Toulouse, Anacharsis, 2002, 12,5 x 20, 175 pages cousues sous couverture rempliée illustrée. Adaptation en français moderne, préface, notes et dictionnaire du Cymbalum Mundi par Laurent Calvié. En postface, un texte de Charles Nodier.
Reference : LITTXVIE210217
ISBN : 9782914777056
Le Plaisir du Texte
M. Fabrice Sivignon
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Prosper Marchand | Amsterdam 1732 | 8.5 x 14.2 cm | Relié
Edition revue et augmentée, illustrée d'un frontispice, d'une composition allégorique sur la page de titre et de quatre gravures en pleine page de Bernard Picard. Une figure allégorique dans le texte, quelques bandeaux et culs-de-lampe. Reliure en basane mouchetée brune de l'époque, dos à cinq nerfs orné de motifs dorés, pièce de titre en maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes, contreplats de papier marbré, tranches rouges. Coins et coiffe supérieure émoussés, quelques épidermures et manques au niveau des mors, infimes salissures aux feuillets. Ex-libris manuscrit "Messieurs Falconet et Lancelot" et date à l'encre "8bre [octobre] 1785" sur la page de titre.Note à l'encre sur une page de garde en face du faux-titre. * Cet ouvrage, attribué à Bonaventure Des Périers et publié sous le pseudonyme de Thomas Du Clévier au XVIe siècle, est l'un des textes de la Renaissance les plus commentés et les plus mystérieux. Constitué d'une lettre et de quatre dialogues satiriques rappelant l'uvre de Lucien de Samosate, l'ouvrage met en scène humains, dieux et animaux. Bien que les chercheurs rapprochent Bonaventure Des Périers du milieu protestant de la cour de Marguerite de Navarre, son Cymbalum mundi semble railler les protestants autant que les catholiques. Publié en 1537 à Paris par Jean Morin, l'ouvrage fut rapidement censuré à la demande de François Ier. La faculté de théologie de la Sorbonne jugea quant à elle, en juillet 1538, que l'ouvrage ne contenait pas d'erreur expresse en matière de foi, tout en recommandant sa suppression. L'ouvrage fut néanmoins réimprimé dès 1538 à Lyon par Benoist Bonyn.Resté pendant longtemps à l'ombre d'autres ouvrages remarquables de la Renaissance, Cymbalum mundi connut une nouvelle vie au XIXe siècle, attirant l'attention de Charles Nodier, qui rapprocha Bonaventure Des Périers de François Rabelais et de Clément Marot. Entre le XVIe et le XIXe siècle, l'ouvrage connut deux nouvelles réimpressions réalisées par le même éditeur, Prosper Marchand. Faussement localisées à Amsterdam, elles datent de 1711 et de 1732. Dans la préface de notre édition de 1732, Prosper Marchand offre des renseignements précieux sur l'uvre, résume les péripéties éditoriales et témoigne de la difficulté de se procurer un exemplaire de l'uvre originale censurée. Il déplore les inexactitudes qui ont marqué sa première édition de 1711, établie d'après la copie manuscrite du texte de l'impression lyonnaise de 1538, alors seule accessible. Il insiste sur la supériorité de sa nouvelle édition, fondée cette fois sur l'édition originale parisienne de 1537, corrigée et enrichie d'un commentaire analytique du texte. Agréable exemplaire d'une uvre curieuse de la Renaissance, mise en valeur dans cette édition du siècle des Lumières. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
A Amsterdam [Paris], chez Prosper Marchand, 1732. Un vol. au format pt in-12 étroit (152 x 88 mm) de 2 ff. bl., 2 ff. n.fol., xxx - 243 pp., 2 ff. n.fol. et 2 ff. bl. Reliure de l'époque de plein veau glacé et moucheté brun, plats jansénistes, dos à nerfs orné de filets gras à froid, caissons d'encadrement dorés, fleurons dorés, semis de pointillés dorés, pièce de titre de maroquin vieux-rouge, titre doré, palette dorée en tête et queue, roulette dorée sur les coupes, tranches saumon.
''Curieux ouvrage'' recelant ici une planche gravée (sur 5) signée B. P. [Bernard Picart] dans la plaque. ''On prétend que l'on n'a point condamné ce livre comme impie et détestable, ainsi qu'on l'a cru longtemps ; mais qu'il l'a été, parce qu'on soupçonnait que l'auteur, ami de Clément Marot, et attaché à une cour où la religion réformée était protégée, avait voulu, sous des allégories, prêcher cette religion. D'autres prétendent que l'auteur a voulu caractériser, sous des noms empruntés, une partie des personnes de la cour, dont les moeurs et la conduite lui avaient paru répréhensibles.'' (in Peignot). Une tradition remontant à Henri Estienne en 1566 attribue à Des Periers la paternité de Cymbalum mundi (Carillon du monde), en français, avec quatre dialogues poétiques, faits antiques, joyeux et facétieux, son œuvre la plus connue. Publié à Lyon, en 1537, cet ouvrage fut saisi par ordre du Parlement, et détruit. Le Cymbalum était supposé adressé par Thomas du Clénier (l’incrédule) à Pierre Tryocan (anagramme de Croyant). L’hypothèse de Bonaventure des Périers ferait émaner l’ouvrage du milieu évangélique de l’entourage de Marguerite de Navarre. D’autres hypothèses situent son origine à la Sorbonne, ce qui en ferait un pamphlet dirigé contre les évangélistes et les réformés. Enfin, d’autres voient dans cet ouvrage l’œuvre d’un auteur pratiquement athée qui, dans une série d’allégories, ridiculise toute forme de croyance et de connaissance, à la fois catholiques et protestantes. Peignot I, Dictionnaire des principaux livres condamnés au feu, 101 - Caillet I, Manuel bibliographique des sciences psychiques et occultes, 3080 - Quérard II, La France littéraire, p. 527 - Brunet II, Manuel du libraire et de l'amateur de livres, 644 - Graesse II, Trésor de livres rares et précieux, p. 372. Angles et coiffes élimés. Petit manque en marge inférieure gauche du premier plat. Ors du dos présentant un éclat légèrement altéré. Quelques rousseurs et feuillets parfois légèrement oxydés. Un saut de pagination du fait de l'absence d'une planche Du reste, bonne condition.
Paris, Gosselin, "Bibliothèque d'Elite", 1841, 1 br. in-8 de XXIV-408 pp., figures, légères rousseurs sur quelques feuillets ;
Bonaventure Des Periers, né à Arnay Le Duc en Bourgogne.Le Cymbalum Mundi (le tintamare du monde), fut longtemps considéré comme un livre subversif, considéré comme un vrai manuel d'athéisme par les catholiques et les protestants. Il fut saisi et détruit par le Parlement. Il n'existe plus qu'un seul exemplaire en version originale. Charles Nodier, place son auteur auprés de Marot et Rabelais.[...] La pierre philosophale. - Du nom de la rivière d'Arar, qui s'appelle aujourd'hui Saone. - Comment se fait le sucre. - de la propriété de la pierre d'aimant. - De trois rivières du pays d'Angoumois, la Touvre, Tardouère et Bandiac. - La manière d'entoucher les lucs et guiternes (lutherie). [...]
Amsteram & Leipzig chez Arkstée & Merkus 1753 In-12 veau marbré porphyre de l'époque, dos lisse orné de fers dorés, tranches jaspées. XXX-220 pp. et 1 f. d'errata. Des rousseurs.
Frontispice et 4 planches hors texte gravées, reprenant l’illustration de 1711, mais cette fois-ci signées B. Picart. Edition critique de Prosper Marchand publiée une première fois en 1711. Le « Cymbalum mundi » fut détesté dès sa première parution en 1537, qui parut sous le pseudonyme de Thomas du Clevier. Il fut condamné avec tant de soin que les exemplaires en sont rarissimes. Son éditeur, Jean Morin fut lui-même arrêté et subit un interrogatoire… Quant à Des Periers, il se cacha et misérable, se suicida, dit Henri Estienne. Mieux écrit que la plupart des livres de son époque, l’autorité vit en effet dans les allégories de Des Periers, son ironie, sa duplicité dans le langage, des hérésies et des impiétés condamnables. On a donné dans Le Bulletin du bibliophile, 2e série, page 23, une clé de l’ouvrage, tirée en grande partie des notes de l’édition de 1732. Charles Nodier en 1839 comparera Des Periers à Rabelais et Marot.Ex-Libris de Michel de Léon, né à Marseille en 1727, mort dans cette ville en 1800. Il fut trésorier général des Finances de Provence, et rassembla une riche bibliothèque sur cette province (OHR, planche 1655). Cohen, colonne 300. Caillet, 3080 : "édition particulièrement rare". Tchémerzine IV-365. Quérard II-527. Brunet II-644.
Amsterdam, Arkstée & Merkus, 1753. 12°. Frontispice, XXX (dont titre)-220-[2 (Errata)], 4 figures h. t. plein veau brun de l'époque, dos lisse orné (accrocs à la coiffe supér restauré, mors lég. frottés.
Édition critique de Prosper Marchand publiée une première fois en 1711. Le Cymbalum mundi, fut condamné lors de sa première publication en 1537 et « supprimée avec tant de soin qu'on en connaît avec certitude qu'un seul exemplaire » qui servit pour l'établissement d'une nouvelle édition au 18e s. « Ces dialogues composés à la manière de Lucien, sont de Bonaventure Des Périers, qui dans une lettre à un prétendu Pierre Tryocan (croyant), placée au commencement du livre a pris le nom de Thomas du Clevier, des impiétés et des hérésies condamnables, et le livre fut déféré au Parlement de Paris qui en ordonna la suppression et fit mettre en prison le libraire Morin. » Défendu au 19e siècle par Charles Nodier, ce titre de Bonaventure des Periers fut une nouvelle fois interdit en 1858. Frontispice et 4 figures gravées par B. Picart. Vignette sur le titre imprimé en rouge et noir.