIRAGE à 1000 exemplaires numérotés. >>Voyage au bout de la nuit paraît en 1932 chez Denoël. Louis-Ferdinand Céline rate le Goncourt, mais obtient le Renaudot. En mai 1943, il vend son manuscrit à Etienne Bignou, marchand d'art de la rue la Boétie. La transaction se fait contre 10000 FF et un petit tableau de Renoir. Le manuscrit disparaît alors pendant près de 60 ans. Lorsqu'il réapparaît, en 2001, par l'entremise du libraire Pierre Bérès, le manuscrit est mis aux enchères à Drouot, suscitant immédiatement les convoitises et les offres. La BNF l'emporte, faisant jouer son droit de préemption, pour plus de 12 millions de francs.