Les Editions de la Grande Fontaine 1993 128 pages in4. 1993. Broché. 128 pages.
Reference : 100150005
Bon Etat couverture défraîchie intérieur propre
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
Publié par Alphonse Gatineau, Imprimeur-Libraire, Éditeur des Panoramas de la Loire, Orléans, Rues Royales et Jeanne d'Arc, sans date (1830-1850?).Un volume relié format à l'italienne (25,5 x 34 cm) de 15 planches lithographiées en couleurs. Reliure demi chagrin vert, dos lisse muet. Reliure légèrement usée sinon bon état.Les vues sont lithographiées en forme de médaillon. Vues d'Orléans, de la source du Loiret, du chateau de Chambord, d'Amboise, de Blois, de Tours, de Chenonceaux , de Saumur...Les planches sont lithographiées par ou d'après A. Deroy, certaines comportent un cachet à froid du Libraire Gatineau représentant la cathédrale d'Orléans.Quelques rares rousseurs sinon planches en très bel état.
Alphonse Gatineau est né le 16 août 1801 à Orléans ; son père était perruquier. Il a été représentant pour Firmin-Didot jusqu'en 1830, puis il a épousé en 1831 une libraire d'Orléans.Sa femme lui transfère son brevet de libraire le 3 mars 1834 (il le cèdera à son fils en septembre 1862) et il obtient un brevet d'imprimeur en lettres le 5 mai 1836, pour imprimer des livres religieux et des classiques pour les établissement d'enseignement religieux. Il cède ce brevet en décembre 1847 "pour des raisons de santé et de famille", mais le reprend le 16 octobre 1848. Il quitte Orléans en mars 1853 et cède son brevet d'imprimeur en lettres à Ambroise Eugène Chenu le 28 avril 1856 ; son brevet de lithographe est annulé en 1859 : le commissaire enquêteur constate -et sa femme le confirme- qu'il n'avait jamais acheté le matériel nécessaire, n'ayant repris de Perdrix que du petit matériel...Ce qui explique peut-être pourquoi certaines lithographies contenues dans ce volume sont au nom de Becquet Frères à Paris...
Paris, Calmann Lévy, 1889. Un vol. au format in-12 (188 x 123 mm) de 2 ff. n.fol., 1 frontispice gravé n.fol., xi - 337 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de demi-percaline satinée amande, dos lisse orné d'un fleuron central doré, doubles filets dorés, titre doré, tranches mouchetées.
L'exemplaire s'ouvre sur un joli frontispice gravé signé Alfred de Dreux. ''L'amour passionné de la France a inspiré toutes les pensées, toutes les paroles, tous les actes de la trop courte vie du Duc d'Orléans. Ces lettres visent à mettre en lumière les sentiments patriotiques, le caractère chevaleresque, la pénétration politique de celui qui a légué cet amour comme le plus précieux des héritages''. Angles et coupes légèrement élimés. Coiffes légèrement embouties. Déchirure en marge inférieure du faux-titre. Rares et claires rousseurs dans le texte. Du reste, belle condition.
Paris, Mallet et Cie, 1845. Un fort vol. au format in-4 (267 x 183 mm) de 11 frontispice gravé n.fol., xcx - 475 pp. Reliure de l'époque de demi-basane glacée bleu-roi, dos à nerfs orné de filets gras à froid, filet en pointillés dorés sur les nerfs, doubles filets dorés, titre doré, tête mouchetée, couvertures conservées.
Edition originale qui a ici conservé ses couvertures papier originelles. Premier tirage des 16 (sur 16) planches gravées dont deux cartes d'après Baron, Français, Célestin Nanteuil et Rouargue. L'iconographie est complétée par de très nombreuses figures dans le texte. ''Livre fort bien illustré ; très rare en belle condition''. (in Carteret). Brivois, Bibliographie des ouvrages illustrés du XIXème, p. 326 - Vicaire VII, Manuel de l'amateur de livres du XIXème, 580 - Carteret III, Le Trésor du bibliophile romantique et moderne, p. 474. Quelques frottements affectant la reliure ; principalement le papier marbré des plats. Dos légèrement passé. Rares rousseurs dans le texte ; dont quelques planches sont toutefois davantage pourvues. Du reste, belle condition.
A Saint-Malo, de l'Imprimerie de L. H. Hovius Fils, 1791. 1 document au format pt in-4 (243 x 188 mm) de 4 pp.
''Le Roi, sur le compte qui lui a été rendu des mesures prises pour l'installation, dans la ville d'Orléans, du Tribunal provisoire commis par la Loi du 13 de ce mois, pour instruire et juger les crimes de lèze-nation, a reconnu que plusieurs causes imprévues, n'avoient pas permis de procéder à l'installation de ce Tribunal, mais aujourd'hui, tout les dispositions ont été faites pour mettre le Tribunal à portée de commencer l'exercice des fonctions importantes qui lui sont confiées [...]''. Infime manque en marge supérieure. Du reste, très belle condition.
LUCAS (Charles) - Recueil provenant de la bibliothèque personnelle de Charles Lucas
Reference : 37107
Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de lépoque).
Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres uvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main.Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit).Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste.À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait. On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val dYèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de lIntérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "laventure". La construction coûta 450.000 francs et lEtat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par lEtat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusquen 1924 pour le Val dYèvre ferma définitivement.