Editions du Moment. 2008. In-8. Broché. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur frais. 168 pages.. . . . Classification Dewey : 320-Science politique
Reference : RO80240798
ISBN : 2354170319
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Cassell and Company | London New York Toronto Melbourne 1917 | 13.50 x 20.50 cm | reliure de l'éditeur
Retirage de mars-avril 1917, postérieur d'un mois à l'édition originale parue en février de la même année. Reliure de l'éditeur en pleine toile rouge, dos lisse. Exceptionnel envoi autographe signé d'H. G. Wells à André Citroën?: «?To André Citröen who has to do his share in making a new world out of a very shattered old one. From H.G. Wells?» («?à André Citröen, qui contribue à créer un monde nouveau à partir d'un monde en ruines. De la part d'H.G. Wells?»). L'envoi fait un écho au chapitre du livre intitulé New arms for old ones, dans lequel Wells décrit l'usine d'armement créée par Citroën pour remédier à la faiblesse de l'artillerie française. Reconvertie à la fin de la guerre, l'usine deviendra la première manufacture d'automobiles Citroën. * Superbe témoignage de l'amitié naissante entre l'industriel André Citroën et l'écrivain H.G. Wells, qui dans ce même ouvrage, consacre un chapitre à la nouvelle usine de munitions conçue par Citroën, ainsi qu'au progrès social qu'il apporta chez ses quelque treize mille «?munitionnettes?». War and the Future, ouvrage de propagande écrit au cur de la première guerre mondiale, réunit diverses observations sur le conflit en cours, soulignant le changement radical de l'art de la guerre qu'imposent les nouvelles technologies d'armement. Wells y expose sa théorie d'un nouvel ordre mondial scientifique et technique, qui imprégnait déjà ses chefs-d'uvre de science-fiction de la fin du siècle dernier (War of the Worlds, The Time Machine). De son côté Citroën, ayant compris l'importance capitale de l'artillerie dans la guerre moderne, fit le pari en 1915 de concurrencer la puissance des usines d'armement Krupp. Abandonnant son projet d'usine automobile le temps de la guerre, il construisit à ses propres frais un immense complexe industriel sur le quai de Javel, qui produisit 23 millions d'obus pour les armées alliées. War and the Future porte les marques de l'admiration de Wells pour Citroën, qu'il rencontra l'année précédente lors de son tour d'Europe pour l'écriture de ce livre?: «?He is a compact, active man in dark clothes and a bowler hat, with a pencil and a notebook conveniently at hand. He talked to me in carefully easy French, and watched my face with an intelligent eye through his pince-nez for the signs of comprehension.?» («?C'est un homme compact, dynamique, vêtu de noir et portant un chapeau melon, gardant un carnet et un crayon toujours à portée de main. Il m'a parlé en un français facile, et guettait d'un il alerte à travers son pince-nez des signes de compréhension?», page 141). à l'immobilité du Front qu'il visite en 1916 l'écrivain oppose l'incroyable dynamisme de l'usine Citroën, véritable temple de l'industrie moderne, qu'il décrit comme «?les hangars [...] les plus actifs et vivants de toute la guerre?» («?The busy sheds of Paris struck me as being the most living and active things in the entire war machine?», page 139). Les quelques heures passées avec ce pionnier de l'ingénierie militaire eurent un impact considérable sur l'écrivain, qui sut reconnaître en lui un innovateur à son image, s'activant à la construction du monde moderne. Au sortir de la guerre, Citroën mit fin à la production d'armes et fonda la fameuse entreprise Citroën, faisant de l'usine sa toute première manufacture automobile. à l'instar d'autres personnalités comme Joséphine Baker ou Rudolph Valentino, H. G. Wells deviendra un habitué de la marque Citroën et demeura un fervent admirateur du génie de son fondateur. Réalisée à l'aube du XXème siècle, cette superbe dédicace autographe de Wells à Citroën sur l'ouvrage qui célèbre ses talents de visionnaire, témoigne de l'admiration d'un homme qui rêva le futur pour celui qui le réalisa. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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Maurice CAUWE, Ingénieur commercial U.L.B., Président honoraire de GB-INNO-BM.
Reference : 81230
(1982)
Paris, 1982, in-4, broché, 326 & 430p. La création des hypermarchés en Belgique est l'œuvre de Maurice Cauwe (1905-1985).Texte ronéotypé. INEDIT. Exceptionnel document historique sur l'évolution chronologique de la grande distribution en Belgique. Maurice Cauwe retrace jour après jour l'avènement du Grand Bazar d'Anvers et l'histoire des premiers hypermarchés en Belgique à travers l'impact des évènements historiques, politiques et économiques. Il rend compte de façon exhaustive de toutes les actions, motivations, tâtonnements, expériences, raisonnements et des résultats économiques du groupe. Le 1er chapitre est consacré au récit de la naissance du Grand Magasin en 1882, ainsi qu'à ceux ouverts parallèlement en France par Boucicaut. Suivent l'historique du GBA et du Bon Marché dans les années 30 (émergence et influence du modèle américain de la vente en self-service), les répercussions de la Seconde Guerre Mondiale sur le ravitaillement et l'évolution des stocks, le voyage déterminant en 1948 aux Etats-Unis (il y retournera 33 fois jusqu'en 1981 !). Chaque fait est minutieusement relaté, de la prospection en camion dans les campagnes en 1939, des études de marché, de la publicité, à la nécessité de développer des emballages pour la vente à prix fixe dans les années après guerre, en passant par les premières ventes de postes de télevision en juin 1950 à des clients belges qui ne captent que les chaînes hollandaises, la télévision belge n'existant pas encore... ou le 68e aniversaire du GB : "distribution de tartelettes toutes les 68 minutes" ! M. Cauwe n'omet aucune information, d'où la densité et la richesse du document. Le 28 juin 1971 il fonde la pemière chaîne de fast-food belge: GB Quick au GB center de Schoten, "première entreprise belge à adopter cette formule de restauration. Il faudra plusieurs années pour qu'elle porte ses fruits". On joint l'ouvrage de Jacques Dopchie (neveu de M. Cauwe, ingénieur commercial qui rejoint le GB en avril 1953, il deviendra directeur des ventes, dir. général du Supermarché GB et de Superbazar) qui reprend le titre de M. Cauwe "GB La rage de grandir", paru aux Editions Racine en 2004. Il y retrace dans une présentation plus thématique, l'évolution de la grande distribution du GB. TABLE DES MATIERES : 1ere partie. Avant-propos et justification - Hommages et remerciements - Synthèse par période - résultats - Carrière de Maurice CAUWE Chapitre I NAISSANCE DU GRAND MAGASIN : LE BON MARCHE DE PARIS - 1852 Chapitre II L'AFFAIRE FAMILIALE : LA MAISON UNIVERSELLE A GAND (1882) -LE GRAND BAZAR DU BON MARCHE A ANVERS (1884) 27 Chapitre III 1920 - 1931 LA SOCIETE ANONYME : LES GRANDS BAZARS REUNIS ANVERS ET GAND Chapitre IV 1932 - 1939 L'AVANT-GUERRE : LES GALERIES DU BON MARCHE (NOUVELLE RAISON SOCIALE) LUTTENT POUR LEUR REDRESSEMENT Chapitre V 1940 - 1945 LA DEUXIEME GUERRE MONDIALE : LE GRAND BAZAR D'ANVERS (NOUVELLE RAISON SOCIALE) LUTTE POUR LE RAVITAILLEMENT DE SA CLIENTELE 2ème partie. 1946-1962 LA DECOUVERTE DE L'AMERIQUE - LA REVOLUTION DANS LA DISTRIBUTION Chapitre VI 1946-1951 L'APRES-GUERRE LA DECOUVERTE DE L'AMERIQUE 5 Chapitre VII 1952-1957 A LA POURSUITE DU MILLIARD Chapitre VIII 1958-1962 LA REVOLUTION DANS LA DISTRIBUTION.
"AVANT-PROPOS ET JUSTIFICATION Une chronique, dit le Larousse, est l'histoire dans laquelle les faits sont enregistrés dans l'ordre de leur succession. Pourquoi cette chronique, m'a-t-on demandé ? Qui va-t-elle intéresser ? Il existe déjà un HISTORIQUE DU GRAND BAZAR D'ANVERS par Auguste-Pierre DESLANDES (A.P. DESLANDES, président honoraire de la s.a. LE GRAND BAZAR D'ANVERS : HISTORIQUE DU GRAND BAZAR D'ANVERS 1885 - 1968. Anvers, 1972. ). C'est vrai, mais c'est que j'ai vécu, je pense, une histoire assez fantastique. Une petite entreprise provinciale, sur le point de déposer son bilan, occupant 800 personnes et réalisant 58 millions de chiffre d'affaires en 1932, est devenue, en 1974, la première entreprise de distribution belge, avec un chiffre d'affaires de 30,8 milliards et occupant 13.000 personnes. Ce furent quarante-deux années de travail opiniâtre, de labeur incessant, de petites tâches, de petits événements, aux objectifs limités comme dans les années 1932 à 1939; puis il y eut le choc de la guerre 1940-45, une rupture avec les règles traditionnelles, des risques encourus et exaltants, le jeu du chat et de la souris, bien que souvent l'angoisse serrait le coeur. Après la tourmente, il y eut en 1948, un voyage d'études extraordinaire aux Etats-Unis et la découverte du Nouveau Monde, qui déclencha en moi un mécanisme créateur. J'ai vu à ce moment, avec enthousiasme, la merveilleuse possibilité d'introduire en Belgique les méthodes nouvelles découlant notamment de la révolution commerciale née du libre-service et du développement de l'automobile. Ce voyage fut suivi de plus de trente autres voyages aux Etats-Unis et de bien d'autres pour les cadres de la société. J'ai oeuvré avec obstination pour que le GRAND BAZAR D'ANVERS soit le premier ou parmi les premiers à réaliser ce que je voyais d'étonnant dans le monde. Un travail de pionnier dans divers domaines et sans idée préconçue devait nous permettre de réussir. J'ai eu la chance, par la parole et par l'écrit, d'arriver à convaincre ceux qui devaient jouer un rôle et participer à cette grande épopée : conseils d'administration, actionnaires, directeurs, cadres, collaborateurs, financiers, fournisseurs, car la réussite est un travail d'équipe. De 1948 à 1960, alors que le GRAND BAZAR D'ANVERS sortait de la stagnation, ce sont les expériences et les premiers pas dans divers domaines, puis, avec la liberté commerciale retrouvée grâce à l'abolition de la loi de cadenas, c'est, à partir de 1960, la perspective de conquérir par des diversifications, un marché national. Avec une hâte fébrile, nous allons lancer les formules extraordinaires du libre-service, du supermarché et, les premiers en Europe, de l'hypermarché. Toutes les équipes constituées au fur et à mesure de la croissance de l'entreprise concourent avec foi et diligence à la réalisation des objectifs successifs. Trois années de lutte, de 1961 à 1964, sont nécessaires pour surmonter, jour après jour, les difficultés que l'on rencontre en lançant des formules nouvelles aux résultats quelquefois négatifs. Mais ensuite, avec la percée réussie, c'est l'exploitation du succès et la victoire exaltante -nous devenons la première'entreprise de distribution du pays. Viendront alors des menaces de restriction émanant des classes moyennes et des pouvoirs publics qui, en 1972, décident d'arrêter l'expansion des grandes surfaces. Nous luttons âprement pour empêcher ce blocage, mais avec un succès limité. Il y eut aussi des demi-réussites et des échecs; nous ne réussissons pas l'expansion par grands magasins en Hollande ni l'introduction des motels en Belgique, nous ne pouvons pas convaincre des partenaires français de réaliser une expansion par hypermarchés en France. Les grands événements politiques et militaires qui ont marqué notre époque sont mentionnés dans la présente chronique parce qu'ils ont eu de l'influence sur l'économie et sur nos propres jugements et comportements. En 1973 et 1974, des initiatives diverses se font jour pour que GB ENTREPRISES envisage un rapprochement avec le groupe INNO-BM-PRIBA. Ce groupe, résultat d'une fusion de trois entreprises de distribution : l'INNOVATION, le BON MARCHE et PRIBA, est animé par le baron François VAXELAIRE. Son chiffre d'affaires en 1973 est de 22,1 milliards de francs et son bénéfice net de 125 millions. Le chiffre d'affaires de GB ENTREPRISES en 1973 est de 28,1 milliards et son bénéfice de 330 millions. La réunion des deux sociétés se réalisera avec effets au 1er janvier 1974 et va conduire à la constitution d'une entité de taille européenne sous le nom GB-INNO-BM au chiffre d'affaires de 50,2 milliards en 1974. Ce chiffre dépassera le cap des 100 milliards en 1980 et de 120 milliards en 1983. Relater ces faits, rechercher les motivations, expliquer les actions, montrer les raisonnements et les résultats, mois par mois, année par année, c'est l'objet de cette chronique dédiée à toutes les equipes des entreprises. C'est un hommage à tous nos collaborateurs. J'ai voulu sauver de l'oubli les mille faits qui ont contribué à l'oeuvre commune. J'ai tenté d'expliquer le pourquoi des décisions et la raison des résultats obtenus, essayé de décrire le cheminement de la pensée, de situer l'action des hommes et de retracer notre environnement. J'ai eu aussi grand plaisir à me remémorer, grâce à quarante ans de documents accumulés, ce qui a fait l'entreprise. Un chirurgien, le docteur COUVELAIRE, disait "C'est tellement amusant pour soi de raconter sa vie", SIMENON, dans ses "dictées", a écrit : "à partir de septante ans, les préoccupations sont différentes, 'Père de la création intense est terminée et on se penche naturellement sur son passé et ainsi on se raconte". L'essai de la présente chronique semble confirmer ces observations. Et si par la persévérance qu'elle montre dans l'effort pour bâtir et réaliser une oeuvre utile, elle peut éclairer et convaincre un lecteur et l'amener, lui aussi, au succès, elle n'aura pas été inutile. L'exposé des événements s'effectue sous la forme d'un historique de 1882 à 1931. A partir de 1932, date de mon entrée au GRAND BAZAR d'Anvers, l'exposé se présente sous la forme d'une chronique, c'est-à-dire selon l'ordre chronologique des faits évoqués (1). Cette chronique, prévue jusqu'en 1982, s'achève fin 1972 par suite du décès de l'auteur en 1985. " Pliure sur le rodhoïd de couverture. Bon état.
KUHN Baron Franz de. (Feldzeugmestre de l'Armée impériale et royale).
Reference : 29265
(1896)
Paris, 1896, in-8 de 338 pages, reliure demi-percaline, plats marbrés, titre et filets dorés sur dos lisse (18 x 11,5 cm). Carte dépliante, en fin de volume, comportant 3 planches. - Pendant la guerre d'indépendance italienne, les unités commandées par le général baron Franz von Kuhn, considéré comme un véritable spécialiste de la guerre de montagne, ont combattu le corps des volontaires italiens confié à Garibaldi par le roi Victor-Emmanuel II. Corps frais, reliure solide et en bon état, carte dépliante.- 500g.- Traduit sur la 2e édition par le Capitaine Weil, Attaché à l'état-major général du ministre de la guerre. TRAITE D'UNE GRANDE RARETE, TRES RECHERCHE. Bon exemplaire.
Arthus Bertrand | Paris s. d. [1857] | 58.5 x 41.2 cm | Relié
Edition originale de ce superbe album lithographié par MM. A. Bayot, Eugène Cicéri et Morel Fatio comportant un titre lithographié sur fond teinté, une carte gravée au trait par Avril, et 15 planches lithographiées en couleurs sur fond teinté. Reliure en demi chagrin noir à coins, dos muet à cinq nerfs orné de doubles filets à froid, pièce de titre de chagrin cerise comportant de petits manques contrecollée sur le plat supérieur, plats de cartonnage noir, gardes ert contreplats de soir moirée blanche, gardes un peu piquées et froissées, toutes tranches dorées, reliure ancienne modernement restaurée. Piqûres éparses, quelqeus claires et légères mouillures en marges des feuillets, une tache en tête de la dernière gravure. * Bel album documentant l'engagement naval de Kinburn (17 octobre 1855), pendant les opérations finales de la Guerre d'Orient, dite abusivement Guerre de Crimée : opposant les navires de guerre français et anglais à la flotte russe à la pointe de la Péninsule de Kinburn, au sud du Dniepr (actuellement en Ukraine), il fut marqué par la destruction en seulement quatre heures des forts russes par les unités françaises, avec un minimum de pertes de notre côté, marquant le début de l'utilisation systématique des navires de guerre à blindage. - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
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1945 | 22.30 x 27.90 cm | 340 feuillets
Tapuscrit de 340 pages de l'ouvrage L'Intelligence en guerre de l'écrivain journaliste résistant Louis Parrot, accompagnées de notes manuscrites concernant les pages de titre, de faux-titre, de préface et de bibliographie en début (4 pages en tout) et de l'index des noms cités en fin de volume (en tout 6 pages). Nombreuses pliures et décharges de rouille dues aux attaches métalliques. Le tapuscrit comporte des corrections et des modifications manuscrites, notamment 25 pages entièrement autographes, et des ajouts en marge de quelques dizaines de pages, figurant dans leur intégralité dans la version publiée en 1945 aux éditions La Jeune Parque. * Figure de proue de la presse clandestine pendant la Seconde Guerre mondiale, ami d'éluard, Picasso, et Aragon, l'écrivain et critique littéraire Louis Parrot signe avec L'intelligence en guerre un panorama de la pensée française résistante qui rend justice aux oubliés des maquis comme aux écrivains les plus emblématiques de la presse clandestine. La parution, au sortir de la guerre, de cette anthologie des poètes combattants, au carrefour de la chronique littéraire et du livre d'histoire, est également un acte politique engagé de sélection des «héros» de la résistance intellectuelle et, en creux, une condamnation implicite des attentistes. En envoyant ce tapuscrit à un ami journaliste lui-même résistant, Parrot confie à ce frère d'armes la somme d'un travail dont les repentirs et les ajouts visibles donnent à voir les choix politiques de son auteur autant que ses inclinations esthétiques. Ce tapuscrit constitue un document unique qui met en lumière l'exigence d'exhaustivité de Louis Parrot, dont l'étude approfondie servira de base à l'historiographie de la résistance littéraire. Le destinataire du tapuscrit, Auguste Anglès, est un des acteurs majeurs de la presse résistante lyonnaise, créateur du journal clandestin Confluences. Parrot adresse donc à ce juge éclairé, qui connait parfaitement les réseaux intellectuels, un état de son travail qui met en relief la difficulté autant que la nécessité d'exhaustivité de sa tâche, comme en témoigne la note autographe sur la chemise cartonnée: «Mon cher Anglès, Voici une copie, malheureusement pas apporté sur les épreuves mêmes de très grosses modifications ou corrections; elles ont augmenté le livre de plus de 100 pages dactylographiées. Il y avait là beaucoup d'erreurs qui ont été arrangées. Aussi excusez-moi de vous donner une copie sur laquelle rien n'a été rectifié. J'espère qu'elle pourra cependant vous servir. Amicalement à vous Parrot» La note manuscrite adressée à Auguste Anglès atteste bien qu'il s'agit d'un document de travail («une copie sur laquelle rien n'a été rectifié»), antérieur aux épreuves corrigées envoyées à l'éditeur. Le tapuscrit présente deux états du texte, augmenté de nombreuses corrections marginales ou en pleine page, qui, comme l'indique Parrot «ont augmenté le livre de plus de 100 pages dactylographiées», figurant systématiquement dans le texte publié en 1945. On remarque quelques revirements importants, notamment le remplacement de Georges Duhamel par François Mauriac comme figure de proue de la résistance au sein de l'Académie Française. à cela s'ajoutent d'autres liasses de feuillets dactylographiés, énigmatiquement intitulées «petit blanc», qui ont été intégrées postérieurement - notamment des passages sur les écrivains Antoine de Saint-Exupéry, Jean-Paul Sartre ou Jean Giraudoux (ajoutés au chapitre sur les Lettres françaises dans la version définitive). Ces ajouts tardifs marquent l'intronisation controversée au panthéon de la résistance littéraire d'écrivains comme Saint-Exupéry (désavoué par le général de Gaulle) ou Sartre, dont l'attitude durant l'Occupation a fait l'objet de maintes polémiques et qui doit à Camus, sa participation in extremis à la presse résistante. Au fil des pages, Louis Parrot peint admirablement ceux qui ont donné une «âme» à la résistance française: écrivains, cinéastes
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