plaquette agrafée 12x18,4 cm de 34 pages - Sans lieu, ni mention d'éditeur, ni date - présentation par Raymond Aron (pages 1 à 3) -
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Le Livre à Venir
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Librairie Alphonse Lemerre Relié 1927 Quatre volumes in-8 (14 x 20,3 cm), reliure plein chagrin, dos à 5 nerfs ornés de caissons dorés, double liseré d'encadrement sur les plats, têtes dorées, roulette dorée aux contreplats, gardes couleur, ex-libris de Pierre Chabre, 1 de 325 exemplaires sur vergé, cet ensemble comprend les ouvrages suivants : Poèmes antiques (321 pp.) ; Poèmes tragiques (330 pp.) ; Poèmes barbares (363 pp.) ; Derniers poèmes (367 pp.) ; dos passé, quelques petites marques de frottement aux nerfs, ben état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
Paris : Société du Mercure de France, 1904. UN CURIEUX EXEMPLAIRE CORRIGÉ
In-12° (192 x 128 mm), [1] f. - 201 pp., basane marbrée, dos à quatre faux-nerfs orné, entièrement non rogné (reliure de l'époque). Première édition collective, exemplaire du tirage courant, après 12 exemplaires sur Hollande. Il porte au titre, trois fois répété, le tampon « HOMMAGE DES ÉDITEURS ». L'édition originale des Poèmes aristophanesques reparaît la même année avec un titre de relais portant la mention « deuxième édition » ; on ignore si c'est le cas pour notre exemplaire, car un encart a été découpé sur la page de titre. La « troisième édition » annoncée, dont l'achevé d'imprimer indique, comme pour les 1ère et 2e éditions, la date du 6 juin 1904, présente plusieurs corrections par rapport à l'originale, et l'adresse « Mercure de France » plutôt que « Société du Mercure de France ». Issus des recueils Au pays du mufle (1891), A travers les groins (1891), et Dix-huit ballades familières pour exaspérer le mufle (1904), avec quelques poèmes épars réunis sous le titre « Quelques variations pour déplaire à forces gens », les Poèmes aristophanesques constituent le pendant satirique et polémiste de l'oeuvre de Tailhade, par opposition aux pièces d'inspiration Parnassienne et antique des Poèmes élégiaques (Mercure de France, 1907). Cet exemplaire, vraisemblablement d'épreuves, a été abondamment corrigé au crayon et à l'encre : orthographe, ponctuation, typographie... les noms de certaines des « cibles » du poète pamphlétaire ont également été modifiés. Ainsi, dans la « Ballade à mots couverts de l'infantile paraguante » (p. 130), publiée pour la première fois dans le Mercure de France en 1892, Tailhade s'en prenait au deuxième vers à Maurice Barrès. Dans les premières éditions des Poèmes aristophanesques, ce nom a laissé place à celui de [Arthur] Meyer, directeur du Gaulois. Mais dans notre exemplaire, le nom de Meyer est barré, et une note manuscrite indique « Barrès » ; cette nouvelle modification apparaîtra dans la 3e édition du recueil. Derrière ce tir corrigé, on trouve peut-être les traces de l'affaire dite de « l'affiche rouge » de 1905, au terme de laquelle Tailhade écrit à Meyer une lettre d'excuses qui paraît dans Le Gaulois... Une autre correction attire notre attention : lorsque le poème « Quinze centimes » paraît pour la première fois dans Au Pays du mufle, on y lit « Et cuire ma boubouille au fond des lieux secrets ». Dans les premières éditions des Poèmes aristophanesques, « boubouille » est remplacé par « bouteille ». Notre correcteur suggère, en marge à l'encre (p. 23), le terme « pot-bouille ». Ce-dernier apparaîtra bien dans la 3e édition donnée par le Mercure de France, mais il n'existe à notre connaissance aucune occurrence précédente de la correction « pot-bouille ». Curieusement, l'exemplaire de l'édition originale numérisé par la BnF porte la même correction, d'une main fort similaire (il en porte 2, toutes deux également présentes dans notre exemplaire). D'autres corrections apportées à notre exemplaire n'ont pas été prises en compte pour la troisième édition. Ainsi, p. 131, le premier vers de l'envoi de la « Ballade à mots couverts » porte la correction à l'encre « Henri d'Argis » pour « Prince d'Argis ». Dans la 3e édition, le vers devient « Princes, Argis ». Portrait frontispice absent. Découpe d'un encart au feuillet de titre. Feuillet de titre de partie "Au pays du mufle" inséré (intentionnellement ?) à la place du frontispice.
Exemplaire René Char avec envoi Lausanne, Mermod, (mai) 1948. 1 vol. (120 x 170 mm) de 176 p. et [2] f. Broché. Première édition collective dont il n'a pas été tirés de grands papiers. Un des exemplaires imprimés du service de presse. Envoi signé : «à René Char, que j'ai connu à ses vingt ans majeurs, à l'âge où j'écrivais ces poèmes, Paul Éluard».
L'exemplaire rappelle utilement qu'il ne faut pas confondre ce volume Mermod avec le tout premier livre du poète, publié sous son nom civil de Paul-Eugène Grindel, Premiers Poèmes (Paris, Eymard & Cie, 1913), tiré à compte d'auteur et dont Éluard reniera ensuite l'essentiel. Cet ouvrage publié en 1948 constitue la première véritable anthologie d'Éluard où le poète rassemble lui-même ses textes de jeunesse, écrits entre 1913 et 1921, sévèrement triés et « rejugés » par l'exigence rétrospective. De cette période, il ne garde que six poèmes parus individuellement en revue entre 1913 et 1918 puis y ajoute ensuite un choix de poèmes extraits du Devoir et l'inquiétude, Les Poèmes pour la paix, Les Animaux et leurs Hommes, Pour Vivre ici et Les Nécessité de la vie. Paul Éluard a alors entre 17 et 26 ans ; il ne rencontrera René Char que près de dix ans plus tard, en 1930, alors que dernier n'a que 23 ans, « vingt ans majeurs » mais encore pour les deux hommes l'âge d'une jeunesse littéraire et poétique qui sera prolifique pour l'un et l'autre, et les deux ensemble puisque les deux poètes signeront dès 1930 un livre en commun, Ralentir travaux, avec André Breton, avant d'en produire un second en 1937, Neuve et Paliers, qui ne sera publié qu'en 1960 sous les titres Deux poèmes.
Un des 10 premiers exemplaires réimposés sur chine avec envoi Paris, Au sans pareil, coll. « Littérature », (15 août) 1919. 1 vol. (190 x 285 mm) de [32] p. et 1 f. Maroquin citron, dos lisse, titre doré sur le plat, couvertures et dos conservés (reliure postérieure). Édition originale. Un des 10 premiers exemplaires réimposés sur chine (n° 6), avec un second portrait hors-texte de Cendrars par Modigliani, reproduit en noir (comme pour les 40 réimposés sur hollande). Envoi signé : « à monsieur Desanges, fondeur en bronze, ses poèmes élastiques, fragiles, éphémères, avec ma main amie Blaise Cendrars 20 avril 1953 ».
1919 est une année féconde pour Blaise Cendrars : outre la naissance de sa fille Miriam, il publie trois textes majeurs : les Dix-neuf poèmes élastiques Au Sans Pareil, le recueil de poèmes Du Monde entier aux Éditions de la Nouvelle Revue française et La Fin du Monde filmée par l'Ange Notre-Dame aux Éditions de la Sirène, avec des compositions de Léger qui font date. Les 19 poèmes élastiques constituent le quatrième volume de la collection Littérature Au Sans Pareil. L'illustrateur choisi pour le frontispice est cette fois-ci Amédéo Modigliani, d'un titre qui succède aux Mains de Jeanne-Marie d'Arthur Rimbaud (avec un portrait par J.-L. Forain), au Mont de Piété d'André Breton (avec deux dessins d'André Derain et aux Lettres de Guerre de Jacques Vaché (avec un dessin de l'auteur). Cendrars écrit en postface cette curieuse notule : «nés à l'occasion d'une rencontre, d'une amitié, d'un tableau, d'une polémique ou d'une lecture, les quelques poèmes qui précèdent appartiennent au genre si décrié des poèmes de circonstance. A l'exception de deux ou trois, ils ont été publiés par des revues étrangères, Le Mercure de France, Vers et Prose, Les Soirées de Paris et Poème et Drame, c'est-à-dire que les aînés, les poètes déjà classés et la soi-disant avant-garde refusaient ma collaboration. C'est qu'à ce moment-là il ne faisait pas bon, en France, d'être un jeune authentique parmi «les jeunes». B.C.». Au moins deux exemplaires sur papier vert (ceux de Jacques et de Debeer) sont connus. Ils sont également réimposés, avec le second portrait. Marges de la couverture salie, quelques rousseurs.
Paris : Gallimard nrf, 1946. BELLE PROVENANCE ET CURIEUX DESSIN
In-12° (182 x 123 mm), 344 pp. - [1] f., cartonnage éditeur à décor réalisé d'après la maquette de Paul Bonet. Seconde édition, augmentée par rapport à l'originale d'une vingtaine de poèmes, dont des poèmes de guerre. Un des 1000 exemplaires reliés d'après la maquette de Paul Bonet (celui-ci le n°20, corrigé 10 à l'encre) après 105 exemplaires sur vélin pur fil et 8 exemplaires sur papiers de couleurs. Envoi autographe signé à Louis et Denyse Parrot : « à Denyse et / Louis Parrot / à mes amis nécessaires, / toute ma plus grande affection / Paul Éluard ». Sur le feuillet de faux titre portant l'envoi et sur le feuillet blanc en regard, un dessin maladroit, aux feutres vert, brun et rouge : il porte la signature « Paul », tout aussi maladroitement exécutée. Oeuvre d'un jeune imitateur ou... le poète se serait-il essayé à un dessin de sa main non-dominante ? S'il avait déjà fait paraître dès l'âge de 15 ans des poèmes de facture symboliste, Louis Parrot se distingue, en 1934, avec Misery Farm, recueil auto-édité dont il fait parvenir un exemplaire à Paul Éluard : ce dernier se dit admiratif. Ils se rencontrent deux ans plus tard en Espagne. Parrot, qui y a rejoint sa future épouse Denyse Faure, exerce comme lecteur à l'université de Madrid. Devenu bon hispanisant, il traduit notamment La Révolte des masses de José Ortega y Gasset, des poèmes de Pablo Neruda, et co-signe avec Éluard une traduction française de L'Ode à Salvador Dalí de Federico García Lorca. Revenu en France, Parrot s'engage pour la cause républicaine durant la guerre civile d'Espagne. Journaliste de la rubrique culturelle de L'Humanité, il y fait paraître le poème antifranquiste d'Éluard « Novembre 1936 ». Collaborateur de Ce soir dès sa fondation en 1937, il s'établit pendant l'Occupation à Clermont-Ferrand et participe à la Résistance comme correspondant, imprimeur et passeur, hébergeant notamment Éluard. Il fait paraître chez Senghers en 1944 une monographie consacrée à l'auteur des Poèmes pour la paix : il s'agit du premier numéro de la collection « Poètes d'aujourd'hui ». Bien complet du feuillet d'errata. Dos et pourtours des plats assombris.