édition critique publiée par Richard A. Carr, 1 vol. in-12 reliure demi-chagrin brun sombre, dos à 5 nerfs, couverture conservée, Société des Textes Français Modernes, Librairie Honoré Champion édiiteur, Paris, 1977, LXXXVII-243 pp.
Reference : 66532
Très bon état (ex libris en garde, très bel état par ailleurs). Peu courant en relié, particulièrement dans un aussi bon état.
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Reference : 10711
Paris, Briasson, 1731. 3 volumes in-12 (166 x 100 mm), 3 ff. n. ch., 366 pp., 1 f. n. ch. ; 2 ff. n. ch., 380 pp. ; 2 ff. n. ch., 400 pp. Maroquin vert, plats décorés d’un triple filet doré en encadrement, dos à nerfs orné de caissons de fleurons dorés, titre doré, date et lieu dorés en queue, double filet doré sur les coupes et les coiffes, large frise dorée en encadrement des contreplats, tranches dorées sur marbrures, quelques frottements sur les plats, dos légèrement ternis, peau fendue sur 2 cm à un mors, taches d'encre légères au tome deux pages 216, 291, 292 et sur la planche en regard, petit manque angulaire de papier page 331 du tome trois (Chambolle-Duru 1869).
Première édition en trois volumes à la même date.Ce recueil de tragédies galantes, publié anonymement, comprend quatorze nouvelles. "Les premières éditions de ce recueil sont moins complètes" (Gay-Lemonnyer). Parmi ces nouvelles, Zingis, Jacqueline de Bavière et L'Amitié singulière sont les oeuvres d'Anne de la Roche-Guilhem (1644-1710).Celle intitulée Don Carlos, nouvelle historique, reprend la nouvelle publiée sans nom d’auteur par César Vichard de Saint-Réal (1643-1692) à Amsterdam en 1673.Cette édition est illustrée d’un frontispice, de lettrines, de culs de lampe et bandeaux et de 16 planches hors texte gravées en taille douce, « ce qui est rare dans les histoires tragiques (c’est la seule occurrence à notre connaissance) ». Elles « représentent des scènes galantes, des rencontres amoureuses, des personnages implorant la pitié de souverains, des scènes orientales, des scènes bourgeoises ressemblant fort aux tableaux de genre, et il n’y a qu’une seule représentation de meurtre, pour illustrer la première histoire du dernier tome » (Nicolas Cremona).Aux histoires tragiques, genre littéraire qui rencontra un grand succès jusqu’au début du XIIIe siècle, ces quatorze récits narratifs ajoutent des éléments romanesques, échange de lettres, sentiments amoureux. « En cette fin de règne de Louis XIV, l’heure n’est plus au récit sanglant, mais au récit galant, même si à la fin tous les personnages importants meurent, et l’auteur du recueil reprend le terme d’histoires tragiques pour hériter des lecteurs de ce genre, sans pour autant appliquer exactement la formule qui avait fait le succès de Rosset en son temps » (Nicolas Cremona).L’apparition en France de la littérature tragique est liée à la traduction par Pierre Boaistuau (Nantes, 1517–Paris, 1566), en 1559, de six des 214 nouvelles de l’italien Matteo Bandello (1485–1561), inventeur de cette forme narrative. François de Belleforest (près de la ville de Samathan, 1530 – Paris, 1583), son collaborateur, poursuivra leur traduction : « Il se place donc dans le sillage de Boaistuau, mais élimine comme il le dit les « comptes joyeux » pour ne conserver des écrits de Bandello que ce qui justifie le titre d’Histoires tragiques » (Stephan Ferrari).L'exemplaire relié par Chambolle-Duru cité par Gay.Le premier exemplaire signalé par Gay de cette édition citée en référence est celui de la vente "Fontaine, en 1870, reliure de Chambolle-Duru". Il figure sous le numéro 571 du Catalogue de livres anciens et modernes rares et curieux de la librairie Auguste Fontaine de 1870.René-Victor Chambolle (1834 – 1898) fut associé à Hippolyte Duru (1803 – 1884) de 1861 à 1863, date à laquelle il devint seul propriétaire de l’atelier de reliure. Il « conserva la raison sociale Chambolle-Duru, connue et estimée des amateurs depuis 35 ans » (Fléty). Son fils, René Chambolle (1873 – 1915) lui succéda et maintint la notoriété de l’atelier.Très bel exemplaire en maroquin vert signé Chambolle-Duru.Gay-Lemonnyer, 594. Nicolas Cremona, "Pleines de chair et de sang” : poétique d’un “genre à succès”, l’histoire tragique [1559-1644], Paris III, 2009, p. 442. Fléty, p. 40.
Lyon, Benois Vignieu, 1708. 1 vol. in-8°, basane brune, dos à nerfs orné de caissons dorés. Reliure de l'époque, qq. petits accrocs, coins émoussés, coupes de gouttière râpées. Bon exemplaire. Ex-libris ms. au contreplat dont celui de Gabriel Pérouse. (4) ff., 647 pp., (1) p. Rousseurs.[C43]
Cette édition comprend 35 histoires dont celle de la Brinvilliers. C'est l'une des plus complètes. Seules les 19 premières sont de Rosset ; le recueil ayant eu un grand succès populaire, fut réimprimé de nombreuses fois depuis la première édition de 1604 et augmentée par divers continuateurs anonymes. Celle-ci est augmentée des histoires des dames de Ganges et de Brinvilliers. « Les Histoires tragiques se présentent comme une collection de faits divers tirés pour la plupart de la chronique contemporaine et qui ont en commun le caractère sanglant ou funeste du dénouement » (Lever). Ancêtres du roman noir, dont les thèmes tournent autour de la possession démoniaque (par exemple l'histoire de Goffredy), l'inceste, le parricide, l'infanticide, les crimes passionnels, etc., ces Histoires tragiques peignent, sous le masque de l'apologue, ces faits divers avec une cruauté rare, une sorte de délectation dans la description de la violence. D'autre part, comme le fait remarquer Maurice Lever, « il ressort des Histoires tragiques que tous les vices dont souffre l'humanité ont pour origine deux calamités fondamentales : la femme et le diable », qui sont d'ailleurs associées dans quelques unes d'entre elles. Viollet Le Duc II, 210 ; Lever, Fiction narrative, 224 ; Yve-Plessis, 1265; Lever, Romanciers du Grand Siècle, pp. 77 à 81.
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Leiden Salomon Vaguenaer 1663
In-16 (131 x 81 mm), maroquin vert, dos à cinq nerfs orné, triple filet or sur les plats, double filet de coupes, dentelle intérieure, tranches dorées (reliure signée Capé). Très bel exemplaire, illustré d'une vignette de titre repétée. L'ouvrage se compose de deux parties : la première contient 113 histoires, et la seconde, intitulée "Histoires tragiques de nôtre temps, arrivées en Hollande", de 32 histoires. Ex-libris Léon Rattier. (dos légèrement passé, quelques menus frottements, rares rousseurs légères). // 16o (131 x 81 mm), green morocco, spine tooled raised on five bands, triple gilt fillet on covers, double fillet on turns-in, dentelle inside, gilt edges (binding signed Capé). Very nice copy, illustrated with a repeated title vignette. It is composed with a first part containing 113 stories, and a second one, named "Histoires tragiques de nôtre temps, arrivées en Hollande", containing 32 stories. Provenance Léon Rattier. (spine lightly faded, some minor rubbings, rare light spots).
Rouen, J. B. Besongne, 1700. 1 vol. petit in-8°, demi-basane blonde, dos à nerfs orné de roulettes dorées, pièce de titre en basane havane, tranches jaspées de bleu. Reliure du début du XIXe siècle. Exemplaire rogné court. (4) ff., 616 pp. Quelques rousseurs.[D19]
Une des éditions les plus complètes, elle comprend 38 nouvelles. Seules les 19 premières sont de Rosset ; le recueil ayant eu un grand succès populaire, fut réimprimé de nombreuses fois depuis la première édition de 1604 et augmentée par divers continuateurs anonymes. Celle-ci est augmentée des histoires des dames de Ganges et de Brinvilliers. « Les Histoires tragiques se présentent comme une collection de faits divers tirés pour la plupart de la chronique contemporaine et qui ont en commun le caractère sanglant ou funeste du dénouement » (Lever). Ancêtres du roman noir, dont les thèmes tournent autour de la possession démoniaque (par exemple l'histoire de Goffredy), l'inceste, le parricide, l'infanticide, les crimes passionnels, etc., ces Histoires tragiques peignent, sous le masque de l'apologue, ces faits divers avec une cruauté rare, une sorte de délectation dans la description de la violence. D'autre part, comme le fait remarquer Maurice Lever, « il ressort des Histoires tragiques que tous les vices dont souffre l'humanité ont pour origine deux calamités fondamentales : la femme et le diable », qui sont d'ailleurs associées dans quelques unes d'entre elles. Viollet Le Duc II, 210 (éd. de 1708) ; Lever, Fiction narrative, 224 ; Yve-Plessis, 1265; Lever, Romanciers du Grand Siècle, pp. 77 à 81.
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1662 A Lyon, chez Antoine Beaujollin, à la Grandruë de lHôpital, vis-à-vis la belle Estoile, 1662. In-8° de [8]+533+[1] pages. Reliure de lépoque en pleine basane marbrée, dos à nerfs (remplacé) avec pièce de titre dorigine en maroquin rouge, coins réparés, tranches mouchetées de rouge. Tampon humide sur la page de titre: «Bibl. Gust. C. Galletti, Flor» soit Gustavo Camillo Galleti (Florence, 1805-Florence, 1868), éditeur et bibliophile. Etiquette ex-libris rectangulaire au premier contreplat du baron Horace de Landau (Odessa, 1824-Florence 1903) banquier et bibliophile également, vente à Genève des 25 et 26 juin 1948.
Les Histoires tragiques du provençal François de Rosset, publiées pour la première fois en 1614, puis en 1619 sous une forme revue et augmentée, connurent plusieurs dizaines déditions jusquau milieu du XVIIIe siècle et furent traduites en hollandais, en anglais et en allemand. Ces récits baro-ques inspirés dévénements la plupart du temps réels, on parlerait aujourdhui de faits divers criminels se caractérisent par leur violence et leurs multiples péripéties, où il est abondamment question de morts et de punitions, et par une morale présente dans chaque histoire. Edition inconnue de la «Biblioteca esoterica» de Dorbon, qui ne mentionne quune édition de Lyon, 1666, in-12° (no 4235); elle ne figure pas non plus parmi celles répertoriées par Caillet (nos 9604 à 9606). Très bon