[Paris], [s.n.], [1794]. Affiche (56 x 36 cm) sous verre, cadre boisé.(Mouillure, rousseurs, pliures et pâles piqures).
Reference : 44650
Précieux exemplaire établi « pour le Gén[éral] Barras Député du Département du Var » avec mention autographe de Pierre-François Palloy, entrepreneur, démolisseur de la Bastille.La Constitution de l'an I fut élaborée par un comité de 9 membres de la Convention montagnarde. Reprise d'un projet de Condorcet qui tendait au fédéralisme, elle fut promulguée le 6 messidor an I (24 juin 1793). Cette constitution était éminemment démocratique: elle prévoyait l'enrichissement de la Déclaration des droits de l' homme et du citoyen du 26 août 1789, la consécration de la théorie de la souveraineté populaire, le droit à l'insurrection, l'instauration d'un régime d'assemblée et une décentralisation plus poussée. Le texte affirmait enfin que le but de la société est « le bonheur commun ». Un projet mort-né. Après le renversement des Girondins par les Montagnards en mai 1793, le texte fut sensiblement modifié dans un sens plus conforme aux idées jacobines. Élu député du Var à la Convention où il siège avec les Montagnards, Paul Barras (1755-1829) fut envoyé en mission près de l’armée d’Italie et dans le sud-est de la France, où, le 19 décembre 1793, il organisa la répression après le siège de Toulon. Directeur (31 octobre 1795), il fut un des instigateurs du coup d’État du 18 fructidor an V (4 septembre 1797) contre les royalistes. Après le coup d’État du 18 brumaire, Bonaparte l’obligea à démissionner et à se retirer dans son château de Grosbois.Chargé de la démolition de la Bastille, Pierre-François Palloy dit le Patriote Palloy, reproduisit dans les pierres la prison en modèle réduit « et en adressa le modèle aux ministres, aux 83 départements et à Louis XVI lui-même qui l'en récompensa » (Bellier de la Chavignerie et Auvray, dictionnaire général des artistes de l'école Française, T.22, p.196). Il fit également frapper de nombreuses médailles commémoratives des grands événements de la Révolution nommée « médaille Palloy ». En 1791, il est promu « héros de la Révolution ». Mais il ne s’arrête pas là et poursuit ses multiples envois de cadeaux. En 1793, une des pierres est refusée par la Mairie de Paris qui commence à se lasser de cet extravagant. Il est finalement accusé de dilapidation et est emprisonné du 28 décembre 1793 au 17 mars 1794. A sa sortie de prison, sa soif de notoriété n'est toujours pas tarie. Il se retire à Sceaux, où il organise de luxueuses fêtes, témoignages de son attachement à la Révolution, qui le mettent en faillite. Miséreux, il demande une rente pour service rendu à la Nation. Il meurt dans l'oubli en 1835. (Archives de Sceaux).
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