1897 Durvand Fontemoing, Paris, 1897. Un volume in-8 demi chagrin bleu ciel, dos à nerfs, titre doré, tête dorée, reliure signée, 439 pages, édition bilingue. Tirage limité à 500 exemplaires, le n°104, sur papier vergé, non ébarbé, rares rousseurs, bel exemplaire dans une élégante et sobre reliure de Durvand.
Reference : 3416
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Adonis est un poème épique que l’auteur composa en 1658 pour Nicolas Fouquet. Edition originale rarissime en maroquin de l’époque de «l’œuvre poétique la plus remarquable de Jean de La Fontaine».«L’œuvre poétique de La Fontaine comprend (pour ne compter que ce qui compte) quelques compositions, dont l’’Adonis’ est la plus remarquable; un roman mêlé de vers, ‘Les Amours de Psyché’; les ‘Fables’ et les ‘Contes’.» (Rev. Jean-Pierre Chauveau).Paris, 1669.Provenance: Marquise de Gambais, avec ex-libris armorié.La Fontaine, Jean de. Les Amours de Psiché et de Cupidon. [Suivi de:] Adonis. Poëme.Paris, Claude Barbin, 1669.In-8 de (12) ff. et 500 pp. Plein maroquin rouge, encadrement de filets dorés sur les plats, dos à nerfs très finement orné avec notamment la fleurette dorée, coupes décorées, tranches dorées sur marbrures. Reliure de l’époque. 170 x 110 mm.Edition originale rarissime en maroquin de l’époque de «l’œuvre poétique la plus remarquable de La Fontaine».Tchemerzine, III, 878-879; Rochambeau, p.591 n°1.«Les deux poèmes de La Fontaine sont ici en édition originale». «Adonis» est un des premiers ouvrages de La Fontaine, composé douze ans auparavant. «Une œuvre légère et charmante, d’une préciosité qui, par endroits, s’élève à la poésie la plus exquise».«L’œuvre poétique de La Fontaine comprend (pour ne compter que ce qui compte) quelques compositions, dont l’Adonis est la plus remarquable; un roman mêlé de vers, les Amours de Psyché; les Fables et les Contes.» (Rev. Jean-Pierre Cheveau).Les Amours de Psyché... sont dédiées à la duchesse de Bouillon, qui fut la protectrice du poète après la disgrâce de Nicolas Fouquet (1615-1680).«L’histoire d’Amour et de Psyché est sans doute l’un des mythes les plus charmants de l’antiquité et peut-être le joyau le plus pur de la poésie alexandrine».«Il y a du Racine avant Racine (en La Fontaine), préfiguré dans les vers d’Adonis». (Paul Valery).«Nous parlerons ici d’Adonis, bien que le poème n’ait été imprimé qu’en 1669. Mais, plus de dix ans auparavant, il avait été présenté à Fouquet. «Quand j’en conçu le dessein, j’avais plus d’imagination que je n’en ai aujourd’hui. Je m’étois toute ma vie exercé en ce genre de poésie que nous nommons héroïque: c’est assurément le plus beau de tous, le plus fleuri, le plus susceptible d’ornements, et de ces figures nobles et hardies qui font une langue à part…» Héroïque, il entend par là épique et mythologique. Ce poème de 600 vers, qui, étant court, «à proprement parler ne mérite que le nom d’idylle», chante les amours de Vénus et d’Adonis, d’après Ovide, avec des souvenirs de Virgile, d’Homère… et du cavalier Marin. L’auteur déclare avoir consumé dans l’embellissement de ce poème presque toute la provision de figures qu’il avait rassemblée par la lecture des Anciens et de quelques modernes.Psyché est une Œuvre charmante dont le thème pris dans Apulée, ne paraît que comme une lecture faite par un auteur supposé à trois de ses amis. Cet auteur est, sous le nom de Polyphile, La Fontaine lui-même. Quant aux autres, on veut y voir Racine, Molière et Boileau; mais la vision n’est pas distincte, et l’on discute… Mais la Préface de Psyché est à nos yeux un document de haute importance littéraire, dont le plus simple examen ruine entièrement l’idée d’un La Fontaine paresseux et négligent. Même, nous ne voyons nulle part d’aveux si nets du prix que coûte le souci de la forme, de considérations si précises sur le travail d’écrire, et sur le choix d’un «genre d’écriture» approprié à l’effet que l’on veut obtenir. Ce texte remarquable n’est pas assez connu.» (Jean-Pierre Chauveau).Selon la critique moderne reproduite en tête de cette analyse, quatre œuvres de LaFontaine comptent: Les Fables, les Contes, Adonis, Les Amours de Psyché.Adonis et les Amours de Psyché, ici en édition originale, sont rarissimes en maroquin de l’époque. Jacques Guérin n’avait pu se procurer un tel exemplaire et présentait dans sa fameuse vente du 29 mars 1984, outre les Fables et les Contes, des textes moins importants: Recueil de poésies chrétiennes, Odes pour la Paix, Poème de la captivité de Saint Malc, Le Florentin, L’Eunuque.Edition originale conservée dans son précieux maroquin rouge de l’époque.Tchemerzine ne cite que deux exemplaires reliés en maroquin de l’époque : Jules Lemaître et Lignerolles.L’exemplaire Mortimer Schiff, identique à celui-ci, fut vendu 75000 FF (11500 €) le 11 décembre 1984, il y a 37 ans. (Ref. Cent livres Précieux, n°57).Provenance: Elisabeth-Catherine Devin, marquise de Gambais avec ex-libris armorié. Clément-Charles-François de La Verdy, marquis de Gambais, seigneur de Neuville, de Raconis, etc., fils de Clément-François, avocat au Parlement, et d’Elisabeth-Jeanne Mahieu, né à Paris en 1720, devint conseiller au Parlement de Paris, contrôleur général des finances en 1763, ministre d’Etat, membre honoraire de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres; il resta peu au ministère et se retira dans sa terre de Gambais, près de Montfort-L’amaury; lors de la Révolution, il fut arrêté et exécuté le 24 novembre 1793, il avait épousé le 23 août 1751 Elisabeth-Catherine Devin.
, , vers 1666. Manuscrit in-12 de 144 ff., veau brun, dos à nerfs muet orné à froid (reliure de l’époque).
Copie manuscrite du temps, très lisible, d'extraits du livre qui fit emprisonner Roger de Rabutin, comte de Bussy (1618-1693).Le texte provient du tome II de l'Histoire amoureuse des Gaules (Les agrémens de la jeunesse de Louis XIV, ou son amour pour mademoiselle de Mancini ; Le Palais-Royal, ou les Amours de madame de La Vallière ; Histoire de l’amour feinte du Roi pour Madame ; La Princesse, ou les Amours de Madame).Rassemblant diverses histoires dépeignant la légèreté des moeurs de l'époque, l'ouvrage composé vers 1660 à titre privé était destiné au divertissement de la maîtresse de Bussy-Rabutin et d'une amie de celle-ci, Madame de La Baume. L'auteur commit l'imprudence de laisser son manuscrit durant deux jours à cette dernière, qui en profita pour le copier sans l'autorisation de son auteur. La diffusion de ce roman historico-satirique, aux personnages facilement identifiables, provoqua l'un des plus grands scandales du début du règne de Louis XIV et valut une disgrâce prolongée à son auteur, qui fut embastillé un an et passa les seize années suivantes en exil sur ses terres en Bourgogne. Le manuscrit présenté est anonyme tandis que les noms des personnages de cour y sont révélés, contrairement aux éditions imprimées de 1665-1666 où ceux-ci apparaissent sous un pseudonyme. Discrètes restaurations.Grente, Dictionnaire des lettres françaises, le XVIIe siècle, pp. 222-223.
S.l. [Paris] , [chez l'artiste], s.d. [circa 1940]. Un vol. au format in-4 (353 x 252 mm) non paginé, en feuilles, sous couverture à rabats rempliés dont le premier plat est occupé par une large composition gravée.
Tirage unique à 220 exemplaires seulement de cette ''édition recherchée''. (in Carteret). Celui-ci comptant parmi les 200 exemplaires du tirage sur Arches ; justifié au colophon exemplaire d'artiste et revêtu de la signature autographe à la mine de plomb de Léon Courbouleix. ''Ce livre contient [dont premier plat de couverture] 59 planches, dont les ornements, le texte et les illustrations ont été gravés à l'eau-forte. Chaque planche a été imprimée à la poupée en plusieurs couleurs sur la presse à bras de l'artiste. Les lettres capitales ont été rehaussées de gouache et d'or à la main''. ''Léon Courbouleix grava à la pointe-sèche et à l'eau-forte des illustrations pour des auteurs libertins, notamment pour l'éditeur Maurice Glomeau''. (in Osterwalder, citant la présente contribution de l'artiste). «Prince des poètes et poète des princes», Pierre de Ronsard est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, a touché aussi bien la poésie engagée et «officielle» dans le contexte des guerres de religions avec Les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552; Les Amours de Marie, 1555; Sonnets pour Hélène, 1578). Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode (Mignonne, allons voir si la rose) et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilisera de plus en plus le sonnet transplanté en France par Clément Marot en 1536 en employant le décasyllabe (Mon dieu, mon dieu, que ma maistresse est belle! , Les Amours, ou Je vous envoye un bouquet…, Continuation des Amours) comme le mètre «moderne» de l'alexandrin (Comme on voit sur la branche… Second livre des Amours, ou Quand vous serez bien vieille…, Sonnets pour Hélène). Monod II, Manuel de l'amateur de livres illustrés modernes, 9902 - Osterwalder III, Dictionnaire des illustrateurs, p. 419 - Carteret IV, Le Trésor du bibliophile / Illustrés modernes, p. 347. Petite coupe au dos de l'exemplaire. Rousseurs dans le corps d'ouvrage. Du reste, belle condition.
Paris, La Bonne Compagnie, 1949. Un vol. au format gd in-12 (208 x 138 mm) de 202 pp., broché, sous couverture illustrée à rabats rempliés.
Un des exemplaires numérotés du tirage sur vélin de Rives. Il s'agrémente - ici en premier tirage - de 6 jolies lithographies à pleine-page de Lucien Fontanarosa. Lequel a ''régulièrement exposé depuis 1953 au Salon des Peintres témoins de leur temps. Estampes et une quarantaine d'ouvrages illustrés. Depuis 1964, il s'est installé aux Batignolles où il travailla à l'écart des mouvements contemporains, ayant choisi de poursuivre seul, dans un langage clair et accessible à tous, son oeuvre qu'il dédie au bonheur de vivre''. (in Bénézit). «Prince des poètes et poète des princes», Pierre de Ronsard est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, a touché aussi bien la poésie engagée et «officielle» dans le contexte des guerres de religions avec Les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils Les Odes (1550-1552) et des Amours (Les Amours de Cassandre, 1552; Les Amours de Marie, 1555; Sonnets pour Hélène, 1578). Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode (Mignonne, allons voir si la rose) et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilisera de plus en plus le sonnet transplanté en France par Clément Marot en 1536 en employant le décasyllabe (Mon dieu, mon dieu, que ma maistresse est belle! , Les Amours, ou Je vous envoye un bouquet…, Continuation des Amours) comme le mètre «moderne» de l'alexandrin (Comme on voit sur la branche… Second livre des Amours, ou Quand vous serez bien vieille…, Sonnets pour Hélène). Bénézit IV, Dictionnaire des peintres, p. 426. Belle condition. Exemplaire non coupé.
A Paris, chez J. & R. Wittmann, 1948. Un vol. au format in-folio (388 x 288 mm) de 97 pp., broché, sous couverture à rabats rempliés.
Premier tirage des compositions hors-texte sur fond bistre d'Henry de Waroquier. Tirage unique à 650 exemplaires seulement (plus 50 hors-commerce). Un des exemplaires numérotés sur vélin de Lana, seul papier. ''D'abord professeur à l'Ecole Estienne, Henry de Waroquier fut - dans son art - principalement influencé par les Impressionnistes ainsi que l'art d'Extrême-Orient, quoique n'étant cependant pas resté indifférent aux tendances contemporaines. C'est à force de volonté qu'il est parvenu à faire admettre l'arbitraire de ses toiles, dont le coloris, où dominent les terres, est janséniste à l'excès. On voudrait chez lui plus de détente, de laisser-aller, mais ce laisser-aller ne découvrirait-il pas, au fond, un oeil médiocrement sensible ? Son goût des architectures séduit plus, sans doute, dans l'eau-forte, dont il connaît admirablement les ressources. Quant à l'élaboration d'un livre, il le conçoit telle une architecture''. (in Osterwalder). ''A partir de 1921, Waroquier aborda la nature morte, puis surtout ce quoi il avait toujours tendu : la figure, introduite dans le paysage et qui prit bientôt le pas sur lui. De cette époque, en possession de son langage dans son entier, son oeuvre présente une grande continuité dans l'expression du tragique et du sens de la mort, soit par des éclairages dramatiques frappant les paysages déjà exaltés par le dessin, soit directement par la figuration de visages pathétiques. Le fauvisme lui avait apporté la tragique violence de ses rouges et de ses noirs orchestrés et soutenus par les bruns. Des divergences cubistes, il avait choisi l'ordonnance de l'espace. La conscience anxieuse qu'il avait de son art lui avait imposé de cesser complètement de peindre et de sculpter; de 1931 à 1936, pour se consacrer au dessin et à la remise en question de sa vision''. (in Bénézit). ''Ronsard apparaît en ces années 1555 et 1556 comme le grand poète de l'amour: la Continuation des Amours, en l'honneur de Marie, et la Nouvelle Continuation des Amours montrent l'abandon de l'inspiration pétrarquiste des Amours de Cassandre au profit du naturel et de la simplicité, l'un et l'autre commandés par la nouvelle passion de son cœur amoureux pour une jolie paysanne. Ce mélange de chansons et de sonnets est une des plus belles réussites de Ronsard, qui, sans effort, naïvement, découvre les mots et les cadences susceptibles d'émouvoir. Cette ingénuité, cette fraîcheur de vision, alliées à la délicatesse de touche, frappent par leur justesse et leur sobriété. Les «Amours de Marie» contiennent une vérité, une chaleur de sentiment qui font largement oublier les complications rhétoriques des Amours de Cassandre.'' (in Larousse). Osterwalder II, Dictionnaire des illustrateurs, p. 1236 (citant la présente contribution de l'artiste) - Bénézit X, Dictionnaire des peintres, p. 641. Piqûres affectant les plats. Dos doublé. Du reste, bonne condition.