Hachette, Les albums des guides bleus, 1955, in-8 cartonnage éditeur sous jaquette illustrée, présentation de Henri Queffélec, photos de Gérald Maurois, notices géographiques, historiques et archéologiques de Geneviève Moracchini, 126 pp. Avec 61 planches en noir et 8 planches en couleurs. TRES BON ETAT.
Reference : 6980
LE SERPENT QUI PENSE
M. ERIC BIBAULT
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Bastia, Imprimerie d’Etienne Batini, 1789 ; in-8, de [2]-16 pp., reliure du début du XXe siècle, percaline bleu roi, encadrement de filets gras et maigre à froid sur les plats, trois fleurs de lys dorées dans l’angle du plat supérieur, dos lisse orné avec titre en long.
PREMIERE ET SEULE ÉDITION, IMPRIMÉE A BASTIA, de la convocation de la Corse aux Etats-généraux du 27 avril 1789, RARISSIME.Elle comprend la convocation par Louis XVI (pages 1 à 3) ainsi que 23 articles du Règlement pour l’exécution dans l’île de Corse de ses Lettres de convocation (pp. 4 à 15). A la fin figure un Etat des Juridictions de l’Isle de Corse avec tableau.En dépit de l'annexion de la Corse à la France depuis 1768, à la veille de la Révolution les Corses ne se sentent pas rattachés au royaume. "Tout va changer en 1788, et brusquement la nature du lien qui unit la Corse à la France se transforme : le Conseil du Roi a décidé le 8 août la convocation des Etats généraux, et, pour la préparer, une seconde Assemblée des Notables est prévue en novembre. A cette date, les députés des Etats de Corse sont à Versailles, où ils viennent de présenter les doléances des habitants de l'île. […] Le 5 novembre, les députés de l'île obtenaient une première victoire : le Conseil d'Etat décidait d'admettre le président du Conseil supérieur comme représentant de la Corse à l'Assemblée des Notables, et celle-ci décida que la Corse députerait aux Etats généraux.Transformation fondamentale, qui bouleversait les rapports entre la France et la Corse : au lieu d'envoyer à la Cour de simples députés chargés de présenter des doléances exclusivement corses, les représentants de l'île allaient participer à la régénération de l'"Empire français. […] Les élections aux Etats généraux furent organisées par le Règlement du 22 mars 1789, donc de façon tardive ; mais l'enthousiasme qu'elles suscitèrent permit de procéder aux premières opérations dès le mois d'avril, et les quatre députés purent être à Paris à la fin du mois de juin." (Christian Ambrosi, "Les Deux Annexions de la Corse (1768 et 1789)", in Annales Historiques de La Révolution Française, vol. 43, n° 203, 1971, pp. 7–22.)Nos recherches ne nous ont pas permis de découvrir un autre exemplaire de ce document. - Mouillure claire en marge supérieure des feuillets, sinon bel exemplaire, dans une plaisante reliure.
LIBRAIRIE HACHETTE & Cie. 1876. In-12. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. Paginé de 631 à 646. Quelques gravures en noir et blanc dans et hors texte.. . . . Classification Dewey : 910-Géographie générale. Voyages
Sommaire : Chapitre IX : Corse - Montagnes de la Corse, Sol et climat de la Corse, Flore, faune et habitants de la Corse, Population de la Corse, Industrie et villes de la Corse, Villes de la Corse Classification Dewey : 910-Géographie générale. Voyages
Batini | Bastia 2 juin 1789 | 16.3 x 22.4 cm | Broché
Rare édition originale bilingue du cahier de doléances du Tiers-État de Corse, imprimée à Bastia en 1789 par Étienne Batini, « Imprimeur du Roi et de lAssemblée Générale des trois Ordres ». Un volume in-4 de 75 pages sur papier vergé. Le texte français, imprimé en romain, fait face à sa traduction italienne en italique sous le titre Quaderno delle doglianze, dimande, e rappresentazioni dellOrdine del Terzo Stato dellIsola di Corsica. La page de titre porte une vignette aux armes de Corse, une tête de Maure sommée dune couronne royale et soutenue par deux génies ailés ; une lettrine ornée ouvre chacune des deux versions. Cf. Starace 4747 ; Conlon, XXIV, 89:1617, qui ne signale que lédition in-8 de 32 pages. Pas dans Roland Bonaparte. Exemplaire broché sous couverture muette de papier gris. Quelques restaurations de papier en marge inférieure droite des premiers feuillets ; rousseurs aux angles supérieur et inférieur droits, sans atteinte au texte. Bel exemplaire, bien conservé. * Le français et litalien imprimés en regard traduisent très concrètement la situation de la Corse en 1789 : passée sous souveraineté française après le traité de Versailles de 1768, lîle reste encore profondément liée à la langue italienne dans ses usages écrits. Français et italien se font ici face page à page, tandis que la tête de Maure, emblème de la Corse, figure au titre : le livre réunit ainsi dans sa forme même plusieurs appartenances au moment où lordre politique se transforme. Lassemblée générale des trois ordres de lîle souvre à Bastia le 18 mai 1789, dans léglise des Pères doctrinaires.Le Tiers y arrête ce cahier au début du mois de juin ; quelques jours plus tard, Christophe Saliceti et Pierre-Paul Colonna de Cesari Rocca sont élus députés, Barthélemy Arena et Ange Chiappe leurs suppléants. Le texte souvre sur une déclaration sans équivoque : le Tiers se dit pénétré dune « vive joie » de voir la Corse « réunie à la Nation Française » et devenue « partie intégrante de cette Monarchie ». Cette adhésion nefface pourtant pas les demandes propres à lîle. Aux revendications communes à de nombreux cahiers du royaume - retour périodique des États généraux, liberté de la presse, réforme de la justice, accès du Tiers aux charges - sajoutent des mesures très concrètes pour la Corse : droit pour les bâtiments corses darborer la tête de Maure, établissement dun lazaret pour le commerce du Levant, création dun port franc, préférence donnée aux Corses et aux Français établis dans lîle pour les emplois, enfin rétablissement à Corte dune université financée par les revenus de maisons religieuses. Six mois plus tard, le 30 novembre 1789, lAssemblée constituante décrète, sur proposition de Saliceti, que la Corse fait partie de lempire français. Le texte affirme donc tout à la fois ladhésion de la Corse à la France et le maintien de revendications propres à lîle. Imprimé à Bastia en français et en italien, ce cahier donne une forme particulièrement concrète à la situation de la Corse en 1789 : une île désormais inscrite dans le cadre politique français, mais qui conserve encore dans sa langue, ses emblèmes et ses revendications une identité propre. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
Bulletin de la Société des Sciences Historique & Naturelles de la Corse - Editée sous la direction de Joseph Palmieri
Reference : 66140
CXe année - Fascicules n° 657 - 1er trimestres 1990 - revue trimestrielle illustrée - in-8 broché - 124 pages
bon état
Paris, Tallandier, "Essais", 2023, 14 x 20,5, 236 pages sous couverture souple illustrée. "Comment définir le lien de la Corse avec la France et quel est son fil conducteur ? Pourquoi ces deux entités si disparates ont-elles uni leurs destinées alors que, culturellement parlant, la Corse était plus proche de l'Italie ? L'union entre la France et la Corse commence par le mariage forcé du traité de Versailles de 1768. Peu après, Bonaparte intègre la Corse à l'administration française. Le mariage forcé se transforme en mariage d'amour sous Napoléon III, qui entretient une relation personnelle avec l'île. Cette union perdure jusqu'à de Gaulle, dernier chef d'Etat admiré en Corse. La fin de l'Empire colonial et de l'Algérie française, où tant de Corses sont impliqués, marque les débuts d'une prise de distance avec la France. A la fin des années 1950, les insulaires se sentent délaissés tant leur région reste sous-développée. Durant les années 1970, un nationalisme aux multiples facettes prospère dans les esprits. Après des années de violence et de nombreuses réformes, la Corse acquiert un statut d'autonomie tandis que les nationalistes accèdent au pouvoir institutionnel en 2015. Si le leitmotiv de l'indépendance est loin d'avoir disparu, surtout parmi les jeunes, aucun projet crédible n'a été proposé à ce jour. Dans cet essai enlevé, Paul-François Paoli n'écrit pas l'histoire de la Corse française mais bien "une" histoire de la Corse française. Une histoire indéniablement subjective mais qui se veut aussi impartiale que possible."
Très bon état