Julliard 1983 In-8 broché 20,1 cm sur 13,2. 778 pages. Couverture légèrement passée, plis de lecture au dos. Bon état d’occasion.
Reference : 105944
ISBN : 226000332X 9782260003328
Bon état d’occasion
Librairie de l'Avenue
M. Henri Veyrier
Marché aux Puces. 31, rue Lecuyer
93400 Saint-Ouen
France
01 40 11 95 85
Conforme aux usages de la profession. Paiement avec votre carte bancaire par Paypal ou en V.A.D. (Vente à distance sur le site), par virement ou chèque. Les frais de port sont de 9,50 € pour la France pour les colis de moins de 5kg en colissimo (ou 4,50 € en Mondial Relay), 12 € pour les pays de l'Union Européenne (sauf Espagne) en Mondial Relay. Nous consulter pour les autres pays et livres au dessus de 5kg. Notre téléphone : 01 40 11 95 85.
Paris, Didot, Nyon, Damonneville et Savoye, 1756 ; 4 tomes en 3 vol. in-12. 2 ff.- 389 pp-(3) pp. / 10 ff.- 332 pp. / 4 ff.- 270 pp. - 1 f. bl.-2 ff.- 227 pp. Veau brun marbré, dos lisses ornés, pièces de titre fauves, pièces de tomaison brunes, encadrement de simples filets dorés sur les plats avec fleur de lys aux coins et joli fer armorié sur les plats. Commentaires manuscrits anciens à propos de ces mémoires sur les premières gardes blanches. Bel exemplaire.
Aux armes du cardinal Mazarin ; ce dernier avait souhaité la fondation du Collège des Quatre Nations dans on testament de 1661. Son successeur Colbert fit construire l'école qui ouvrit ses portes en 1688, quai Conti à Paris (actuel siège de L'Institut de France et de l'Académie française). Les ouvrages qui composaient la Bibliothèque du Collège étaient timbrés des armes de son fondateur, ce qui explique leur présence sur un ouvrage postérieur à la mort du ministre de Louis XII et de Louis XIV (1661).Chaque tome contient les mémoires particuliers, tout d'abord ceux de Charles duc d'Angoulême, fils de Charles IX et neveu d'Henri III, puis ceux de François-Annibal duc d'Estrées, qui avaient déjà parus 1668 qui renferment une relation du siège de Mantoue, de celui de Trêves ou encore du conclave qui vit l'élection du par Grégoire XV ; les mémoires de Claude Guichard Déageant lui aurait été demandées par Richelieu qui l'avait fait embastiller pour son implication dans la conspiration de Chalais ; ils ont paru dès 1668, "s'est un manifeste contre le Duc de Luynes, son bienfaiteur, et un panégyrique perpétuel de Richelieu son ennemi. Les mémoires manquent quelques fois de fidélité dans les faits et presque toujours dans le style, mais il y a des choses curieuses". Les Mémoires du duc d'Orléans ont été rédigés par Etienne d'Algay de Martignac, proche du duc, "bien instruit et excellent guide pour cette partie de l'histoire depuis 1608 jusqu'en 1636" ; ils avaient déjà paru en 1683.
Londres, John Adamson, 1784-1789. 36 vol. in-12, demi-basane, dos lisse orné de filets dorés, le tome 34 est relié dans une reliure différente, la table est brochée (reliure de l'époque). Joint : Table alphabétique des auteurs et personnages cités dans les mémoires secrets. Bruxelles, 1866.
Collection complète des Mémoires secrets, dits de Bachaumont, qui constituent une des sources les plus abondantes et les plus précieuses pour l'étude du XVIIIe siècle. Les Mémoires secrets se voulaient l'écho de la vie publique et mondaine de leur temps et ils y sont parvenus. Rien ne manque à ce véritable répertoire, ni les événements politiques, littéraires et dramatiques les plus saillants, ni le menu détail des anecdotes, chansons, épigrammes, et autres pièces fugitives qui faisaient les délices de la société parisienne, pas même les rumeurs, fausses ou avérées, qui conditionnent les esprits et forgent les opinions.Bon exemplaire. Quelques traces de mouillure ; quelques feuillets abimés dans les marges. Joint le volume de table broché : Table alphabétique des auteurs et personnages cités dans les Mémoires secrets (Bruxelles, 1866), tirée à 200 exemplaires. Hatin, 66-67 ; Sgard, 904.
, Sans lieu ni date, [1747]. In-folio de 1 titre, 332 pp. (saut de chiffrage de 154 à 147), [3] ff.n.ch. de table, veau brun marbré, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, encadrement de double filet à froid sur les plats, double filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque).
Ce manuscrit attribué à Pierre-Joseph de Bourcet, constitue une pièce importante de l’histoire militaire des Alpes au XVIIIe siècle. Il réunit divers textes dont certains furent repris dans les Mémoires militaires sur les frontières de la France, du Piémont et de la Savoie publiés en 1801 à Berlin par Decker. Le manuscrit, intégralement réglé et aisément lisible, se compose de trois pièces liminaires et de six mémoires autonomes mais thématiquement liés.Composition et Contenu :I. Pièces liminaires. Ces textes préliminaires, insérés pour compléter le premier mémoire, traitent des fortifications dans le contexte des évolutions stratégiques après la Guerre de Succession d’Espagne : Une description actualisée d’Exilles (1745). Une description modernisée de Fénestrelles. Un nouveau projet de défense, succédant à celui élaboré en 1713.II. Les six mémoires. Ces études approfondies couvrent des aspects topographiques, stratégiques et historiques :Une analyse des frontières du Piémont et de la Savoie, essentielle aux mouvements et au campement des armées (pp. 21-115). Ce mémoire servit de base aux Mémoires militaires de 1801. Une étude détaillée du Briançonnais (pp. 117-149).Une exploration des cols alpins entre le Mont-Cenis et la vallée de Barcelonnette, essentiels aux itinéraires militaires vers la Lombardie (pp. 153-194).Une description des fortifications et routes en Italie, incluant le Milanais, le Mantouan et le Modénais, sans équivalent imprimé connu (pp. 195-284).Une étude des passages des Apennins, depuis le col de Tende jusqu’à Florence et Livourne (pp. 285-316).Un mémoire sur l’intérêt stratégique de rattacher au Dauphiné les vallées cédées au roi de Sardaigne par le traité d’Utrecht, avec un plan logistique pour la campagne de 1747 (pp. 317-332).Attribution et Contexte. L’attribution à Pierre-Joseph de Bourcet repose sur plusieurs indices convergents. Une note manuscrite mentionne son père, Daniel-André Bourcet, capitaine et guide des armées, comme possible auteur. Toutefois, la structure et le contenu du manuscrit, notamment les réflexions stratégiques sur les campagnes de 1707 à 1713, plaident pour Pierre-Joseph. Né en 1700, il aurait acquis ses premières expériences militaires dès son enfance, sous la tutelle de son père, avant de poursuivre une carrière brillante comme ingénieur militaire.Le manuscrit, élaboré après 1720 (année où le duc de Savoie devient roi de Sardaigne), présente des similitudes frappantes avec les textes des Mémoires militaires de 1801. Certains passages en sont une version précoce, enrichie de détails stratégiques et topographiques.Importance Historique et Technique. Outre la narration des campagnes militaires de la Guerre de Succession d’Espagne, le texte se distingue par sa richesse théorique et sa précision topographique. La dernière partie, consacrée à la description des vallées, cols et fortifications, illustre la maîtrise de Bourcet en géographie militaire, un domaine dans lequel il excella également par la réalisation de cartes détaillées.Ce manuscrit, véritable trésor documentaire, témoigne non seulement de la complexité des conflits alpins mais aussi de la compétence visionnaire de Pierre-Joseph de Bourcet, qui sut conjuguer savoir empirique et expertise théorique pour devenir une figure incontournable de la stratégie militaire en montagne.Restaurations à la reliure, spécialement aux coins, aux coiffes et sur la charnière inférieure.
LA BEAUMELLE (Laurent Angliviel de) & MAINTENON (Françoise d'Aubigné, marquise de).
Reference : 15383
(1755)
A Amsterdam, Aux depens de l'auteur [puis] Aux depens de l'éditeur, 1755-1756. 15 vol. in-12, veau fauve marbré, dos orné à nerfs, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin havane, filet d'encadrement à froid sur les plats, filet doré sur les coupes, guillochis dorés sur les coiffes, signet de soie verte, tranches rouges (reliure de l'époque).
Précieux exemplaire de La Beaumelle avec sa signature autographe au recto du frontispice du premier volume et un feuillet autographe (relié entre les pages 70-71) dans le dernier volume des Mémoires : Pièces justificatives. 34 lignes de son écriture fine et lisible dans lesquelles La Beaumelle reprend un sonnet satirique (p. 68) attribué à Antoine Hamilton d'après la note en bas de page dans laquelle Mme de Maintenon est accusée de « vice avant l'âge de quinze ans ».Dénoncé comme apocryphe, bien que La Beaumelle avait jamais prétendu qu’ils aient été rédigés par elle ou voulu les faire prendre pour tels, les Mémoires furent composés grâce à l'appui discret des religieuses de Saint-Cyr. Cette virulente annotation manuscrite justifie pleinement le soin qu’il a pris pour rétablir la vérité dans son ouvrage, et non pas noircir celle qu’il rend responsable de la Révocation de l’Édit de Nantes : « Ces vers sont contraires absolument à la vérité de l'histoire… Édition originale des Mémoires pour servir à l'histoire de Madame de Maintenon (6 volumes) et des Lettres de Madame de Maintenon (9 volumes) publiés par La Beaumelle. La page de titre du premier volume des Mémoires est ornée d'une gravure de la médaille de Louis XIV relative à la fondation de Saint-Cyr. Portrait-frontispice gravé de Mme de Maintenon jeune dans ce même volume, et portrait frontispice du tome III où Mme de Maintenon apparaît plus agée. Par ailleurs, la page de titre du tome IX des Lettres de Madame de Maintenon précise que les lettres contenues dans ce volume ont été recueillies par l'abbé Berthier et que cet ouvrage a été publié à Bruxelles en 1755. La Beaumelle n'est cité qu'à partir de la seconde édition.« Après une vive polémique suscitée par la question de l'authenticité des lettres de Mme de Maintenon, il est aujourd'hui avéré qu'aucun doute ne doit subsister. La Beaumelle a eu communication des papiers de Mme de Maintenon et, pour des raisons particulières, les altérations du texte ont été concertées entre les dames de Saint-Cyr et lui : mais on ne peut dire que Mme de Maintenon n'a pas écrit ces lettres puisque les manuscrits subsistent » (Bourgeois et André, II, 1188).Provenance : Philibert Cholet et Jules-germain Cholet (1763-1890) à Cublize en Haut-Beaujolais ; Léon Picard (1903) au Château de Montperroux à Saint-Léon (Allier). Bel exemplaire dans une reliure uniforme, tomaison continue. Tchemerzine, IV, 320 et 322 ; Quérard, IV, 330-331 ; Brunet, III, 1321-1322 : « Édition la plus belle que l'on ait de cet ouvrage de La Beaumelle et du recueil des lettres de Mme de Maintenon qui l'accompagne. Les deux articles ne doivent pas être séparés ».
Paris, Antoine de Sommaville, 1657 ; in-4 (32 x 21 cm). 272 pp. - 5 ff. dont 1 avec vignette contrecollée aux armes de M. de Marolles. Veau brun, dos à 6 nerfs orné, titre doré. Armes dorées sur les plats. Coiffes arasées, charnière du plat sup. partiellement fendue, frottements sur les chasses et les coins. Bon exemplaire cependant, sans rousseurs et à grandes marges.
Exemplaire de la bibliothèque de Louis Jean Marie de Bourbon, duc de Penthièvre, avec ses armes sur les plats. Il passe ensuite très certainement à sa seule héritière Louise Marie Adélaïde de Bourbon, épouse du duc de Chartres (Louis-Philippe dOrléans dit Philippe-Egalité) qui sont les parents du futur roi Louis-Philippe puisqu'on retrouve sur la page de titre le cachet de la "Bibliothèque du Roi (Neuilly)", qui était la sienne. Louis Jean Marie de Bourbon (1725-1793) est le fils unique de Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse (1678-1737), lun des bâtards légitimés de Louis XIV et Madame de Montespan. En 1737, il succède à son père dans les charges de Grand amiral, Grand veneur et gouverneur de Bretagne. Il est le propriétaire de Rambouillet, Blois et Amboise, et hérite de son cousin Louis-Charles de Bourbon (1701-1775), comte dEu, les domaines de Sceaux, Anet, Aumale, Dreux, Gisors et Vernon. Il possède également à Paris lhôtel de Toulouse (près du Palais-Royal), et figure ainsi parmi les plus importantes fortunes foncières de son époque. Il disposait d'une bibliothèque dans chacun de ses châteaux. Le catalogue de ses livres au château dAnet, établi en 1784, dénombre 3 121 titres. Linventaire réalisé le 27 avril 1793, peu après son décès, précise quil compte près de 1 000 livres dans sa bibliothèque de lhôtel de Toulouse à Paris et plusieurs centaines dans celle de sa résidence à Sceaux. Il faut aussi compter sur la bibliothèque conservée à Rambouillet qui lui venait de son père et qui fut sans doute rachetée en même temps que le domaine par Louis XVI en 1783 pour agrandir ses chasses. Guigard et OHR distinguent les armes du père de celles du fils : les premières reposent sur deux ancres passées en sautoir derrière lécu alors que les secondes sont placées sur une ancre seule mise en pal. Toutefois, on sait que le duc de Penthièvre a eu recours aux deux ancres du comte de Toulouse. Louis Philippe possédait de son côté au moins deux bibliothèques, l'une au Palais-Royal, l'autre à Neuilly. Elles furent vendues aux enchères en mars 1852. On retrouve dans le catalogue de la vente p. 223, N° 1972, la description des deux volumes des Mémoires de Marolles, aux armes du Comte de Toulouse, mais il n'est pas fait mention de ce volume de supplément. Le présent ouvrage fait suite aux Mémoires de Michel de Marolles publiés en 1656 chez Somaville, en deux volumes in-folio, et forme la quatrième partie, parue un an après les précédentes. Brunet (III, 1443) estime que les discours contenus dans cette suite "se trouve pour ainsi dire répandue dans différents morceaux qu'il a inséré dans les préfaces, les notes et les appendices de ses traductions et de quelques autres ouvrages tant en prose qu'en vers ...". On y trouve par exemple un traité sur l'amour qu'on doit à sa patrie, un autre sur le ballet, ou encore "De l'excellence de Paris entre toutes les villes de l'Europe''... Ces mémoires seront réédités en 1755 en 3 volumes in-12 par l'abbé Goujet. (GUIGARD, Nouvel armorial du bibliophile, t.1, p.54-55 - OHR, pl. 2609 - Bibliothèque Diplomatique Numérique, article Duc de Penthièvre).