A Versailles, Éditions Hautefeuille - Association française Buchenwald-Dora, 1989.
Reference : 3002
Exemplaire in-4 en feuillets libres (330x260mm) sous coffret toilé écru à rabats, titre au dos et sur le plat supérieur, vignette collée. Tiré à 1000 exemplaires, celui-ci non numéroté. Impression offset. 11 pages (avant-propos par Marcel Paul et préface par Julien Cain), bien complet des 111 dessins hors-texte de Boris Taslitzky faits à Buchenwald. Arrêté le 13 novembre 1941, condamné à 2 ans de prison, Boris Taslitzky (1911-2005) devenu captif demeurera jusqu'en avril 1945 successivement à la prison de Riom, au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe, puis en Allemagne à Buchenwald. Détenu politique, à l'automne 1944, il y rencontre -au premier étage du block 40, dans le lavabo ou waschraum- Julien Cain l'administrateur général de la Bibliothèque Nationale de France. Boris Taslitzky met son art au service de ses idées et représente en plus de 100 dessins la vie et surtout la mort au camp, des hommes assis leur journée de travail terminée, la gamelle vide. Encore étudiant il copie au Louvre les œuvres de Rembrandt, Watteau, Delacroix, Zurbaran, Courbet, Géricault et Rubens. Très bon exemplaire.
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Versailles, Éditions Hautefeuille pour L'Association française Buchenwald-Dora, 1978, gr. in-4°, (4)-3-9-111-(4) pp, avant-propos de Marcel Paul, préface de Julien Cain, 111 dessins légendés dont 98 au crayon noir de scènes au camps de concentration, 8 portraits d'amis de camps en noir et 5 dessins de scènes au camps en couleurs, liste des dessins in fine, en feuilles, sous coffret pleine toile écrue de l'éditeur titré en noir avec un dessin de l'auteur contrecollé au 1er plat, fermé par trois rubans, très bon état. Tirage à 1000 exemplaires numérotés sur vélin pur chiffon des Papeteries Arjomari, tous signés par l'artiste, celui-ci le n° 0724
En juillet 1944, Boris Taslitzky (1911-2005) est déporté à Buchenwald (matricule 69022). Il y réalise plus de deux cent dessins grâce à Pierre Mania, un artiste détenu, qui lui fournit le matériel nécessaire. Ces activités, évidemment interdites, sont couvertes par les organisations clandestines et la solidarité des détenus. L'ensemble rassemble des scènes du quotidien à Buchenwald, de temps de travail, de repos, ainsi que de nombreux portraits, certains esquissés, d'autres particulièrement achevés et d'une présence saisissante. Julien Caïn, directeur de la Bibliothèque nationale, qui fut son camarade de Block à Buchenwald, les considéraient comme dignes de Daumier et de Goya. L'artiste participe à l'insurrection qui mène à la libération du camp en avril 1945. Les dessins que l'artiste réalise alors s'attachent à représenter les corps de ses codétenus épuisés, ne parvenant plus à se maintenir debout, ou en proie à un profond désespoir... — "Artiste engagé, résistant et communiste, Boris Taslitzky (1911-2005) est déporté à Buchenwald le 31 juillet 1944. Il rapporte de sa déportation une série de dessins croqués sur le vif, dans la clandestinité. Jules Cain, lui-même déporté, a préfacé l'ouvrage et souligne la difficulté de s'exprimer au camp : "Se procurer du papier, des crayons, de mauvaises couleurs, autant de problèmes pour lesquels il faut chaque fois inventer des solutions". Au total, cent onze dessins, comme autant d'évocations de la vie des déportés concentrationnaires, témoignent de ce que l'artiste a vu. Il ne met cependant pas en image les gardiens du camp et la violence qu'ils génèrent, préférant montrer d'un coup de crayon précis l'état de fatigue, de délabrement et de désespoir de ses camarades de déportation. Les commentaires de Jules Cain sur les œuvres de l'artiste apportent un supplément d'information quant aux conditions de la création." (Françoise Passera, « Ecrits de Guerre et d’Occupation » EGO 1939-1945) Désormais les frais d'envoi sont de 6 € seulement pour les livres jusqu'à 1 kg (colissimo suivi), pour la France métropolitaine.
Versailles, éd. Hautefeuille pour L'Association française Buchenwald-Dora, 16 octobre 1978, expl. n° 575/1000 sur vélin pur chiffon des Papeteries Arjomari, gd. in-4 non relié, en feuillets, sous emboîtage remplié cartonnage pleine toile grise avec 1 dessin de l'auteur collé sur la première de couv et texte en noir éd., le tout fermé par trois rubans toile grise éd., (4) - 12 - 4 pp, ill. par 111 dessins dont 98 au crayon noir de scènes au camps de concentration, 8 portraits en noir de ces amis de camps et 5 dessins rehaussés en coul de scènes au camps, avant-ropos de Marcel Paul, préface de Julien Cain, liste des 111 dessins avec le nom de ceux-ci, bel ENVOI et SIGNATURE du peintre à madame Perriand, épouse de Roger Perriand, un des anciens co-détenus du peintre à Buchenwald, Boris Taslitzky (1911-2005) est né à Paris, de parents russes immigrés après la révolution manquée de 1905, il commence à peindre adolescent et entre à l’école des Beaux-Arts de Paris en 1928. En 1933, il adhère à l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires puis entre, en 1935, au PCF. Dès les années 1930, ses peintures et dessins sont portés par le combat pour une société plus juste. Mobilisé lors de la déclaration de guerre, Taslitzky est fait prisonnier en juin 1940. Il parvient à s’évader et s’engage dans la Résistance au sein du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Il est arrêté en novembre 1941 et condamné à deux ans de prison ; il passe par les prisons de Riom, Mauzac, puis au camp Saint-Sulpice-la-Pointe, où il participe aux activités culturelles clandestines, produisant des peintures et des dessins. En juillet 1944, il est déporté à Buchenwald. Il y réalise plus de deux cent dessins grâce à Pierre Mania, un artiste détenu, qui lui fournit le matériel nécessaire. Ces activités, évidemment interdites, sont couvertes par les organisations clandestines et la solidarité des détenus. L’ensemble rassemble des scènes du quotidien à Buchenwald, de temps de travail, de repos, ainsi que de nombreux portraits, certains esquissés, d’autres particulièrement achevés et d’une présence saisissante, comme ceux de Julien Cain et de Paul Goyard, artiste, conservés dans les collections du mahJ. L’artiste participe à l’insurrection qui mène à la libération du camp en avril 1945. Ces dessins que l’artiste réalise alors, s’attachant à représenter les corps de ses codétenus épuisés, ne parvenant plus à se maintenir debout, ou en proie à un profond désespoir. Leurs visages disparaissent alors cachés derrière les mains, comme tentant de s’extraire de leur environnement immédiat. TRES RARE exemplaire numéroté et surtout agrémenté d'un envoi écrit et signé de sa main, à l'épouse d'un ancien détenu. Très bon état, tant de l'emboîtage que du papier
sous emboîtage remplié à 3 rabats, cartonnage pleine toile grise (26 cm X 33,8 cm) avec un dessin N&B dans l'auteur contrecollé sur le 1er plat , feuillets libres, 4 + 4 + 11 pp + 111 planches illustrées de dessins de l'auteur 106 en N&B et 5 dessins rehaussés en couleurs, les dessins représentent des scènes de vie au camp ou des portraits de déportés. Avant-propos de Marcel Paul, préface de Julien Cain.
Contre-plats très légèrement salis. Très bon état par ailleurs. Intérieur frais.
Hautefeuille, Association francaise Buchenwald-Dora, 1978 - In 4°, en ff., étui-boite toile greige à lacet illustré sur le 1er platUn des 1000 ex. ntés sur vélin pur chiffon des papeteries ArjomariSigné par l'artiste sur la page de titre