Paris: Guy Lévis Mano, septembre 1947. Un volume 16,8x11,7cm, broché de 38 pages sous couverture imprimée. Exemplaire en bon état. Édition originale tirée à 300 exemplaires numérotés: 1/25 ex. réservé aux Amis de GLM, sur papier vergé et signé par Guy Lévis Mano.
Reference : 47662
De 1923 à 1974, Guy Lévis Mano (1904-1980), ouvrier typographe et poète a imprimé et édité plus de 500 livres de poésie d'auteurs français et étrangers allant du surréalisme à Garcia Lorca, ou de Louise Labé à Andrée Chedid. "Le style typographique de G.L.M., qui fera rechercher ses livres dans l'avenir comme les plus représentatifs de notre époque, est parvenu à ce même équilibre heureux entre les audaces modernes et la plus sûre tradition."(Albert Béguin, 1949). Tous nos livres sont visibles sur notre site : https://www.livrepoesie.com/
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CHALCONDYLE (Nicolas); VIGENERE (Blaise) ; ARTUS (Thomas); MEZERAY (François Eudes de)
Reference : 2090
(1662)
Paris chez Denys Brechet 1662 Deux volumes in-folio (37 x 24 cm.), Pleine reliure de veau fauve, dos à nerfs muet (reliure de l’époque). Edition illustrée de 2 frontispices, 24 portraits de sultans, 62 planches de costumes et 17 figures allégoriques plus quelque bois gravés (bandeaux, lettrines, etc.).Tome I : Frontispice et 9 ff. non chiffrés contenant l’Epître à la Reine de Pologne par Mézeray, et celle au Prince de Mantoue Louis de Gonzague par Blaise de Vigenère, ainsi que l’Epître au Lecteur et le privilège de l’ouvrage ; 907 pp. (l’Histoire des Turcs de Chalcondyle p.1 à 234 et sa continuation par Thomas Artus p. 235 à 907).Tome II : faux-titre, frontispice et 3 ff. non chiffrés (Épitre au Duc de Richelieu et privilège) 204 pp. et (6) ff.(continuation de l’Histoire des Turcs et table) ; 89-(1) pp. 2 ff. n. ch. (Histoire générale du Sérail et de la Cour du Grand Seigneur par Michel Baudier) ; 85-(1) pp. 5 ff. n. ch. (Annales des Sultans et supplément aux Annales de Jean Leunclavius), 64 ff. ch. (Plusieurs descriptions es accoutrements tant des magistrats et officiers de la Porte de l’Empereur des Turcs que des peuples assujectis à son Empire), 1 f. non chiffré, 49 pp. chiffrées de 67 à 116 et 2ff. non chiffrés (Tableaux prophétiques des Empereurs Sévère et Léon avec leurs épigrammes prédisant la ruine de la Monarchie des Turcs par Artus Thomas) ; 136 ff. 15 ff. n. ch. (Illustrations de Blaise de Vigenère et table).Exemplaire incomplet : il manque les pages de garde, le faux-titre du premier tome et deux planches représentant l'armée turque en ordre de bataille et Constantinople (copie des planches fournie). Exemplaire fatigué (déchirures et mouillures sans atteinte majeure au texte, reliure frottée aux coins et coiffes, début de fente aux mors.
Cet ouvrage est l’oeuvre de l’historien grec Nicolas Chalcondyle (ou Laonicos Chalkondylès v.1423-v.1490), un noble Athénien réfugié à Constantinople. Il y décrit la chute de l'Empire romain d'Orient et l'essor de l'Empire ottoman de 1298 à 1463. Le texte a été traduit par Blaise de Vigenère sur la version latine, la seule imprimée à l’époque, et sur les manuscrits grecs en circulation.Parue en France pour la première fois en 1577 chez Nicolas Chesneau, elle fut réimprimée en 1583 chez Abel l’Angelier. La troisième édition ne parut qu’en 1612, à l’instigation de la veuve l’Angelier, Françoise de Louvain. Elle contenait la traduction révisée de Chalcondyle, et les nouvelles «illustrations» (en fait des commentaires) de Vigenère, le Triomphe de la Croix, des Observations sur l’histoire des Turcs et une continuation de cette même histoire, en huit livres, couvrant la période 1462-1611, ainsi que des Eloges des Seigneurs Ottomans par Artus Thomas d’Embry, éditeur de l’ensemble. L’ouvrage était mis en valeur par une abondante illustration : un titre frontispice gravé, une vue de Constantinople, des emblèmes et figures prophétiques, des portraits des sultans et 62 planches de costumes. Celles-ci provenaient des Navigations de Nicolaï, publiées par Guillaume Rouillé quarante ans plus tôt. L’ouvrage connut plusieurs émissions en 1616, 1619 et 1620. Il fut encore édité en 1632 chez la veuve Guillemot, jusqu’à cette présente édition (1662) augmentée d’une suite par Mezeray et de l’Histoire générale du Sérail de Baudier.Le succès de l’ouvrage s’explique entre autres raisons par la nouveauté de la matière, encore jamais traitée, davantage que par les qualités d’écriture de l’auteur. Dans sa première version française, cette histoire était conçue comme une réflexion sur la décadence décrite de l’intérieur, sous forme d’autopsie par un historien témoin et acteur des événements qu’il décrivait, et commentée par Vigenère, contempteur de "la lascheté, nonchaloir et dissolution" de l’époque. Malgré sa grandeur passée, Byzance en fait plutôt que Constantinople, était toujours jugée à l’aune de son déclin. L’histoire de Byzance ne pouvait pas ou plus être pensée pour elle-même, ne pouvait être pensée autrement que comme décadence, autrement que pour mettre en valeur, par contraste, les Francs, les héros de la croisade, ni autrement que sous sa forme moderne, c’est-à-dire turque. Cette conception était celle de Vigenère dans sa traduction. L’histoire de Chalcondyle illustrait une conception cyclique de l’histoire, ou plus exactement présentait une histoire des empires qui se succèdent, connaissant des phases de prospérité et de déclin, à travers des “mutations” de fortune. Montaigne dans ses Essais citait l’historien grec avec éloge et il lui fit dans les ajouts de l’Exemplaire de Bordeaux une quinzaine d’emprunts.En éditant la traduction de Vigenère et en publiant ses propres annotations, elles-mêmes adaptées du corpus turc réuni entre-temps par Leunclavius, Artus Thomas entendait moins faire renaître Byzance et encore moins célébrer la cité que donner à lire et à comprendre l’histoire turque. Selon Thomas, Chalcondyle avait mieux éclairé le mystère de l’origine des Turcs que ses prédécesseurs et que tout autre historien.Vigenère lui-même avait donné corps à cette interprétation, et ses Illustrations posthumes qui accompagnaient le texte dans sa dernière version étaient presque entièrement consacrées aux Turcs. Elles s’ouvraient par une longue description de Constantinople, où l’érudit rappelait que les anciens monuments avaient presque tous été détruits. Il examinait ensuite, dans ce lieu à la fois géographique et symbolique du pouvoir, le Sérail, dont Montesquieu allait faire comme le théâtre allégorique du despotisme oriental, les mœurs et l’organisation civile des Turcs, pour le prolonger par une description minutieuse des institutions militaires, et achever sur la relation détaillée, prise de différentes sources, des cérémonies de la circoncision de Mechmet fils d’Amurat, aux mois de juin et juillet 1582.Les gravures choisies par L’Angelier reflétaient de la même manière cette évolution de l’intérêt porté au sujet même du livre. Dans un avis au lecteur ouvrant sa propre continuation, Thomas les justifiait comme une manière d’égayer l’esprit du lecteur “qui pourroit estre devenu triste par la lecture de tant de sang répandu”, et il offrait à voir ce qu’il appelait la “pompe” de l’empire turc alors que l’Histoire de Chalcondyle lui en avait montré le progrès, la puissance et la grandeur. La pompe, c’est à dire l’ensemble des costumes de tous les rangs de la société ottomane tels que les avait déjà décrits Nicolaÿ. Cette fiche cite largement l'étude de Jean Balsamo, "Byzance à Paris, Charlcondyle, Vigenère, L'Angelier" publiée dans les actes du colloque "Sauver Byzance de la barbarie du monde" qui s'est tenu à l'université de Milan en 2003. Libraire membre du S.L.A.M. (Syndicat national de la Librairie Ancienne et Moderne) et de la L.I.L.A. (Ligue Internationale de la Librairie Ancienne). N'hésitez pas à prendre contact par mail pour des photographies et des détails supplémentaires, pour des recherches ou des estimations de livres anciens et rares.
1 document manuscrit sur vélin de 2 ff., daté 1780 et 1782 : [ Document sur Vélin : Acte d'arrentement daté de 1780, relatif à la commune de Magné, près de Niort, signé par H. de Luzignem ] Par devant le Notaire au Duché Pairie de Rohan-Rohan et Comté de Benon soussigné présents les témoins ci-après nommés furent présents Pierre Papinot journalier et Catherine Chollet sa femme de luy bien et deuement autorisée à l'effet des présentes demeurants au Bourg et paroisse de Magné d'une part, Et René Bourolleau marchand demeurant à Monpense susdite paroisse de Magné d'autre part, Lesquels dits Papinot et Chollet sa femme voulant se procurer les moyens de payer plus commodément le reste de leurs jours ont par ces présentes de leurs bons gré vollonté cédé quitté délaissé et transporté à titre d'arrentement viager et vente audit Bourolleau présent stipulant et acceptant pour luy les siens successeurs et ayants cause à l'avenir savoir : Est une maison avec ses appartenances et dépendances consistant en une chambre basse à feu dans laquelle il y a un four à coté de la cheminée, grenier au-dessus le tout en très mauvais état et menaçant une ruine prochaine, un petit jardin à coté contenant à semer un boisseau demi de graine chenevis [etc... ] [ Avec apostille en marge gauche] : Je reconnais avoir reçu de l'acquéreur cy dessus nommé la somme de cinquante cinq livres pour les droits de lods et ventes... fait remise d'un tiers en faveur dudit acquéreur seulement et l'ont quittancé... au château de Mauzé le quinze aoust 1782. Signé : H. de Luzignem
Intéressant document, portant le sceau de la généralité de la Rochelle, et relatif à la vente en viager, par un couple de "journaliers" (ouvriers agricoles) de leur unique bien à un "marchand" pour assurer leurs vieux jours ("payer plus commodément le reste de leurs jours"). Les biens se situent se situe sur les communes de Magné et Morpens (Deux-Sèvres), dépendant alors du Duché de Rohan-Rohan (Frontenay-Rohan-Rohan). La maison est misérable (une "chambre basse à feu" à savoir une pièce principale avec cheminée, un four à pain, l'ensemble en "très mauvais état et menaçant une ruine prochaine". Le jardin est mesuré par sa capacité de semence : un boisseau et demi de chenevis (graines de chanvre), la mention du chenevis dans le jardin rappelle l'importance de la culture du chanvre pour la fabrication des cordages et des toiles à cette époque. Le couple de journalier ne sait pas signer, et l'un des témoins de le peut, à cause ""tremblement considérable qui lui est survenu à la main droite". Une belle note en marge confirme le paiement des taxes seigneuriales (lods et ventes) au seigneur local, signée par un membre de la famille de Lusignan (écrit ici Luzignem), illustre lignée poitevine.
1700 environ Un Dessin Original, à l'encre brune, Format : 8,5 centimètres de haut par 7,3 centimètres de large, sur papier vergé ligné crème, non signé, 18ème , représentant : "ÉTUDE DE RUINE ANTIQUE", auteur inconnu,
DESSIN SUPERBE ........... UNIQUE ....... en bon état (very good condition). trés bon état
1700 environ Un Dessin Original, à l'encre brune, Format : 10 centimètres de haut par 7,3 centimètres de large, sur papier vergé ligné crème, non signé, 18ème , représentant : "ÉTUDE DE RUINE ANTIQUE" II , auteur inconnu,
DESSIN SUPERBE ........... UNIQUE ....... en bon état (very good condition). trés bon état
1700 environ Un Dessin Original, à l'encre brune, Format : 7,5 centimètres de haut par 6,8 centimètres de large, sur papier vergé ligné crème, non signé, 18ème , représentant : "ÉTUDE DE RUINE ANTIQUE" III , auteur inconnu,
DESSIN SUPERBE ........... UNIQUE ....... en bon état (very good condition). trés bon état