BELIN Eugène. 1965. In-12. Cartonné. Bon état, Couv. convenable, Dos satisfaisant, Intérieur acceptable. 384 pages. Nombreuses illustrations en noir et blanc, dans le texte et hors-texte.. . . . Classification Dewey : 370-Education
Reference : RO80120511
"Collection ""Apprendre à Ecrire"" dirigée Pierre Clarac. Classes de 6e, 5e, 4e. Classification Dewey : 370-Education"
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Edition originale du Traité des sensations, « l’œuvre importante de Condillac ». Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans sa reliure de l’époque aux armes de la duchesse de Montmorency-Luxembourg. 2 tomes reliés en 1 volume in-12 de (1) f., VI pp., 345 pp., (2) ff., 336 pp. Veau marbré, triple filet or encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs orné de pièces d’armes et filets dorés, pièce de titre en maroquin rouge, filet or sur les coupes, tranches rouges. 165 X 98 mm. Edition originale du Traité des sensations, « l’œuvre importante de Condillac ». Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans sa reliure de l’époque aux armes de la duchesse de Montmorency-Luxembourg. ________________________________ Condillac, Etienne bonnet de. Traité des sensations, à Madame la comtesse de Vassé, par M. l’Abbé de Condillac, de l’Académie Royale de Berlin. Londres, & se vend à Paris, 1754. Edition originale du Traité des sensations, « l’œuvre fondamentale de Condillac » (Serge Nicolas). Tchemerzine, II, 479 ; Garrison & Morton, 4968 ; Blake, 97 ; INED, 1165 ; Brunet, 3642 ; En Français dans le Texte, 158. Dans le Traité des sensations, le plus célèbre de ses écrits, Condillac se propose d’expliquer par nos sensations la formation de toutes nos idées, et par nos besoins le développement de toutes nos facultés. Il établit que nos pensées et nos connaissances viennent d’une seule source : les sensations, processus purement physique. C’est le langage, invention purement humaine, qui permet d’organiser les sensations pour élaborer une pensée consciente. « Cet ouvrage est infiniment supérieur et aux aperçus de Diderot, et aux pages les plus éloquentes que profondes de Buffon et à l’exposition que l’on trouve dans l’Essai analytique de Bonnet ». (Dictionnaire de la conversation, XVI, p.130). Après l'Essai sur l'origine de nos connaissances, où il avait tâché de développer une philosophie résolument sensualiste, et pour répondre notamment à des objections formulées par Diderot, Condillac tente dans le Traité des sensations une genèse systématique des facultés humaines à partir de la seule sensation, en raisonnant sur une fiction : celle d'un être identifié à une statue. Condillac ouvre à sa statue un sens, puis un autre, etc et procède à l'inventaire des connaissances acquises à chaque fois. Visant surtout à débouter le préjugé des idées innées, il choisit comme première modalité sensorielle la moins intellectuelle de toutes : l'odorat et montre tout ce que l'on peut tirer d'une sensation olfactive. Mais ce n'est qu'au chapitre du toucher que la statue, qui a déjà des idées et des sentiments, acquiert la connaissance du monde extérieur. C'est la sensation de double contact ou sensation de solidité, qui instruit la statue de façon décisive et lui ouvre la carrière des connaissances véritables et enfin du langage qui permet toutes les opérations analytiques. « Condillac est dans son étude des causes et des conséquences de l'accroissement démographique, beaucoup plus près de Cantillon que les physiocrates qui le critiquèrent. Dans son Traité des sensations, qui est clair et logique, Condillac a, par sa théorie de la psychologie des sensations, largement dépassé Locke et Hartley » (Spengler). « Une Histoire de la philosophie et de la psychologie française ne peut être écrite sans référence à Condillac (1714-1780), certainement le plus grand philosophe français du siècle des Lumières qui a compté comme représentants les noms illustres, entre autres, d’Alembert, Diderot, d’Holbach, Helvétius, La Mettrie, Montesquieu, Rousseau, Vauvenargues, Voltaire… L’œuvre de Condillac, qui se situe en continuité directe avec celles de Descartes et de Locke, est la plus complète d’entre toutes. C’est ainsi qu’elle va constituer le socle sur lequel va s’édifier la philosophie française après la rupture que va engendrer la révolution de 1789 » (Serge Nicolas, Histoire de la philosophie). Dans la dégénérescence du rationalisme cartésien, l’action de Condillac était nécessaire : elle préparait de loin la philosophie positive du siècle suivant(J. Patry). « Le Traité des sensations exerça une influence immense sur tous les penseurs du XVIIIème siècle, notamment en France et en Italie » (Dictionnaire des ouvrages). Précieux exemplaire, grand de marges, conservé dans sa reliure de l’époque aux armes de la duchesse de Montmorency-Luxembourg (1707-1787). Madeleine-Angélique de Neufville de Villeroy épousa en 1721 Joseph-Marie duc de Boufflers, lieutenant général, gouverneur de Beauvais ; elle fut nommée dame du palais de la reine en 1734. Devenue veuve, elle se remaria en 1750 avec Charles-Anne-François-Frédéric de Montmorency duc de Piney-Luxembourg, dit le maréchal de Luxembourg, maréchal de France. Ce fut elle qui accueillit Jean-Jacques Rousseau à Montmorency. « Pendant un hiver assez rude, au mois de Février, j’allois tous les jours passer deux heures le matin, et autant l’après-dinée dans un Donjon tout ouvert que j’avois au bout du jardin où étoit mon habitation. Ce fut dans ce lieu, pour lors glacé, que, sans abri contre le vent et la neige, et sans autre feu que celui de mon cœur, je composai dans l’espace de trois semaines ma Lettre à d’Alembert sur les Spectacles. C’est ici, car la Julie n’étoit pas à moitié faite, le prémier de mes ecrits, où j’aye trouvé des charmes dans le travail » (OC I, p. 495). « J’avois fait de ce Donjon mon cabinet de travail, en sorte que j’y avois une table couverte d’épreuves et de feuilles de l’Emile et du Contrat Social, et brochant ces feuilles à mesure qu’on me les envoyoit j’avois là tous mes volumes longtems avant qu’on les publiât » (OC I, p. 570). Au mois de juillet 1759, Jean-Jacques Rousseau qui fréquente le château du Maréchal, lit La Nouvelle Héloïse à la duchesse de Luxembourg.
édition_originale
A Londres et se vend à Paris, chez De Bure l'aîné, 1754. 16,5 x 10,5 cm, vj-345 et 335 pp. Deux volumes reliés plein veau raciné d'époque, dos lisse ornés, pièces de titre, tranches rouges. Reliures légèrement usées, tome i coiffe sup. abîmé, traces de frottements, coins émoussés, tome II coiffe sup. arasée, coins émoussés, petit manque à une pièce de titre. Sinon bons exemplaires. Édition originale de « l'oeuvre fondamentale de Condillac ». Dans ce Traité des sensations, Condillac se propose d expliquer par nos sensations la formation de toutes nos idées, et par nos besoins le développement de toutes nos facultés. Il établit que nos pensées et nos connaissances viennent d une seule source : les sensations, processus purement physique. C'est le langage, invention purement humaine, qui permet d'organiser les sensations pour élaborer une pensée consciente.
S. n. | s. l. 1894 | 12 x 19 cm | 2 feuillets
Poème autographe du poète Franc-Nohain intitulé "Sensations de lupanar". Trace de pliure inhérente à la mise sous pli, quatre déchirures restaurées aux versos des feuillets. Le poème, 27 lignes à l'encre noire sur deux feuillets, signé et dédié à Yves Guyot, fut intégré dans le recueil "Inattentions et sollicitudes" publiéen 1894 sous le titre "Sensations des endroits de luxure" avec quelques variantes concernant essentiellement la ponctuation : "Sensations de lupanar A Yves Guyot Très douce et mélancolique, la négresse, Fredonnant quelque lascive bamboula, déroule ses tresses. Do, ré, mi, do, Pianos, pianos ! Mes soeurs, mes soeurs, allumez les bougies, Nous allons commencer l'orgie ! Holà, ho, piquante soubrette, Ne nous apporteras-tu pas quelque menthe verte ? C'est vraiment un très beau coup d'oeil, Tous ces divans, tous ces fauteuils, et, de tous les côtés, des glaces, De dos, de trois-quarts, et de face ; Et ces peintures, lascives plutôt, Où se joua le pinceau (je présume) de M. Bouguereau !.. Très douce et très mélancolique, la négresse, Fredonnant quelque lascive bamboula, déroule ses tresses. Certes, ce sont des raffinements, des luxes, Que ne soupçonnèrent jamais les peuples Etrusques, Et pourtant, quand on réfléchit bien, On trouve que les Etrusques n'y perdaient rien. Ces populations primitives Avaient le coeur naif, avaient l'âme naïve : Dans les maisons de prostitution, C'est l'AMOUR que nous prostituons ! Très douce et mélancolique, la négresse, Fredonnant quelque lascive bamboula, déroule ses tresses. Franc-Nohain." - Photographies et détails sur www.Edition-Originale.com -
P., Reinwald, 1900, un volume in 8 relié en cartonnage éditeur, 6pp., 477pp., 1 planche hors texte, 140 figures dans le texte
---- PREMIERE EDITION FRANCAISE ---- BEL EXEMPLAIRE ---- Les sens cutanés - Les sens cinesthétiques et statiques - Sensations du gout et de l'odorat - Sensations de l'ouie - Le mécanisme de l'oeil et la vision en général - Sensations de lumière et de couleur - La perception visuelle de l'espace et du mouvement - La loi de WEBER et les méthodes psychophysiques - Indications pour les appareils - La loi de LISTING dans le champ hémisphérique et dans le champ plan de fixation - Quelques cas simples de l'horoptère mathématique**8800/G4
London, Chez de Bure l'aîne, 1754. Small 8vo. 2 cont. full mottled calf, richly gilt backs, tome-and titlelabels in leather, gilt. Very slightly rubbed. Fine. 2 halftitles. (2),VI,345"(4),335,(1) pp. Old owners name on titles, 1 leaf with a tear, repaired without loss. A few minor brownspots, fine and clean.
Rare first edition of Condillac's main work. Condillac's philosophy of science was considered the most authoritative reading of Newtonian methodology. Among many others Lavoicier and other protagonists of the chemical revolution were influenced by his reform of nomenclature, as were and are botanists, zoologists and geometrics by his scientific explanations. His psychological empiricism is now considered the first positivist account of science.Condillac was one of the greatest French philosophers of the Enlightenment. He was friends with Rousseau and Diderot and was a forerunner in the junction between epistemology and philosophy, which was inspired by Locke and Newton, as the two sciences almost merged into one in this period. ""Condillac contibuted to the synthesis more decisively than did any other writer."" (D.S.B. III:380).In this his main and most important work Condillac shows how more complicated functions of the soul arise from the combination and counter-effects of the sensations. According to his highly influential theory, all thought is derived from sense-perception, by placing sensations in a certain order with the help of language and mathematical signs.His ""philosophy of science as language occupies a midpoint in the evolution of scientific epistemology between the empiricism of Locke and the positivism of Comte."" (D.S.B. III:380).Condillac viewed language as the analyst of experience and in this work puts forth his idea that effective knowledge is derived from the mind's ability to invent and manipulate symbols of uniform and determinate significance. He approached all problems genetically and adduced the acquisition of language by regarding a baby. ""(I)n the most comprehensive of his works, the ""Traité des sensations"", he sets out, faithful to his genetic approach, to trace in principle the process by which a being organized with the capacity of becoming human learns to avail itself of the several senses with which it is provided."" (D.S.B. III:381).