LA TABLE RONDE .1986 .BROCHE .
Reference : 1800
BON ETAT .
La Bouquinerie de Jonas
Fabienne Roudot
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CELINE, Louis Ferdinand (Louis Ferdinand DESTOUCHES) - BOGRATCHEW, Claude.
Reference : 109375
Paris, André Balland, 1966-1969, 5 volumes in-8 de 235x180 mm environ, Tome 1. Voyage au bout de la nuit - Théâtre - Thèses, XLIII-815 pages, 4 ff. (table, achevé d'imprimer), - Tome 2. Mort à crédit - Casse-pipe - Guignol's Band I, 760 pages, 3ff. (table, achevé d'imprimer), - Tome 3. Guignol's Band II - Le Pont de Londres - Féerie pour une autre fois I, 599 pages, 3ff. (table, achevé d'imprimer) - Tome 4. Féerie pour une autre fois II - Normance - D'un château à l'autre, 494 pages, 3ff. (table, achevé d'imprimer), - Tome 5. Nord - Rigodon, 511 pages, 3ff., reliure originale de l'éditeur, demi chagrin noir, et plexiglas transparent avec plats biseautés, titres blancs sur dos lisses, sous étuis individuels noirs avec intérieurs en suédine ivoire, Engel Relieur, d'après la maquette de Mercher. Exemplaire N° 350, un des 4000 exemplaires sur papier vergé, d'un tirage limité à 4180 exemplaires, illustré de 80 compositions hors texte en noir de Claude Bogratchew (16 par volume). Frottements et petites écorchures sur les étuis et début de fente sur l'ouverture des tomes 1 et 2, sinon bon état.
Louis Ferdinand Destouches, dit Louis-Ferdinand Céline, né le 27 mai 1894 à Courbevoie et mort le 1er juillet 1961 à Meudon, connu sous son nom de plume généralement abrégé en Céline, est un écrivain et médecin français. Il est notamment célèbre pour Voyage au bout de la nuit, publié en 1932.On joint avec la maquette de présentation de cette édition des Oeuvres de Céline. Merci de nous contacter à l'avance si vous souhaitez consulter une référence au sein de notre librairie.
L'Herne, 1963, 1965. 2 volumes in-4 brochés (27 x 21 cm), 339-360p., illustrations. Sous la direction de Dominique de Roux : Des témoins, correspondance, inédits, interférences, essais, études, photographies, bibliographie. Edition originale, bon état et complet en deux tomes.
Bruxelles, Van bagaden 1991 E.O. Chaque volume tiré à 120 ex sur pur fil. Plaquettes in-8, en ff. Très bon état général.
Ensemble quasiment complet de cette très rare série de plaquettes constituées d'inédits écrits par les spécialistes ou admirateurs de Céline et publiée par Marc Laudelout à la fin des années entre 1986 et 1991. Manque : Lucien REBATET, « Céline soi-même », Céliniana n°4, Pierre-Antoine COUSTEAU, « D'un râtelier l'autre », Céliniana n°16, Éric MAZET, « Céline : d'un peintre à l'autre », Céliniana n°23. Très bon état d’occasion
Editions Pierre Belfond. " Poche-Club ". 1968. In-8° broché. Couverture photographique. 439 pages. Bon état.
Réédition en un fort volume " de poche " des deux Cahiers de L'Herne consacrés à Louis-Ferdinand Céline.
Copenhage 10 avril [1947] | 22.50 x 28.40 cm | 6 pages sur 3 feuillets
Très longue lettre autographe signée "Dest" au docteur Tuset et à Henri Mahé, datée du 10 avril [1947] à Copenhague, 130 lignes à l'encre bleue sur six pages pleines, corrections et soulignements de la main de l'auteur. La date indiquée par l'auteur du 10 mars est erronée, Naud n'acceptant de défendre Céline qu'en avril 1947. Pliures inhérentes à la mise sous pli ayant provoqué d'infimes déchirures sans manque de texte. Affaibli par son exil, Céline se réfugie dans sa correspondance où les multiples évocations du passé constituent des repères qui le rattachent à la vie. En 1947, Céline, poursuivi par la justice française pour son engagement collaborationniste, est reclus à Korsør, au Danemark. Epuisé par son isolement, Céline tente de maintenir un contact permanent avec son cercle d'amis français et parmi eux, le docteur Augustin Tuset, figure autour de laquelle gravite le monde des arts de Quimper, «cette petite Athènes au bord de l'Odet». La période d'exil permet à Céline de renouer avec le monde de l'avant-guerre ressurgissant à travers les abondantes listes de noms parfois non identifiés: «et Mme. Le Gallou? Et votre assistante? Et Desse? [...] Et les frères confitures, et leur grand-père divin! et Le Floche? Et Rosbras? [...] Et Troulalaire? Et notre si gentille crêpière. Je n'en aurais pas fini». Les différentes époques de la vie de Céline s'entrecroisent dans la correspondance du Danemark, donnant à la mémoire un rôle à la fois néfaste et salvateur pour l'auteur: «Je suis inépuisable aux souvenirs. L'atroce est que je n'oublie jamais rien. Il faudrait bien que j'oublie certaines choses [...] Ah Marie Bell, mes amours! [...] elle était vraiment extraordinaire dans Armide! Ces choses-là ne s'oublient pas. Tout est poésie!». L'écriture de la lettre épouse le fil de la pensée de l'auteur, n'effectuant aucune transition entre les sujets: «Maria le Bannier nous écrit souvent. Je l'aime bien. C'est un tempérament et tout un trésor de Bretagne. Et Saudemont? Vers quelles ivresses? Serre bien la main de Pipe. Affection à Stève. [...] comment va la mère de Madeleine? Nous parlons souvent de la «Puce». Leur pauvre petite chatte... » Aucune affaire n'est épargnée par la soif de Céline de retrouver les repères familiers dans sa solitude où finit par poindre la fatigue qui l'accable: «Jusqu'où vont nos souvenirs...» A l'instar de plusieurs autres missives de la correspondance danoise, cette lettre est destinée à deux interlocuteurs: le docteur Tuset, mais aussi le peintre Henri Mahé, qui présenta d'ailleurs le premier à Céline. Le ton change significativement lorsque l'écrivain, s'adressant à son ami de longue date, quitte cette bienveillance nostalgie pour laisser éclater sa colère: «[...] prévenez Henri que Karen est à rayer une fois pour toutes!». Ici s'ouvre le long et virulent récit de l'un des tournants principaux de l'épopée du Danemark. Céline avait, avant son exil, confié de l'or à la danseuse Karen Jensen (dédicataire de L'Eglise). Assistée d'Ella Johansen, cette dernière mit des appartements à la disposition des Destouches qui s'y réfugièrent à leurs sorties respectives de prison. Dépositaires de l'or de Céline dont la réserve diminue de manière suspecte, les deux femmes sont ici violement prises à partie: «Elle [Karen] et son amie se sont comportées comme des sorcières de Macbeth et en plus pillardes, canailles. Des monstres. Elles ont littéralement torturé la pauvre Lucette. Deux mégères en délire [...] Son amie Johansen, ivrogne aussi hystérique, méchante, envieuse, un monstre.». Céline va même jusqu'à les comparer à «Landru [...] plus timides, plus sournoises, mais textuelles». La colère doublée de frustration de Céline n'épargne personne, pas même sa propre fille: «La mienne d'enfant, Colette, végète à Paris, la pauvre conne» L'exil mais surtout la période de prison que Céline a endurée lui fournissent une source intarissable de fureur qui lui inspire des lignes aussi percu