Paris, L'Edition moderne, Librairie Ambert, sans date (circa 1930), in-4 broché de 124 pp. Illustrations de C. Hérouart. Dos frotté, mors déchiré, petits manques aux coiffes, intérieur en bon état
Reference : 5902
LE SERPENT QUI PENSE
M. ERIC BIBAULT
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Paris, Librairie d'art H.Piazza 1965 1 in -8 Broché couverture Illustrée 172 [p.p] Le chef-d'œuvre du Moyen Âge dans l'écrin de prestige des éditions Piazza. Ce recueil contient le célèbre "chantefable" d'Aucassin et Nicolette, ainsi que des contes de jongleurs qui restituent toute la saveur, l'humour et la poésie du XIIe siècle. L'ouvrage est agrémenté d'une décoration soignée fidèle à la tradition de l'éditeur.État : Excellent état.Esthétique : Couverture d'une grande propreté avec ses ornements caractéristiques.Dos : Dos non fendu, volume d'une parfaite solidité.Intérieur : Frais, net et sans défaut.
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Paris, La Pléïade 1954 1 In 12 plein cuir 863[p.p]1200 [p.p] tome 1 (épuisé) : Fables - Contes et nouvelles.tome 2: Poèmes : Adonis - Clymène - Poème de la captivité de Saint Malc - Poème du Quinquina - Le Songe de Vaux - Les Amours de Psyché et de Cupidon. Théâtre : L'Eunuque - Les Rieurs du Beau-Richard - Daphné - Galatée - Astrée - Achille. Œuvres diverses.
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1859 Paris Hachette 1859 1 in 12 Reliure Demi-Basane dos lisse orné 316 [pp] Louis Jourdan (1810-1881) est un éditeur de presse et journaliste français proche des doctrines phalanstériennes et saint-simoniennes. Il a collaboré à de nombreuses revues et fondé avec Moïse Polydore Millaud Le Journal des Actionnaires, après avoir créé avec lui d'abord le Journal des Docks. Il publie en 1859 : les contes industriels , un des livres les plus extraordinaires pour l'époque sur le sujet, qui tente dans un souci pédagogique, d'expliquer et de promouvoir la campagne d'industrialisation de la France au milieu du 19eme siècle, comme l'ont fait les frères Emile et Isaac Pereire, ses pairs en Saint-Simonisme. La table des matières est éloquente, toute à la gloire du passage de l'artisanat à l'industrialisation , ce livre extraordinaire ,donne la parole à des objets usuels de consommation tels qu'un soulier de satin, une tasse à café, un miroir, il raconte le voyage d'un pain de sucre d'un grain de café, les souvenirs d'un vieux canon ou d'un vieux journal(voir la table des matières complète en photos).Ce livre pourrait appartenir à la catégorie des chefs d'oeuvre inconnus qui valent le détour. Cet exemplaire original dans tous les sens du terme, est une véritable pépite pour les collectionneurs de raretés.Lien vers le texte sur Gallica, base numérisée de la BNF.https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5782524n.texteImage
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1937 Le Vasseur & Cie., Paris 1937 11 volumes ( dont une suite en noir des 144 planches sous le meme emboitage individuel in 4 brochés couvertures rempliées sous emboitages individuels - 390 pp. + 355 pp. + 391 pp. + 343 pp. + 395 pp. + 266 pp. + 271 pp. + 255 pp. + 307 pp. + 255 pp., Exemplaires n° 227 / 500 ,sur hollande van gelder (2ème papier après 1 + 69 sur Japon impérial et 500 sur Hollande Van Gelder et 2250 exemplaires sur velin de rives). 144 compositions hors-texte en couleurs de Georges LEPAPE, gravés sur cuivre et tirés dans les ateliers de Draeger Frères. Texte encadré d'un filet bleu. Vol. I - "Premières poésies" ; Vol. II - Mélanges de littérature et de critique" ; Vol. III - "Comédies et proverbes I" ; Vol. IV - "Comédies et proverbes II" ; Vol. V - "Comédies et proverbes III" ; Vol. VI - "La confession d'un enfant du siècle" ; Vol. VII - Contes et nouvelles I" ; Vol. VIII - "Contes et nouvelles II" ; Vol. IX - Poésies nouvelles" ; Vol. X - "Oeuvres posthumes". Magnifiques illustrations, état superbe. Très bon ensemble. PH+ A + I
- soit 11 volumes renfermant 144 hors-texte en couleurs, gravés sur cuivre par Georges Lepape et tirés dans les ateliers de Draeger Frères. Texte à encadrement de filet bleu. Couvertures souples ornées d'une vignette, titre au 1er plat et au dos. Tous sous étuis de papier marbré argent et or sur fond bleu ciel. Tirage limité à 2820 exemplaires, ex. N° 227 sur 500 avec une suite en noir des 144 planches avec emboitage
[Contes de fées]. [CAYLUS, Anne-Claude-Philippe de Tubières, comte de].
Reference : LCS-18020
Rarissime exemplaire relié en élégant maroquin ancien. De la bibliothèque Cécile Eluard. A La Haye, 1741. 2 tomes en 2 volumes in-12 de : (3) ff., 346 pp.; (1) f., 390 pp., (1) f. de table. Maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, dos lisses ornés, coupes et bordures intérieures décorées, tranches dorées. Reliure du XVIII' siècle. 158 x 90 mm.
Edition originale de quatorze délicieux contes de fées, d’une insigne rareté en maroquin ancien : « Le Prince Courtebotte et la princesse Zibeline ; Rosanie; Le Prince Muguet et la princesse Zaza ; Tourlou et Rirette ; La princesse Pimprenelle et le prince Romarin ; Les Dons ; Nonchalante & Papillon ; Le Palais des Idées ; Lumineuse ; Bleuette & Coquelicot ; Mignonnette; L'Enchantement impossible ; Minutie ; Hermine. » Leur réimpression dans le Cabinet des fées suscita des réserves de la part de l'éditeur qui les estimait un peu trop licencieux. (Les Contes de fées, B.n.F., 2001, n° 32 ; Gumuchian, n° 1519: "Édition originale rare."). Barchilon (Le conte merveilleux français, 1690-1790, pp. 125-128) - qui fait un éloge dithyrambique de Caylus et de ses contes - a montré que Le Prince Courtebotte pouvait être une des sources d'Andersen pour La Reine des Neiges. « Caylus est l'ami des écrivains modernes, il est le mentor des fameux dîners du-bout-du-banc chez Mlle Quinault ; société où la libre-pensée et le goût des plaisirs réunissent des écrivains comme Crébillon fils, Voisenon, Moncrif, Duclos et quelquefois Maurepas ou Montesquieu. C'est là que naissent 1'« Académie de ces dames et de ces Messieurs » et l’« Académie des colporteurs », productrices collectives d'œuvres facétieuses et satiriques ; c'est là également que s'élaborent dans une sorte d'atelier d'écriture avant la lettre, toutes sortes d'œuvres brèves dans tous les genres, dont nous restent par exemple, le recueil des Étrennes de la Saint-Jean, certains textes attribués à Crébillon, ou encore la Reine Fantasque de Rousseau. Le style « poissard » qu'on aimait y pratiquer après Vadé, trouvait en Caylus un amateur doublé d'un collecteur, qui finit par rédiger en 1740 tout un roman dans ce style : Histoire de Guillaume (1740), sans compter de nombreuses parades. Ces fréquentations et ces amitiés ne lièrent pas pour autant le comte au milieu encyclopédiste dont il méprisait le sectarisme ; cet hôte habituel de Mme Geoffrin n'aimait ni Voltaire, ni d'Alembert et détestait Diderot. Concernant la production féérique de Caylus, Julie Boch défend une thèse originale : celle de la cohérence d'une esthétique qui s'actualise autant dans la production savante du comte que dans l'œuvre contée. Traducteur du fameux Tyran le Blanc (1737), auteur d'un essai : Sur l'origine de la chevalerie et des anciens romans (1756), cet ami du comte de Tressan doit être compté comme une figure à réévaluer dans la cohorte des théoriciens « classiques » et « modernes » du genre romanesque (et de sa composante merveilleuse), en compagnie de Chapelain, Huet, Perrault, Addison, etc., mais aussi de certains adversaires relativement intéressants du genre sur des bases moralisantes, de l'abbé de Villiers jusqu'à Moncrif. Concernant le conte et la féerie, Caylus est l'auteur de deux mémoires produits dans le cadre de l'Académie des Inscriptions, l'un Sur les fabliaux (1753), l'autre Sur la féerie des anciens comparée à celle des modernes (1756) : « ces deux essais théoriques postérieurs à la rédaction de trois des quatre recueils de contes, écrit Julie Boch, éclairent de façon rétrospective la conception à la fois historique et esthétique que Caylus se fait du genre qu'il pratique ». On y trouve un retour à l'esthétique de la 'ligne claire' exemplifiée par Perrault : élégance, naïveté, brièveté, simplicité ; mais surtout un recentrage sur la dimension axiologique qui oppose Caylus à la tendance satirique et libertine qui prévaut depuis 1730. Génériquement, Caylus travaille le conte dans une perspective large, comme un élément du muthos (apologues, récits fabuleux divers, paraboles bibliques) ; il situe le conte merveilleux dans la filiation du roman médiéval, pose des jalons pour la transmission de certains éléments depuis l'Antiquité, et remonte encore en arrière vers l'Inde (serait-il l'un des premiers porteurs de la théorie indianiste?) ; contrairement à Huet, il insiste sur la continuité d'une transmission depuis la culture arabe jusqu'à La Fontaine. Julie Boch montre bien comment cette réflexion vient s'inscrire en fiction dans certains de ses contes. Elle montre aussi la précision de sa culture relativement à l'histoire moderne du genre, notamment par rapport aux grandes conteuses du XVIIe siècle, qu'il cite ou dont il reprend onomastique ou situations. Elle confirme après J. Barchilon et R. Robert, que «l'entreprise littéraire de Caylus se présente doublement comme un retour aux sources », soulignant sur ce plan ce qu'il partage avec le conte éducatif à la façon de Fénelon. La partie consacrée aux Féeries nouvelles, concerne le double jeu de Caylus entre « convention et parodie » dans ses contes de fées. Julie Boch épingle formules et procédés, accessoires et métamorphoses magiques, contes étiologiques et contes à gageures, contrastes et parallélismes plus ou moins sophistiqués, pour montrer que Caylus tente de renouveler le genre en finesse. Quant à sa forme de parodie, elle recourt aux compétences supposées des amateurs pour couper court, susciter le burlesque, inscrire une intertextualité affichée, démythifier rois et fées, les premiers faisant les frais d'une intention satirique qui signe bien l'époque où ces contes s'écrivent. Touchant l'édition des textes eux-mêmes, il faut souligner la pertinence et la qualité de l'annotation littéraire : rapports citationnels ou intertextuels avec les conteuses antérieures (Aulnoy, Lhéritier, Murat, de la Force, Lintot), avec Perrault, Fénelon, Galland, Bignon, Hamilton, Crébillon, le Montesquieu des Troglodytes (La Belle Hermine et le prince Colibri), avec le roman baroque, le roman arthurien et les Amadis, la poésie de salon, le monde de la pastorale, les moralistes classiques, etc., ou encore la filiation fo1klorique à travers certains contes-types. On vérifie ainsi tout ce que gagne le conte merveilleux d'auteur à être lu comme texte de part en part littéraire. Dans les Contes de fées de Caylus ressortent au plan moral : critique politique (relativement délimitée mais féroce à l'égard des rois ou des collecteurs d'impôts), satire de mœurs (très prononcée, dans la lignée de La Bruyère et Montesquieu), rejet des valeurs liées au matérialisme et au libertinage ainsi qu'à une certaine approche « bourgeoise » du monde ; construction morale des personnages à l'épreuve de l'expérience, dans un contexte où le personnel féerique perd de sa toute puissance au profit d'une plus grande humanité. Au plan esthétique : retour à l'idée classique du naturel, rejet des éléments baroques du genre : « tout le fracas devenu si commun dans les histoires de féerie » (Rosanie), réévaluation du genre pastoral, mais aussi « contamination du genre féerique par une esthétique réaliste » que Julie Boch rattache selon sa thèse de la cohérence de l'ensemble du projet caylusien, au goût du détail concret, des usages ordinaires, de la couleur locale caractéristiques de l'érudit et de l'amateur d'art. Délicieux et rarissime exemplaire de l’édition originale relié en élégant maroquin ancien. De la bibliothèque Cécile Eluard.