Paris-Match, Pierre Charron, coll. « Les Géants » 1970 In-8 reliure éditeur simili cuir sans jaquette. 21,6 cm sur 16,2. 133 pages. llustrations en couleurs et en noir et blanc in et hors-texte. Bon état d’occasion.
Reference : 118414
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Paris, Nicolle, 1809. Six tomes en trois volumes in-12: (2) ff., xviii, 296 pp., (2) ff., 269 pp.; 283 pp., (2) ff., 251 pp.; (2) ff., 204 pp., (2) ff., 232 pp. Joli veau d'époque, dos plat orné, très bon état.
Roman paru en 1617, un an après la mort de Cervantès. Les Travaux et épreuves de Persiles y Segismunda, histoire « septentrionale », terminée au seuil de la mort appartient à Cervantès et ne lui a jamais été contestée ni fait l'objet d'emprunt. Cervantès suit la trame du roman byzantin dans les aventures extraordinaires de ses héros, où la sauvagerie et la mort sont omniprésentes. On peut le lire comme un voyage initiatique vers la connaissance du christianisme civilisateur et des progrès des héros dans la pureté de leurs sentiments.
Paris, Imprimerie des Sciences et des Arts, 1807-1808, 8 volumes, 10 X 17 cm., reliés. Pleins veaux flammés, dos long ornés, décor à la roulette sur les coupes, tranchés jaspées. Chaque tome comporte un frontispice et une gravure hors texte. Tous les volumes présentent des épidermures plus ou moins importantes, les coupes et coins plus ou moins émoussés, des manques plus ou moins prononcés sur la pièce de tomaison (voir photo) et les feuillets sont globalement propres. Tome 1 : XII-132-XX-[2]-231 pages. Un infime manque sur le plat supérieur, traces blanches sur le plat inférieur. Tome 2 : 396 pages. Epidermures sur la pièce de titre, des manques sur le plat inférieur. Tome 3 : 319 pages. Tome 4 : 366 pages. Tome 5 : 391 pages. Des manques sur les plats, pièce de tomaison quasiment absente. Tome 6 : 402 pages. Discrets manques sur les plats, et un léger manque en marge de la page 295. Tome 7 :391 pages. Tome 8 : 349 pages. Manque significatif à la pièce de tomaison. Un ensemble élégant.
Le tome 1 contient une préface du traducteur, la vie de Cervantès, une préface de l'auteur, puis son Don Quichotte. Les tomes suivants sont intégralement consacrés à Don Quichotte.
Paris, Imp. Des Sciences et des Arts, 1807-1808. Huit volumes in-8. Portrait par Dusaulchoy et 14 gravures hors-texte. Nombreuses rousseurs. Demi-basane fauve, dos plat orné (dos frottés, accident à une coiffe).
Cette édition des "Oeuvres" contient en fait la vie de Cervantès et son Don Quichotte.
A Paris, chez Gide, An 1806. Six volumes in-18. Chaque volume est illustré d'un frontispice gravé composé de quatre médaillons. Bon état intérieur. Plein veau blond du temps, petite guirlande de feuilles dorées sur les plats, dos lisse orné d'un semis de petites étoiles et filets dorés, pièces de titre et de tomaison vertes, filet sur les coupes, filet sur les chasses, tranches dorées. Une coiffe arasée en pied du premier tome ainsi qu'un petit manque de cuir à une pièce de titre et coins usés. Une coiffe manquante en tête du cinquième volume. Charmants exemplaires malgré les défauts annoncés.
Superbe exemplaire à grandes marges (hauteur 173 mm) contre 163 mm pour l’exemplaire Charles de Valois (1573-1650) fils naturel du roi Charles IX et de Marie Touchet. En Brusselas, por Roger Velpius, Año 1607. In-8. Collation: **8, **4, A-Oo8, Pp4. (3) ff. bl., (12) ff. (titre, dédicace, prologue), 592 pp., (8) pp., et (3) ff. bl. Vélin, dos lisse, titre et nom de l’auteur manuscrits à l’encre brune. Reliure de l’époque. 173 x 105 mm.
[video width="3840" height="2160" mp4="https://www.camillesourget.com/wp-content/uploads/2026/01/Cervantes-Video-1.mp4"][/video] Précieuse édition de Don Quichotte imprimée en 1607, la première bruxelloise, publiée deux ans après l’originale madrilène. La seconde partie parut à Madrid huit années plus tard, en 1615. Références: Brunet, I, 1748; Ford-Lansing, p. 5; Peeters-Fontainas, pp. 226 et 228; Salvà, n°1548; PMM, 111 (“one of those universal works which are read by all ages at all times”). La première édition de la première partie fut imprimée à Madrid, chez Jean de la Cuesta, en 1605. Elle est si rare que le bibliographe de référence, Léopold Ruis, n’en recense que huit exemplaires, tous dans le domaine public; six dans les bibliothèques espagnoles et deux à l’extérieur: British Museum et B.n.F. Depuis 60 ans, 1 exemplaire est cependant passé sur le marché. En reliure moderne, il fut il y a 38 ans, adjugé $ 1 650 000 à New York. Sa valeur est aujourd’hui de 5 000 000 €. De tout temps les deux parties de Don Quichotte se sont vendues séparément. Il suffit pour s’en convaincre de consulter Salva, Ricardo Heredia ou plus simplement Brunet et Deschamps. Cela s’explique par les 10 années qui séparent la publication des deux parties et par leur faible tirage. Don Quichotte, chef-d’œuvre de la littérature mondiale, fut écrit probablement entre 1598 et 1604. Selon ce que Cervantès nous déclare lui-même dans le Prologue de la Ière partie, son but a été d’écrire un roman de chevalerie, capable de se détacher de tous les autres largement répandus à cette époque. «Le roman est issu, à l’origine, d’une inspiration polémique contre les livres de la chevalerie dont il devait prendre tout simplement le contre-pied sous la forme d’une imitation; mais il s’est transformé, petit à petit, en une représentation poétique et sincère d’un monde de plus en plus vaste et complexe, au sein duquel agit une force analogue à celle qui explique la vie individuelle et la vie universelle, l’histoire humaine et son devenir perpétuel. Pour Cervantès, cette force se manifeste essentiellement sous trois aspects, facettes d’un même prisme: d’un côté la générosité et la grandeur morale de Don Quichotte; de l’autre, le réalisme et l’égoïsme pratique de Sancho Pança; mais ces deux modalités de l’action, apparemment inconciliables, profondément contradictoires, cèdent le pas devant le mystérieux attrait d’un idéal de beauté qui, s’il ne triomphe, du moins survit aux déceptions, donnant un constant démenti à l’affligeante réalité. Mais cet idéal, quel est-il? La réponse ne peut être qu’obscure; sinon que, profondément enraciné dans l’homme, le pouvoir lui a été donné de se dépasser; et plus particulièrement pour ce qui est de Cervantès, ce dépassement se réalise dans l’œuvre d’art où il trouve un champ d’action propre à l’exercice de son talent. En face de cet univers poétique que son imagination installe dans la réalité, Cervantès est amené à éprouver un sentiment de charité qui adhère, avec une indulgence bienveillante, à toutes les formes dans lesquelles l’amour se réalise: sorte d’inspiration d’un genre naturel qui entraîne l’ensemble des hommes dans son village. Et même au sein de sa hâte pleine d’angoisse, c’est vers une vie contemplative qu’il nous conduit. Ainsi grâce à ce sentiment de charité, tous entrent dans le sillage lumineux des aventures incroyables de Don Quichotte: l’œuvre entière est comme enveloppée d’un sourire immatériel et translucide, qui laisse percer secrètement une inépuisable richesse d’humanité et d’expérience réellement vécues. La magie de ce sourire, en conférant au récit un caractère inimitable, a assuré à Cervantès une renommée triomphale.» L’originale de Don Quichotte est, avec celle de Shakespeare, la plus recherchée de la littérature mondiale. En novembre 1989, à New York, il y a 37 ans, ces deux originales, reliées en maroquin du XIXe siècle, étaient respectivement adjugées $ 1650000 et $ 2000000. Pour Cervantès, ce prix concernait la première partie seule parue en 1605. Un second exemplaire de l’originale de Shakespeare fut adjugé plus de 5000000 €, en l’an 2000, sa reliure était usagée. Quant à la seconde partie seule de Don Quichotte, imprimée à Madrid en 1615, en vélin de l’époque, elle a été adjugée 600 000 € le 7 décembre 2000 par Sotheby’s, il y a 26 ans. Le présent volume, complet, est ainsi composé: Première édition bruxelloise publiée deux ans après l’originale madrilène, qui fut suivie la même année d’une nouvelle édition chez son éditeur, Juan de la Cuesta, de deux réimpressions à Lisbonne, une à Madrid à nouveau, et deux à Valence; et la nôtre qui suit le texte de de la Cuesta, ajoutant de nombreuses et sages corrections, en particulier les corrections qui figuraient aux chapitres XXIII et XXV (passage de Sancho sur son âne, après que Pasamonte le lui eut volé), ainsi que la très heureuse transposition des paragraphes des chapitres XXXV et XXXVI, inversés dans les éditions de de la Cuesta. Très bel exemplaire à grandes marges en vélin de l’époque (hauteur: 173 mm) mesurant 10 mm de plus que l‘exemplaire Charles de Valois (1573-1650). Provenance: mention d’achat manuscrite sur le titre «2 II»; J. Baer (mention manuscrite «120 marks. Catal. J. Baer» peut-être le libraire de Joseph Baer qui possédait une librairie à Paris et une à Francfort); Edouard Biot (cachet sur le titre); sans doute Edouard Biot (1803-1850), ingénieur et éminent sinologue français.