Editions d'Art Albert Skira SA 1987 In-4 broché 27,2 cm sur 23,4. 220 pages. Très bon état d’occasion.
Reference : 58983
ISBN : 2605000958
Très bon état d’occasion
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ÉDITIONS D'ART ALBERT SKIRA 1964 222 pages IN4. 1964. Reliure Editeur avec jaquette sous rodhoid. 222 pages. Cet ouvrage de Jean Starobinski analyse comment la pensée des Lumières en rejetant la théologie de la Chute et en réhabilitant la nature humaine a placé au premier plan les données de la vie sensible et du sentiment tout en faisant appel à la volonté éclairée inventant ainsi le concept moderne de liberté. Il explore les liens entre les beaux-arts et la pensée philosophique en Europe au XVIIIe siècle montrant la complexité de cette époque fondatrice
Très bon état boitier également légèrement tâché
1964 Skira Hardcover
L'invention de la Liberté 1700 - 1789 cartonnage , 30,5 x 24,5 cm, 222 pp , etat superieur
Editions d'art Albert Skira Cartonné avec jaquette 1964 In-4 (24,8 x 30,7 cm), cartonné avec jaquette, 222 pages, reproductions en couleurs contrecollées, envoi de l'auteur ; jaquette abîmée (frottements, pliures et déchirures sur les bords, coiffes et coins frottés, mors fendus et un peu effrités en tête, état moyen. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
ALBERT SKIRA . 1964 . Avec son rhodoïd , sa jaquette illustrée et son emboîtage + le bandeau.
Bon état
Genève, Skira, 1964, gr. in-4°, 222 pp, 63 reproductions et photographies en couleurs contrecollées sur 60 planches hors texte, 60 illustrations en noir, index des noms cités, reliure d'éditeur, jaquette illustrée, rhodoïd, sous emboîtage, bon état (Coll. Art, Idées, Histoire). Edition originale
L'espace humain du XVIIIe siècle ; Philosophie et mythologie du plaisir ; L'inquiétude de la fête ; L'imitation de la nature ; Nostalgies et utopies. — "Le texte de M. Starobinski frappe par la qualité de l'écriture, sa cohérence, sa vivacité constante et l'ampleur de cette découverte panoramique. On sent tout le plaisir qu'il a eu à l'écrire. Il s'agit en effet d'un moment décisif, sinon à la vérité dans la vie des formes, du moins dans le progrès de la conscience moderne. L'art en ce siècle se détache de la délectation. « L'on ne se contente plus de débattre sur les moyens choisis par l'artiste, l'on s'interroge sur la fin même de son activité... » L'art tend à se désaliéner, et on peut entrevoir le moment où il ces sera de servir « l'idéologie du pouvoir » au profit « d'un complet épanouissement de l'humanité de l'homme ». Le « baroque jubilant » trahit-il au vrai ce partage ? Les rites royaux tournent au simulacre. La frivolité de la cour ruine le prestige mystique de la monarchie. L'ostentation devient spectacle. La pompe, divertissement. Le monde des princes s'est séparé, coupé de la réalité, et le faste – au lieu d'être l'image visible de la puissance – n'est plus qu'un défi à la misère du peuple. Le style rocaille a renoncé à la « rhétorique de la persuasion » qui justifiait au siècle précédent Le Bernin ou Guarini, pour s'établir dans la fantaisie. Dans une telle évolution, note M. Jean Starobinski, le luxe n'est plus que « la notification décorative du superflu ». La mode commence à envahir les mœurs. Si la femme est au centre de ce théâtre d'illusions, les masques, les parcs, les ruines, la nature du bon sauvage en sont le trompe-l'œil. La mythologie, vidée de toute transcendance, n'est plus qu'un répertoire assez banal de formes, de chairs lumineuses, de mouvements. Où trouver le lien entre la passion des idées et cette constante recherche du plaisir qui tournent d'une part à la prolixité et à l'utopie, de l'autre à la dissipation ? Ce qu'inaugure le XVIIIe siècle, c'est une « réflexion sérieuse sur le plaisir ». Libertaires et libertins y forment une alliance indissoluble. « Libre jouissance, mais aussi libre examen ». La vertu y devient une mode, comme la campagne ou les laiteries. La mort n'est d'ailleurs pas absente du divertissement, et le siècle passera de l'escarpolette à l'échafaud sans s'écarter de ce que l'auteur appelle ici les « juridictions du sentiment ». En réalité la fête galante reste une des pudeurs de ce siècle qui refuse d'avouer ce qui le ronge. Elle transpose moins d'illusions que l'exotisme naissant ou le mesmérisme. L'ennui, l'inquiétude accompagnent les couples dans le demi-jour des allées. Entre un monde qui s'achève et un monde qui n'est pas encore né, Watteau confirme sa mélancolie..." (Camille Bourniquel, Esprit, 1965)