Un ouvrage de 575 pages, format 115 x 170 mm, broché couverture couleurs, publié en 1977, Desclée de Brouwer, bon état
Reference : LFA-126733761
Traduits et présentés par André Chouraqui
Lettre de France, L'Art de Vivre à la Française
M. Olivier Auriol de Bussy
04 74 33 45 19
Vente par correspondance, lors de salons à l'extérieur ou au Château de Vallin lors de manifestations culturelles. Nous vous accueillerons notamment les 19, 20 et 21 juin 2026 (de 10 h à 18 h) à l'occasion de notre Foire aux Livres estivale, exposition-vente de plusieurs milliers d'ouvrages (sans oublier la Grande Braderie de livres à 1 €), organisée au Château de Vallin, demeure historique des XIVe et XVIIIe siècles, située à Saint Victor de Cessieu, proche de La Tour du Pin, en Isère. (entrée libre).
Paris chez P. Jannet, "Bibliothèque elzévirienne" 1855 1 vol. relié in-16, percaline éditeur rouge, non rogné, XVI + 168 pp. Nouvelle édition revue sur les éditions anciennes et les manuscrits, avec préface, glossaire et table analythique. Six commères s'adonnent au répertoire le plus étrange des croyances absurdes, des erreurs et des préjugés répandus au Moyen Age dans le peuple. Cet "évangile" composé en Belgique par Fouquart de Cambrai, Anthoine du Val et Jean d'Arras, date du milieu du XVe siècle (Daval, 30). Très bon état.
1899 Paris, chez Goupil & Cie, 1899.
2 volumes in-folio (35 x 27,5 cm), demi-maroquin noir à coins (reliure de l’époque signée Lancelin), dos à nerfs avec titre et tomaison dorés, filet à froid en bordure, tranche de tête dorée, titre en rouge et noir, texte encadré en rouge, ex-libris de “Lucien Fauconnier”, [4]-148-xxxi-[1] ; [4]-196 pages (complet). Quelques frottements aux coins, coupes et nerfs, accroc à la coiffe de tête du tome I. État correct. Nouvelle édition, comprenant de nombreuses illustrations in-texte, ainsi que 52 hors-texte, d’après les maîtres des XIVe, XVe et XVIe siècles. Jean-Baptiste Glaire (1798-1879) est un prêtre catholique et orientaliste français. Outre ses ouvrages orientalistes, portant notamment sur l’hébreu et le chaldéen, il est aussi l’auteur de cette traduction de la Bible, et a également participé à l’Encyclopédie du XIXe siècle. Agréable exemplaire.
1873 À Paris, chez Hachette et Cie, 1873.
2 volumes in-plano (55 cm x 39 cm), maroquin brun (reliure de l’époque signée Gruel), dos à nerfs, triple filet à froid en encadrement des plats, tête dorée, dentelle dorée intérieure, ex-libris de Marc Benrey collé sur la première garde, [8]-155-[1] ; [4]-175-[1] pages (complet). Légers frottements à la reliure, coiffes abimées, 1 mors fendu au tome II (14 cm). État très correct. Nouvelle édition des Évangiles, traduits par Bossuet, illustrée d’un titre-gravé, d’un frontispice, ainsi que de 128 gravures de hors-texte, par Bida, Rossigneux, gravées par Hédouin, Gaucherel et Viel-Cazal. Bel exemplaire.
Paris Charpentier et Fasquelle 1899-1903 6 vol. relié 6 vol. in-8, demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs, têtes dorées, couvertures et dos conservés, non rognés (Durvand), 345-405, 329-338 et 381-367 pp. Édition originale du dernier cycle romanesque de Zola. Interrompue par la mort accidentelle de l'auteur en 1902 - la quatrième et dernière partie, Justice, étant restée à l'état d'ébauche, cette oeuvre est demeurée largement méconnue. Après les "Rougon-Macquart", analyse de la société sous le Second Empire, après les "Trois Villes", procès du catholicisme, Zola nous livre ses évangiles pour construire une société meilleure : une nécessaire natalité, le sauvetage de l'humanité laborieuse, l'instruction et la laïcité. L'ensemble, d'un optimisme qui peut sembler forcé, se lit comme un testament idéologique et rêveur. Zola confie : « Tout cela est bien utopique, mais que voulez-vous ? Voici quarante ans que je dissèque, il faut permettre à mes vieux jours de rêver un peu » (lettre à Octave Mirbeau). Chaque volume est l'un des exemplaires de tête numérotés sur Japon Impérial (50 pour le premier, 30 pour les suivants). Série complète, dans une très belle reliure signée de l'époque.
Paris, Bibliothèque-Charpentier, Eugène Fasquelle, 1901 2 volume in-8 (23,5 x 18 cm), brochés, de (4)-329-(1) et (4)-338-(1) pages. Couvertures rempliées en papier décoré orange. Exemplaires non coupés, à toutes marges. Couvertures partiellement et légèrement éclaircies, deux minuscules taches noires sur le premier plat du second volume, volumes parfaitement conservés par ailleurs. Édition originale. Tirage de luxe à 30 exemplaires sur papier du Japon (n°13). Il a été tiré en outre 200 exemplaires sur papier de Hollande et quelques exemplaires sur papier rouge (selon Clouzot, p. 281). Travail est le dernier roman publié du vivant de l'auteur. Il s'agit d'un roman d'un nouveau genre pour Zola, puisque c'est une œuvre d'anticipation construite sur la volonté générale de progrès social et sur les évolutions industrielles de la fin du XIXe siècle. L'enquête préparatoire est encore plus détaillée que pour Germinal. Alors que les idéaux socialisants appellent à une lutte des classes sanglante, Zola aspire à une entraide. Il écrit : « je veux montrer toute cette vieille charpente sociale craquant sous la poussée démocratique, la question de la réorganisation du travail se posant comme la question-mère de la société future pour une juste distribution des richesses. » L'Exposition universelle de 1900, qui a passionné Zola, est incontestablement en filigrane du roman. Les progrès techniques ont une place centrale dans le récit, avec la Fée électricité, de nature à résoudre tous les maux de l'humanité ou la sidérurgie moderne, qu'il va observer près de Saint-Étienne aux Aciéries et Forges d'Unieux. Il prône aussi des idéaux comme « l'abolition du salariat » en exaltant le travail « nécessaire et noble ». La rédaction du roman débute en mars 1900 et s'achève en février 1901. Il est publié en feuilleton dans L'Aurore à partir de décembre 1900 et en volume chez Fasquelle en mai 1901. L'œuvre est reçue avec bienveillance à gauche, avec des critiques enthousiastes, de Jaurès notamment. Les associations coopératives, disciples de Fourier, voient en Zola un allié de poids et lui organisent un banquet le 9 juin 1901. Zola meurt asphyxié dans son appartement le 29 septembre 1902. Il laisse le troisième volet des Quatre évangiles intitulé Vérité terminé mais non corrigé. Il sera publié de manière posthume dans la presse entre septembre 1902 et février 1903, et publié en volumes chez Charpentier en mars 1903. Dans Vérité Zola transpose l'affaire Dreyfus dans le domaine de l'instruction publique, principalement illustrée par le combat des laïcs et des cléricaux. Enfin, le quatrième et dernier volet des Quatre évangiles, intitulé Justice, n'a subsisté qu'à l'état de projet. Il n'a jamais été écrit par Zola qui n'en n'a pas eu le temps. Selon les quelques notes laissées par Zola et retrouvées, ce livre devait prôner la création d'une République universelle. Le cycle des Quatre évangiles, aujourd'hui méconnu des lecteurs de Zola, se voulait profondément utopique et réformateur. L'immense cycle des Rougon-Macquart paru entre 1870 et 1893, somme naturaliste était le constat quand les Quatre évangiles s'annonçaient comme les solutions. A propos de ce cycle des Quatre évangiles, Zola écrivait : « C'est la conclusion naturelle de toute mon œuvre, après la longue constatation de la réalité, une prolongation dans demain, et d'une façon logique, mon amour de la force et de la santé, de fécondité et du travail, mon besoin latent de justice, éclatant enfin. Tout cela basé sur la science, le rêve que la science autorise. Je suis content surtout de pouvoir changer ma manière, de pouvoir me livrer à tout mon lyrisme et à toute mon imagination. » "[...] La science, la vérité seule émancipera l’homme toujours davantage, le fera le maître de sa destinée, lui donnera la souveraineté du monde, en réduisant les forces naturelles au rôle de dociles servantes […]" (extrait). Très bon exemplaire, à l'état proche du neuf, du rare tirage sur papier du Japon.