6 volumes de 388, 303, 370, 360, 314 et 361 pages, format 130 x 205 mm, illustrés, reliés simili-cuir, publiés en 1972, Cercle du Bibliophile, bon état
Reference : LFA-126733122
Lettre de France, L'Art de Vivre à la Française
M. Olivier Auriol de Bussy
04 74 33 45 19
Vente par correspondance, lors de salons à l'extérieur ou au Château de Vallin lors de manifestations culturelles. Nous vous accueillerons notamment les 20, 21 et 22 mars 2026 (de 13 h 30 à 17 h 30 h) à l'occasion de "Livres au Château", exposition-vente de plusieurs milliers d'ouvrages, organisée au Château de Vallin, demeure historique des XIVe et XVIIIe siècles, située à Saint Victor de Cessieu, proche de La Tour du Pin, en Isère. (entrée libre).
“A M. Emile Henriot, en témoignage de mon admiration et de mon amitié. C. de Gaulle. 4.7.56.” L’édition originale des Mémoires de guerre de Charles de Gaulle, précieux exemplaire offert et dédicacé par l’auteur à Emile Henriot. Paris, 1954-1956-1959. En Français dans le texte, 398. Gaulle, Charles de. Mémoires de guerre. L’Appel (1940-1942)- L’Unité (1942-1944)- Le Salut (1944-1946). Paris, Librairie Plon, 1954-1956-1959. 3 volumes in-8 de : I/ (4) ff., 680 pp., (2) ff., 1 carte dépliante; II/ (4) ff., 712 pp., (2) ff., 1 carte dépliante; III/ (5) ff., 653 pp., (1) f., 1 carte dépliante. Reliés en demi-maroquin rouge à coins, filet doré soulignant la séparation, dos à nerfs ornés de filets à froid, titre doré, tête dorée, non rognés, couvertures et dos conservés. Reliure signée A. & R. Maylander. 225 X 140 mm. édition originale des ‘mémoires de guerre’ du général de Gaulle, dont les deux premiers tomes font partie des exemplaires tirés sur alfa réservés aux anciens de la FranceLibre et aux membres des associations combattantes et résistantes de la guerre, celui-ci numéroté 1923. Le troisième tome imprimé sur bouffant spécial fut réservé pour Émile Henriot avec son étiquette. «Le 22 octobre 1954 paraissait ‘L’Appel’, premier volume des ‘Mémoires de guerre’ du général de Gaulle. Une fois de plus, l’homme du 18 Juin créait l’événement. Ayant quitté le pouvoir en janvier 1946 pour ne pas cautionner un gouvernement d’assemblée, il avait tenté sans succès d’y revenir par la voie des élections. Retranché à Colombey, il y poursuivait une amère traversée du désert.‘L’Appel’, loin de toute contestation politique, le remettait au premier plan. Retentissement national. Unanimité littéraire dans l’admiration. Cent mille exemplaires vendus en un mois et bientôt une diffusion mondiale : quatre ans plus tard, l’ouvrage était publié dans tous les pays non communistes d’Europe sauf la Grèce, ainsi qu’en U.R.S.S., aux États-Unis, en Amérique latine, à Beyrouth, en Israël et à Hong Kong. Le deuxième tome, sorti en 1956, eut un égal succès ; le troisième, publié alors que de Gaulle était revenu au pouvoir, fut discuté mais, dès 1961, la vente cumulée des trois volumes en France dépassait le million d’exemplaires. Grande œuvre littéraire, les ‘Mémoires de guerre’ ont comblé un vide historique. Aux Français des années 1950, abreuvés de littérature résistante, mais peu instruits de l’épopée de la France libre, ils ont révélé, documents à l’appui, le déroulement de la plus grande aventure collective française du siècle et la lutte acharnée menée par un rebelle hors du commun pour faire remonter la France de l’abîme et l’imposer comme puissance victorieuse. La réécriture de l’histoire par un de ses acteurs n’en diminue pas, pour l’essentiel, la véracité. Elle joignait à la chronique un message implicite : non seulement le maître d’énergie a entendu rappeler aux Français ce qu’ils lui devaient, mais il a souhaité les rassembler autour de la meilleure image d’eux-mêmes et les inciter à un avenir digne d’une grande nation. En cela, l’œuvre historique était également politique. Elle l’aura été doublement, car le succès des ‘Mémoires de guerre’ aura été une étape sur la voie du retour au pouvoir du général de Gaulle.» (Jean-Louis Crémieux-Brilhac, Préface des Mémoires de guerre de De Gaulle dans la collection La Pléiade). Charles de Gaulle expose dans cet ouvrage l'épopée de la France Libre au cours de la Seconde Guerre mondiale et décrit son déroulement avec beaucoup de minutie. Il inclut pour étayer ses propos des documents en annexe tels que de nombreux télégrammes échangés pendant la guerre entre diverses personnalités politiques et militaires, ou des cartes des diverses opérations militaires entreprises par la France. «Les ‘Mémoires de guerre’ sont un beau succès de librairie. La vente atteint rapidement les 100000. Quand paraîtra le troisième tome, 150000 exemplaires de l’ouvrage complet garniront les bibliothèques privées et publiques. A ce jour, il en aurait été vendu en tout 750000, et l’ouvrage a été traduit en vingt-deux langues, parmi lesquelles le chinois, le finnois, le turc. La presse, d’emblée, a été admirative. ‘Chez de Gaulle écrivain, on trouve le même esprit et la même discipline qui animait l’homme d’action, la même flamme…’ (Marcel Arland, Nouvelle revue française). ‘La lecture de ces Mémoires achève de convaincre qu’un grand homme est presque toujours un grand écrivain’ (Georges Duhamel, Nouvelles littéraires). ‘Il est prestigieux dans ses raccourcis… avec des traits à la Tacite, à la Retz, à la Saint-Simon’ (Emile Henriot, Le Monde)… Les ‘Mémoires de guerre’ sont aussitôt devenus un grand classique du genre et l’écrit contemporain le plus propre à entretenir dans les nouvelles générations le sens de la patrie.» (En Français dans le texte, 398). Alors que l’année 2010 marque les 120 ans de la naissance du général de Gaulle, les 70 ans de l’Appel du 18 juin 1940 et les 40 ans de la mort du général de Gaulle, elle marque également les 10 ans de l’entrée des Mémoires du général dans la Bibliothèque de la Pléiade. Précieux exemplaire de présent portant sur les faux-titres de chacun des trois tomes un respectueux envoi autographe signé du Général de Gaulle à Emile Henriot: ”A M. Emile Henriot, dont j’admire fort le talent avec le témoignage de ma haute considération. C. de Gaulle. 18 octobre 1954” (tome 1) / «A M. Emile Henriot, en témoignage de mon admiration et de mon amitié. C. de Gaulle. 4.7.56» (tome 2) / «En gratitude et en admiration. C. de Gaulle. 7.11.59» (tome 3). L’exemplaire est en outre truffé de deux lettres autographes du Général de Gaulle (chacune d’1 feuillet in-8) datées du 13 novembre 1954 et du 29 juin 1956, dans lesquelles il adresse ses remerciements a Emile Henriot, son “ cher Maitre”, pour ses articles parus dans le Monde concernant les deux premiers tomes de Ses Mémoires. L’exemplaire contient également dans le tome 2 le brouillon de la lettre de remerciement qu’Emile Henriot adresse au Général le 9 juin 1956, après avoir reçu un exemplaire de ce même tome. Emile Henriot (1889-1961) est un poète, romancier, essayiste et critique littéraire français. Journaliste au Temps entre les deux guerres, il devient le critique littéraire du Monde, héritier du Temps à la Libération. Il fut élu à l'Académie française en 1945. Au sujet de l'appel du 18 juin, Emile Henriot a écrit : « Un homme seul avait parlé, et il avait parlé au nom de la France... Aussi bien, voilà l'homme tout d'une pièce, comme il s'est voulu, durci en lui-même, appelé à répondre de tout, conscient de ce que l'on peut dans la solitude si l'on est pourvu d'une âme opiniâtre... Alors que dans la France humiliée, un vote changeait la forme des institutions, le refus de cette humiliation, le refus de consentir à la défaite, la certitude qu'une bataille perdue n'est pas la guerre perdue et que l'espoir restait ouvert, faisaient entrer dans l'Histoire un homme de quarante-neuf ans que le destin jetait hors de toutes les séries ». Précieux exemplaire, grand de marges car non rogné, offert et dédicacé par De Gaulle a Émile Henriot.
Les Mémoires de guerre : exemplaire Maurice Genevoix Paris, Plon, 1954, 1956 et 1959. 3 vol. (145 x 230 mm) de 680, 712 et 653 p. + 1 carte. Brochés, sous jaquettes tricolores. Édition originale. Un des exemplaires numérotés sur Alfa Cellunaf, réservés « aux anciens de la France Libre et aux membres des associations combattantes et résistantes de la guerre 1939-1945 ». Envoi signé : « à Maurice Genevoix, en témoignage de ma haute estime pour lui et pour son grand talent. Charles de Gaulle, 15 octobre 1954 ».
Précieux exemplaire offert à Maurice Genevoix, devenu académicien au moment où de Gaulle entame la rédaction de ses Mémoires, en avril 1946. Juste avant la parution de troisième volume, Genevoix devient le secrétaire perpétuel de l’Académie, charge qu’il assumera pendant quinze ans, de 1958 à 1973. Charles de Gaulle, en 1959, viendra présider à Orléans les fêtes de Jeanne d’Arc, aux côtés de Genevoix : l’occasion pour ce dernier de le convaincre de la nécessité d’installer une université dans la ville, et de lancer une réflexion quant à la construction d’un Mémorial de la Grande Guerre, qu’il souhaite voir naître à Verdun. Dans un éditorial de 1960 opportunément nommé, « En avant pour le Mémorial de la bataille de Verdun », Maurice Genevoix indique très bien la « mission » - y compris au sens religieux du terme - dont les « Anciens » se sont chargés à l’égard des disparus, la « lourde tâche - la dernière en faveur des copains morts - pour assurer la perpétuité de leurs communs souvenirs. C’est grâce à eux que, dans le ciel de Verdun, s’élèvera une solide bâtisse, sorte de forteresse de l’amitié, du recueillement et de la souffrance évoquée. Là les hommes viendront et apprendront ce que furent les Français de 1916 » (in Archives départementales de la Meuse, « Le Combattant de Verdun », n° 68, nov.-déc.1960). À ce moment-là, de Gaulle est obsédé par la transmission d’une mémoire française qui rassemble. Maurice Genevoix, qui incarne pour lui une mémoire « pure » de 14-18 et débarrassée des discours politiques et voyant dans Ceux de 14 un chef-d’œuvre de fidélité et d’humanité – répond à ses attentes ; de Gaulle favorisera dès lors son rôle majeur dans les commémorations nationales, l’accompagnant plusieurs fois pour les célébrations du 11 novembre, dans l’Aisne ou dans la Marne. Surtout, il permettra l’aboutissement du projet du Mémorial de Verdun dont la création est décidée le 23 octobre 1960, à l’issue de l’assemblée générale du Comité national du souvenir de Verdun. L’État décide, pour financer le projet, de lancer une grande souscription nationale. Ce lieu de mémoire pour les anciens combattants de la Première Guerre mondiale sera inauguré à Fleury-sous-Douaumont, près de Verdun, le 17 septembre 1967. Sur les lieux mêmes ou, près de soixante ans plus tôt, le 2 mars 1916, le capitaine Charles de Gaulle, commandant de la 10e compagnie du 3e bataillon du 33e régi- ment d’infanterie, avait été fait prisonnier par les Allemands lors de la première prise du fort de Douaumont. Dans une lettre adressée à son supérieur le lieutenant colonel Boud’hors en décembre 1918, il avait raconté lui-même les circonstances de sa capture par les Allemands : « L’un d’eux m’envoya un coup de baïonnette qui traversa de part en part mon porte-cartes et me blessa à la cuisse. [...] Je restai un moment sur le carreau. » Dans le commandement, on le croit mort. Une citation à l’ordre de l’armée et la légion d’honneur lui est même décernée à titre posthume, le 7 mars 1916 ! Elles seront l’une et l’autre confirmées en 1919, à titre honorifique cette fois-ci. De Gaulle viendra inaugurer, l’année suivante, en 1968, le monument représentant « Ceux de 14 » à la butte de Chalmont, brique ultime d’un projet porté par Genevoix. À travers cette dédicace, Charles de Gaulle rend ici hommage à l’un des écrivains les plus essentiels de la mémoire française. Blessé dans les tranchées en 1915, Maurice Genevoix est l’auteur de Ceux de 14, œuvre monumentale dédiée à ses camarades tombés au front. De Gaulle, lui aussi ancien combattant de la Grande Guerre, y vit une parole rare : sobre, fraternelle, et fidèle. Le lien entre les deux hommes est fait de respect, de mémoire partagée, et d’une vision commune du devoir de transmission. Dans ses Mémoires de guerre, de Gaulle trace l’histoire du salut national ; Genevoix, dans ses récits, élève les souffrances individuelles au rang d’histoire collective. Deux écritures se croisent : l’une depuis les sommets du commandement, l’autre depuis la boue des tranchées. De Gaulle tenait Genevoix en haute estime, tant pour son œuvre littéraire que pour sa qualité de témoin de la Grande Guerre. Il le considérait comme la voix la plus juste et la plus humaine de cette génération de soldats. Genevoix, blessé en 1915, a su écrire la guerre sans emphase ni propagande, ce qui impressionnait de Gaulle. Ce rapprochement entre le général et l’écrivain, discret mais profond, est aujourd’hui encore plus lisible : en 2020, Maurice Genevoix est panthéonisé comme porte-voix des poilus, incarnant la France combattante de la Première Guerre mondiale que de Gaulle n’a cessé d’honorer : « Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France. Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison [...]. Seules, de vastes entreprises sont susceptibles de compenser les ferments de dispersion que son peuple porte en lui-même ; que notre pays, tel qu’il est, parmi les autres, tels qu’ils sont, doit, sous peine de danger mortel, viser haut et se tenir droit. Bref, à mon sens, la France ne peut être la France sans la grandeur. » Parmi les nombreux intérêts des Mémoires de guerre, le lecteur pourra estimer à quel point il fut difficile et héroïque pour le futur général de faire admettre au monde entier que la France officielle était à Londres. Hormis le strict aspect historique, le talent littéraire de de Gaulle est réel et le texte figure, depuis quelques années, au programme de la terminale L, pour la section « Littérature et débats d’idées ». Contrairement à tant d’hommes d’État, de Gaulle, fils d’un professeur de lettres, a rédigé lui-même tous ses discours et tous ses ouvrages. L’examen de ses manuscrits prouve son extraordinaire souci de la composition et du style. Dans une langue que n’aurait pas reniée Genevoix, adepte d’un style, d’une grammaire et d’un vocabulaire des plus riches.
Tallandier, 2009-2010, 2 vol. gr. in-8°, 444 et 636 pp, 46 cartes, index, brochés, couv. illustrées à rabats, bon état
"Les Mémoires de guerre de Winston Churchill sont à la fois une grande oeuvre littéraire, un témoignage de première main par l’un des trois grands protagonistes de la Seconde Guerre mondiale, une reconstitution unique de cette guerre sur tous les fronts en Europe, en Afrique, en Russie, en Asie du Sud-Est, dans le Pacifique sud et une analyse concise de l’après-guerre jusqu’en 1957, par un homme d’Etat qui a été tour à tour acteur et témoin des faits qu’il rapporte. C’est cette oeuvre plus que toute autre qui a permis à Winston Churchill d’obtenir le prix Nobel de Littérature en 1953." — « Nous sommes tous des vers », disait modestement Winston Churchill, « mais je crois que moi, je suis un ver luisant ! » Ses multiples actions d'éclat, immortalisées par une ouvre littéraire étincelante, expliquent clairement pourquoi il n'a pas fini de luire. A-t-on déjà vu un homme doté d'un si beau style relater de si grands événements après avoir occupé de si hautes fonctions ? Ses Mémoires de guerre sont une épopée narrée comme un conte, avec une documentation surabondante, d'admirables phrases cadencées, un humour omniprésent et des excursions aux quatre coins d'un monde en guerre. Une oeuvre littéraire, au sens le plus noble du mot. – « Les Mémoires de guerre de Winston Churchill naviguent entre l'héroïsme et l'humour. Un témoignage incomparable. Une traduction et une présentation enfin dignes de leur auteur. Il faut en remercier François Kersaudy dont, outre les talents de traducteur, les notes critiques sont une merveille de concision, de précision, de rectifications nécessaires et d'ironie. » (Le Point) – « Le souffle de l'écriture, le sens du récit de Churchill font de ses Mémoires de guerre une lecture d'exception. » (RTL)
Les Mémoires du général de Gaulle : exemplaire offert à Sylvie Genevoix. Paris, Plon, (30 août) 1970 et (6 février) 1971. Paris, Plon, (8 mai) 1973, (13 mai) 1976 et (25 septembre) 1974. 2 vol. (135 x 210 mm) de 314 et 223 p. Cartonnage bleu éditeur. 3 vol. (135 x 210 mm) de 680, 712 et 653 p. Cartonnage bleu éditeur. Edition originale des Mémoires d'Espoir. Envoi signé: «Pour Mademoiselle Sylvie Genevoix, en respectueux hommage et témoignage. C. de Gaulle. 27.10.70». Retirage des Mémoires de Guerre.
Figure littéraire discrète mais influente, Sylvie Genevoix est la fille de Maurice Genevoix, que de Gaulle tenait en très haute estime. Il lui confiera en 1960 le projet du Mémorial de Verdun, dont la création est décidée le 23 octobre 1960, à l'issue de l'assemblée générale du Comité National du Souvenir de Verdun. L'État français, sous la présidence de Charles de Gaulle, lancera une grande souscription nationale pour financer le projet. Née le 17 mai 1944 à Châteauneuf-sur-Loire, Sylvie Genevoix grandit aux Vernelles, la demeure familiale acquise par son père en 1927. Elle y développe un profond attachement à la Loire et à la mémoire familiale, qu'elle évoquera dans son ouvrage La maison de mon père (2001). Après des études de lettres classiques à la Sorbonne, elle entame une carrière dans l'édition, chez Plon - l'éditeur historique de Charles de Gaulle depuis les Mémoires de guerre, en 1954. Elle y débute comme attachée de presse aux éditions 10/18, puis coordonne les services littéraires chez Plon-Perrin-Julliard, devenant directrice littéraire chez Julliard. De 1992 à 2005, elle sera directrice littéraire chez Albin Michel avant d'être nommée au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), où elle oeuvre pour le développement des télévisions locales et l'accessibilité des programmes aux personnes handicapées. Elle présidera par ailleurs la Mission langue française et francophonie. Charles de Gaulle exprime ici une confiance touchante à l'égard de cette héritière intellectuelle d'un écrivain qu'il admirait profondément et la jeune collaboratrice - elle n'a que 24 ans - de la maison d'édition qui le publie. L'ouvrage, publié deux mois avant la mort de de Gaulle, devait ouvrir une nouvelle trilogie. Seuls deux tomes paraîtront : Le Renouveau puis L'Effort, posthume. Ils constituent un testament politique et littéraire inachevé. Les premiers volumes du tome 1 arrivent à la Boisserie en octobre : «Pour son ultime ouvrage, de Gaulle consacra des séances de dédicace épuisantes, à la Boisserie. Il allait rencontrer un considérable succès. Le Général en signa près de cinq cents exemplaires [...]. La librairie Plon a annoncé qu'après un premier tirage de deux cent cinquante mille exemplaires, diffusés à partir de mercredi matin, elle avait dû vendredi entamer le tirage de cent mille exemplaires supplémentaires de cet ouvrage. Parmi les destinataires des dix-sept exemplaires portant la mention « imprimé spécialement pour... » et une dédicace de l'auteur, figuraient, outre Mme de Gaulle et ses enfants, Mme Eisenhower, en souvenir de son mari, le fils du chancelier Adenauer, le pape, la reine d'Angleterre, MM. Khrouchtchev et Macmillan, ainsi que les trois anciens premiers ministres du général. Pour sa part, M. Georges Pompidou avait reçu l'exemplaire qui lui était destiné dès mardi, peu avant son départ pour l'U.R.S.S. [...]. Les Mémoires du général étaient attendus avec un mélange d'impatience et d'appréhension, car ils traitent d'événements sur lesquels les passions et les préjugés restent forts. Mais le général de Gaulle prouve, une fois de plus, qu'il sait donner une perspective historique au passé récent.» (Le Monde, 12 octobre 1970). Le général de Gaulle décède quelques jours plus tard, le 9 novembre 1970. L'Effort paraîtra, posthume, au premier trimestre 1971, en même temps que la réédition, dans la même collection, des Mémoires de guerre. L'exemplaire Sylvie Genevoix de cette édition est jointe. Une carte de visite imprimée «Général de Gaulle » figurait dans le premier tome.
1963, Plon, Club français des bibliophiles, in-4 pleine toile kaki de 293, 359, 372, 239 et 301 pages, signets, médaillons gravés dorés au centre des 1ers plats des tomes Mémoires de guerre, nombreuses photographies noir et blanc, quelques unes en couleurs, cartes couleurs. Tome 1 : Mémoires de guerre, l'appel, 1940-1942, tome 2 : Mémoires de guerre, l'Unité, 1942-1944, tome 3 : Mémoires de guerre, le Salut 1944-1946 / Tome 1 : Oeuvres, la discorde chez l'ennemi, le fil de l'épée, Tome 2 : Oeuvres, vers l'armée de métier, la France et son armée. | Etat : Bon état général, rhodoïds abîmés avec manques (Ref.: G6749)