(POESIE) Manuscrit complet de ce très beau texte en hommage à la poésie. 7 pages in-8 signées
Reference : 10855
Librairie Eric Fosse
M. Eric Fosse
01 40 54 79 75
s. n. | s. l. [1887 ?] | 20 x 32 cm | 1 portrait-frontispice, 1 titre à l'encre, 83 p. manuscrites, qq. feuillets vierges
Exceptionnel recueil manuscrit enluminé, contenant 35 poèmes de Stéphane Mallarmé copiés à lépoque sans doute par Joris-Karl Huysmans, sur vergé de Hollande filigrané, daprès les pré-originales des poèmes parus en revue. La majorité des poèmes est précédée dune page indiquant le titre et la source. Illustré dun beau portrait de Stéphane Mallarmé au fusain par Charles Tichon daprès une photo de jeunesse de Van Bosch. Il a été reproduit en couverture du numéro dEmpreintes consacré à Mallarmé (Bruxelles, LÉcran du Monde, n° 10-11). Une variante a été publiée en 1889 dans Caprice Revue (2e année, n° 60). Également illustré de deux compositions florales à la gouache et laquarelle ornant les poèmes Les Fleurs et Apparition, ainsi quune page ornée du nom de lauteur dessiné. Bien que non signées, les compositions florales sont attribuables à Louise ou Marie Danse. Reliure à la Bradel, plats de soie moirée crème aux motifs floraux, gardes et contreplats de papier à motifs, deux signets en soie moirée verte décorée de motifs floraux polychromes. Mouillures en partie inférieure du second plat, coins frottés, quelques accrocs aux fils de soie ornant le dos, et frottements sur les plats. Superbe manuscrit de 35 poèmes de Mallarmé antérieur à la parution de son premier recueil de poésies complètes qui ne connut dailleurs que 47 exemplaires (Poésies photolithographiées, Revue indépendante, 1887). Cet ensemble soigneusement calligraphié est attribué à la main de Joris-Karl Huysmans, grand admirateur du poète, qui aurait offert les manuscrits à son ami Jules Destrée. * Le recueil, qui rassemble un florilège de chefs-duvre mallarméens (notamment Hérodiade, LAprès-midi dun faune, Le tombeau dEdgar Poe, Prose pour des Esseintes, Le vierge, le vivace et le bel aujourdhui) apparaît pour la première fois dans la vente après décès de lhomme politique et écrivain belge Jules Destrée en 1936 à la galerie Leopold de Bruxelles. Une note au crayon sur la page de garde du recueil indique?: «?Aux dires de M. Simonson [expert de la vente Destrée], ce manuscrit aurait été envoyé par J.K. Huysmans à Jul. Destrée qui voulait connaître les poèmes de Mallarmé, inédits alors (vérifié au moyen de la correspondance de Huysmans vendu le même jour que ce ms).?» Ce serait en effet par lintermédiaire de Huysmans que Destrée sétait procuré des poèmes de Mallarmé encore difficilement accessibles car dispersés dans diverses revues (LArtiste, Les Lettres et les Arts, la République des Lettres, etc.) et dans les recueils du Parnasse contemporain. Dans une lettre à Destrée, Huysmans écrit en effet «?Vous me demandez où sont trouvables les poèmes de Mallarmé. Introuvables, mais ils sont sous cette enveloppe. Parus en 1876 dans la République des Lettres, ils ont été recopiés, du moins les meilleurs, par le Chat Noir, en 1886 -Jen avais acheté 2 numéros, ce qui me permet de vous les adresser, vous verrez quils sont superbes, dune langue claire et incisive, tout étrange.?» (30 novembre 1887). Il est possible que les poèmes «?sous cette enveloppe?» mentionnés par Huysmans correspondent à ceux qui composent ce recueil. Huysmans aurait copié pour Destrée les poèmes des revues dont il ne possédait quun exemplaire, et envoyé son numéro supplémentaire du Chat Noir de 1886, où figurent les poèmes en prose Plaintes dautomne, Frisson dhiver I et II, et Le Phénomène futur. En effet, lécriture des poèmes du recueil est tout à fait comparable à la remise au propre que Huysmans faisait de ses propres vers son manuscrit du Drageoir à épices donne à voir le même style décriture ronde et chantournée. Toutefois, la graphie de Huysmans varie considérablement en fonction des circonstances décriture?: manuscrits de romans, lettres, premiers jets La calligraphie excessivement soignée de ces poèmes contraste par exemple avec la graphie urgente, haute et serrée de plusieurs autres de ses manuscrits. Seule une étude comparative de la graphie, notamment de ses cap
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S.l.n.d. [1812-1835] in-8, veau fauve raciné, dos lisse orné de petits fers dorés, pièce de titre de veau orange, tranches jaunes, 243 pp. Album manuscrit de poèmes de circonstance dans le cercle de l'aristocratie tourangelle à l'époque de la Restauration. L'auteur semble être Caroline Falaize (1792-1851), qui vivait auprès de son oncle au château de Champigny près de Châteauroux et a publié différents opuscules poétiques et moraux, dont les "Leçons d'une mère à ses enfants sur la religion" plusieurs fois rééditées. On joint une dizaine de poèmes autographes sur feuillets libres in-8, sans doute destinés à être recopiés dans le volume dont une centaine de pages sont restées vierges in fine.
In-4 oblong (210 × 270 mm) ; manuscrit autographe complet signé à la fin « Pierre Reverdy », 24 pages non chiffrées écrites au recto de 24 feuillets, grande écriture soignée à l’encre noire, environ 16 lignes par page, plusieurs passages corrigés ; le manuscrit, monté sur des feuillets de Canson noir (243 × 313 mm), est revêtu d’un cartonnage de papier gris-bleu entièrement décoré de motifs floraux stylisés et dorés, pièce de titre de chagrin noir sur le premier plat (P. Goy & C. Vilaine).
Beau manuscrit autographe : l’un des grands essais poétiques de Reverdy. Publié en 1935 dans La Bête noire (no 5), ce texte a été repris dans les Écrits sur la poésie (1973), puis dans les Œuvres complètes publiées en 2010 par Étienne-Alain Hubert (II, pp. 1181-1188 et 1534). «La poésie est poésie, libre, et seulement ça ou elle n’est pas ou elle cesse d’être». Déplorant la décadence d’un art qui peine à se constituer en une pratique épanouissante et fondée sur une vraie communauté esthétique, Reverdy affirme « avec force la singularité de la pensée du poète et sa situation irréductiblement “à part” des emprises de l’État et de la société ». La seconde partie déploie « une prose d’idées sans précédents. Voici que le genre de l’essai se trouve soumis aux puissantes marées d’images et de rythmes qui donnent aux contes de La Peau de l’homme leur pouvoir fascinant. Soulevés par les poussées conjointes de la pensée et de l’imagination, les paragraphes atteignent à une expansion qui se ressent du choc des Chants de Maldoror – dont Reverdy rejoint également l’humour dévastateur. Sur fond de désespoir, défilent par éclats des paysages visionnaires dans lesquels viennent se réinvestir des idées maîtresses de la poétique de Reverdy » (É.-A. Hubert). Un manuscrit remarquable : par ses qualités littéraires et poétiques, par sa grande écriture harmonieuse, par son agréable et inhabituel format à l’italienne. Petits manques de papier au premier feuillet, en tête et en pied, sans atteinte au manuscrit ; deux faibles décharges de rouille (provoquées par un trombone) dans le bord supérieur de la même page. Élégant cartonnage bradel de Patrice Goy et Carine Vilaine.
[Manuscrit XVIIIéme - collection Thomas Phillipps] - CHAULIEU - VOLTAIRE - LA FONTAINE - REGNIER - ROUSSEAU - etc....
Reference : 34778
1 volume in4 de 520 pages + tables - reliure pleine basane d'époque - dos 5 nerfs orné - tranches rouges - mors fendus et frottés - coins émoussés - coupes frottés - Bon état intérieur - Ecriture bien lisible - Un des derniers textes est daté 1749 : "Prophétie au Roi" (p 503) -
Très interessant recueil de poèsies du XVIIIéme siècle qui a la particularité d'avoir appartenu à Sir Thomas Phillipps [1792 - 1872] - "Phillipps ms 1023 et 2693" noté à l'encre en tête de l'ouvrage], puis au chevalier Armandi (ex-libris manuscrit), au poète Paul Fort qui l'offrit ensuite à Sylvain Chiffoleau "en souvenir de son royal et délicieux accueil à Bourgneuf en Retz - avril 1946" et en l'accompagnant en fin d'ouvrage du manuscrit autographe d'un de ses poèmes tirés des "Ballades Vendéennes": "La Berceuse de la conche aux lentilles" - Le recueil comprend de nombreuses poèsies dont certaines érotiques comme "Ode à la louange du Cul de Chimène" (p 303) ,de l'abbé de Chaulieu, ou "L'Apothéose du Pucelage d'Iris" (p 15) de La Fontaine - Ces deux auteurs ainsi que Voltaire sont abondamment représentés ainsi que de nombreux poèmes anonymes - Agréable ouvrage, bien dans son époque et avec d'étonnantes provenances -
Manuscrit autographe signé de 2 pages format 25 x21 cm, s.d. [1929 ] : Billet de Minuit : "Aubanel fêté en Avignon ou Le souvenir d'Aubanel" : "On vient de clore le cycle des fêtes données en Avignon ces dernières semaines pour commémorer le centenaire de Théodore Aubanel. Dans ce jardin du musée Calvet, où, voici peu de temps, Pol Neveux honorait le passage de Stendhal, un écrivain du nord de la Loire (le signataire de ces lignes), invité par l'Académie du Vaucluse, a apporté à la poésie méridionale l'hommage d'Oïl à Oc. Hommage d'autant plus convaincu et justifié que les chants intimes de Théodore Aubanel, par la qualité de coeur qui les dicte, par leur accent de vérité humaine et permanente, rayonnent bien au-delà de leur foyer. Les vingt-cinq petites pièces qui, dans la Grenade Entr'Ouverte, composent le "Livre de l'Amour" ont été souvent comparées, égalées à l'Intermezzo de Henri Heine. Intermezzo latin, où celui qui devait chanter plus tard en vers impérissables la vénus d'Arles élève, songeant à celle qu'il aima et qui s'est faite religieuse, sa plainte pure, brûlante et soumise. [...] [il évoque : ] "la pauvre fille de Charité, cette "Zani" au visage d'espagnole qui, pour la robe de bure des Soeurs de St Vincent de Paul, quitta la robe "couleur-de-Grenade" qu'elle portait le jour où Aubanel la vit pour la première fois. Les souvenirs terrestres de Zani et d'Aubanel, dans leur matérialité pour ainsi dire décantée, sont pieusement conservés dans la famille du poëte. Présentement, on peut les voir dans une salle du musée Calvet. Il y a là des portraits d'Aubanel, des siens, entre autres du "Corsaire grec" dont le poète descendait. Il y a là aussi un portrait de Zani, pas bien grand, tout modeste, sombre hostie offerte aux mystères cruels du sacrifice. Il y a là des manuscrits, des lettres ; ce touchant "cahier rouge" où Aubanel consigna mille détails tendres [... ] Enfin, dans sa blancheur immaculée, voici le grand exemplaire unique de La Grenade Entr'ouverte, que le poète fit imprimer spécialement "pour Zani" et que sa sainte inspiratrice, toute vouée à soigner les vieillards, à guider les enfants ne devait jamais, pour le presser sur un coeur inconsolé, toucher de ses maines mortelles".
Beau manuscrit autographe signé de Jean-Louis Vaudoyer de son bel article consacré au grand poète du Félibrige, Théodore Aubanel (1829-1886). Il y évoque notamment la figure de Jenny Manivet dite "Zani", premier amour du poète avignonnais. On joint une carte postale ancienne du monument de Théodore Aubanel à Avignon.