Stock 2026 317 pages in12. 2026. Broché. 317 pages.
Reference : 100081575
couverture défraîchie ternie intérieur jauni propre
Un Autre Monde
M. Emmanuel Arnaiz
07.69.73.87.31
Conformes aux usages de la librairie ancienne.
Strasbourg, Imprimerie de P.J. Dannbach, 1820. Prospectus, 34 livraisons et et 1 numéro spécial reliés en 1 vol. in-folio à deux colonnes par page en caractères latins et gothiques, demi-basane marbrée, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque).
Collection très rare avec son prospectus, de la première livraison publiée le dimanche 16 janvier 1820 au n°35 et dernier daté mercredi 5 avril 1820, suivie de la feuille imprimée le 6 avril 1820 Le Patriote alsacien et le Courrier du Bas-Rhin.Trihebdomadaire alsacien bilingue français et allemand, témoin des soubresauts de la liberté de la presse au tournant de 1820, fondé après la loi de Serre et suspendu après le retour des Ultras. Directeur et rédacteur : C. Marchand "jusqu'à présent attaché à la rédaction du Censeur européen".« Plusieurs autres départements jouissent des bienfaits de la liberté de la presse. Pourquoi ne suivrait-on pas cet exemple en Alsace (…) La feuille que je rédigerai offrira principalement au lecteur des nouvelles étrangères, des nouvelles de Paris et des nouvelles du département du Bas-Rhin (…) soit en matières d'impôts, soit en matière de commerce et d'agriculture (…) Le Patriote Alsacien aura des relations sûres avec l'Allemagne (…) Strasbourg l'une de nos premières places fortes offrira souvent au rédacteur du Patriote alsacien l'occasion d'entretenir ses lecteurs des devoirs du citoyen et de ceux du soldat (…) il sera heureux de pouvoir rendre hommage à l'excellent esprit qui anima toujours les habitants de cette cité et au dévouement dont nos braves sont prêts à donner l'exemple pour conserver les institutions, sans lesquelles il n'est de sécurité pour personne, et avec lesquelles on assure les prospérités de tous. Le Patriote alsacien sera imprimé en français et en allemand dans un format beaucoup plus grand que celui des feuilles déjà publiées à Strasbourg (…) Strasbourg le 5 janvier 1820 » (Prospectus).L'édition spéciale du 6 avril 1820 reliée en fin d'exemplaire (1 feuillet) opposa C. Marchand à Engelhard du "Courrier du Bas-RhIn" dont le journal continua à paraître malgré les restrictions.Tous les numéros portent le Timbre Royal et le Timbre à l'extraordinaire du Bas-Rhin. La 4e livraison manque. Discrètes restaurations, rousseurs, pâles mouillures.
, , 1758. In-8 de (2)-VI-(4)-565-(1)-LXIII-(3) pp., cartonnage papier, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure du XIXe siècle).
Édition originale. Ouvrage publié en réponse à l'ouvrage d'Antoine Court (1695-1760), Lettre d'un patriote sur la tolérance civile des protestans de France et sur les avantages qui en résulteroient pour le royaume, 1756. L'abbé Novi de Caveirac (1713-1782) justifie la révocation de l'Edit de Nantes et étudie ses conséquences sur la dépopulation du royaume, due à l'émigration massive des protestants. Pour ce faire, il se livre à une étude en profondeur du phénomène de la dépopulation et de ses conséquences économiques. Pour lutter contre un prétendu dépeuplement de la France, qu'il nie être lié à la Révocation, l'auteur préconise des solutions économiques "infaillibles" : le soulagement des misérables, la réforme de la taille, la suppression de la gabelle, et une réforme de l'administration. La Dissertation que l'on trouve à la suite de L'Apologie a valu à une condamnation, par contumace, à être mis au carcan et banni à perpétuité. Barbier ( I, 240) signale que cet ouvrage a paru la même année avec ce titre : Paradoxe intéressants sur les causes et les effets de la révocation de l'édit de Nantes ; la dépopulation et la repopulation du royaume, l'intolérance civile et rigoureuse d'un gouvernement pour servir de réponse à la lettre d'un patriote, et c'est sous ce titre que l'on trouve une excellente analyse de l'ouvrage par Sauvy in, Quelques démographes ignorés du XVIIIe siècle.Provenance : bibliothèque Pierre Louÿs avec sa griffe sur le feuillet de garde ; ex-libris Raymond Picard ; M. de Châteauvieux. INED, 3400 bis ; Higgs, 1869.
Jean NOVI DE CAVEIRAC - Antoine COURT - Antoine-François BOUNIOL DE MONTÉGUT
Reference : 35791
(1756)
S. n. | s. l. 1756 | 12.50 x 19.50 cm | relié
Edition originale de ces trois rares mémoires sur le protestantisme, tous les trois sont parus sans indication éditoriale. Reliure en plein veau blond d'époque. Dos lisse orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Une tomaison est présente, le livre devait être rangé parmi une collection de pamphlets et mémoires. Mors fendus et ouverts. Coiffes élimées. Coins émoussés. Novi de Cabeirac étudie dans son mémoire les effets de la Révocation de l'édit de nantes. On sait qu'il fut fanatiquement intolérant, même si son étude de la démographie et de l'économie est sérieuse. Le second mémoire plaide la cause des protestants auprès du pouvoir royal et dénonce l'horreur des crimes qui furent perpétrés contre eux. L'identité de l'auteur fait encore débat. L'oeuvre est parfois attribuée à Antoine Court, personnage central de l'Eglise du Désert. Né en 1695 sur les confins ardéchois des Cévennes et mort en 1760 à Lausanne, ce dernier est au cur des drames engendrés par la révocation de l'édit de Nantes. Prédicant clandestin, puis consacré pasteur par un ancien camisard, Pierre Corteiz, Antoine Court est au sortir de la révolte cévenole l'un des restaurateurs du protestantisme français. Dénonçant le prophétisme, il organise aux Montèzes, près de Monoblet, en pays cévenol, le premier synode du Désert afin de rétablir la discipline des églises réformées. Hostile à la violence et adepte de la résistance passive, Court défend tout au long de sa vie la cause de la communauté protestante française et la liberté de conscience. A cette fin, il publie le Patriote Français et Impartial, en 1752 13 . Dans son Histoire des troubles des Cévennes, paru l'année de sa mort, il s'affirme comme l'un des premiers historiens réformés de la guerre des camisards 14 . Antoine Court avait donc publié en 1752 ce livre intitulé Le patriote français et impartial en réponse à la lettre de l'évêque d'Agen au contrôleur général Machault d'Arnouville, promouvant une attitude d'intolérance à l'encontre des réformés. Il est vrai que la Lettre d'un patriote, diffusée quatre ans plus tard, présente quelques similitudes avec l'ouvrage précédent. Outre le mot patriote qui ne laisse d'interroger, certaines parties semblent très proches15 . Mais quelles raisons auraient pu pousser Antoine Court à réitérer quatre ans plus tard sa défense de la communauté protestante dans un ouvrage assez similaire quoique beaucoup plus réduit ?" (Lien vers l'artcle en pied de cette notice). Le troisième mémoire veut venger la religion catholique et attaque les écrits et les personnes qui osent défendre les protestants, et nie les effets négatifs de la Révocation de l'édit de Nantes. C'est en défense contre le second mémoire de ce recueil : Lettre d'un patriote, que Novi de Caveirac écrira son fameux Apologie de Louis XIV. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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[Paris], [s.n.], [1794]. Affiche (56 x 36 cm) sous verre, cadre boisé.(Mouillure, rousseurs, pliures et pâles piqures).
Précieux exemplaire établi « pour le Gén[éral] Barras Député du Département du Var » avec mention autographe de Pierre-François Palloy, entrepreneur, démolisseur de la Bastille.La Constitution de l'an I fut élaborée par un comité de 9 membres de la Convention montagnarde. Reprise d'un projet de Condorcet qui tendait au fédéralisme, elle fut promulguée le 6 messidor an I (24 juin 1793). Cette constitution était éminemment démocratique: elle prévoyait l'enrichissement de la Déclaration des droits de l' homme et du citoyen du 26 août 1789, la consécration de la théorie de la souveraineté populaire, le droit à l'insurrection, l'instauration d'un régime d'assemblée et une décentralisation plus poussée. Le texte affirmait enfin que le but de la société est « le bonheur commun ». Un projet mort-né. Après le renversement des Girondins par les Montagnards en mai 1793, le texte fut sensiblement modifié dans un sens plus conforme aux idées jacobines. Élu député du Var à la Convention où il siège avec les Montagnards, Paul Barras (1755-1829) fut envoyé en mission près de l’armée d’Italie et dans le sud-est de la France, où, le 19 décembre 1793, il organisa la répression après le siège de Toulon. Directeur (31 octobre 1795), il fut un des instigateurs du coup d’État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) contre les royalistes. Après le coup d’État du 18 brumaire, Bonaparte l’obligea à démissionner et à se retirer dans son château de Grosbois.Chargé de la démolition de la Bastille, Pierre-François Palloy dit le Patriote Palloy, reproduisit dans les pierres la prison en modèle réduit « et en adressa le modèle aux ministres, aux 83 départements et à Louis XVI lui-même qui l'en récompensa » (Bellier de la Chavignerie et Auvray, dictionnaire général des artistes de l'école Française, T.22, p.196). Il fit également frapper de nombreuses médailles commémoratives des grands événements de la Révolution nommée « médaille Palloy ». En 1791, il est promu « héros de la Révolution ». Mais il ne s’arrête pas là et poursuit ses multiples envois de cadeaux. En 1793, une des pierres est refusée par la Mairie de Paris qui commence à se lasser de cet extravagant. Il est finalement accusé de dilapidation et est emprisonné du 28 décembre 1793 au 17 mars 1794. A sa sortie de prison, sa soif de notoriété n'est toujours pas tarie. Il se retire à Sceaux, où il organise de luxueuses fêtes, témoignages de son attachement à la Révolution, qui le mettent en faillite. Miséreux, il demande une rente pour service rendu à la Nation. Il meurt dans l'oubli en 1835. (Archives de Sceaux).
Le Patriote illustré reliure Rigide Bruxelles 1960 767 pages en format 26.5 - 37 cm - reliure rigide en percaline au dos et coins
Bon État